éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 28 décembre 2007

Une usine zéro CO2 pour Volvo

Suez (via sa filiale Electrabel) et Volvo se sont associés pour créer à Gand, en Belgique, la première usine au monde sans émission de CO2 à produire des véhicules. Des mesures d’isolation et d’économies d’énergie, combinées à l'utilisation d'énergie renouvelable à 100% permet à Volvo de faire passer ses émissions de CO2 de 14000 tonnes en 2004 à… zéro cette fin d’année.
Le site utilise une chaudière biomasse qui consume des déchets de bois venus des Pays-Bas pour fournir de l’eau chaude, alimentant le circuit de chauffage du site. Mais aussi trois éoliennes de 140 mètres (2MWh chacune) qui fournissent la moitié des besoins en électricité. Le reste provient des centrales hydrauliques de Suez en France. Car non content de ne plus cracher de CO2 dans l’air, Volvo s’est aussi fixé comme objectif de limiter l’électricité en provenance de centrale nucléaire. Tout ce dispositif est complété (pour une puissance beaucoup plus faible) par 150 panneaux solaires posés sur le toit de la centrale. Enfin, une chaudière fonctionnant à l’huile végétale est là pour répondre aux pics de demande. « En matière d’énergie, un cocktail est toujours préférable pour garantir le confort », résume Stéphane Quéré, directeur du développement durable chez Suez.
« C’est un très bon projet du point de vue économique, confirme Patrick Collignon. Dans un an, cette énergie verte sera moins chère pour nous que ne l’était l’énergie grise ». De plus, en restant propriétaire des installations, le groupe peut revendre le surplus d’électricité produit aux heures où l’usine a des besoins plus faibles.

Source : Guillaume Launay pour Libération

// lundi 24 décembre 2007

Gobelets jetables, réutilisables, compostables, etc.

Difficile dilemme. Les gobelets plastiques sont très pratiques et peu coûteux (en tous cas en apparence). Mais c'est une aberration environnementale. Mais que choisir à la place ? Le gobelet en verre est lourd et se casse. Le compostable... doit être composté (ce qui n'est pas toujours évident). Et ça reste un produit "jetable", à usage unique et cher. Et qu'en est-il de son impact environnemental global, rien n'est moins sûr qu'il y ait un intérêt écologique à le préférer à son homologue en plastique.

Une étude d'écobilan a justement été commandée par les ministères de l'environnement allemand et autrichien en vue de trouver la meilleure solution pour l’Euro 2008. Elle s'est notamment interrogée sur la solution des gobelets réutilisables. Sa conclusion ? Les gobelets réutilisables seraient deux fois plus écologiques que leurs équivalents jetables. De plus, les nouveaux modèles à usage unique mais en bioplastique compostable ne s’avèrent pas plus écologiques que les jetables "classiques" en PET. Rappelons que les gobelets réutilisables sont généralement en plastique dur, transparent ou non. Le plus écologique de ces plastiques est le polypropylène (PP), qui a l’avantage de la durabilité (le gobelet serait réutilisable environ 150 fois) et de la recyclabilité.
Opter pour ce type de gobelets est donc incontestablement la solution la plus pratique et écologique pour de grands événementiels, d’autant plus que la perception d'une consigne incite à rapporter les verres après consommation, donc à optimiser la collecte des déchets produits.

Sources (à consulter pour en savoir plus) : ecoconso.be, admin.ch et mescoursespourlaplanete.com

// dimanche 23 décembre 2007

110 maisons passives à St Priest dans le Rhône

Un très intéressant projet vient de voir le jour à St Priest dans le Rhône et devient ainsi la vitrine française (on a déjà Fribourg en Allemagne) de l'intégration du Développement Durable dans un programme de construction de logements.
Les 110 maisons y sont passives (consommations inférieures à 15kWh/m²/an) avec tous les "petits détails" qui en font des logements peu énergivores, utilisant des énergies renouvelables, et avec une très bonne qualité de vie...

Plus de détails ci-dessous...

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// vendredi 21 décembre 2007

Un Bilan Carbone Personnel

Après les versions "Entreprise" et "Collectivité" de la méthode Bilan Carbone développée par l'ADEME débarque dans les foyers. Une version "individuelle" vient d'être réalisée et est à disposition sur le site calculateurcarbone.org.
En deux mots, ce site vous propose de calculer une estimation de la quantité de gaz à effet de serre émise en moyenne chaque année dans l'atmosphère afin de rendre possibles l'ensemble des consommations associées à votre mode de vie. Ces émissions sont organisées en quatre catégories :

  • votre (ou vos) logement(s) (consommations d'énergie du logement, équipement et même construction de celui-ci),
  • vos déplacements,
  • votre alimentation,
  • "le reste", c'est-à-dire toutes vos consommations - biens manufacturés, loisirs - non prises en compte dans les trois catégories précédentes.

De fait, en France et dans les pays développés, chacun des quatre postes d'émissions que sont le chauffage des bâtiments, les transports, l'agriculture, et l'industrie, est à l'origine d'environ un quart du total des émissions de gaz à effet de serre.

Le site est plutôt bien conçu puisque vous pouvez vous enregistrer et retrouver ainsi les données que vous avez saisies, les mettre à jour, suivre l'évolution de vos émissions au fil du temps, etc.
Un bon moyen de se rendre compte de son impact et de trouver les moyens les plus efficaces pour agir individuellement en somme !

// lundi 17 décembre 2007

De la nécessité d'une maîtrise énergétique par les collectivités territoriales

TNS Sofres a réalisé une enquête pour l'Ademe, EDF et GDF dans le but d'observer les consommations et dépenses d'énergie des communes. Cette mise à jour permet ainsi de compléter un panorama débuté en 1991. On y découvre, sans surprise, que la facture énergétique est un enjeu financier majeur pour les communes. Malgré les efforts entrepris en terme de maîtrise énergétique, cette facture est même en augmentation : les consommations globales continuent à progresser alors que les prix explosent.
Les trois principaux secteurs consommateurs d'énergie pour les territoires communaux sont les bâtiments publics (et notamment les écoles), l'éclairage public et les déplacements de véhicules.
Ainsi, même si l'implication et les moyens d'actions sont très variables en fonction des acteurs, beaucoup reste à faire...

Fiche résumée de l'enquête sur le site tns-sofres.com
Tous les détails de l'enquête sur le site tns-sofres.com (étude au format PDF, 24 pages)

// dimanche 16 décembre 2007

Les principales décisions de la conférence de Bali

L'objet de ce site n'est pas de faire de grands discours sur les conférences internationales, décisions européennes ou sur la législation française. Mais de la même manière que pour le Grenelle de l'environnement, je ne me voyais pas ne rien dire sur Bali, rendez-vous international important pour l'avenir du climat. Bien sûr la littérature sur le sujet est vaste. Je vous propose donc simplement un article de l'AFP qui synthétise un peu tout ça... C'est à découvrir ci-dessous !

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// samedi 15 décembre 2007

Les AMAP ou comment repenser l'agriculture avec le consommateur

Les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) constituent un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un système de distribution de "paniers" composés des produits de la ferme. C’est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Des fruits et légumes et de la viande sont notamment proposés par ce biais.
Leur fonctionnement est basé sur une charte de bonnes pratiques. Les consommateurs s’engagent par exemple à payer un panier de produits par semaine, au moins pour 6 mois au départ, et à partager financièrement les risques et bénéfices naturels. Il est seulement demandé au producteur que les produits soient frais, de saison, diversifiés, et cultivés sans produits chimiques de synthèse (labellisés bio ou non).
Les avantages sont multiples pour l'ensemble des acteurs : des producteurs aux consommateurs en passant par les aménageurs du territoire. Outre le côté écologique du système (agriculture durable, courtes distances), les AMAP permettent de créer un lien social direct entre producteurs et consommateurs tout en proposant des produits diversifiés et de qualité.
Le système, créé au Japon dans les années 1960 (sous l'appellation "teikei") et déjà présent aux Etats-Unis depuis de nombreuses années, a été importé en France en 2001 par les Vuillon, un couple de maraichers du Var. Depuis, son développement a été exponentiel. On peut compter aujourd'hui environ 750 AMAP qui approvisionnent en France environ 30 000 familles, soit 90 000 personnes.

// jeudi 13 décembre 2007

Pizza Fusion... la pizza verte

Pizza Fusion est une jeune chaîne américaines de pizzerias. Depuis sa création en février 2006, elle a joué la carte verte pour en faire un argument commercial majeur. C'est à la fois dans les produits qu'elle propose (issus de l'agriculture biologique) et dans ses pratiques qu'elle met le concept de Développement Durable. L'électricité utilisée provient exclusivement de fermes éoliennes ; la livraison, effectuée avec des véhicules hybrides ; la vaisselle jetable, constituée de bioplastique ; les boîtes de pizza, récupérées pour recyclage (grâce à une réduction pour les clients) ; les détergents, écologiques ; le papier, recyclé ; les encres, végétales, de soja ; le coton des tenues, biologique ; la construction des restaurant, certifiée LEED (label américain de construction écologique). Pizza Fusion réalise même chaque semaine des ateliers pour enfants sur l'écologie.
Espérons que ça en inspirera d'autres... aux Etats-Unis comme en Europe !
L'enseigne de sandwiches Subway a d'ailleurs lancé un programme pilote d'établissements verts alors qu'en Europe c'est l'enseigne belge EXKi (sandwiches et salades également) qui se développe sur ce marché. Avis aux intéressés pour des franchises...

Merci à mescoursespourlaplanete.com pour l'info
Pour en savoir plus sur l'engagement environnemental du secteur de la restauration, consultez aussi la rubrique "Trucs verts" sur ce même site.

// lundi 10 décembre 2007

Rhône-Alpes expérimente le "nouvel âge" ferroviaire

La Région Rhône-Alpes vient de remettre à plat tout son système ferroviaire. Les trains express régionaux (TER) ont été augmentés, et surtout leurs horaires simplifiés, afin d'encourager l’usager à délaisser sa voiture pour le train. Cent trains régionaux supplémentaires circuleront chaque jour en semaine (soit 1.200 au total). L’ensemble du système ferroviaire a été repensé et tous les horaires de passage redéfinis. Les correspondances avec les autres trains et les bus ont été rationalisées, pour limiter les attentes dans les gares. Les nouveaux horaires seront plus facilement mémorisables : dans chaque gare, une même destination à chaque heure, à la même minute...
L'objectif est de viser à terme la multiplication par quatre des usages du TER. Ce bouleversement a nécessité trois ans de casse-tête, et ses répercussions touchent dès aujourd'hui tout le réseau ferré français…

Source (et plus de détails) : LibéLyon le 09/12/07

// vendredi 7 décembre 2007

Le modèle allemand de gestion des eaux pluviales

Alors que la France tente d’encourager leur utilisation, son voisin européen multiplie les projets depuis de nombreuses années, ciblant tout autant les particuliers que les quartiers ou les entreprises.
Les premières subventions accordées par les communes aux installations de réutilisation des eaux de pluie datent de 1986. Une association des professionnels du secteur a été créée dès 1996. Avec son crédit d’impôt créé en 2007, la France a donc, encore une fois, un wagon de retard, dû en grande partie à la frilosité du ministère de la santé vis-à-vis des usages internes aux habitations.
Selon Hans-Otto Wack (expert dans le domaine de l’eau), de nombreuses communes allemandes "prescrivent des installations de récupération et de rétention de l’eau pluviale dans des quartiers nouveaux", et "des pays comme la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas reprennent les standards allemands".
En 2001, le ministère allemand chargé de l’environnement estimait à 30.000 le nombre de nouveaux projets d’installations de récupération d’eaux de pluies chaque année, et en 2006, l’Organisation des Nations unies (Onu) indiquait qu’on en trouvait plus de 500.000 à travers le pays. Différents usages s’y sont développés : toilettes, arrosage, alimentation de machines à laver… A Berlin, la Potsdamer Platz est un exemple d’intégration de la gestion des eaux de pluie à l’échelle du quartier : la collecte sur les toitures de 19 immeubles et le stockage dans des cuves permettent d’alimenter les toilettes de certains des bâtiments et d’arroser des espaces verts.

En France, on note malgré tout le développement de projets de bâtiments à usage collectif récupérant et utilisant les eaux de pluie, comme le marché couvert de Saint-Denis (Seine Saint-Denis) où ces eaux alimentent les toilettes et servent à nettoyer les voiries. Selon une étude du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), les bâtiments scolaires, les immeubles de bureaux et les espaces culturels étaient les principaux types de bâtiment intégrant de tels dispositifs en 2003 et 2004, l’usage pour les toilettes étant prédominant, suivi de l’arrosage, du nettoyage des sols et voiries, et du nettoyage des véhicules (télécharger l'étude).
Pour Bernard de Gouvello, du CSTB, la prise en compte des eaux de pluie au niveau des sites industriels se développe, et d’autres usages apparaissent, tels que les réserves pour incendie. Les lotissements apparaissent aussi comme une "échelle pertinente dans l’approche globale de gestion de l’eau". Par ailleurs, selon Alain Denis de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, il serait intéressant de demander aux supermarchés de faire de la récupération d’eaux de pluie, compte tenu de la superficie de toiture dont ils disposent.

Source : Agnès Ginestet dans le JDLE

// mardi 4 décembre 2007

Le Développement Durable dans le coeur des élus locaux (?)

TNS Sofres a réalisé pour l'Observatoire de la Ville une étude auprès d'élus de communes de plus de 8000 habitants (réalisée du 17 octobre au 9 novembre 2007 auprès d’un échantillon national de 260 maires et adjoints représentatif des communes de plus de 8000 habitants, interrogés par téléphone par le réseau des enquêteurs de TNS Sofres). Le but était de faire le point sur les perceptions et expériences des élus à propos des problématiques liées au développement durable dans leur commune, ainsi qu’à mesurer la notoriété, le niveau de connaissance et l’intérêt perçu pour les projets de quartier durable.
En quelques mots, il semble que la plupart aient pris la mesure de l'importance du Développement Durable sur leur territoire. Beaucoup estiment agir dès aujourd'hui. Tous considèrent qu'il sera primordial d'agir plus encore demain.
Les résultats sont donc plutôt positifs et encourageants même si ce n'est que la "perception" des élus et pas une mesure des actions vraiment réalisées et des chantiers vraiment à l'oeuvre...

Voir les résultats complets de l'étude et l'analyse qui en est faite sur le site tns-sofres.com

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