éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// jeudi 11 mars 2010

Création d'une subvention pour aider les ménages en situation de précarité énergétique à rénover leur logement


Suite aux conclusions du groupe de travail sur la précarité énergétique remises à la secrétaire d'Etat au Développement Durable Valérie Létard au début du mois de janvier, le ministère du développement durable a annoncé aujourd'hui la création d'une aide destinée aux ménages en situation de précarité énergétique pour rénover leur logement. De 300.000 à 500.000 propriétaires occupants modestes pourraient être concernés.

Cette nouvelle aide baptisée « Aide de Solidarité Ecologique » remplacera l'actuelle éco-subvention gérée par l'Anah. Elle sera financée par le nouveau ''fonds national d'aide à la rénovation thermique des logements privés ». Ce dernier sera géré par l'Anah et doté pour la période 2010-2017 de 500 millions d'euros dans le cadre du Grand Emprunt et de 150 millions d'euros par les fournisseurs d'énergie par l'intermédiaire des certificats d'économies d'énergie. À ces dotations, s'ajoutent les participations déjà prévues de l'Anah et de l'ADEME à hauteur de 600 M€.

Les coûts moyens de rénovation sont estimés entre 8.000 et 12.000 €. Le montant de l'aide va de 500€ + 20% du coût des travaux à 3.000€ + 25% du montant des travaux. Elle est cumulable avec le crédit d'impôt sur les équipements et la part restant à apporter pourra bénéficier d'un eco-prêt à taux zéro. Seul critère à respecter : les opérations de rénovation devront conduire à des économies d'énergie d'au moins 25 %.

Avec cette subvention, le ministère espère réhabiliter 300.000 logements sur la période 2010-2017. Afin d'identifier les logements nécessitant une réhabilitation au titre de ce programme, 600.000 logements feront l'objet d'un repérage préalable qui sera organisé localement par les Préfets des départements.

Mais pour Europe Ecologie, cette aide est une goutte d'eau dans le désert : ce mal touche plus de 3 millions de personnes en France, autant dire que cette aide n'est pas à la hauteur des besoins des Français, estime Stéphane Gatignon, Maire de Sevran. Si nous partageons la préoccupation du gouvernement sur cette question essentielle aujourd'hui, force est de constater que le rythme n'est pas le bon. Ce qu'il faut, c'est la rénovation de 300.000 par an !, ajoute-t-il.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 26/01/2010

// mardi 9 mars 2010

Global & Local : support d’information indépendant dédié à la gestion durable des collectivités


Toute l’information sur les Agenda 21, l’écologie et le développement durable depuis le 1er Février

Depuis le Lundi 1er Février 2010, les Élus de toutes les communes et EPCI de France sont gracieusement destinataires de la revue de presse GLOBAL & LOCAL, un support d’information indépendant et dédié à la gestion durable des collectivités. Cette publication hebdomadaire leur est donc naturellement destinée. Ils y trouveront articles, photos, vidéos et documents sonores concernant :

La vie et la gestion durable des communautés locales.

La mise en œuvre des Agenda 21 locaux.

Les évolutions concrètes du concept de développement durable, dans ses trois indissociables dimensions : Économique, Sociale et Sociétale, Écologique... en France, en Europe et dans le monde.

La vie des O.N.G. et des associations développant des initiatives dans ces mêmes perspectives.


lire la suite ici


Source: Cyrille Souche dans cdurable.info - 27/01/2010

// vendredi 5 mars 2010

L'Ademe crée un centre de ressources dédié aux Plans Climat-Energie Territoriaux


Le Grenelle prévoit de rendre obligatoire la mise en place de Plans Climat-Energie Territoriaux (PCET) pour les régions, les départements, les communes et leurs groupements de plus de 50.000 habitants d'ici fin 2012.

Dans cette perspective, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) mettra en ligne début février un Centre de Ressources (1) afin d'aider les collectivités à mettre en place des PCET, a annoncé le 26 janvier l'Agence, à l'occasion des 11e Assises de l'Énergie, qui se tiennent à Dunkerque.

Après avoir lancé deux guides sur les Plans Climat Territoriaux, le site de l'Ademe, créé en collaboration avec le Ministère du Développement Durable, constitue une base de données recensant les informations et outils à destination des collectivités. Le site présentera notamment les outils de diagnostic et de pilotage ou encore le dispositif de formations de l'Ademe sur les Plans Climat-Energie Territoriaux à destination des responsables des collectivités, une cartographie des plans et des fiches retours d'expérience

Selon l'Ademe, 400 collectivités devraient avoir mis en place en 2012 un Plan Climat Energie Territorial dans le cadre du Grenelle. En janvier 2010, 188 PCET avaient déjà été signés en France.


(1) www.pcet-ademe.fr


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 27/01/2010

// mercredi 3 mars 2010

La fonction Développement durable en entreprise gagne du terrain


Impulsée par la volonté des dirigeants et la réglementation (Loi NRE, Grenelle 2), la fonction Développement durable en voie de professionnalisation continue de se développer dans les entreprises du SBF 120, selon une étude publiée par Adecco.

Selon le 2e Baromètre de la fonction développement durable (DD) (1) dans les plus grosses capitalisations françaises faisant partie de l'indice SBF 120, 78 % des 57 entreprises interrogées (dont près de la moitié sont cotées au CAC 40) disposent aujourd'hui d'un service dédié au DD. Parmi celles-ci, 60% sont directement rattachées à la Direction générale de l'entreprise, d'après cette étude réalisée par Adecco et l'IAE Gustave-Eiffel de l'Université Paris 12, publiée le 19 janvier.

D'après l'enquête lancée dès novembre 2008, 14% des entreprises sondées ont déclaré qu'aucune direction n'était dédiée au Développement durable et que personne n'avait en charge ces thématiques. Pour les 8% restantes, le manque de visibilité ne permet pas de statuer sur l'existence de la fonction développement durable en leur sein.

Si lors du 1er baromètre paru en 2007, la fonction étant encore trop peu identifiée, le département dédié à ces questions comptait en moyenne 3,6 personnes, dont 1,38 stagiaires. En 2009, les effectifs moyens des directions du développement durable sont désormais en hausse, avec 5,5 équivalents temps plein (ETP) contre 3,6 en 2007. Ces cadres sont recherchés dans des fonctions récentes associées à la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE), impulsée par depuis l'instauration en 2002 de la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) en France, qui demande aux 700 entreprises françaises cotées sur le marché de fournir des données sociales et environnementales dans leurs rapports annuels.

Les missions des professionnels recouvrent un champ d'action étendu et transversal : veilles réglementaires et/ou techniques, mise en place d'un reporting (pour 50% des répondants), communication externe (48%) et interne en sensibilisant les salariés (54%), stratégies DD ( 44%) ou encore politique d'achats responsables ou l'investissement socialement responsable (ISR), marketing, gestion des risques et QHSE...

Les 2/3 des directeurs ne sont pas formés au DD

A l'heure où les formations dédiées au développement durable foisonnent dans les universités et grandes écoles (masters et mastères spécialisés (MS) en marketing, finance, droit, risk management…) , les postes de responsables développement durable restent majoritairement pourvus par mobilité interne dans ces grandes entreprises et issus de formations traditionnelles. 40% d'entre eux sont diplômés de l'université, 22% sont ingénieurs et 20% ont un diplôme d'une école de commerce. Si 44% des Directeurs DD sont en poste depuis la création de la fonction issus de l'interne, plus de 50% des répondants sont dans leur entreprise depuis plus de 10 ans. Seulement 4% des directeurs développement durable ont une formation DD/RSE tandis que 36% d'entre eux sont issus d'enseignements scientifiques, 30 % issus respectivement de formations sciences humaines et politiques et des sciences de la gestion. Les directions de développement durable restant pourvues par des profils venant de la communication ou des ressources humaines (RH). Alors que la moyenne d'âge des personnes interrogées est de 46 ans, 63% des directeurs développement sont des hommes - souvent un senior - contre 37% des femmes, présentes majoritairement dans le secteur des services aux consommateurs (85% d'entre elles).

Si la fonction reste rattachée à la direction générale et au Président (60 %), elle doit son existence à la volonté des dirigeants. 40% des directeurs DD sont cependant rattachés à une direction fonctionnelle de leur entreprise. Mais alors que l'édition 2007 du baromètre dénombrait 21 % des services rattachés aux RH, cette proportion est tombée à 2 %. Les directions DD restent néanmoins souvent rattachées aux services de communication (14,5%). Parmi les principales collaborations avec les autres fonctions de l'entreprise, celles-ci citent majoritairement les RH (70 %), puis les achats (54%), la Qualité-Hygiène-Santé-Sécurité-Environnement (40%) , le marketing (29%) et enfin la communication (27%).

Un processus de professionnalisation

Depuis 2007, l'étude montre un processus de professionnalisation dans le secteur du développement durable qui s'amplifie. Deux ans après, 87% des directeurs du développement durable sont en poste à temps plein, 55% bénéficient de fiches de postes. Une profession qui gagne en autonomie et en légitimité où 75% des directeurs DD sont présents ou représentés au sein des instances décisionnelles de leur entreprise et 15% d'entre eux dans un comité de DD. Et d'après Olivier Maurel, co-responsable du Master Management de la responsabilité sociale des entreprises à Paris 12, l'offre de formation initiale s'étoffe et se traduit par l'entrée sur le marché du travail de jeunes diplômés en tant que consultants, chargés de mission par exemple.

Les perspectives d'emploi - encore limitées- semblent stables au sein des équipes où 45% des entreprises ont renouvelé le titulaire de la fonction depuis sa création. Les directions développement durable, après s'être développées à l'interne, se tournent par ailleurs vers l'extérieur : 80% des directeurs développement durable sont aujourd'hui membres de réseaux spécialisés externes dédiés au DD.

Ces postes ne sont d'ailleurs plus réservés seulement aux groupes du CAC 40, les PME, poussées la réglementation se convertissent à la RSE. D'autant que le projet de loi Grenelle 2 prévoit notamment d'étendre sous conditions l'obligation fixée par la loi NRE, à toutes les entreprises de plus de 500 salariés, de présenter un bilan social et environnemental. Côté rémunération : selon une étude du cabinet de recrutement Michael Page publiée en décembre dernier, le salaire annuel brut du Responsable Développement durable se situe entre 45.000 et 70.000 euros pour une expérience de 7/15 ans. Celui de Consultant DD peut démarrer la première année d'expérience dans un grand cabinet à 38.000 euros pour atteindre les 80.000 euros pour une expérience senior manager de 8/10 ans.

Impacts positifs à long terme de la crise

Face à la crise conjoncturelle, les directeurs DD sont 79% à croire aux impacts positifs à long terme sur leur environnement professionnel tels que la modification du business model, l'intensification de l'offre verte et le recentrage des objectifs de développement durable plus substantiels, souligne Florence Emmanuelli, de l'IAE Gustave-Eiffel, auteur de l'étude. Le reporting, la création et la collecte d'indicateurs sur la RSE et une plus grande prise en compte de l'enjeu sociétal restent des enjeux majeurs pour la fonction. Il faut sortir la question du Développement durable en termes de coût annuel mais au contraire rentrer dans une logique d'investissement amortissable d'ici 2 à 3 ans, souligne M. Morel. C'est le B.A.BA de la stratégie, assure-t-il.

(1) Enquête par questionnaire téléphonique auprès de 52 entreprises du SB 120 (de novembre 2008 à février 2009). Enquête par entretiens auprès de 19 directeurs DD, réalisée d'avril à juillet 2009.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 20/01/2010

// lundi 1 mars 2010

Les bonnes raisons de se mettre à l'eco-conception


Même si la démarche se développe, l'éco-conception est encore victime d'idées reçues : trop compliquée ou trop coûteuse. Pourtant, repenser un produit de sa fabrication à son recyclage peut s'avérer très bénéfique pour les entreprises motivées.


L'Union européenne a publié le 21 octobre 2009 la nouvelle version de la directive relative à l'éco-conception des produits liés à l'énergie (2009/125). Ce nouveau texte élargit le champ d'application de la directive précédente (2005/32). Autrement dit tout bien ayant un impact sur la consommation d’énergie durant son utilisation qui est mis sur le marché va devoir respecter des exigences renforcées en matière de consommation d'énergie et de protection de l'environnement. Alors que la directive précédente ne s'appliquait qu'aux produits consommateurs d'énergie tels que les machine à laver, les congélateurs ou les sèche-cheveux, la nouvelle concernera également des produits comme les fenêtres, les matériaux d'isolation ou les robinets. Avec ces nouvelles règles, en cours de rédaction à la Commission européenne, l'UE veut encourager les fabricants de ces produits à prendre en considération, dès le stade de la conception, l'impact environnemental de leurs produits tout au long de leur cycle de vie, facilitant ainsi l'amélioration environnementale avec un bon rapport coût/efficacité. Ce renforcement réglementaire peut donc être l'occasion de mettre en pratique l'éco-conception et pas uniquement sur les produits liés à l'énergie.

Surtout que le marché des produits à moindres impacts environnementaux se porte bien. Selon l'ADEME, entre 2004 et 2007, le taux moyen de croissance annuelle a été de 24% pour les produits éco-labellisés, 37% pour les cosmétiques labelisés Cosmebio et 210 % pour les produits d'entretien ayant l'éco-label européen. Toutefois, l'agence remarque qu'un des freins au changement reste la perception couramment répandue que la conception intégrant l’environnement est nécessairement plus compliquée et plus coûteuse que la conception classique. Pour contrer cette idée reçue, l'ADEME rappelle dans son Stratégie et Etudes de janvier 2010 les résultats d'une étude franco-québécoise (1) basée sur une série d’entretiens auprès de 30 entreprises ayant mis en œuvre l'éco-conception. Il en ressort que cette démarche est fréquemment profitable pour l’entreprise puisque dans 90 % des cas, elle a contribué à augmenter les profits de l’entreprise soit par une augmentation des ventes soit par une réduction des coûts de production (moins de matières premières, moins d'énergie consommée). L’entreprise Bourgeat, fabricante de machines pour l’industrie agro-alimentaire et les collectivités est citée en exemple puisqu'elle a vu les ventes de son armoire de maintien de température éco-concue augmenter de 30 % grâce notamment à une diminution du prix de vente de 10 %.

Certains coûts peuvent toutefois augmenter lorsque l'on se lance dans l'éco-conception. Certaines matières premières renouvelables peuvent être plus chère que leur équivalent non renouvelable, des dépenses en R&D et en formation des vendeurs sont parfois nécessaires et la recherche de nouveaux fournisseurs peut s'avérer assez longue. Malgré tout, les entreprises ayant développé un projet en éco-conception, bien souvent s’engagent sur le long terme. Ainsi, en moyenne, parmi 10 entreprises qui ont conduit une première expérience en la matière, 6 décident de généraliser cette démarche. Les entreprises interrogées dans l'étude estiment que l’éco-conception stimule l’innovation tout en fédérant les équipes ce qui améliore l’efficacité du processus de conception. La démarche nécessite en effet de regrouper les données et les savoir-faire de plusieurs services : marketing pour identifier les comportements et les différents scénarios d’usage du produit, fabrication pour collecter les données en interne, acheteurs pour obtenir des données auprès des fournisseurs, logistique pour les données sur les distances parcourues par le produit, etc. Même si ces impacts d’ordre qualitatif ne se traduisent pas directement en chiffre d’affaires additionnel, ils ont une influence à plus long terme, explique l'ADEME.

Reste à s'assurer d'un paramètre essentiel : la motivation des dirigeants de l'entreprise. Dans la majorité des cas de l'étude franco-québécoise (17 sur 30), ce sont les dirigeants qui ont conduit les entreprises à intégrer l’éco-conception dans le développement de leurs produits. De même selon les travaux de Tatiana Reyes à l'origine d'une thèse (2) sur le sujet en 2007, la majorité des 69 entreprises interrogées pour son enquête ont cité « l’engagement de la direction » et « l’implication de l’équipe de conception » comme étant les deux leviers les plus importants pour initier une démarche d'eco-conception. Pour l’éco-conception, les changements associés sont tellement transversaux que l’engagement des chefs d’entreprise est indispensable, confirme l'ADEME.

(1)Etude «L’éco-conception: quels retours économiques pour l’entreprise ? » réalisée par le pôle Éco-conception et Management du cycle de vie de Saint-Étienne a lancé, en partenariat avec l’Institut de développement de produit du Québec, avec le soutien financier de l’ADEME, de la Drire et du Cetim. (2)Thèse Éco-conception dans les PME : le mécanisme de cheval de Troie comme vecteur d’intégration de l’environnement dans le processus de conception, Supmeca-Sud Toulon-Var


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 29/01/2010

// dimanche 28 février 2010

A la une : Le développement durable territorial de Ludovic Schneider

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie récente de mon premier ouvrage intitulé "le développement durable territorial". Il est publié par les éditions Afnor dans la collection "100 questions pour comprendre et agir" et aborde donc en 176 pages la mise en oeuvre d'une démarche de développement durable sur les territoires de manière simple, claire et pragmatique (j'ai essayé en tous cas).
Voilà la description de l'éditeur :

Comment les décideurs des collectivités et leurs équipes peuvent-ils intégrer le développement durable dans les politiques territoriales ? Quels sont les outils et les aides disponibles ? Quelle méthode adopter pour réussir et progresser ? Ludovic Schneider livre dans ce nouveau " 100 questions " les clés du succès en matière de développement durable territorial. Il propose ainsi un véritable référentiel initial pour répondre aux interrogations des élus et des décideurs, mais aussi aux préoccupations des citoyens. Ces derniers n'ont-ils pas montré récemment par leur vote que le développement durable faisait désormais partie des priorités en matière de politiques locales ? Plus qu'une boîte à outils, ce livre offre une véritable méthode novatrice où le développement durable est considéré comme le pivot de l'ensemble des décisions, et non plus comme une " strate " supplémentaire. Grâce à cette approche, le développement durable devient une réponse pour mieux comprendre et mieux gérer le territoire, à court et à long terme.


Il est disponible en librairie ou sur internet (boutique afnor ou fnac par exemple) au prix de 24€. Je pourrai également en prêter un exemplaire à ceux qui m'en feront la demande.
Votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en avez pensé.
Bien cordialement

// jeudi 25 février 2010

Prix des produits bio en grande surface : UFC Que choisir s'insurge


Selon une enquête réalisée par les associations locales de l'UFC-Que Choisir dans 1624 magasins le prix des produits issus de l'agriculture biologique est encore très élevé ce qui les rend hors d'atteinte pour la plupart des consommateurs. Le panier de produits bio à marques de distributeurs (MDD) est 22 % plus cher que le panier de marques nationales conventionnelles. Pire, il est 57 % plus cher que le panier de MDD non bio, note UFC Que Choisir.

L'association de protection des consommateurs reconnaît que l'écart de prix constaté est justifié par les plus faibles rendements de l'agriculture biologique mais constate que d'autres raisons expliquant ces écarts sont en revanche inadmissibles. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) est historiquement lié au rendement à l'hectare, ce qui avantage les modes d'exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget, explique l'association. UFC Que Choisir accuse également la grande distribution de renchérir les fruits et légumes Bio : alors que la marge est en moyenne de 50 centimes d'Euro pour les pommes, elle atteint 1,09 euros pour les pommes Bio. Quant aux carottes, leur marge passe de 80 centimes en conventionnel à 1,33 euros pour le Bio !.

Pour l'association, ces écarts de prix ne sont pas tolérables à l'heure où le Grenelle de l'environnement demande de tripler les surfaces cultivées en bio. Pour que le marché des produits biologiques ne reste pas un marché de niche, réservé aux ménages les plus aisés, UFC-Que Choisir exige un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique et demande à la grande distribution de rendre le bio accessible au plus grand nombre en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu'elle applique aux produits conventionnels.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 26/01/2010

// mardi 23 février 2010

PME et développement durable : un levier d’innovation et de compétitivité pour les entreprises


Les entreprises de Rhône-Alpes en pointe dans la création de valeur sociale et environnementale


En participant, depuis mai 2009, au programme-pilote « Pôles et filières et développement durable », les réseaux d’entreprises Logistique 42, Loire Numérique, le Pôle Agro-Alimentaire de la Loire et quinze entreprises de ces réseaux s’impliquent dans la construction d’une vision stratégique d’entreprise et plus largement de réseau et de filière dans une perspective de développement durable. Conçu et piloté par le CIRIDD, porté par l’Europe, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Conseil Général de la Loire, ce programme innovant et ambitieux doit renforcer la prise en compte du développement durable au sein des entreprises et des réseaux, afin d’en faire un facteur d’innovation et de compétitivité.

La suite ici

Source: David Naulin dans cdurable.info - 20/01/2010

// vendredi 19 février 2010

La Fnac signe sa nouvelle charte RSE Fournisseurs


L'enseigne La Fnac a signé le 16 février à Paris sa nouvelle charte Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) et invite ses fournisseurs à s'associer à la démarche pour mettre en oeuvre une une politique développement durable innovante et volontariste, a souligné la filiale du groupe PPR, dans un communiqué.

La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent de manière volontaire les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes. La RSE a été impulsée en France depuis l'instauration en 2002 de la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE, qui demande aux 700 entreprises françaises cotées sur le marché de fournir des données sociales et environnementales dans leurs rapports annuels.

Pour Christophe Cuvillier, Président-directeur général de la société,la Fnac a l'ambition de devenir l'entreprise de référence au sein de son secteur, dans tous les domaines de la Responsabilité Sociale et Environnementale. Elle souhaite y associer ses salariés et bien-entendu ses fournisseurs. C'est le sens de cette charte RSE fournisseurs qui instaure une démarche d'amélioration commune.

La charte de la Fnac comprend 4 volets liés à RSE : social, environnemental, qualité et sociétal. Concernant l'engagement social de l'enseigne, la Fnac prévoit d'investir dans les 3 ans à venir plus de 2 millions d'euros en faveur de l'accessibilité aux personnes handicapées de ses magasins.

En matière d'environnement, l'enseigne s'engage également à diminuer son empreinte énergétique de 20% d'ici 5 ans. La Fnac rappelle avoir déjà obtenu en 2009 des certificats d'économies d'énergie à hauteur 5 767 430 KWh cumac, et annonce qu'elle investira en 2010 plus d'1 million d'euros dans la rénovation de ses systèmes de climatisation et d'éclairage dans ses magasins. L'enseigne va en outre mettre en place un affichage environnemental, associer l'ensemble de ses adhérents à la démarche RSE, et proposer à ses salariés de partir en congés solidaires.


Souce: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 16/02/2010

// mercredi 17 février 2010

La France a émis 527 millions de tonnes équivalent CO2 en 2008


Selon les dernières statistiques réunies par le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), la France a diminué de 0,6% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2008 par rapport à 2007.

527 millions de tonnes équivalent CO2 ont ainsi été rejetées dans l'atmosphère par les transports (135 Mteq CO2), le résidentiel tertiaire (89 Mteq CO2), l'industrie manufacturière (146 Mteq CO2), les industries de l'énergie (78 Mteq CO2), l'agriculture (119 Mteq CO2) et le traitement des déchets (13 Mteq CO2). La principale baisse des émissions entre 2007 et 2008 (-6.3 Mteq CO2) est observée dans le secteur des transports. Elle est attribuable au transport routier. La hausse du prix des carburants explique en partie cette baisse relativement importante. On observe une diminution des kilométrages totaux parcourus entre 2007 et 2008 pour revenir au niveau de 2006, analyse le ministère.

Les émissions du secteur résidentiel/tertiaire et du secteur agricole sont en revanche en hausse (à rigueur climatique constante) pour cause d'augmentation du nombre de logement et d'une hausse de 9% de l'azote apporté aux cultures sous forme d'engrais suite notamment à la suppression de la jachère obligatoire.


Respect du protocole de Kyoto

Dans le cadre du protocole de Kyoto, la France a pour objectif la stabilisation de ses émissions de GES au niveau de 1990 soit à 563,9 Mteq CO2. L'inventaire 2008 place la France à –6,4 % par rapport aux émissions de 1990. Avec cette nouvelle diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France, nous atteignons un plus bas niveau historique depuis 1990 et nous respectons toujours nos engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, s'est félicité Jean-Louis Borloo.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 03/02/2010

// lundi 15 février 2010

La société Toulousaine INSTINCT lance au Ghana le « marketing socialement intelligent »


Un support publicitaire innovant : des tricycles permettant le transport scolaire gratuit des enfants en Afrique

RESUME

Au Ghana, l’opérateur de téléphonie mobile ZAIN a signé avec la société toulousaine INSTINCT pour le projet pilote du TRIKADEMIK, un tricycle loué en tant que panneau publicitaire mobile qui permet le transport scolaire gratuit des enfants. A la fois moyen de locomotion et de communication, ce système tout à fait révolutionnaire est basé sur le concept du « Marketing Socialement Intelligent » dont l’objectif est d’utiliser la publicité pour subvenir aux besoins sociaux des communautés rurales en Afrique. Le projet pilote a été lancé le 2 Février 2010 dans deux villages de la région de Hohoe (Ghana). Il permet déjà à 40 enfants d’aller à l’école tous les matins et a crée 11 emplois dans la communauté. Avec ce projet, INSTINCT prévoit d’amener plus de 7000 enfants à l’école d’ici 5 ans. Dossier de Presse Complet et photos téléchargeables sur http://www.sociallyintelligentmarketing.com/newsroom


Source: Sarah Cluzel Communiqué de Presse / Février 2010

// jeudi 11 février 2010

L'Alsace va expérimenter l'éco-redevance poids lourds


ECO-TERRE Une taxe pour les poids lourds sur les axes routiers nord-sud en Alsace ? Le sujet est dans l'air depuis des années suite à l'instauration d'une taxe similaire en Allemagne, la LKW Maut, qui a entraîné un report de trafic vers les routes et l'autoroute A35 alsaciennes, gratuites. "Des études détaillées ont été menées en 2005 et en 2006 pour mettre en place la redevance alsacienne", rappelle Valérie Létard, secrétaire d'Etat en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat. En réponse à une question du sénateur Roland Ries, maire de Strasbourg, elle précise que la taxe alsacienne sur les poids lourds aura bien un calendrier spécifique. Mais les moyens qui permettront de la collecter seront les mêmes que partout en France à l'avenir. Elle servira en effet à "tester le fonctionnement du nouveau dispositif à l'échelle d'une région avant son extension à la totalité du territoire national".

"Compte tenu de la complexité technique du dispositif, de la volonté de ne pas multiplier sur le territoire national plusieurs dispositifs qui ne seraient pas interopérables et de l'impossibilité juridique de se rattacher au système allemand, le gouvernement a décidé de ne mettre en place qu'un seul et unique dispositif technique", explique la secrétaire d'Etat : "Il a donc choisi d'intégrer la mise en oeuvre provisoire et anticipée de l'éco-redevance alsacienne dans le contrat de partenariat public-privé relatif au recouvrement de l'éco-redevance nationale. Ainsi, il y aura bien un unique partenaire, retenu au terme d'une unique procédure, qui sera appelé à mettre en oeuvre les éco-redevances alsacienne et nationale. Le processus de dialogue compétitif devrait aboutir à un contrat de partenariat au second semestre 2010. Le type de technologie, les délais de conception et de déploiement du dispositif de collecte de l'éco-redevance permettront d'affiner le calendrier global du projet et de sélectionner le partenaire". Concrètement, à partir de fin 2010 ou début 2011, la taxe sera mise en place en Alsace, pour les poids lourds de plus de 12 tonnes, qui devront s'acquitter d'une redevance ajustée en fonction du nombre d'essieux et des kilomètres parcourus. "L'éco-redevance (alsacienne) devrait ainsi couvrir quelque 190 kilomètres de routes et produire une recette brute d'environ 30 millions par an. Les deux conseils généraux concernés ont décidé que 54 kilomètres de routes départementales seraient également soumises à la redevance alsacienne. Le projet de décret est actuellement soumis à l'avis du Conseil d'État", précise la secrétaire d'Etat. Environ un an plus tard, la taxe alsacienne s'effacera pour laisser place à la taxe nationale, plus sévère puisqu'elle concerne les véhicules de plus de 3,5 tonnes. Le principe de cet éco-redevance avait été validé à l'issue du Grenelle de l'environnement.


Source: T.C. dans www.libestrasbourg.fr - 19/01/2010

// mardi 9 février 2010

Stratégie nationale de développement durable : un manque cruel d'ambition


Le jugement est sévère : pour le Conseil économique, social et environnemental, la SNDD ne doit pas être un catalogue de vœux dans lequel chacun puise selon ses convictions. Le texte devrait être normatif afin d'engager les politiques publiques.

Les Etats généraux de l'Industrie, le Grand emprunt… Pour Philippe Le Clézio, rapporteur du projet d'avis du Conseil économique, social et environnemental sur la Stratégie nationale de développement durable, ces événements politiques sont autant d'occasions manquées d'imposer le développement durable dans les choix politiques. Ces exemples témoignent du peu de cas qui peut être fait de la stratégie face à des préoccupations de court terme. Or, si l'Etat à qui revient le rôle de stratège, de voir loin, s'exonère des préconisations de la SNDD, comment espérer que les ménages qui éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts et les entreprises qui se battent pour leur survie les intègrent dans leur préoccupation ?. C'est pourquoi, dans son projet d'avis sur la Stratégie nationale de développement durable (1) présenté à la presse le 26 janvier, le CESE propose quelques pistes pour rendre le texte plus ambitieux, avec un réel engagement politique. Ou comment éviter que la Stratégie nationale de développement durable ne soit destinée à meubler les fonds de tiroirs…


Pour un texte normatif engageant réellement les politiques publiques

Le projet de SNDD définit certes de nombreux objectifs qui, s'ils se traduisaient dans la réalité, contribueraient notablement à inscrire notre pays dans un processus de développement durable. Une sorte de révolution concertée ou concernée serait ainsi en marche. Si seulement le texte avait une réelle portée ! Son absence normative est dénoncée par le rapporteur Philippe Le Clézio. Résoudre ce défaut institutionnel est un préalable nécessaire si l'on veut que les objectifs poursuivis s'inscrivent dans les faits. En effet, lorsque les acteurs économiques sont partagés entre l'enjeu lointain que peut représenter le développement durable et des coûts privés immédiats, en l'absence de contraintes l'arbitrage se fait généralement au bénéfice des intérêts privés et du court terme, plus encore en temps de crise. Ce constat vaut également pour les Etats, note le rapport. Conférer un caractère contraignant d'encadrement des politiques publiques à la SNDD paraît donc nécessaire pour engager un réel tournant. Pour cela, le CESE recommande que l'adoption de la stratégie nationale du développement durable ne relève plus seulement d'un comité interministériel mais bien du Parlement, dont il est seulement prévu dans la loi Grenelle I qu'il soit informé de son contenu et de sa mise en œuvre. Engager les parlementaires est, selon le projet d'avis, le gage d'une meilleure prise en compte du texte à l'avenir. Le texte doit également être pris en charge par le Premier ministre pour embrasser l'ensemble du champ politique. Autrement dit, la SNDD doit être la colonne vertébrale de la politique gouvernementale et non un simple alibi.


Pour un texte anticipant réellement les bouleversements sociétaux nécessaires

La SNDD ne doit pas se contenter d'être un catalogue de vœux. Le texte doit articuler ses objectifs avec des mesures d'anticipation et d'accompagnement des transitions nécessaires vers un autre mode de développement. Le développement durable ne se réalisera pas sans une rupture structurelle profonde, les conséquences sociales doivent être identifiées pour en limiter l'ampleur. Reconversions, adaptations, innovations doivent être accompagnées. Les effets de la mutation de l'économie (disparition d'activités, pertes d'emplois…) doivent être anticipés. La période de mutation que nous allons connaître oblige à intégrer clairement le coût social des objectifs d'une stratégie de développement durable tant en termes d'investissement que de répartition des efforts consentis par les ménages. C'est la clé de son acceptation sociale. Or, tel qu'il se présente, avec son arsenal de mesures et d'actions envisagées, le projet suscite une attente de réponses qui n'en est que plus forte et inquiète lorsqu'elles n'y figurent pas.


Vers une meilleure publicité du texte

Enfin, le projet d'avis recommande une large diffusion de la SNDD pour s'assurer de son appropriation par le plus grand nombre. Le CESE propose donc que le texte soit accessible via Internet. Mais la clé, selon le conseil, réside dans la publication annuelle des indicateurs de développement durable associés à la SNDD afin de mieux visualiser les objectifs et les évolutions réelles.

(1) Après avis du CESE, la Stratégie nationale de développement durable 2009-2013 devrait être adoptée mi-février par le conseil interministériel pour le développement durable (CIDD).


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 27/01/2010

// vendredi 5 février 2010

Territoires Durables : plan climat-énergie, parc éolien public, PDE...


A Angers, en Picardie, à Chambéry, à Bordeaux et à Nantes ... les démarches exemplaires de la semaine

Au sommaire de Territoires Durables, l’hebdo des collectivités : la Ville d’Angers et Angers Loire Métropole s’engagent actuellement dans l’élaboration d’un Plan climat-énergie basée sur une démarche participative exemplaire. Quant à la Région Picardie, dans le cadre de son Plan régional climat-énergie, elle inaugure le 1er Parc éolien public de France. Pour favoriser le développement des Plans de Déplacement Entreprise (PDE) dans son agglomération, Chambéry métropole redéfinit sa politique de soutien aux employeurs en proposant des services à la mobilité plus étendus et des actions concrètes réunies dans un guide pratique. La mairie de Bordeaux lance « CYCLAB », première rencontre internationale destinée à penser le futur du vélo dans la ville durable de demain. A Nantes, Ecopôle propose à 100 classes de l’agglomération l’opération « 100 jardins naturels à Nantes » visant à la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais chimiques dans les jardins, et à la prise en compte de la biodiversité dite « ordinaire ».

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Source: David Naulin dans cdurable.info - 18/01/2010

// mercredi 3 février 2010

Rénovation basse consommation par Roland Dutrey

Rénovation basse consommation. Le titre donne envie. L’éditeur, Terre Vivante, suscite la confiance. Et pourtant je n’arrivais pas à éprouver de véritable enthousiasme pour ce livre. L’auteur (Roland Dutrey) m’était inconnu. Normal, c’est un “simple” particulier, motivé, qui a décidé de partager son expérience d’auto-rénovation de la maison qu’il vient d’acheter. J’attendais donc une pseudo-chronique des galères quotidiennes de tout bon bricoleur du dimanche qui se lance dans un chantier écologique. Une sorte de journal de bord qui révèle plus les motivations que les réelles justification des solutions choisies.
Je me suis trompé. D’abord Roland n’est pas un “simple” particulier. Il est animateur, spécialisé dans l’écoconstruction, au Parc écologique Terre Vivante. J’ai aussi sous-estimé la qualité de l’éditeur et aurais dû me fier à ma première impression (très positive).
Au final, ce livre est bien plus qu’un journal de bord. La démarche décrite n’est pas approximative pour un sou : l’auteur décrit bien la méthode choisie pour rénover au mieux son logement. Et elle est parfaitement bien construite ! Après quelques pages donnant des généralités sur les enjeux énergétiques, climatiques et les réglementations thermiques, Roland Dutrey rentre dans le vif du sujet avec l’état des lieux du logement qu’il vient tout juste d’acquérir. Tout y passe très naturellement pour nous faire comprendre les erreurs classiques qui nous font perdre de si précieuses calories. Il va même jusqu’à proposer quelques formules mathématiques vous permettant de calculer des déperditions thermiques qui feront pâlir de honte la plupart des diagnostiqueurs qui établissent des DPE. Il présente ensuite la Solution Technique Universelle, une référence proposée par le cabinet Enertech pour réussir à tous les coups sa rénovation basse consommation.
Suivent les travaux en eux-mêmes. Avec la rénovation de l’enveloppe d’abord : quels types d’isolation choisir, comment mettre en oeuvre. La gestion de l’énergie et de l’eau ensuite : quelle ventilation, quelles solutions de chauffage, le choix du chauffe-eau solaire, les économies d’eau. Bien sûr ces nombreuses pages sont largement illustrées de photos et de schémas. Simple mais efficace. Chaque solution est expliquée au regard des économies possibles (chiffrées précisément). L’auteur ne se contente pas des argumentations bien-disantes et explique par exemple les raisons pour lesquelles il n’installe pas, pour l’instant en tous cas, de panneaux solaires photovoltaïques.
A l’heure des bilans, les choix effectués prennent tout leur sens. Avec 9.000 € “seulement”, Roland Dutrey a divisé par 4 les besoins en énergie de ses 74 m2 qui respectent désormais les exigences du label BBC (Bâtiment Basse Consommation). 56kWh/m2/an, 160 kg de CO2 par an (contre 1000 avant travaux). En quelques mesures simples.

Bien sûr, ce livre n’est pas un catalogue des solutions possibles (l’auteur développe principalement les solutions qu’il a choisies). Ce n’est pas non le guide du parfait éco-rénovateur. Et les 9.000 € se révéleront peut-être très insuffisant avec des logements autrement plus grands ou plus mauvais d’un point de vue énergétique. Mais la lecture de ce livre est incontestablement agréable et pédagogique. Le faible nombre de pages ne réduit en rien la qualité scientifique du propos. Et je serai prêt à conseiller la lecture de cet ouvrage à toute personne en train d’acquérir un bien immobilier ou désireux d’améliorer les performances de son logement.

Rénovation basse consommation. Le titre est basique. Mettez vos mauvais préjugés de côté. Prenez une heure ou deux. Vous serez aussi agréablement surpris que moi !

Auteur : Roland Dutrey
Collection : Habitat - Autoconstructeur
Description : 160 pages ; (15 x 21 cm)
ISBN : 978-2-914717-81-6
Date de parution : 14 janvier 2010
Prix : 19€
Plus d’infos : boutique.terrevivante.org (pour feuilleter quelques pages ou acheter)

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