éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// jeudi 31 juillet 2008

Project Better Place, la start-up californienne qui branche Renault

Au cœur de la Silicon Valley, à Palo Alto (Californie), Shai Agassi, israélo-américain de 40 ans, a monté en octobre dernier une société qui préfigure la mutation de l’automobile. Baptisée Project Better Place, la start-up de 50 salariés envisage, comme son nom l’indique, «un monde meilleur». Un monde qui cherche l’indépendance vis-à-vis du pétrole, explique Joe Paluska, le directeur marketing, en créant des infrastructures de transport pour les voitures électriques.
A peine née, l’entreprise peut déjà s’enorgueillir de deux accords internationaux scellés avec le constructeur Renault-Nissan, qui «soutient activement l’initiative». Le premier, signé en janvier 2008 à Jérusalem, prévoit la construction en Israël d’un réseau de 500 000 bornes de recharge et de 150 points d’échange de batterie. Le second, annoncé en mars, concerne le Danemark. Dans les deux cas, les véhicules devraient être commercialisés en 2011. «Nous sommes aussi en négociation avec 25 pays, et avec tous les grands constructeurs automobiles», ajoute Joe Paluska, qui précise que le réseau est «ouvert» à tous les constructeurs.
(...)
Le modèle économique imaginé par Agassi se veut novateur. Ce membre des Young Global Leaders, petit club sélect chapeauté par le Forum économique mondial de Davos, regroupant quelques centaines de «cerveaux» d’au plus 40 ans, réfléchit depuis 2005 au changement climatique.
«L’idée est de transférer le modèle de la téléphonie mobile au transport, de le vendre comme un service. Dans ce schéma, nous serions Orange, nous offrons le réseau, et Renault serait Nokia. Les utilisateurs sont propriétaires de leur voiture et paient un abonnement pour utiliser le réseau», explique Paluska. Renault construit les véhicules, munis de batteries au lithium-ion fournies par Nissan, et Better Place se charge du réseau national. Mais avec quelle expertise ? «C’est plus facile que vous ne le pensez, assure Paluska, ce sont des technologies existantes. Les bornes de recharge sont des prises industrielles mises sur les parcmètres, et le système de rechange de batteries fonctionne comme les laveurs automatiques : la voiture entre, on lui extirpe la batterie, et elle ressort avec une nouvelle.»

Je compléterais en disant que, d'une part, la révolution serait d'évoluer dans un sens qui permette de se passer au maximum de la voiture (par l'urbanisme surtout), et d'autre part, vers la non-propriété des véhicules avec des systèmes tels que l'autopartage. Le véhicule électrique n'est pas une fin en soi puisqu'il utilise une énergie secondaire : il faut produire l'électricité avec d'autres sources d'énergie, parfois pas très vertes (et avec des rendements parfois peu intéressants), du charbon en Chine, du pétrole dans d'autres pays, du nucléaire en France ; sauf à alimenter les batteries en énergies renouvelables (possible mais avec une ampleur limitée), il ne faut donc pas espérer de miracles du véhicule électrique.

Source : Laureen Ortiz pour Liberation.fr

// lundi 28 juillet 2008

2,5 milliards de personnes vivent sans sanitaires

Selon un rapport de l'UNICEF et de l'OMS, 70% des personnes n'ayant pas accès à un système d'égouts approprié vivent en Asie, et 22% en Afrique sub-saharienne. 1, 2 milliards de personnes n'ont par ailleurs pas accès à des toilettes.

Les Nations unies ont lancé jeudi 17 juillet un avertissement expliquant que quelque 2,5 milliards de personnes ne jouissent pas d'installations sanitaires basiques malgré les efforts effectués. Le nombre de personnes ayant un accès très limité à l'eau potable a cependant été fortement réduit ces 20 dernières années.

Selon l'ONU, les populations pauvres du monde sont largement plus exposées aux infections et aux maladies comme le choléra, n'ayant souvent pas d'autres choix que de faire leurs besoins dans la nature. Quelque 1,2 milliard de personnes n'ont ainsi aucun accès à des toilettes. "Environ 5.000 enfants meurent chaque jour de simples diarrhées", a déclaré Clarissa Brockehurst, de l'UNICEF.
Selon un rapport rendu public jeudi et rédigé par l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé, 70% des personnes n'ayant pas accès à un système d'égouts approprié vivent en Asie, et 22% en Afrique sub-saharienne. La communauté internationale a fait peu de progrès vers l'objectif de réduire de moitié le nombre de personnes n'ayant pas accès un des installations sanitaires d'ici 2015. Cependant, des progrès sont enregistrés en matière d'eau potable. Environ 13% de la population mondiale ont un accès restreint à l'eau, soit 884 millions de personnes, ou moitié moins qu'en 1990, selon le rapport des deux agences onusiennes.

Source : NouvelObs

// vendredi 25 juillet 2008

Le Ministère de l'agriculture et de la pêche publie les premiers résultats de son bilan carbone

Le Ministère de l'agriculture et de la pêche a annoncé le 23 juillet les résultats du bilan carbone de l'administration centrale qui concerne 6 sites parisiens et le site décentralisé d'Auzeville en Haute-Garonne.
Lancé en octobre 2007, le bilan carbone, développé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), a pour objectif d'évaluer et de réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) directes ou induites par l'activité du ministère à partir de données relatives aux bâtiments, aux déplacements (professionnels et domicile/travail), aux fournitures, à la restauration et aux déchets.
Selon le communiqué du Ministère de l'Agriculture, il en ressort que le total des émissions de gaz à effet de serre (GES) généré par l'ensemble des activités du ministère s'élève à 3.000 tonnes équivalent carbone parmi lesquelles, les postes les plus émissifs en carbone par ordre d'importance sont : les transports (53% des émissions), l'énergie (17%), les matériaux et services entrant (papiers, fournitures, restaurant, maintenance) (16%), les équipements (matériel informatique essentiellement) (13%).
Cela représente en moyenne annuelle pour chacun des 2.317 agents près de 1,3 tonnes équivalent carbone. A titre de comparaison, un français émet chaque année 2,2 tonnes équivalent carbone, vie privée et activité professionnelle confondues, déclare le Ministère.
Le Ministère souligne qu'un plan d'action adapté à chacun de ces 7 sites a été bâti autour de 36 résolutions visant à diminuer les émissions de GES de 22% à l'horizon 2012.
Ces 36 résolutions incluent la mise en place de moyens modernes de communication, tels que la visio et audio conférence, la réalisation d'un bilan thermique du siège du Ministère rue de Varenne, l'intégration de critères Hautes Performances Energétiques dans les nouveaux projets immobiliers du ministère ou l'augmentation de l'offre de produits bios ou de proximité dans la restauration collective du ministère.
Ce bilan carbone devrait être étendu à l'ensemble des services déconcentrés du Ministère, dans les départements et les régions, soit environ 9.700 agents sur 218 sites, ainsi qu'aux établissements publics locaux d'enseignement agricole environ 14.000 agents sur 322 sites et 225 exploitations agricoles.

Source : R. Boughriet dans actu-environnement.com

// mardi 15 juillet 2008

L'Anah engage des actions pour traiter l'habitat dégradé et réduire les consommations d'énergie

L'Agence nationale de l'habitat (Anah) a annoncé le 4 juillet une enveloppe de 30 millions d’euros supplémentaires pour traiter l’habitat dégradé. Ainsi, l’enveloppe passera de 70 millions d’euros à 100 millions d’euros.
Selon l’Anah, 400.000 à 600.000 logements nécessitent de nombreux travaux de réhabilitation et 160.000 logements manqueraient de deux éléments de confort de base. L'objectif est ainsi de traiter 10.000 logements en 2008 contre 7.200 en 2007 et 5.800 en 2006, souligne l'Agence nationale de l'habitat. C’est un pas important vers l’objectif de 20.000 logements par an, conformément aux engagements du Premier ministre (mission Pinte et circulaire février 2008). Le projet de loi de Madame Boutin, Ministre du Logement et de la Ville, va permettre d’amplifier encore ce mouvement, déclare l'Agence.

L’Anah a également annoncé qu'elle allait se concentrer sur les ménages relevant de la précarité énergétique, c'est-à-dire les publics les plus modestes habitant dans les logements les plus énergivores (« passoires thermiques » situées en classe G), explique-t-elle. L'Anah a indiqué qu’elle allait créer dès 2009, deux éco-primes destinées aux propriétaires qui en contrepartie devront effectuer des travaux portant sur la performance thermique globale des logements.
La première éco-prime de 1.000 euros sera à destination des propriétaires occupants très sociaux qui entameront des travaux permettant une déduction de la consommation conventionnelle de plus de 30%. Près de 7.000 logements sont ciblés.
La deuxième éco-prime, d'un montant de 2.000 euros, sera attribuée aux bailleurs qui entreprennent des travaux permettant de maîtriser les loyers et les charges de leurs locataires. 6000 logements seraient concernés. Cette écoprime est réservée aux logements conventionnés.
Au total, ces éco-primes devraient atteindre le montant de 20 millions d’euros par an.

Quand le social et l'économique rejoignent la sphère environnementale... c'est ce que l'on appelle du Développement Durable. Et même s'il reste (beaucoup) de travail, c'est déjà une très bonne nouvelle !

Source : actu-environnement.com

// vendredi 11 juillet 2008

La décroissance selon Yves Cochet

Yves Cochet est un homme très bien, qui raconte des choses très bien. Pourquoi n'apparaît-il pas sur ce site ? Et bien... l'incident est clos.
L'homme n'a pas particulièrement marqué les esprits lors de son passage au ministère de l'environnement. Ce qui ne l'empêche pas de dire des choses très justes. Dans la vidéo ci-dessous, on le voit évoquer la notion de décroissance (qui ne doit pas être vu comme un mot tabou !)... Ce qu'il dit est tellement logique et pourtant on continue à se voiler la face !


Lire également son portrait par Le Monde et bien évidemment son livre Pétrole Apocalypse

// mercredi 9 juillet 2008

les lectures d'environnement-info

Chaque jour, de nouveaux livres sur l'environnement et le Développement Durable paraissent. Comment suivre ? Comment s'en sortir ? Difficile...
Heureusement, un blog a été créé pour nous aide : http://livres-environnement-info.blogspot.com
Le site propose une petite fiche synthétique pour chaque livre sélectionné : on y voit la couverture et une petite présentation du livre. Et le tout classé dans différentes catégories pour faciliter les recherches.
Très utile pour s'y retrouver dans la jungle des livres "verts"...

// mardi 8 juillet 2008

Le visage de la France par la SNCF

Le réseau ferré Français est de grande qualité. C'est un fait indéniable. Mais il est inégalitaire. C'est un fait aussi. Ceux qui se battent contre la suppression de lignes jugées "trop peu rentables" en attesteront.
Pour le prouver ? Une très belle carte de France distordue où la distance entre 2 points ne représente pas une distance en kilomètres mais une distance en temps.

On y voit surtout les différences qui existent entre grandes villes. Mais ce que l'on distingue moins bien, c'est l'écart qui se creuse bien plus encore sur la desserte du territoire rural : il faut 1 heure pour faire 250 km entre deux grandes villes (avec le TGV) mais parfois 1 heure pour quelques dizaines de kilomètres entre petites villes.
Une très intéressante exposition organisée par la SNCF (dans un train itinérant) illustrait magnifiquement cet état de fait par le biais d'une carte mouvante qui montrait l'évolution dans le temps (des débuts de la SNCF à nos jours) de ces durées de voyages. On y distinguait clairement le rétrécissement des temps de parcours entre Paris et les principales villes françaises... mais en y regardant de plus près, on pouvait également y voir le rallongement de certains trajets (notamment sur les territoires peu denses, proches de la frontière allemande par exemple). Dommage que cette vidéo ne soit pas accessible !

// lundi 7 juillet 2008

Le Climat entre nos mains... le projet pour participer à la stabilité du climat selon La Revue Durable

La Revue Durable est vraiment formidable. La meilleure revue d'information sur le Développement Durable d'après moi. Un très bon niveau scientifique tout en étant vraiment accessible à tous. J'avais d'ailleurs déjà dit tout le bien que je pensais de ce média... ici !
Comme ils ne se contentent pas de se reposer sur leurs lauriers, voilà qu'ils proposent un outil vraiment utile. Ca s'appelle "Le Climat entre nos mains" et c'est un petit outil informatique qui doit permettre à chacun de devenir "Kyoto-compatible". Il suffit de s'inscrire, de répondre à un petit quizz pour avoir une estimation de vos émissions de gaz à effet de serre. Vous pouvez alors suivre ces émissions au fil du temps et vous engager à respecter un certain nombre de conseils personnalisés qui vous sont prodigués.
L'outil est en fait très proche du Bilan Carbone Personnel que j'avais déjà présenté ici. Mais oserais-je dire que je préfère l'outil helvético-français ? En tous cas il est indéniablement plus convivial. Et plus facile à remplir...
Et puis après tout, pourquoi choisir ? Utilisez les deux !

Le lien : leclimatentrenosmains.org

// vendredi 4 juillet 2008

Une superproduction écologique... par Yann Arthus Bertrand et Luc Besson

Vous en avez très certainement entendu parlé. Yann Arthus Bertrand réalise en ce moment un film assez novateur. Il s'appellera Home et sortira en juin 2009. Un film de plus pour sensibiliser au Développement Durable ? En version Luc Besson (qui produit) ?
En fait il ne s'agira pas que d'une belle galerie d'images dont le photographe a le secret. La nouveauté se trouve dans le mode de distribution de ce film. Le film sera multidiffusé à la télé, au cinéma, sur Internet, en DVD… et diffusé gratuitement dans tous les pays. Après ses affiches pédagogiques diffusées gratuitement dans les écoles françaises, Yann Arthus Bertrand franchit donc un pas de plus pour une sensibilisation "de masse".

La bande annonce annonce la couleur... le film devrait véritablement offrir un spectacle éblouissant...

En savoir plus... sur le site du projet : home-2009.com

// jeudi 3 juillet 2008

Ingrid Bétancourt est libre !

Aujourd'hui, une seule information est importante. Pas de rapport direct avec le Développement Durable (quoique, l'une de ses grandes causes est quand même l'écologie politique).
Après 2 321 jours de captivité dans la jungle colombienne, Ingrid Betancourt vient enfin d'être libérée. Enfin...
Je ne vais pas ajouter à la longue litanie des articles/analyse qui lui sont consacrée. Je me contente simplement de vous renvoyer vers les news publiées sur le sujet. Et de dire... OUF !

// mercredi 2 juillet 2008

Le changement climatique à la loupe de Google Earth

Le changement climatique s'affiche désormais sur Google Earth, le logiciel de navigation géographique de Google. En partenariat avec le Met Office Hadley Centre et le British Antarctic Survey (BAS), le gouvernement britannique a lancé le 19 mai un calque sur Google Earth qui propose des données géolocalisées sur les impacts du changement climatique.

Le projet intitulé “Climate Change in Our World” présente deux vues de la Terre aux utilisateurs de Google Earth. Une animation utilise des données du Met Office Hadley Centre pour la prévision des températures mondiales sur les 100 prochaines années et souligne l'impact sur différentes régions du globe. Une autre vue, développée par le British Antarctic Survey, montre le recul des glaciers en Antarctique.

Climate Change In Our World est un fichier KML à ouvrir avec Google Earth. Une fois chargé, l'utilisateur aura accès aux données du changement climatique tel qu'il a été calculé par les services météorologiques du Royaume-Uni jusqu'à 2100.

Pour en savoir plus et télécharger les calques, c'est ici

Source : Actu-Environnement.com

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