éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// mardi 30 juin 2009

Jean-Louis Borloo présente la feuille de route énergétique française pour 2020


À la suite d'une communication en Conseil des Ministres et avant le débat d'initiative parlementaire sur la politique énergétique à l'Assemblée, Borloo a présenté le programme des infrastructures énergétiques dans la lignée officielle du Grenelle.


Le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo, chargé notamment de l'Energie, a présenté hier la feuille de route de la France en matière d'infrastructures énergétiques à l'horizon 2020. Elle prend la forme de trois documents prospectifs dans les secteurs de l'électricité, du gaz et de la chaleur : Programmations Pluriannuelles des Investissements de production, respectivement d'électricité et de chaleur (PPI électricité et chaleur) et Plan Indicatif Pluriannuel des Investissements dans le secteur du gaz (PIP gaz). Ces prévisions constituent une triple révolution énergétique, selon Jean-Louis Borloo. Parce qu'elles organisent une décroissance inédite de la demande et qu'elles introduisent une évolution du mix vers des énergies moins carbonées. Enfin parce qu'elles permettent selon le Ministre d'Etat, à la France de tenir ses engagements en matière de réduction des émissions de GES. Au programme donc : réduction de la consommation, développement des énergies renouvelables, déclassement de la moitié des centrales à charbon et construction de deux EPR. C'est un monde en rupture, caractérisée par une nouvelle trajectoire énergétique et climatique, a commenté avec enthousiasme Jean-Louis Borloo.

Selon les prévisions, les émissions de gaz à effet de serre de la France, issues pour les trois quarts de la consommation d'énergie, devraient être ramenées, d'ici 2020, à 437 MtCO2eq, soit une réduction de 21,8% par rapport aux émissions de 2005 (558 MtCO2eq). Et donc bien plus que la moyenne européenne, à 14%, s'est félicité le ministre. Selon lui, en intégrant les mesures du Grenelle de l'environnement, la consommation finale d'énergie devrait atteindre 167 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP) en 2020 contre 177 Mtep aujourd'hui, soit une diminution de 17% au regard de l'évolution tendancielle prévue (202 Mtep).


Source: C.SEGHIER dans Actu-Environnement.com - 04/06/2009

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// lundi 29 juin 2009

La crise : enjeux et opportunités

Le Comité 21 a présenté un rapport sur la crise, ses enjeux, contradictions et opportunités : une occasion de transformer en profondeur l’économie et les questions de gouvernance. Pour autant le green business constitue-il La solution ? Pas si sûr !

Lire l'article complet sur actu-environnement.com Télécharger le rapport du Comité 21

// vendredi 26 juin 2009

La Région Rhône-Alpes lance le Chèque Energie


Dans le cadre de son Plan Energie adopté en 2005 visant au développement des énergies renouvelables et à la maîtrise de la consommation énergétique, la Région Rhône-Alpes lance le 1er juillet le Chèque énergie, un système de subventions permettant aux particuliers de régler une partie de leur facture d'installation d'équipements dédiés aux énergies renouvelables

Selon le communiqué du conseil régional, un numéro Cristal (0969 322 169) et une page sur le site de la Région (chequeenergie.rhonealpes.fr) seront mis en place, pour que tout Rhônalpin - respectant les conditions d'éligibilité - puisse adresser une demande de Chèque Energie pour l'installation d'un chauffe-eau solaire individuel (300 € ), d'un système solaire combiné individuel (1000 €) ou d'une chaudière automatique au bois (1000 €). Dans un délai de 10 jours, le Chèque Energie nominatif sera envoyé.

Depuis 2005, le Plan Energie permet, chaque année, de diminuer de 23 M€ la facture énergétique de l'ensemble des foyers bénéficiaires des aides et d'économiser 165.000 tonnes d'équivalents CO2, souligne la Région. En 2009, ce sont près de 3.000 foyers qui devraient bénéficier d'une aide énergie renouvelable en Rhône-Alpes.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-environnement.com - 24/06/2009

// jeudi 25 juin 2009

Plus de 1.000 établissements scolaires français inscrits dans la démarche ''Eco-Ecole''



Le label Eco-Ecole valorise le travail d'une année scolaire des élèves et enseignants dans leur démarche environnementale. Si 325 établissements français ont reçu le label pour l'année 2008-09, plus de 1.000 sont déjà engagés dans cette démarche.

Lancé en avril 2005 par l'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE), le label Eco-Ecole(1), agréé par le ministère de l'Éducation Nationale, est décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui se mobilisent pour l'environnement. Si le label récompense le travail du directeur et des professeurs dans leur démarche d'éducation au développement durable, il contribue surtout à sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux.

Dans les établissements volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur cinq thèmes prioritaires : les déchets, l'eau, l'énergie, l'alimentation et la biodiversité. Chaque thème, de portée locale, touche chacun dans sa vie quotidienne et permet des retombées locales en terme de qualité de vie, d'économie de ressources et d'apprentissage d'une citoyenneté ancrée dans l'engagement, souligne l'of-FEEE. Les écoles traitent ces sujets les uns après les autres, années après années (un seul thème par an). En partenariat avec des élus locaux, des associations locales et des parents d'élèves notamment, celles-ci mènent un diagnostic qui débouche sur des réalisations concrètes d'amélioration de la gestion des bâtiments scolaires.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 22/06/2009

(1) Le programme Eco-Ecole est placé sous le Haut Patronage du Ministère de l'Education Nationale, avec le soutien du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Il est mené en partenariat avec l'éco-organisme Eco-Emballages, la Fondation Ensemble et a reçu le parrainage de l'Association des Maires de France. (2) En savoir plus sur la démarche

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// mercredi 24 juin 2009

Naissance d’un quartier dense, mixte et durable à Metz


Situé sur les friches d’une ancienne gare de marchandises, le Quartier de l’Amphithéâtre, qui voit actuellement le jour à Metz, repousse l’image d’une ville «monofonctionnelle». Il se veut, au contraire, à la fois dense, mixte et durable. Découverte en images (diaporama)


Source: L C-M dans batiactu.com - 11/06/2009

// mardi 23 juin 2009

L’Ademe agrandit ses bureaux HQE

L’agence a inauguré ce lundi 8 juin son nouveau siège qui réunit enfin sous un même toit ses 280 salariés angevins. Ce nouveau bâtiment de 3 000 m² devrait consommer un peu moins de 32 kWh/m²/an d’énergie primaire. Exceptionnel pour un bâtiment de l’État ! Le tout pour un budget total de 5,1 millions d’euros HT, soit un surinvestissement de 12 % que l’agence compte rentabiliser en douze ans.

Pour atteindre l’objectif de basse consommation, le groupement lauréat de l’appel d’offres a marié des technologies désormais éprouvées : isolation par l’extérieur avec 16 cm de laine de verre sur bardage métallique, menuiserie à triple vitrage respirant avec stores intégrés, ventilation double flux avec récupération de chaleur, surventilation nocturne estivale, gestion technique centralisée… L’ensemble du bâtiment sera chauffé grâce à une chaudière à gaz à condensation.

Les concepteurs ont par ailleurs mis l’accent sur l’insertion du bâtiment dans son environnement (cible 1), l’exemplarité du chantier (3), la gestion de l’eau (5) et celle des déchets d’activité (6). L’emploi de béton autoplaçant (suppression des vibrations) et l’optimisation des plans (limitation des découpes sur chantier) ont ainsi permis d’épargner les oreilles des agents travaillant sur le site et, pour le dernier point, de réduire la quantité de déchets. Notons enfin que les ouvriers, habillés de bleus en coton équitable, étaient invités chaque matin à s’échauffer durant une dizaine de minutes pour prévenir les accidents musculaires, comme c’est le cas désormais sur la majorité des chantiers menés par Bouygues Construction.


Source: Environnement Magazine dans environnement-online.com - 08/06/2009

// lundi 22 juin 2009

Les grandes marques de biberons apprennent à se passer du bisphénol A

Jusqu’à récemment les seuls biberons sans bisphénol A (BPA) étaient proposés en France par des marques alternatives comme Green to Grow ou Weego (en verre protégé par une enveloppe de silicone coloré), justement arrivées dans l’hexagone avec la vague de méfiance contre cette substance chimique utilisée pour renforcer le polycarbonate, un plastique transparent et dur utilisé pour les biberons (ainsi que pour d’autres accessoires pour bébé, gourdes de sport et autres casques de protection). Pour mémoire, la fronde anti-BPA a commencé avec son interdiction au Canada en 2008 puis aux Etats-Unis en 2009, après que des études aient montré qu’il était susceptible de contaminer les aliments et les liquides lorsqu’il était chauffé (notamment au micro-ondes) et qu’il pouvait ainsi avoir des effets pertubateurs sur le système hormonal et la reproduction.

Mais comme aux Etats-Unis, les grandes marques de l'hexagone n’auront pas tardé à réagir pour rassurer les jeunes mères qui, alertées par la rumeur, dévalisaient ces derniers mois les stocks de biberons en verre, jugés plus sûrs que ceux en plastique. Parmi les offres sans BPA lancées ces derniers mois, notons par exemple les nouveaux biberons "Natural Glass" de Beaba (en verre), "Evidence Pure" de Bébé Confort (biberon en polyéther sulfone – PES), "Evolution" de Chicco (en PES), "Winnie" de Nuk (en polypropylène – PP), "Natural touch" de Nuby (en silicone) et "PES" de Philips Avent (en PES, comme son nom l’indique – reconnaissable à sa légère couleur miel). A noter : beaucoup de ces marques continuent à commercialiser leurs produits "classiques" en polycarbonate, et d’autres marques plus alternatives, comme Medela, en profitent à juste titre pour rappeler que "tous leurs produits, tire-laits et accessoires sont et ont toujours été garantis sans BPA ni colorant".


Source: www.mescoursespourlaplanete.com - 23/05/09

// vendredi 19 juin 2009

Reconversion de friches urbaines polluées : mode d'emploi

L'ADEME a organisé le 16 juin une journée technique sur la reconversion urbaine de friches polluées. La reconquête de ce foncier dégradé constitue aujourd'hui un enjeu pour les villes. Un guide méthodologique a d'ailleurs été présenté.
Une dizaine de milliers d'hectares de friches seraient à réintégrer dans le tissu urbain, selon Philippe Van de Maele, président de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Face à la pression foncière et l'étalement urbain, la reconversion de friches urbaines, sites ayant accueilli par le passé des activités industrielles en plein centre urbain et étant aujourd'hui délaissés, constitue pour les pouvoirs publics une opportunité dans l'aménagement des territoires et dans la recomposition des territoires urbains. Le Grenelle de l'environnement a d'ailleurs retenu la mise en place d'un plan d'action renforcé en matière de sites pollués. Dans le cadre du Plan de relance de l'économie présenté par le Président de la République, un effort exceptionnel de 20 M€ d'aide vient appuyer cette politique, rendant possible des projets d'aménagement urbain préalablement bloqués. Selon Philippe Van de Maele, le surcoût de la dépollution de tels sites est estimé à 1 ou 1,5 million d'euros par hectare pollué. Une journée technique nationale était organisée le 16 juin pour apporter des réponses concrètes aux différents acteurs impliqués dans des projets de reconversion urbaine et pour présenter, en avant première, un guide méthodologique de conduite de projet d'aménagement urbain sur site et friches pollués, réalisé par le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT) et l'ADEME.


Source: S.FABREGAT dans Actu-Environnement.com - 18/06/2009

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// jeudi 18 juin 2009

Le paquet Climat et énergie va entrer en vigueur

Le paquet Climat et énergie, notamment destiné à lutter contre le réchauffement climatique, et constitué de six textes communautaires, vient d'être publié au Journal officiel de l'Union européenne. Il entrera en vigueur le 25 juin prochain.



Le paquet Climat et énergie « constitue une étape importante pour accroître l'efficacité énergétique et la sécurité de l'approvisionnement, ainsi que pour renforcer la position de l'Europe dans le cadre du nouvel accord international sur le climat prévu pour la fin de l'année » a déclaré José Manuel Barroso, président de la Commission.

Ce train de mesures répond aux engagements pris par les dirigeants européens de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20 % par rapport aux niveaux de 1990 et de relever de 20 % la part des sources renouvelables dans la consommation d'énergie, et ce d'ici à 2020. Il contribue également à atteindre l'objectif que s'est fixé l'Union européenne d'améliorer de 20 % l'efficacité énergétique.

Les mesures adoptées prévoient la possibilité de porter le taux de réduction des émissions de 20 à 30 % dans le cas où un accord international sur le climat jugé satisfaisant serait conclu, accord en vertu duquel d'autres pays industrialisés et des pays en voie de développement s'engageraient à contribuer équitablement à la limitation des émissions au niveau mondial. Un tel accord devrait être conclu en décembre, à l'occasion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague.

Six textes

Le paquet Climat et énergie se compose de six textes. Une directive révise le système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (SCEQE). Une décision impose la répartition de l’effort fixant des objectifs nationaux contraignants pour les émissions dues aux secteurs ne relevant pas du SCEQE. Une directive fixe des objectifs nationaux contraignants consistant à augmenter la part des sources d’énergie renouvelables dans la palette énergétique. Une autre directive établie un cadre juridique destiné à garantir l’utilisation sûre et écologique des technologies du piégeage et du stockage géologique du carbone. Un règlement impose de ramener les émissions moyennes de CO2 provenant des voitures neuves à 120 g/km (réalisation échelonnée entre 2012 et 2015), puis à 95 g/km en 2020. Enfin, une révision de la directive « Qualité des carburants » impose aux fournisseurs de réduire de 6 % d’ici à 2020 les émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de production des carburants.

Source: Laurent Radisson dans actu-environnement.com - 08/06/2009

// mercredi 17 juin 2009

Responsabilité sociétale des entrepreneurs : comment se distinguer ?

En attendant la création de certifications et d’indicateurs officiels de développement durable, les entreprises engagées dans une démarche de RSE cherchent des pistes pour se distinguer. Exemple avec le Parlement Entrepreneurs d’Avenir.
Depuis 2002 et le décret d’application de la loi sur les nouvelles régulations économiques (loi NRE), les sociétés françaises cotées sur un marché réglementé doivent établir un rapport annuel de leur gestion sociale et environnementale au travers de leur activité. Environ 700 entreprises sont concernées et tenues de rendre compte annuellement de leurs impacts sociaux et environnementaux dans le cadre du rapport de gestion que présente le conseil d'administration, ou le directoire, à l'assemblée générale des actionnaires. Bien que cette obligation ne soit pas encore totalement respectée et bien souvent mal appliquée, les projets de loi issus du Grenelle de l’environnement prévoient de l’étendre à toutes les entreprises de plus de 500 salariés.

Mais certaines entreprises de plus petite taille tentent déjà d’intégrer la notion de développement durable dans leur activité et aspirent à être reconnues. Pour se distinguer, ces entrepreneurs se sont réunis la semaine dernière à l’Assemblée nationale afin de lancer officiellement le « Parlement des Entrepreneurs d’Avenir ». 240 créateurs d’entreprises sélectionnés par les initiateurs du projet1 se sont ainsi retrouvés avec un objectif commun : « engager l’entreprise vers une nouvelle démarche entrepreneuriale plus consciente de ses responsabilités, plus ambitieuse dans ses engagements ». La crise financière et économique jette une lumière nouvelle sur la nécessité d’entreprendre autrement, a expliqué Claude Tendil, Président de Generali France, l’un des partenaires de l’initiative.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 09/06/2009

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// mardi 16 juin 2009

Vers une fiscalité carbone

Une table ronde sur l'instauration d'une fiscalité carbone, idée réaffirmée lors du Grenelle, était organisée le 3 juin au Sénat. Les débats ont souligné la nécessité de la mise en place d'un tel système mais aussi la difficulté de sa mise en œuvre.



Taxe carbone, contribution climat énergie, fiscalité carbone… Les termes ne manquent pas pour désigner l'idée d'une taxe sur l'énergie qui a émergé il y a quelques années déjà et trouve de plus en plus de défenseurs. Mais si l'objectif est le même pour tous ses partisans, c'est-à-dire réduire les émissions de gaz à effet de serre et entraîner la société vers un modèle plus sobre en énergie, les déclinaisons sont multiples quant à son champ d'implication et la mécanique du système. Pour Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, il faut agir vite. La fiscalité est un outil très puissant pour nous permettre de passer d'une économie dépendante du pétrole à une économie décarbonée. Les outils réglementaires et incitatifs ne suffiront pas. Nous sommes dans une société « pétrole addict ». Il est légitime de poser la question du prix du carbone.


Source: S.FABREGAT dans Actu-Environnement.com - 04/06/2009

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// lundi 15 juin 2009

Vienne : Séché Environnement inaugure un site de production d'agrocarburant à base d'algues

Selon Associated Press (AP), le groupe Séché Environnement a inauguré le 18 mai au Vigeant (Vienne) ce qu'il annonce comme le premier site mondial de production d'éco-carburant à base d'algues cultivées grâce à la fermentation de déchets ménagers.

D'après Thierry Meunier, responsable scientifique du groupe Séché, les algues sont élevées dans des bassins d'eau de 10 m sur 3 m, profond de 50 cm. Elles se nourrissent pendant cinq jours du CO2 dégagé par les déchets ménagers et le liquide ainsi obtenu est alors transformé en éco-carburant, a-t-il précisé.

La construction du site, d'une superficie de 200 m2, devrait bientôt passer à un hectare. La région Poitou-Charentes a apporté 50.000 euros de financement à ce projet d'un coût de 200.000 euros.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 19/05/2009

// vendredi 12 juin 2009

Transports urbains «durables»: 800 millions d’euros alloués à 50 projets

L’Etat va allouer 800 millions d’euros (M€) à 36 collectivités -hors Ile-de-France (IDF)- pour participer à 50 projets de création ou d’extension de lignes de transport durable (tramway, bus, métro) d’ici 2011, dans le cadre de l’appel à projets lancé en octobre 2008 et conformément aux engagements du Grenelle.

Cette aide de l’Etat –entre 16 et 23% des investissements totaux- permettra aux collectivités d’engager près de 6 milliards € de travaux sur trois ans (2009-2011) pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports collectifs en site propre (TCSP) (1). «En deux ans, nous allons doubler la capacité de transport de voyageurs des agglomérations françaises», s’est félicité Jean-Louis Borloo, ministre chargé de l’environnement.

Ce plan recouvre trois ambitions: environnementales par la promotion des transports propres et la réduction des émissions de CO2, de cohésion sociale par le désenclavement des quartiers défavorisés et économiques et sociales. Plus de 500 M€ seront ainsi attribués à des projets desservant des quartiers prioritaires. La création de 60.000 emplois est également prévue.

Les 50 projets retenus débuteront avant le 1er janvier 2011, dont un tiers avant la fin de l’année 2009. Parmi eux figurent deux projets d’extension de lignes de métro à Marseille (6,2 M€) et Lyon (28 M€). La Communauté d’agglomération de Montpellier est la grande gagnante avec une subvention record de 82,6 M€. Bordeaux, Tours, Lens, Reims, Le Havre et Dijon recevront des aides comprises entre 40 et 58 M€. Valenciennes, l’ancienne municipalité de Jean-Louis Borloo, recevra 25 M€.

Ce projet s’inscrit dans la démarche de promotion de la ville durable du Grenelle de l’environnement. Le projet de loi Grenelle I prévoit ainsi que les collectivités augmentent de 329 à 1.800 km les TCSP en 15 ans, pour un investissement global estimé à 18 milliards €, hors IDF, auquel l’Etat contribuera à hauteur de 2,5 milliards € d’ici 2020.

Un second appel à projet sera lancé en 2010. «Il devrait permettre de soutenir les 11 projets non retenus dans le premier appel», a indiqué Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg PS et président du Groupement des autorités responsables de transports publics (Gart).

L’Ile-de-France recevra quant à elle une somme avoisinant les 35 milliards € pour développer ses transports –dont 21 milliards pour le métro automatique circulaire de 130 km reliant Orly et Roissy- dans le cadre du projet de Grand Paris dévoilé mercredi 29 avril par le président de la République.

(1) Un transport collectif en site propre (TCSP) est un système de transport public de voyageurs utilisant une voie affectée à sa seule exploitation


Source: Sabine Casalonga dans www.journaldelenvironnement.net - 04/05/2009

// jeudi 11 juin 2009

Les architectes voient la ville en vert

Roland Castro veut installer une sorte de Central Park au cœur de La Courneuve. La Cité de l'architecture présente les idées des architectes pour le Grand Paris. La plupart remettent la nature au centre du paysage urbain.

» EN IMAGES - Les dix projets du Grand Paris

Le débat autour du Grand Paris se focalise volontiers sur les transports - le gros morceau des annonces présidentielles qui seront faites demain - ou sur la construction de nouvelles tours. Mais les projets présentés par les dix architectes font aussi la part belle au vert, aux arbres, à l'agriculture et à l'eau. Dans le sillage des engagements pris par une centaine de pays pour réduire les gaz à effet de serre, les projets présentent des bâtiments moins consommateurs d'énergie, une agriculture en harmonie avec la ville et des cours d'eau qui reprennent des droits dans la vie des habitants. L'automobile est reléguée derrière les tramways, les eaux de pluie sont récupérées, les terrasses transparentes ou fleuries. Certaines équipes d'architectes se sont d'ailleurs étoffées pour cette vaste réflexion sur l'image de l'Ile-de-France dans vingt ans, de paysagistes et d'urbanistes.

» INTERVIEW - Le président de la Cité de l'architecture : «L'occasion pour les Franciliens de réfléchir sur leur cité de demain»

» L'enquête sur les monuments parisiens sur Le Figaroscope

Du 30 avril au 22 novembre 2009. Cité de l'architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot. 1, place du Trocadéro, 75116 Paris (métro Trocadéro). Ouverture tous les jours de 11 heures à 19 heures. Nocturne : le jeudi jusqu'à 21 heures. Fermeture le mardi. Entrée libre.


Source: Claire Bommelaer dans www.lefigaro.fr - 29/04/2009

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// mercredi 10 juin 2009

Une nouvelle pile photovoltaïque ''low-cost'' mise au point au Pays de Galles

L'Université de Swansea (Pays de Galles) et Pure Wafer International, entreprise spécialisée dans la production de semi-composants électriques et électroniques, viennent de mettre au point une pile photovoltaïque à base de silicium de récupération, un sous-produit de l'industrie des semi-conducteurs. Ce qui contribuerait de façon significative à la réduction des coûts énergétiques, a annoncé le 14 avril International Business Wales (IBW), organisme public gallois visant à encourager la compétitivité des entreprises.

Destinées à réduire les coûts d'énergie, les cellules photovoltaïques sont intégrées dans des modules constitués d'environ 90 cellules connectées, et sont ainsi capables de produire davantage d'électricité que des cellules isolées, a expliqué IBW.

Ce projet commun, qui implique en outre trois entreprises galloises, a pour objectif de produire de l'énergie low-cost et des modules photovoltaïques de grande efficacité au Pays de Galles, d'ici à 2010, a déclaré Simon Convay, Responsable Nouvelles Technologies de Pure Wafer International.

En termes d'applications, les cellules photovoltaïques peuvent être incorporées au sein de modules ou panneaux solaires, installées sur les toits d'habitations ou encore, développées pour des usines produisant de l'énergie solaire, a précisé IBW.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 15/04/2009

// mardi 9 juin 2009

Le Conseil Général des Vosges choisit le passif pour ses bâtiments


Fin 2009, un nouveau bâtiment de 1.659 m2 répartis sur cinq niveaux et situé à Epinal, accueillera une équipe administrative du Conseil général des Vosges. Sa particularité ? Ce bâtiment devrait consommer moins de 20 kwh/m2/an, ce qui en fera un bâtiment dit « passif ». Conçu de manière à limiter les déperditions de chaleur, le bâtiment sera beaucoup plus isolé qu'un bâtiment classique : 30 cm d'isolant pour les murs, 30 à 40 cm pour la toiture et 20 cm pour le sol. Les vitrages seront eux aussi performants : leur résistance thermique sera deux fois supérieure à celle d'un double vitrage classique.

Le renouvellement d'air sera assuré par une centrale de traitement d'air double flux. L'air chaud sortant du bâtiment passera par un échangeur de chaleur qui transférera la chaleur de l'air sortant à l'air entrant. Les deux flux d'air ne se mélangeront pas, seule la chaleur sera récupérée. Avant de pénétrer dans le bâtiment, l'air transitera au préalable dans un puits canadien. En été, les besoins en fraîcheur seront assurés en utilisant l'eau de la nappe phréatique. Cette eau sera prélevée à quelques mètres de profondeur, passera dans un ballon échangeur de chaleur et sera ensuite réinjectée dans la nappe.

Au final, le Conseil Général des Vosges s'attend à limiter sa facture d'énergie à environ 800€/an soit dix fois moins qu'un bâtiment traditionnel, dans ce domaine.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 19/05/2009

// lundi 8 juin 2009

L’Ademe publie un rapport sur le recyclage des plastiques en 2007

Le 20 mai, l’Ademe a mis en ligne un rapport sur le recyclage des plastiques en 2007 (1) qui montre une hausse globale des déchets traités et recyclés par rapport à 2005.

L’enquête a été menée auprès de l’ensemble des acteurs de la filière, les centres de tri de déchets ménagers ainsi que les centres de traitement des DEEE. En 2007, les 712 établissements de la filière ont traité 1.129.000 tonnes (t) de déchets plastique dont 1.025.000 t collectées en France.

Les tonnages traités ont augmenté de 12% par an depuis 2005 et les plastiques collectés en France de 13%. Cette augmentation serait en partie due à l’élargissement du champ de l’enquête. Par rapport à 2005, parmi les plastiques collectés en France, la part de déchets recyclés ou rénovés (916.000 t) a augmenté de 11%.

Le rapport souligne une croissance du recyclage des déchets post-consommation, en particulier les films d’emballage et agricoles, qui résulte notamment des nouvelles filières (DEEE, VHU) et des efforts réalisés par le secteur du bâtiment.

La collecte de PEBD, la résine le plus souvent valorisée par la filière, est en progression (24% des tonnages) tandis que la part du PVC est en recul (6%). Autre caractéristique: la filière est tournée vers l’exportation. Les tonnages de plastiques exportés (705.000 t) ont augmenté de plus de 35% en 2 ans.

(1) Enquête sur le recyclage des plastiques en 2007, rapport final de l’Ademe (mars 2009)

Source: Sabine Casalonga dans www.journaldelenvironnement.net - 25/05/2009

// vendredi 5 juin 2009

Economie verte : comment réinventer un modèle ?

Organisée à l'initiative du quotidien Le Monde, une conférence sur le « green business » a présenté les résultats d'un sondage réalisé dans 17 pays qui révèle un certain scepticisme des opinions vis-à-vis des stratégies « vertes » des entreprises…




Source: Agnès SINAI dans Actu-Environnement.com - 03/04/2009

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// jeudi 4 juin 2009

Réchauffement climatique : les États-Unis au pied du mur


La centrale nucléaire de Three Mile Island (États-Unis). Environ 20% de l'énergie américaine est d'origine nucléaire, un chiffre quatre fois inférieur à celui de la France.


Après une réunion de deux jours à Paris, les Européens demandent aux Américains de renforcer leurs engagements en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

À quelque deux cents jours du sommet de Copenhague, des rencontres tous azimuts se poursuivent entre les pays pour tenter de dessiner les contours de ce qui doit devenir le nouvel accord sur le climat. Celui qui - si tout va bien - succédera au protocole de Kyoto dont l'échéance est fixée fin 2012.

«Cela paraît très difficile, presque insurmontable, mais je crois à la volonté et un peu à la magie, comme à la veille du Grenelle ou du “paquet climat énergie” où tout le monde craignait un échec», rappelle le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo. «Le destin du monde se jouera probablement en décembre.» Il se félicitait mardi des avancées dans la création d'un «fonds mondial vert» destiné à financer la lutte contre le réchauffement climatique. Les États-Unis soutiennent désormais cette initiative mexicaine.

La réunion qui s'est achevée mardi à Paris des dix-sept pays (1) représentant le forum des économies majeures est une pièce essentielle du puzzle. À eux seuls, en effet, ils assurent 80 % de la consommation énergétique mondiale et 80 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète.

Un huis clos de deux jours «essentiel», assure un expert, «car c'est le seul moyen d'explorer en toute confiance les positions des uns et des autres». Mais pour l'heure, ces positions restent très éloignées, notamment sur les objectifs chiffrés sur lesquels les uns et les autres doivent s'engager d'ici 2020.

Borloo veut «de la souplesse» entre pays riches

Forts du «paquet climat énergie» négocié en décembre dernier et qui prévoit une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre et de 30 % en cas d'accord à Copenhague, les Européens considèrent qu'ils remplissent les engagements actés à Bali en 2007. Ce que l'on appelle «la feuille de route de Bali» préconise notamment une réduction de 25 % à 40 % des émissions par rapport à 1990. En revanche, l'engagement des Américains est jugé beaucoup trop insuffisant. Certes, le passage de George Bush à Barack Obama, qui a marqué le grand retour des Américains dans les négociations climatiques, a été largement applaudi. Mais ces derniers ne s'engagent que sur 6 % de réduction de leurs émissions. Trop peu, estime l'Europe. Très nettement insuffisant, surenchérit la Chine qui n'hésite pas à mettre la barre à 40 % pour tous les pays riches.

«Mieux vaut avoir un accord fort qui commence réellement à fonctionner qu'une rupture dans les cinq ans. Les États-Unis démarrent tard pour des raisons évidentes (l'obstruction de l'Administration Bush aux négociations sur le climat) mais de là d'où nous partons c'est un énorme, énorme changement», plaide Todd Stern qui pilote la délégation américaine durant les négociations. Les démocrates américains ont vécu comme un terrible traumatisme leur impossibilité à concrétiser leur engagement pour le protocole de Kyoto qui, en 1997, avait été invalidé par le Sénat.

Jean-Louis Borloo évoque une porte de sortie en appelant à «de la souplesse» entre pays riches. «Si chacun a des obligations nationales, cela n'empêche pas que nous puissions trouver, entre pays riches, la façon d'arriver au même objectif avec certains qui font plus vite et d'autres un peu plus après», a-t-il estimé. Obama s'est notamment engagé à réduire les émissions américaines de 80 % en 2050.

Un premier document de travail devrait être rédigé dans les semaines qui viennent. Un projet qui servirait à la fois pour le G8 des chefs d'État en juillet prochain et qui, pour la première fois, a inscrit la question climatique à son agenda. Il circulera également à Bonn au début du mois de juin, lors de la reprise des négociations sous l'égide de l'ONU.

(1) Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Danemark (pays organisateur du prochain sommet), États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, et en plus les représentants de l'Union européenne ainsi que celui des Nations unies.


Source:Marielle Court dans lefigaro.fr - 27/05/2009

// mercredi 3 juin 2009

Les français font leur palmarès: Qui est le plus engagé en faveur du développement durable ?

D’après les résultats du baromètre réalisé par OpinionWay pour Le Figaro.fr, Futura-Sciences et En Ligne pour Ta Planète

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le 5 juin prochain, Le Figaro.fr, Futura-Sciences, En Ligne pour Ta Planète et OpinionWay ont voulu demander aux français qui étaient, d’après eux, celles et ceux qui étaient les plus impliqués dans le domaine du développement durable.

L’union européenne en tête

A la question "qui intervient le plus en faveur du développement durable", 30% des sondés ont répondu L’Union Européenne devant la Région (23%) et l’Etat (16%). A la veille des élections européennes, cela prouve que les Français ont conscience du rôle décisif de l’Europe dans le développement durable.

Les scientifiques plébiscités

Pour les Français, les acteurs les plus importants dans le domaine du développement durable, sont les scientifiques (30%) talonnés par les responsables d’entreprises et les responsables associatifs (29%), loin devant les élus (11%).

Nicolas Hulot, "médaille d’or"

Cette enquête indique également que parmi les personnalités investies dans le développement durable, 57% des Français plébiscitent Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand (34%) et l’Américain Al Gore (29%). Cela démontre une nouvelle fois l’intérêt modéré accordé aux politiques : José Bové (25%) et Jean Louis Borloo (13%) sont les premiers cités.

L’action d’EDF reconnue

Concernant les grandes entreprises et les marques, on constate que 49% estiment qu’EDF est la plus engagée en matière de développement durable. Suivent IKEA (39%), Leclerc (37%) et la SNCF (31%).

Des Français inquiets et mal informés

Une des tendances révélées par cette enquête est que 86% des Français sont conscients des risques potentiels dans le domaine de l’environnement, quand 80% d’entre eux se déclarent inquiets de ces mêmes risques. De plus, cette étude révèle que 80% ne savent pas ou pas très bien ce que contient le "Grenelle de l’environnement". Un chiffre fort qui met bien en lumière les efforts d’information qui doivent encore être consentis dans ce domaine.

Méthodologie : Etude quantitative réalisée auprès d’un échantillon de 1020 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées les 20 et 21 mai 2009.


Voir en ligne : Les résultats complets sont disponibles sur le site En Ligne pour Ta Planète

Source: David Naulin dans cdurable.info - 02/06/09

// mardi 2 juin 2009

Les chauffe-eau solaires obligatoires en Outre-mer

Un décret paru au Journal officiel du 19 avril impose l’installation de chauffe-eau solaires pour la production d’eau chaude sanitaire dans toutes les constructions neuves à usage d’habitation dans les départements d’Outre-mer. Le décret précise que, «dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion, ainsi que dans le département de la Guyane, lorsqu’un système de production d’eau chaude sanitaire est installé dans un logement neuf, cette eau chaude est produite par énergie solaire pour une part au moins égale à 50% des besoins, sauf si l’ensoleillement de la parcelle ne permet pas de mettre en place un système de production d’eau chaude sanitaire par énergie solaire couvrant au moins 50% des besoins».

Dans un communiqué, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) se réjouit de cette mesure. «La filière solaire, qui emploie aujourd’hui plus de 1.500 personnes dans les Dom, devrait voir ses effectifs augmenter sensiblement», indique le SER.


Source: Sonia Pignet dans www.journaldelenvironnement.net - 23/04/2009

// lundi 1 juin 2009

Valoriser les pylônes électriques en y installant des éoliennes

Le cabinet d’ingénierie Elioth a déposé un brevet pour un projet qui consiste à installer des éoliennes à axe vertical sur les pylônes électriques. Baptisé Wind-It, ce projet a été récompensé au concours Metropolis Next Generation Design Competition.



Souvent accusée de défigurer les paysages français, l’énergie éolienne pourrait être déployée dans un nouveau secteur si le projet « Wint-It » du cabinet d’ingénierie Elioth voyait le jour. « Wind-It » est un projet de production d’électricité renouvelable grâce à des éoliennes à axe vertical installées sur les pylônes électriques. Ainsi valorisés, les pylônes deviendraient producteurs d’une énergie renouvelable directement raccordée au réseau.

Avec ce projet, le cabinet Elioh souhaite profiter des nombreux avantages des aérogénérateurs de type Darrieus : équipées de deux ou trois pâles, ces éoliennes n’ont pas besoins d’être orientées face au vent, leur rendement est comparable à celui des éoliennes à axe horizontal et elles sont moins bruyantes car elles ne génèrent pas d’effet de sifflement à l’extrémité des pâles. Outre le fait de ne pas porter une atteinte supplémentaire aux paysages, le projet Wind-It entend également remédier à l’inconvénient majeur des énergies renouvelables : l’intermittence. Il est très rare que le potentiel éolien soit nul sur l’ensemble d’un territoire de grande échelle. La stratégie de dissémination « Wind-It » offrirait donc une mutualisation spatiale de la production et assurerait de façon constante une production nominale d’énergie renouvelable, explique Elioth.

Le cabinet a développé deux stratégies de développement : une première basée sur l’adaptation des piliers existants avec des éoliennes de 1 à 10 kW pour les petits piliers (version S) et de 20 à 100 kW (version L) pour les plus gros piliers. Le cabinet propose également un nouveau pylône électrique intégrant déjà plusieurs unités de production cumulant 100kW à 1 MW de puissance (version XL).


Un potentiel de plus de 500.000 pylônes en France

Le cabinet Elioth a déjà identifié de nombreux marchés potentiels pour son projet. À titre d’exemple, la France compte plus de 500.000 pylônes de moyenne et haute tension adaptable aux versions S et L. La version XL pourrait trouver de nombreux débouchés dans les pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil où les réseaux électriques s’agrandissent. Le projet permet de mutualiser le coût d’installation des aérogénérateurs et de leur support avec l’investissement d’infrastructures neuves, explique Elioth. Le cabinet est donc convaincu que le Wind-It version XL trouvera à terme une rentabilité économique supérieure à celle des éoliennes traditionnelles puisqu’il permet de partager les coûts de raccordement et d’engendrer des effets d’échelle industrielle grâce à l’équipement d’une ligne complète. Pour l’instant les coûts d’investissement de Wind-it sont encore supérieurs à ceux des éoliennes classiques pour une même puissance.

En association avec l’agence d’architecture Encore Heureux, le projet Wind-It a été récompensé le 18 mai dernier à New York en gagnant le premier prix du concours « Metropolis Next Generation Design Competition » organisé par la revue américaine Metropolis.

Elioth cherche désormais des accompagnements industriels et financiers pour déployer leur concept. Le cabinet a par ailleurs déposé un brevet.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 25/05/2009

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