éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// jeudi 26 janvier 2012

Documentaire Couchorama : quelles couches pour bébé ?


DOCUMENTAIRE - Rendez-vous sur Arte le 29 Janvier à 22h10 pour évoquer l'impact environnemental des couches jetables traditionnelles et les alternatives possibles...

Pratiques et efficaces, les couches culottes ont révolutionné la vie des jeunes parents. Aujourd’hui, leur démocratisation pose pourtant un vrai problème environnemental, car elles s’accumulent dans les ordures ménagères et ne se recyclent pas facilement. Il faut en effet compter entre 200 et 500 ans pour une décomposition intégrale, en raison des composants pétrochimiques qui servent à leur fabrication.

Le documentaire «Couchorama» s’interroge sur l’impact écologique des couches culottes jetables classiques. Il retrace aussi l’histoire de cette invention emblématique du monde moderne, tout en évoquant avec humour les rapports nouveaux que les hommes entretiennent désormais avec la saleté et le malodorant.

La journaliste Jacqueline Farmer fait également un tour d’horizon des alternatives possibles à la couche jetable traditionnelle: couches lavables, hygiène naturelle et couches jetables écologiques.

Source : neo-planete.com (suivre le lien pour voir la bande annonce)

// lundi 23 janvier 2012

Strasbourg innove pour « un dernier kilomètre propre »


Un protocole d’accord pour développer Distripolis, une nouvelle logistique du transport de marchandises incluant l’utilisation de véhicules propres en fin de chaîne, a été signé jeudi à Strasbourg.
L’accord a été signé par le maire Roland Ries, représentant l’agglomération strasbourgeoise, et Pierre Blayau, directeur général de SNCF Géodis.
Après Paris, Strasbourg est la première ville de France à se lancer dans le projet. Ce dernier doit permettre de rendre le transport de marchandises en ville moins polluant, moins bruyant et plus efficace.
Aux deux maillons habituels de la chaîne logistique (livraison de masse à un entrepôt, puis des livraisons par camions et/ou utilitaires légers dans la ville), Distripolis ajoute un troisième maillon : des bases logistiques réparties dans la ville, à partir desquelles rayonnent des véhicules adaptés à la livraison du dernier kilomètre.
Ces véhicules ont été présentés dans la cour de l’Hôtel de Ville. Il s’agit d’un véhicule électrique utilitaire léger, d’une capacité de 20 m 3 et pouvant porter jusqu’à une tonne, et d’un triporteur, un vélo à assistance électrique doté d’un coffre, idéal pour livrer des petits colis en centre-ville.
« C’est vrai que nous n’avons pas suffisamment travaillé dans le passé sur cette question du dernier kilomètre. C’est une démarche pionnière, novatrice, qui comprend une certaine prise de risques et il faudra faire des corrections de tir au fur et à mesure de la mise en place du dispositif », a indiqué Roland Ries.
Les signataires du protocole semblent d’accord pour avancer progressivement : jusqu’en 2015, seuls quatre véhicules utilitaires et trois triporteurs circuleront dans Strasbourg.
Le lancement est prévu pour le mois de février.

Source : lalsace.fr

// lundi 16 janvier 2012

Produits bio dans la restauration : un cahier des charges encadrera les pratiques à partir d'octobre 2012

Un arrêté publié le 10 décembre au Journal officiel homologue le cahier des charges relatif à la restauration hors foyer à caractère commercial en agriculture biologique. A compter du 1er octobre 2012, les restaurants souhaitant communiquer sur l'utilisation de certains produits biologiques ou sur la préparation de repas bio devront respecter ce cahier des charges. Trois niveaux d'engagement sont définis (un ou plusieurs ingrédients bio servis, un plat ou un menu bio proposé, et restaurants 100 % bio). Chacune de ces pratiques est encadrée (transformation, conditionnement, part minimale d'ingrédients bio dans un plat, indications sur le menus et le caractère biologique des ingrédients…), les allégations autorisées sont précisées ainsi que les modalités de contrôle.

L'association Nature & Progrès a déjà développé son propre cahier des charges pour encadrer les pratiques des transformateurs et restaurateurs bio. Celui-ci va beaucoup plus loin en abordant les questions d'hygiène des lieux de préparation et de stockage (produits d'entretien autorisés par exemple) mais aussi le mode de cuisson (micro-onde interdit) et le matériel de préparation (alumium ou téflon interdits).

Source : actu-environnement.com

// samedi 14 janvier 2012

Quels sont les pays les plus corrompus?


Transparency International sort un index qui compare l'état de la corruption dans différents pays.
Quel est le pays le plus corrompu du monde? Transparency International nous donne les résultats pour cette année. Pour cela, l'organisation a créé un index basé sur 17 études d'experts. Il en ressort un classement des pays, notés de 0 à 10. Zéro représentant les Etats les plus corrompus.
En 2011, deux tiers des pays ont obtenu un score inférieur à cinq, ce qui signifie que la corruption y tient une place significative.
Au plus bas de l'échelle se trouvent la Corée du Nord et la Somalie qui, avec un score de 1, sont considérés comme les pays les plus corrompus, suivis de l'Afghanistan et de la Birmanie. A l'autre bout, c'est la Nouvelle-Zélande qui obtient la note la plus haute (9,5).
Cet index est néanmoins à consulter avec du recul, sa méthodologie étant critiquée par certains experts. Surtout, par sa nature même, la corruption reste aujourd'hui extrêmement difficile à mesurer de façon fiable.

Lire l'intégralité de l'article sur The Guardian.

// mercredi 11 janvier 2012

Un partenariat avec les collectivités pour recycler les mobiles usagés

En France, 100 milions de mobiles usagers dorment dans les tiroirs. C'est en partant de ce constat qu'Orange a mis en place un dispositif de collecte-recyclage entre la France et l'Afrique qui conjugue protection de l'environnement et soutient à l'économie sociale et solidaire. Toutes les collectivités intéressées peuvent d'ailleurs en devenir partenaires.
C'est sur le Salon des Maires que notre rédaction a découvert cette initiative aussi simple qu'efficace mise en place par Orange, en partenariat avec Emmaüs, et à laquelle toutes les collectivités peuvent s'associer.
Cette collecte-recyclage (de la France à l'Afrique et vice-versa) se déroule en trois étapes :

  1. en France, collecte des mobiles, tri/test et reconditionnement via les Ateliers du Bocage, affiliés à Emmaüs ;
  2. collecte des mobiles usagers en Afrique et retour des déchets en Europe, en partenariat avec Emmaüs International ;
  3. traitement des déchets et recyclage des matières en Europe.

Pour les collectivités qui souhaitent s'impliquer dans cette opération (qui peut être inscrite dans un Agenda 21), rien de plus simple. En effet, Orange leur fournit des collecteurs de mobiles en carton personnalisables, ensuite, libre à elles de les mettre en place dans les lieux de leur choix. Lorsque les cartons de collecte sont pleins, la collectivité en demande l'enlèvement à Emmaüs via Orange.
Difficile de faire plus simple non ?!

  • Depuis 2008, cette opération à permis de créer 25 emplois d'insertion en France, soit un emploi créé tous les 12 000 mobiles collectés.
  • En Afrique, le premier atelier a ouvert au Burkina Faso en 2010 et, 8 mois plus tard, plus de 12 tonnes de déchets étaient collectés (l'équivalent de 80 000 mobiles). Un second atelier a ouvert en férvier 2011 au Bénin, le troisième à Madagascar en juin 2011, un quatrième ouvrira au Niger début 2012. 5 emplois sont créés par pays.


Source : environnement-online.com

// lundi 9 janvier 2012

Les écoquartiers ont la cote...


Pas moins de 393 projets d'urbanisme à haute performance environnementale étaient en lice pour figurer au palmarès 2011. 24 d'entre eux ont été primés.

Les écoquartiers, ces projets d'urbanisme à haute performance environnementale, se portent bien et ne cessent de se multiplier. Après une première édition en 2008-2009, le ministère de l'Écologie a lancé cette année un nouveau palmarès national dont le résultat vient d'être annoncé par le secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu.

Pas moins de 393 projets étaient en lice contre 160 pour la précédente édition. L'ensemble du territoire national, y compris l'outre-mer, était représenté à l'exception notable de la Corse. Tous ces candidats intégreront un «Club National EcoQuartier 2012» où les meilleurs projets seront mis en avant à travers des visites, des conférences et des opérations de communication. Les réalisations exemplaires pourraient notamment être valorisées auprès du public scolaire avec l'aide de l'Éducation nationale.

Au final, 24 projets ont été distingués avec un grand prix national décerné à Nancy, Laxou et Maxéville (Meurthe-et-Moselle) pour le projet «Plateau de Haye» ainsi qu'à Roubaix, Tourcoing et Wattrelos (Nord) pour l'écoquartier L'union.

Dans le premier cas de figure, le jury a voulu saluer «l'un des projets de rénovation urbaine les plus ambitieux de France» mêlant mobilité durable, cohésion sociale et développement solidaire. Cet espace urbain de 440 ha et 14.600 habitants est en rénovation depuis 2004 et répond aux enjeux de la ville européenne durable.

Le second grand prix incarne, lui, la possibilité de réinstaller la nature dans une zone urbaine dense. Tout en s'appuyant sur les éléments historiques du site (anciennes usines notamment), une dépollution exemplaire sera menée. Un soin particulier est apporté à la mise en valeur de l'eau et du canal qui traverse cet espace.

Les écoquartiers ont aussi leur place à la campagne
D'autres projets prouvant la grande diversité des écoquartiers ont également été salués tels que l'écoquartier fluvial de l'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il s'agit là de reconvertir des friches urbaines en quartier sans voiture. Les atouts du site seront particulièrement mis en valeur en prenant soin de conserver de belles vues et un accès aux berges. L'évacuation des déchets devrait par ailleurs se faire par voie d'eau.

Quant à l'écohameau de Bertignat (Puy-de-Dôme), il prouve que les écoquartiers ont aussi leur place à la campagne. Ce projet rural à l'architecture innovante mêle logements performants au plan énergétique et équipements innovants. Sa salle des fêtes sera ainsi associée à des bains douches ruraux complétés par une chaufferie collective permettant d'alimenter l'école existante et les futurs logements.

Parmi les autres lauréats, on relève notamment Roquebrune Cap Martin (Alpes maritimes), Montpellier (Hérault), Vidailhan en banlieue toulousaine ou Mulhouse (Haut-Rhin).

Source : LeFigaro.fr

// vendredi 6 janvier 2012

Réchauffement climatique : seize mesures pour gagner 0,7 °C d'ici 2040


Afin de ralentir le changement climatique, l'Onu a publié un rapport dans lequel elle définit plusieurs mesures à prendre pour réduire les émissions de noir de carbone et de méthane, gaz connus sous le terme de forceurs climatiques de courte durée.

Lire la suite sur actu-environnement.com

// mercredi 4 janvier 2012

François Loos a pris la présidence de l'Ademe


Le député UMP du Bas-Rhin François Loos a été officiellement nommé à la présidence de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en remplacement de Philippe Van de Maele, mercredi lors du conseil des ministres.
"Désigné membre du conseil d?administration de l'Agence par décret du 28 novembre 2011, François Loos prend, à compter du 21 décembre 2011, la présidence de l'Ademe", a indiqué l'agence spécialisée dans un communiqué.
L'Ademe, créée il y a 20 ans, participe, en tant que source d'expertise mais aussi de financements, à la mise en oeuvre des politiques publiques dans les domaines de l'environnement, de l'énergie et du développement durable.
La nomination de François Loos, qui aura 58 ans le 24 décembre, avait été annoncée par l'Elysée le 30 novembre et approuvée la semaine dernière par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Né en 1953, député UMP du Bas-Rhin et conseiller régional d'Alsace, M. Loos est un ancien élève de l'école polytechnique, ingénieur du corps des Mines.
Il fut nommé, en mai 2002, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, puis en juin 2002, ministre délégué au Commerce extérieur, et fut ensuite, de juin 2005 à mai 2007, ministre délégué à l'Industrie.
Il succède à Philippe Van de Maele, nommé en 2009 en remplacement de l'ancienne ministre et actuelle sénatrice UMP de Paris Chantal Jouanno.

Source : AFP

// lundi 2 janvier 2012

L'Association des Maires Ruraux de France publie l'éco guide 2011

Intitulé « Le Maire et le développement durable », l'écoguide 2011 publié par l'Association des Maires Ruraux de France (AMRF) s'adresse aux maires ruraux souhaitant s'investir dans une démarche de développement durable.

Ce livret se compose de huit chapitres détaillés et élaborés à partir d'exemples mis en oeuvre dans les territoires ruraux : vers des bâtiments et des équipements collectifs plus performants et des chantiers plus responsables ; produire des énergies renouvelables ; limiter la production de déchets ; garantir la qualité de l'eau et limiter les consommations ; pour une mobilité durable ; favoriser la biodiversité ; pour une administration coresponsable et les démarches globales.

Le Guide est accessible sur simple demande à l'AMRF.

// mercredi 28 décembre 2011

Des déchets hospitaliers sauvent des vies dans les pays pauvres

Aux Etats-Unis, le matériel chirurgical non utilisé pendant les interventions sauve des milliers de vies dans les pays en développement.

Nos poubelles deviennent leurs richesses. Choquant? C'est pourtant le principe mis en place par des ONG qui récupèrent le matériel chirurgical non utilisé lors d'opérations pour le redistribuer dans des hôpitaux de pays en développement.

Parce que des réglementations très strictes sur l'hygiène l'imposent, les dizaines d'accessoires comme les scalpels ou les compresses non utilisés lors d'opérations finissent aux ordures alors même qu'ils n'ont pas été ouverts. Pour remédier au gaspillage, des ONG comme Charash's Doc2Dock group récupèrent ces "déchets" pour les hôpitaux des pays pauvres qui ne peuvent pas se payer un tel équipement. En Ouganda, par exemple, plus de 1.100 enfants ont pu être opérés grâce au partenariat entre l'hôpital et l'ONG Medshare.

Le docteur William Rosenblatt, professeur à l'université de médecine de Yale et fondateur de l'organisation Remedy, explique le processus: "A la fin d'une intervention chirurgicale, l'équipe récupère le matériel non utilisé. Il est ensuite envoyé en zone de décontamination, puis des étudiants en première année font le tri entre ce qui est utile ou non". Il arrive même que des appareils en bon état soient jetés, parce qu'ils sont jugés trop vieux ou simplement démodés: "Personne ne veut d'un appareil de 2005 si un modèle de 2012 existe", regrette le docteur Bruce Charas, cardiologue à New York.

Lire l'intégralité de l'article sur le site de CNN

// mardi 20 décembre 2011

RSE: huit pratiques américaines innovantes


Youphil a passé en revue les nouvelles initiatives sociales des entreprises de l'autre côté de l'Atlantique.
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) n'est pas obligatoire aux Etats-Unis. Mais les attentes du public et des consommateurs sont de plus en plus grandes. Les entreprises s'astreignent à émettre un rapport très explicite leurs initiatives. Le point sur huit projets innovants en la matière.

Lire la suite

// dimanche 18 décembre 2011

Plan Etat exemplaire : les administrations et les ministères jouent le jeu


Moins d'énergie gaspillée, moins d'émissions de CO2, moins de papier consommé… Officiellement, les effets du dispositif Etat exemplaire qui place le développement durable au cœur de la politique d'achat des ministères, sont encourageants.

Lire l'article complet sur actu-environnement.com

// vendredi 16 décembre 2011

[Infographie] L'empreinte carbone du père Noël n'est pas un cadeau

En une seule tournée de cadeaux, le 24 décembre, le père Noël émet autant de gaz à effet de serre que le Qatar en un an.
Le père Noël n'est pas écolo. C'est ce que dévoile une infographie décalée, réalisée par Ethical ocean, qui illustre l'empreinte carbone de l'homme en rouge.
Ainsi, lors de son voyage de 196.339.968 kilomètres autour du monde pour distribuer ses cadeaux, le papa Noël n'émet pas moins de 69,7 millions de tonnes de rejets carbone.
Cookies, emballages, traineau à sept rennes ou encore usine à jouet au pôle Nord, découvrez l'impact carbone de ce cher SSanta:

Si vous voulez comparer votre empreinte carbone avec celle du père Noël, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUE) a créé une application gratuite pour Iphone, permettant de la calculer.

Lire l'intégralité de l'article sur zegreenweb

// mercredi 14 décembre 2011

Qui est vraiment responsable du changement climatique ?


Quels sont les pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre et donc contribuent aux changements climatiques qui affectent la planète ? La question est récurrente mais se pose avec acuité alors que vient de s'achever la conférence de Durban sur le climat, avec l'espoir de voir les 193 Etats réunis en Afrique du Sud accoucher d'un accord sur une réduction des rejets carbonés. Dans cette recherche de la responsabilité, sous-jacente aux débats et génératrice de tensions entre pays, Le Guardian vient de publier un nouvel outil interactif agrégeant de nombreuses données climatiques.

Les chiffres sont connus : ce sont ceux de l'Agence d'information sur l'énergie, organisme américain indépendant qui publie chaque année des statistiques sur les émissions de gaz à effet de serre. La nouveauté, et l'intérêt, réside plutôt dans la compilation de ces chiffres, et leur présentation selon différents points de vue : les émissions de CO2 par pays mais aussi par habitant, actuelles et historiques, ou encore en production de gaz à effet de serre et en consommation de biens et services. Un coup d'œil à cette masse de chiffres souligne l'extrême difficulté à établir des responsabilités et réaffirme la nécessité de parvenir à un accord global de réduction des émissions.

Aller sur l'outil interactif du Guardian

// lundi 12 décembre 2011

Durban : la nuit n'aura pas suffi

APRÈS UNE PROLONGATION DE 36 HEURES, LA CONFÉRENCE DE DURBAN A ABOUTI À UN ACCORD GRAVEMENT DÉCONNECTÉ DE LA RÉALITÉ DE L’URGENCE CLIMATIQUE. UNE FOIS ENCORE LES MAUVAIS ÉLÈVES (ETATS-UNIS EN TÊTE) ONT REMPORTÉ LA PARTIE FACE AUX PAYS VICTIMES DIRECTES DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.



Durban, le 11 décembre 2011 - Confuse, la conférence sur le climat de Durban l’aura été jusqu’au bout. Au terme d’une dernière nuit électrique, les négociateurs, épuisés, se sont séparés sur un accord gravement déconnecté de la réalité climatique.

« Les artisans de ce résultat atterrant sont bien connus. En tête de file, les Etats-Unis ont déployé toute leur énergie à bloquer le processus. » s’indigne Sébastien Blavier du Réseau Action Climat (RAC-F).

Au petit matin, quelques pays dont l’Europe, l’Inde, la Chine et les Etats-Unis ont bâclé, sur un coin de table, la formulation juridique d’un accord mondial engageant tous les pays.

« Agreed outcome with legal force » sera l’une des options finalement retenues. « Cette formule, pétrie de cynisme, réjouit les Etats-Unis et leur offre une porte de sortie pour éviter que leurs engagements futurs ne deviennent juridiquement contraignants. » souligne Marion Richard du RAC-F.

Quant à la prolongation du Protocole de Kyoto, toutes les décisions importantes (durée des engagements, règles de fonctionnement) ont été repoussées à 2012 sans certitude d’aboutir.

Si la conférence de Durban devait permettre de nous maintenir sous les 2°C de réchauffement, elle a clairement failli à sa mission. Avec les objectifs actuellement sur la table, nous nous dirigeons vers un réchauffement de 4°C.

Pour sa part, le Fonds vert pour le climat a été mis sur pied. Mais c’est une coquille vide puisqu’aucun financement n’a été prévu pour l’abonder.

Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas

Depuis quelques semaines, les experts du monde entier, GIEC, OMM, PNUE, AIE et OCDE notamment se sont égosillés à alerter sur l’urgence climatique : jamais la concentration de GES n’a été aussi élevée ; jamais il n’a été aussi urgent d’agir.

A ces conclusions, les décideurs ont choisi d’adresser un signal de mépris.
« Cet immobilisme indécent tourne le dos aux milliers de citoyens qui défilaient dans les rues de Durban il y a une semaine, aux délégations de jeunes qui se sont mobilisées tout au long de ces négociations et aux 750 000 signataires de la pétition qui exigeaient une issue ambitieuse. » s’insurge Marc Mossalgue.

Source : Communiqué de presse du Réseau Action Climat France

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