éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 29 mai 2009

Un nouveau rapport des Amis de la Terre dénonce l'impact des agrocarburants sur le climat



Les Amis de la Terre Royaume-Uni viennent de publier une nouvelle étude soulignant que l'utilisation et la production des agrocarburants accélèrent le changement climatique.

Selon l'organisation environnementale, les agrocarburants issus de soja brésilien, argentin ou américain auraient généré en un an 1,3 millions tonnes de gaz à effet de serre au Royaume-Uni, soit l'équivalent de 500.000 voitures supplémentaires sur les routes depuis l'entrée en vigueur de l'obligation d'incorporation dans le pays alors que le gouvernement anglais affirme que les agrocarburants vont économiser 2,5 millions tonnes de GES.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 16/04/2009

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// jeudi 28 mai 2009

En Alsace, les indicateurs de l'environnement à l'orange

L'état des lieux n'est pas catastrophique, mais il n'y a pas de quoi fanfaronner. La livraison 2009 des indicateurs de l'environnement en Alsace, établie grâce à un partenariat entre les collectivités territoriales et les associations spécialisées, montre que la plupart des chiffres et pourcentages sont à l'orange. La marge de progression est forte et certains indicateurs sont en régression.

Eaux de surface. Seul un tiers des cours d'eau alsaciens sont dans un état écologique bon ou très bon. Plus de la moitié du linéaire (2000 km) de cours d'eau est dans un état moyen, avec des impacts sur les espèces animales ou végétales. 15 % du linéaire sont dans un état médiocre ou mauvais, leur fonctionnement écologique présentant "des signes d'altérations graves". C'est notamment le cas du bassin de la Souffel, dans le Bas-Rhin. Au niveau européen, la directive cadre sur l'eau prévoit que plus des deux tiers des cours d'eau devront être en bon état écologique d'ici 2015. Eaux souterraines. Les derniers chiffres sur la qualité des eaux dans la vallée du Rhin supérieur datent de 2003. Ils montrent un dépassement de la limite de potabilité pour 35 % des points de mesure de la nappe rhénane et pour 53 % d'entre eux dans le Sundgau, au sud du Haut-Rhin. Les produits phytosanitaires (surtout), les nitrates et les solvants chlorés sont en cause. L'état des réserves d'eau souterraines reste "préoccupant" même si certaines études récentes, sur un réseau de points de mesure réduit, montrent une légère amélioration.

Ces bilans seront débattus le 18 juin à Colmar lors des Rencontres alsaciennes de l'environnement. La journée se terminera par une conférence ouverte au public. Les indicateurs de l'environnement 2009 peuvent être téléchargés sur le site de la région Alsace.


Source: T.C. dans www.libestrasbourg.fr - 27/05/2009

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// mercredi 27 mai 2009

La construction d'un bâtiment industriel à énergie positive a débuté dans le Pas-de-Calais

Dans le cadre du projet européen Interreg IV B ENO dédié à la coopération transnationale et du projet PREBAT, le SIZIAF gestionnaire et développeur du Parc des industries Artois-Flandres a lancé la construction d'un bâtiment à énergie positive.

Baptisé REGAIN, ce bâtiment sera installé au cœur d'un parc d'activités de 12 ha certifié ISO 14001. La conception du bâtiment doit lui permettre de limiter les besoins d'énergie et de répondre ainsi au label Bâtiment Basse Consommation (BBC). Grâce à une toiture solaire photovoltaïque et thermique permettant de produire de l'électricité, de l'eau chaude sanitaire et de préchauffer l'air entrant, le bâtiment pourra produire plus d'énergie que ses besoins, ce qui en fera un bâtiment à énergie positive (futur label BEPOS).

La démarche de construction sera également réalisée selon les critères de Haute Qualité Environnementale (HQE). Résultat, le bâtiment contiendra du bois certifié à hauteur de 205 dm3/m2 de SHON et sera équipé d'une toiture végétalisée. Il sera isolé avec de la pierre ponce et bénéficiera d'une ventilation double flux, de la récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et pour le lavage des locaux et de nombreux aménagements paysagers.

Le bâtiment REGAIN sera instrumenté pour être suivi pendant trois ans, et les résultats seront rendus publics, afin de mesurer l'efficacité réelle des solutions proposées.


Source: F. Roussel dans Actu-Environnement.com - 20/04/2009

// mardi 26 mai 2009

Alsace : lancement d'une charte qualité pour le combustible bois

Dans le cadre du développement de la filière forêt-bois et de la promotion des énergies renouvelables, la Région Alsace a décidé le 15 mai de soutenir, à hauteur de 16.250 €, la Fédération Interprofessionnelle Forêt Bois Alsace (Fibois Alsace) pour la mise en place d’une charte qualité du combustible bois naturel sous forme de plaquette, a annoncé la Région dans un communiqué.

L'objectif de cette charte, mise en œuvre fin 2009 - début 2010, est de renforcer l’organisation de la filière bois énergie et développer l’utilisation d’un combustible bois de qualité en terme de rendement énergétique et d’impact environnemental.

Le Conseil régional rappelle que les chaudières modernes sont équipées de systèmes de filtration pour éviter les rejets polluants. La charte retiendra ainsi les plaquettes à base de bois naturel (non traité). Elle entend valoriser les fournisseurs de combustibles bois de chaufferies collectives et industrielles (actuellement une quinzaine en Alsace) adhérents à la démarche, tout en en assurant le contrôle, et en répondant aux attentes d’informations des utilisateurs.

239 chaufferies collectives sont actuellement installées en Alsace dont près de 160 installations au cours des trois dernières années et 47 chaufferies aidées par la Région en 2008. Les chaufferies en fonctionnement totalisent près de 57 MégaWatt de puissance et utilisent environ 50.000 tonnes de bois (plaquettes) par an, selon la région qui a comme objectif de parvenir en 2009 à 58.000 tonnes de bois par an.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 18/05/2009

// lundi 25 mai 2009

L'administration Obama oeuvre sur deux fronts face à la question climatique

Au moment où, à la Chambre des représentants, Al Gore s'exprimait lors de l'examen du projet de loi sur l'environnement le plus ambitieux que le Congrès ait jamais étudié, l'envoyé spécial américain Todd Stern présentait à la presse, vendredi 24 avril, les objectifs du Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat, qui se réunit les 28 et 29 avril à Washington, à l'instigation de Barack Obama.

On ne saurait mieux illustrer la double approche du président américain sur le climat. D'un côté le Congrès, de l'autre la négociation multilatérale qui vise à aboutir à un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'administration ne veut pas répéter l'erreur de Bill Clinton, qui n'a jamais pu obtenir la ratification du protocole de Kyoto de 1997 par le Sénat.


Source: Corine Lesnes dans www.lemonde.fr - 27.04.09

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// vendredi 22 mai 2009

Borloo : une révolution verte pour sortir de la crise

Le ministre d'État se défend d'être absent du débat politique depuis le Grenelle de l'environnement.

Surtout ne lui dites pas qu'il a disparu ! Certains ont beau s'agacer à l'Élysée du «silence médiatique» du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire ou du «manque d'engagement politique» du vice-président du conseil national de l'UMP, Jean-Louis Borloo n'en a cure. «Je travaille tous les jours au devenir de l'humanité et on ne trouve rien d'autre à m'opposer que ces attaques d'une médiocrité inqualifiable», s'emporte le ministre d'État. Dans son entourage, la levée de boucliers est immédiate. Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, dénonce «un mauvais procès» : «Jean-Louis ne parle que boulot, il n'est pas dans les petites phrases politiques, il ne sort pas de son sujet», assure-t-elle en se réjouissant que ce ministère dispose d'une telle «locomotive».


Source: Jean-Baptiste Garat dans www.lefigaro.fr - 24/04/2009

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// jeudi 21 mai 2009

"Nous tenons les promesses du Grenelle"

Où est passée la révolution écologique annoncée par le Grenelle de l'environnement à l'automne 2007 ? A tort ou à raison, le doute s'est installé dans le paysage politico-médiatique à un moment où le numéro deux du gouvernement, Jean-Louis Borloo, est régulièrement donné partant du ministère de l'écologie.

Le plan de relance annoncé par le gouvernement se veut "vert", mais les discours du président Nicolas Sarkozy et du premier ministre François Fillon sur la sortie de crise y font rarement référence. Plan d'aide inconditionnel à l'automobile, soutien à la trésorerie des entreprises... Face à la récession, l'Etat donne davantage l'impression de se préoccuper du sauvetage de la "vieille économie" que de l'élaboration d'un nouveau modèle basé sur une croissance verte.

Plusieurs projets, dont la construction contestée d'un circuit de Formule 1 dans les Yvelines, ont donné l'impression que le gouvernement continuait de privilégier les infrastructures à la protection de la nature. Parallèlement, le débat promis sur la création d'une contribution climat-énergie - destinée à taxer toutes les énergies fossiles - n'a cessé d'être reporté.

Dans un entretien accordé au Monde, Jean-Louis Borloo réfute cette lecture et réaffirme, chiffres à l'appui, que la France est engagée dans une mutation écologique profonde et irréversible.


Source: Laurence Caramel dans www.lemonde.fr - 15.05.09

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// mercredi 20 mai 2009

Nouvelle étiquette Energie: trop compliquée!

Mardi 21 avril, les membres de la commission Industrie du Parlement européen se sont déclarés contre le projet d’étiquetage énergétique (à 26 voix contre 16) de la Commission européenne. Ce dernier suggérait de modifier l’étiquetage selon l’échelle A-G des appareils électroménagers pour y intégrer des A-20%, A-40%, afin de prendre en compte les meilleures performances énergétiques. Un nouveau format qui «ajoute à la confusion quant à savoir si la classe A représente un produit efficace énergétiquement ou non», ont estimé les députés de la commission Industrie. Dans un entretien au media Euractiv, la députée Fiona Hall a précisé qu’«une meilleure approche serait d’inclure l’année d’origine sur l’étiquette A à G, et de recalibrer la classification régulièrement afin de faire face à l’amélioration de l’efficacité énergétique».

En rejetant ce texte, les membres de la commission Industrie appellent l’ensemble des députés européens à voter contre ce projet lors de la prochaine session, prévue la première semaine de mai. Ils ont cependant précisé qu’ils ne s’opposaient pas à l’introduction d’une étiquette Energie pour les téléviseurs, seulement au format du nouvel étiquetage.


Source: Sonia Pignet dans www.journaldelenvironnement.net - 24/04/2009

// mardi 19 mai 2009

Jean-Louis Borloo dévoile son plan pour le solaire

INTERVIEW - Le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable lance notamment un appel d'offres pour construire une grande centrale photovoltaïque par région.

Jean-Louis Borloo se déplace vendredi dans la région de Chambéry pour une visite placée sous le signe de l'énergie solaire. Au menu, l'annonce de mesures pour que la France accélère son développement dans cette énergie très prometteuse.

LE FIGARO. - Vous dites que la France doit jouer un rôle de tout premier plan dans le développement de l'énergie solaire. Quels sont les grands axes de la stratégie dévoilée vendredi ? Jean-Louis BORLOO. - D'abord et avant tout, accélérer les raccordements au réseau des infrastructures solaires, en simplifiant toutes les procédures. C'est d'autant plus crucial que, depuis le Grenelle de l'environnement, la progression des capacités de production photovoltaïque correspond à la moitié de ce qui a été réalisé au cours des dix dernières années.

Ensuite, l'État lance vendredi l'appel d'offres visant à implanter d'ici à 2011 au moins une centrale solaire dans chaque région, pour une puissance totale de 300 MW. Cela permet d'alimenter en électricité l'équivalent d'une ville de 150 000 habitants. Ce programme représente un investissement de 1,5 milliard d'euros, réparti sur tout le territoire.

Au cours des derniers mois, la valeur de plusieurs entreprises liées aux énergies renouvelables a chuté de manière spectaculaire. Cela correspond-t-il à une perte de confiance dans cette industrie ? La crise financière a sans doute eu un impact sur les actions des entreprises, mais je rappelle que le secteur des énergies renouvelables connaît une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années. Un exemple : la capacité du photovoltaïque a été multipliée par 2,5 sur la seule année 2008, et l'appel d'offres sur les centrales solaires va permettre de multiplier encore par 5 en quelques mois.

Si on analyse la trajectoire des compagnies vertes, on mesure qu'elles sont un bon amortisseur de crise et qu'elles créent de l'emploi : les énergies vertes amorcent leur expansion. Au contraire, le potentiel est tel que l'on ne peut que progresser.

Vous annoncez vendredi la création d'une équipe de France dédiée à la recherche et l'innovation dans les énergies nouvelles. Qu'est-ce que cela recouvre exactement ? Le Grenelle de l'environnement va permettre de passer à la vitesse supérieure dans la recherche, notamment dans le solaire avec une enveloppe de 130 millions d'euros sur la période 2009-2012. Mais pour articuler parfaitement cet effort, en accord avec Valérie Pécresse, nous allons mettre en place une nouvelle organisation de la recherche dans le domaine des nouvelles technologies de l'énergie. Nous voulons mieux structurer la valorisation industrielle de cette recherche autour de plusieurs organismes de référence, comme le CEA, l'IFP et l'INES.

Nous avons sollicité l'aval du président de la République et du premier ministre afin de créer un fonds d'investissement dédié aux énergies nouvelles, doté d'un budget annuel de 100 millions d'euros.

Ces dernières semaines, on a surtout parlé de la filière nucléaire française. N'est-ce pas au détriment de l'essor du renouvelable ? Pas du tout. Au-delà de l'EPR, les véritables augmentations de la capacité de production électrique française reposent sur les énergies renouvelables. La croissance verte du Grenelle de l'environnement est source de compétitivité. Elle crée des emplois et optimise le fonctionnement d'un grand nombre d'infrastructures. La France est véritablement en train de prendre ce virage.


Source: Frédéric de Monicault dans www.lefigaro.fr - 15/05/2009

// lundi 18 mai 2009

Le Parlement européen souhaite la neutralité énergétique pour les nouveaux bâtiments à compter de 2019

Dans le cadre de la révision de la directive de 2002 sur la performance énergétique des bâtiments, les parlementaires européens se sont prononcés pour un objectif « zéro énergie » pour tous les bâtiments construits à partir de 2019. L'ensemble des parlementaires ont ainsi appuyé la position de leur commission industrie qui s'est prononcée en début du mois.

Ainsi, alors que la Commission européenne n'avait pas proposé de date butoir, les parlementaires demandent aux Etats membres de réaménager leur réglementation d'ici au 31 décembre 2008 pour ne construire que des bâtiment dont la consommation d'énergie primaire est nulle. Les députés leur demandent également de fixer des objectifs nationaux intermédiaires pour 2015 et 2020.

La Commission européenne devrait entre temps proposer d'ici fin 2010 une définition précise de ces « bâtiments zéro énergie ».


Source: F. Roussel dans Actu-Environnement.com - 24/04/2009

// vendredi 15 mai 2009

La nature a-t-elle un prix ?

Le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis évalue, dans un rapport, à 970 euros par hectare les services rendus par la forêt.

Selon un vieux dicton, la nature n'a pas de prix. Et pourtant. Il suffit de mesurer les services qu'elle rend à la société pour réaliser qu'ils sont multiples. Des services d'approvisionnement (eau douce, fibres, bioénergies), de régulation (recyclage, modulation de phénomènes extrêmes, stabilité des sols, stockage de carbone), culturels… Autant d'avantages que l'on tente désormais d'intégrer dans les calculs économiques. La raison en est simple. La nature se dégrade très vite. Selon «l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire» effectuée par l'ONU, 60 % des milieux étudiés sont dégradés.

Dans un épais rapport remis au ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, ainsi qu'aux actuelle et précédente secrétaires d'État à l'Écologie, respectivement Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis et son équipe de chercheurs donnent pour la première fois en France une méthode pour mesurer la biodiversité. Non pas la biodiversité remarquable, dont la valeur est «aussi difficile à évaluer que celle d'un monument historique», précise-t-il dans un entretien aux Échos, mais la nature ordinaire.

Influencer les choix d'infrastructures Ainsi la valeur moyenne de la forêt a-t-elle été estimée à «970 euros par hectare et par an en moyenne, avec une fourchette pouvant varier de 500 à 2 000 euros selon la fréquentation récréative ou touristique et le mode de gestion de l'écosystème», précise le rapport. De la même manière, «une valeur minimale de 600 euros par hectare et par an est proposée pour les prairies utilisées de façon extensive».

L'intérêt de tels calculs ? «Cela peut changer la vision de l'aménagement lors d'arbitrages sur l'usage des terres. Aujourd'hui les terres cultivées valent plus que les prairies, qui valent plus que les forêts. Mais si on intègre les services rendus, cette hiérarchie peut s'inverser», précise l'auteur, pour qui cela doit non seulement influencer les choix d'infrastructures mais également ceux concernant les aides publiques, notamment agricoles. Ce rapport devrait par ailleurs alimenter l'énorme travail entrepris par l'économiste indien Pavan Sukhdev à la demande de la Commission européenne sur l'importance économique des services écosystémiques, dont la publication est attendue en 2010.


Source: Marielle Court dans www.lefigaro.fr - 14/05/2009

// jeudi 14 mai 2009

Agriculture bio : la région Champagne-Ardenne propose une nouvelle aide

Le Conseil régional de Champagne-Ardenne a mis en place de dispositifs financiers pour la reconversion des exploitations à l'agriculture biologique, leur certification et l'achat des matériels spécifiques ou des capacités de stockage spécifiques.

Le conseil régional a annoncé le 22 avril une nouvelle aide pour maintenir les surfaces agricoles bios et susciter de nouvelles conversions. Cette aide au maintien s'appliquera à toutes les surfaces certifiées en agriculture biologique. Son montant dépendra du type de cultures (80 à 350 € par hectare et par an). Son versement aura lieu annuellement dans le cadre d'un contrat d'engagement réciproque de 5 ans entre l'agriculteur et le Conseil régional, en contrepartie du respect du cahier des charges national de la mesure maintien en agriculture biologique, précise la Région.

Les agriculteurs champardennais peuvent déposer leurs demandes, en même temps que le dossier de déclaration PAC, soit le 15 mai au plus tard, auprès des Directions Départementales de l'Agriculture et de la Forêt (DDAF).

En 2007, 148 producteurs champardennais étaient convertis ou en conversion, soit une superficie d'environ 7.280 hectares (0,5 % de la SAU régionale). Le Conseil régional a pour objectif de doubler les surfaces bios et d'atteindre 15.000 hectares certifiés en agriculture biologique à l'horizon 2013.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 24/04/2009

// mercredi 13 mai 2009

Le quartier de Clichy-Batignolles accueillera un système de collecte des déchets par aspiration pneumatique

Soumis au vote des élus parisiens le 7 avril, un projet de collecte souterraine et pneumatique des déchets sera lancé fin 2009 dans le futur éco-quartier de Clichy-Batignolles pour une mise en service progressive à partir de 2014.

Des bornes associées à un système d'aspiration conduiront les ordures ménagères et les matériaux à recycler au centre de tri par voie souterraine, explique la Ville de Paris dans un communiqué. Cette collecte pneumatique fonctionnera avec de l'électricité en lieu et place du carburant fossile utilisé par les camions, précise- t-elle.

Les bornes seront implantées à l'intérieur des immeubles, dans les rues et chez les commerçants. Le service sera ainsi disponible 24 h sur 24, en supprimant les manipulations de bacs, ainsi que les nuisances sonores et l'encombrement du trafic dus aux camions bennes, souligne la Ville.

Toutefois, le verre ne sera pas collecté dans ces réseaux, pour des raisons d'abrasion des canalisations, mais collecté dans des colonnes à verre enterrées, précise-t-elle.

Ce système, expérimenté dans le futur éco-quartier de Clichy-Batignolles représente un investissement de 12 millions d'euros amortis sur 30 ans. Environ 8.000 habitants (soit 3 à 4.000 tonnes de déchets par an) devraient bénéficier de ce nouveau service.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 21/04/2009

// mardi 12 mai 2009

Steelcase et Envie mettent en place un service de reprise du mobilier en fin de vie

L'entreprise Steelcase, qui a intégré une démarche d'éco-conception de ses produits mobiliers, s'associent à l'association d'insertion Envie et proposent à ses clients un service de reprise du mobilier de bureau en fin de vie. Aujourdʼhui les meubles qui sont repris, bureaux, chaises, caissons ou armoires, datent parfois de 20 ans et sont tous de marques différentes. En conséquence, nous trouvons de tout et rarement du mobilier éco-conçu, souligne Sylvie Etancelin-Isnard, responsable Steelcase de la reprise des produits en fin de vie.

Les meubles repris par la société défraîchis mais encore en état de fonctionnement, seront réutilisés par des associations ou entreprises qui en auront besoin pour leur usage. Concernant la collecte des pièces recyclables, celles-ci seront notamment orientées vers les filières adéquates de recyclage en fonction du matériau.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 21/04/2009

// lundi 11 mai 2009

La Ville de Metz va construire ''l'une des plus grandes centrales à biomasse de France''

Le maire de Metz, Dominique Gros (PS) a annoncé le 21 avril que sa ville allait construire l'une des plus grandes centrales à biomasse de France, couplée au réseau de chauffage urbain (capacité de 33.000 logements).

Cet équipement, approvisionné en bois, sera composé d'une chaudière d'une puissance thermique de 35 à 45 MW et d'un groupe de cogénération d'une puissance électrique de 7 à 9 MW, a précisé la ville dans un communiqué.

Cette unité permettra de réduire les émissions de CO2 de 57.000 tonnes par an, ce qui correspond à l'équivalent de CO2 émis par 14.000 véhicules parcourant 20.000 km/an, a-t-elle ajouté.

La mise en production de cette centrale est prévue en 2012. Ce projet a représenté un investissement de 45 millions d'euros financés par l'UEM (Usine d'Electricité de Metz).


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 23/04/2009

// vendredi 8 mai 2009

La nouvelle régie municipale de l’eau de Paris est en fonction


Votée par le Conseil de Paris de novembre dernier, la remunicipalisation du service public de l’eau est désormais effective depuis le 1er mai avec la création de la régie autonome « EAU DE PARIS ». L’opérateur public ainsi créé remplacera les trois acteurs aujourd’hui en fonction : la SEM EAU DE PARIS, chargée de la production d’eau potable et les deux entreprises chargé de sa distribution (Veolia en rive droite et Suez en rive gauche).

La SEM est transformée en régie, par transfert de toutes les activités et de tous les personnels la composant. Elle se voit agréger le CRECEP, laboratoire départemental centenaire d’analyse et de recherches en matière d’eau. A ce premier noyau de 600 agents environ, viendra s’ajouter toute la partie « distribution » à compter du 1er janvier 2010.

Avec cette nouvelle organisation, la Mairie de Paris compte mettre fin à la hausse du prix de l’eau depuis 25 ans. La Ville a ainsi annoncé qu’elle entendait stabiliser jusqu’à la fin de la mandature la part de la facture qu’elle maîtrise.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 06/05/2009

// jeudi 7 mai 2009

Les spams polluent autant que 3,1 millions de voitures

Les 62 milliards de pourriels consomment annuellement 33 milliards de kilowatt-heures, et dégagent autant de CO2 que 3,1 millions de voitures.

Les spams ne pourrissent pas seulement les boites aux lettres, mais aussi la planète, selon une étude réalisée par McAfee et rendue publique vendredi 17 avril. Selon la société spécialisée dans la sécurité informatique, ces courriers indésirables émettent chaque année autant de dioxyde de carbone (CO2) que 3,1 millions de voitures. D'après ce rapport, qui étudie l'"impact écologique" lié aux 62 milliards de pourriels envoyés dans le monde en 2008, "le spam consomme annuellement 33 milliards de kilowatt-heures (KWh)" au fil des cinq étapes de sa vie: création, envoi, réception, stockage et consultation.


Fermer McColo = 2,2 millions de voitures en moins


Cela équivaut à l'électricité consommée par 2,4 millions de foyers américains, avec des émissions de gaz à effet de serre équivalentes à celles produites par 3,1 millions de voitures, souligne McAfee. Le tri, l'affichage et la suppression de ces messages par les internautes, ainsi que la recherche de mails "légitimes" interceptés par erreur par les filtres, représentent près de 80% de la consommation d'énergie liée au spam. Le filtrage effectué en amont par les fabricants d'anti-virus compte lui pour 16%. Cette opération "est utile, certes, mais s'attaquer au problème à la source est bien plus efficace", note l'étude. Elle cite l'exemple du fournisseur d'hébergement web McColo, connu pour sa contribution importante à ce fléau, dont la fermeture en novembre 2008 a permis de diminuer de 70%, du jour au lendemain, le volume de spam mondial, soit l'équivalent du retrait de 2,2 millions de voitures de la circulation.


Source: NOUVELOBS.COM - 18.04.2009

// mardi 5 mai 2009

Logirep lance la construction d'un immeuble social THPE dans les Yvelines



L'Entreprise Sociale pour l'Habitat, Logirep a annoncé le 7 avril le lancement des travaux d'une habitation à loyers modérés à très haute performance énergétique (THPE) à Vaux- sur-Seine, dans les Yvelines.

D'une superficie de 1.491 m², l'immeuble se compose de 22 logements locatifs, dont quatre pourront accueillir des personnes handicapées. La consommation énergétique de l'immeuble devrait avoisiner les 80 kw/m²/an, soit 30% de moins que le coefficient de référence retenu par la réglementation thermique 2005, pour la région parisienne,a souligné Logirep.

Les bâtiments, certifiés QUALITEL THPE 2005 EnR et Habitat & Environnement (Profil A), seront notamment équipés d'un système de chauffage par le sol basse température réversible avec pompe à chaleur air/eau. Le projet prévoit également l'installation de panneaux solaires et photovoltaïques destinés respectivement à chauffer l'eau sanitaire et à alimenter l'ensemble du bâtiment en électricité.

Il s'agit du troisième projet à très haute performance énergétique de Logirep qui finalise actuellement la construction d'une résidence THPE sur le site du Polytechnicum de Marne-la-Vallée, dont la livraison est prévue pour l'été 2009.



Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 07/04/2009

// lundi 4 mai 2009

L'Etat va consacrer 800 millions d'euros en faveur des transports durables

L'Etat va allouer 800 M€ pour financer 50 projets de transports collectifs d'ici 2011. Tramways, bus en site propre et métros verront le jour dans 36 agglomérations pour favoriser la mobilité durable et le désenclavement des quartiers.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire, a présenté le 30 avril les 50 projets de transports collectifs en site propre (TCSP) situés dans 36 agglomérations de province, auxquels l'Etat apportera un financement de 800 millions d'euros d'ici 2011.

Ces projets de bus, tramways ou métros ont été sélectionnés suite à un premier appel à projets lancé en octobre 2008 par le MEEDDAT dans le cadre du plan villes durables et du Grenelle qui prévoit de multiplier par six les transports urbains collectifs en site propre pour passer en quinze ans de 329 à 1.800 km de lignes.

Grâce à ce soutien massif de l'État, près de 6 milliards d'euros de travaux seront engagés dans les 3 ans, pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports, soit un doublement du réseau existant. Les nouvelles lignes de TCSP seront, ne l'oublions pas, de véritables lignes de vie, a indiqué Jean-Louis Borloo.

Les 50 projets retenus, dont les travaux débuteront d'ici 2011, doivent contribuer au désenclavement des quartiers mais aussi à l'extension des réseaux existants et favoriser la relance économique et l'emploi. Pour Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, ces nouvelles lignes de TCSP pourraient représenter 60.000 emplois annuels directs et indirects.

Ainsi parmi les nouvelles lignes de TCSP, ont été retenus les deux projets d'extension de lignes de métro (Marseille et Lyon), la création ou l'extension de lignes de tramway (Grand Lyon, Grenoble, Le Havre, Angers, Brest, Nice, Orléans, Lens ou Le Mans), le renforcement de réseaux de bus (Lille, Annemasse, Cannes, La Rochelle ou Metz...) et la relance du funiculaire de Grasse dont la mise en service est prévue en 2012. Au total, 215 km de tramway et 150km de bus à haut niveau de service (BHNS) seront ainsi mis en service entre 2012 et 2015.

L'Etat prévoit notamment de débloquer près de 44 M€ pour les projets d'extension de la ligne 1 et de création de la ligne 2 de tramway à Nice dont la mise en service est prévue en 2013. Le projet de 2eme ligne de tramway d'Orléans, lancée en 2012, bénéficiera d'un soutien financier de 38 M€ tandis que l'Etat apportera une aide de 57,6 M€ au projet de deux lignes de tramway reliant Lens à Hénin-Beaumont et Béthune à Bruay-La-Buissière, dont la mise en service est prévue en 2014.

Côté bus, l'Etat prévoit d'apporter une aide de 0,6 M€ au projet de bus à haut niveau de service qui sera lancé en 2011 dans l'agglomération de la Rochelle et 0,8 M€ au projet de Roubaix-Hem (Nord) mis en service en 2013.

Un second appel à projets sera lancé en 2010. Rappelons que dans le cadre du projet de loi de mise en œuvre du Grenelle, l'Etat prévoit de financer à hauteur de 2,5 milliards les transports collectifs en site propre d'ici à 2020.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 30/04/2009

// vendredi 1 mai 2009

Sarkozy : le Grand Paris deviendra un exemple de "ville durable"

Le chef de l'Etat a expliqué vouloir faire de ce Grand Paris un lieu "de progrès, prospérité, de partage". Par ailleurs, 35 milliards d'euros seront débloqués pour les transports.

Nicolas Sarkozy a développé, mercredi 29 avril, son ambition du Grand Paris qui doit montrer l'exemple et devenir "ville durable", un lieu "de progrès, prospérité, de partage". Dans son discours à la Cité de l'Architecture et du patrimoine à Paris, le chef de l'Etat repousse l'idée d'une "agglomération gigantesque (...) qui n'a pas d'âme". Il a défendu le concept d'une "ville écologique, de l'après Kyoto", qui "s'allie avec la nature sans la combattre". Ce nouveau Paris est "le plus grand défi de la politique du XXIe siècle". Dans cette optique verte, il a proposé la création d'une forêt "d'un million d'arbres sur les 2.500 hectares du cône de bruit de Roissy".


Source: Nouvelobs.com - 30.04.2009

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