éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// mercredi 29 juillet 2009

Des fermes agricoles productrices d'énergie solaire photovoltaïque


A l'initiative de la Chambre d'agriculture de l'Ariège, une cinquantaine d'exploitants agricoles du département se sont lancés dans la production d'énergie photovoltaïque en 2008. 90 porteurs de projets ariégeois sont attendus en 2009. Détails.
Depuis 2006, la Chambre d'agriculture de l'Ariège (09) encourage les agriculteurs à produire de l'énergie solaire photovoltaïque, leur permettant de diversifier leurs revenus, malgré l'ampleur des investissements de départ.

Cette électricité est en effet revendue à EDF à un prix de rachat indexé et garantie pendant 20 ans, ce qui permet au producteur d'amortir sa centrale photovoltaïque en 10 ans, explique la Chambre d'agriculture de l'Ariège. Soit en moyenne 24.000 euros/an/exploitation pour une centrale photovoltaïque d'environ 300 m2.

La Chambre d'agriculture de l'Ariège prend ainsi en charge l'ensemble des démarches administratives que suppose ce type de projet photovoltaïque - de la formation à la mise en place des panneaux - et gère leur installation dans le cadre de commandes groupées.


Source: R. BOUGHRIET Actu-Environnement.com - 09/07/2009

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// lundi 27 juillet 2009

Le PNUE publie ''Climat en Péril'' basé sur le dernier rapport du GIEC



Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) vient de publier le guide intitulé Climat en Péril, à destination du grand public, basé sur le quatrième rapport de synthèse du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) publié en novembre 2007, auquel ont participé plus de 2.500 scientifiques internationaux.

Ce quatrième rapport prévoit notamment une hausse de température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990.

Le GIEC recommande un objectif minimal de réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre en 2050, pour contenir le réchauffement global en deçà de 2°C.

Selon le PNUE, le guide Climat en péril qui utilise un langage simplifié, illustré de graphiques, vise à aider à réduire le fossé entre science et politique, et à promouvoir la prise de conscience du public quant à l'urgence d'agir pour combattre les changements climatiques et leurs impacts.

Ce guide est une publication conjointe du GRID-Arendal et de SMI Books avec le soutien de l'Autorité norvégienne du contrôle de pollution et de l'agence suédoise de protection de l'environnement.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 21/07/2009

// vendredi 24 juillet 2009

Plans Climat territoriaux: «répondre à un déploiement massif»



Le projet de loi dit Grenelle I incite les régions, les départements, les communes et groupements de communes de plus de 50.000 habitants à mettre en œuvre un plan Climat territorial (PCT). S'ils relèvent encore aujourd’hui d’une démarche volontaire, le Grenelle II les rendrait obligatoires. Julie Laulhère, experte à l‘Ademe sur le sujet, explique comment préparer leur généralisation.

Que doit contenir un PCT ? Un PCT est un projet territorial de développement durable mis en place par une ou plusieurs collectivités ; il vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation du territoire aux effets du changement climatique. Il doit mobiliser l’ensemble des partenaires de la collectivité et des acteurs locaux pour atteindre les objectifs de réduction des émissions définis dans le PCT. En lien avec les autres finalités du développement durable, il sert également des objectifs économiques et sociaux tels que le développement de filières locales d’emploi et la lutte contre la précarité énergétique.


Source: Sonia Pignet dans journaldelenvironnement.net - 22/07/2009

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// mercredi 22 juillet 2009

Climat : le Premier ministre britannique propose un fonds mondial de 100 milliards de dollars

Selon l'AFP, le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé le 26 juin à la création d'un fonds international de 100 milliards de dollars (70 milliards d'euros) par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à affronter les conséquences du changement climatique.

M. Brown a prévenu que la Terre elle-même sera en danger si un accord n'est pas trouvé lors de la conférence des Nations Unies sur le climat de Copenhague (Danemark) en décembre qui doit aboutir à un nouveau traité post-Kyoto.

Si nous voulons obtenir un accord à Copenhague, je pense que nous devons faire passer le débat d'une impasse sur des chiffres hypothétiques à une négociation active... et une reconnaissance pressante des besoins des pays les plus pauvres et les plus vulnérables, a-t-il déclaré lors d'un discours prononcé au zoo de Londres.

La proposition de Gordon Brown de créer un fonds international de 100 milliards de dollars a été saluée par l'organisation environnementale Greenpeace. Enfin un leader du G8 qui parle d'une enveloppe financière d'une ampleur juste, un nombre à trois chiffres et des milliards, non des millions. Sans ce type de sommes il n'y aura pas d'accord à Copenhague, et sans accord à Copenhague le monde devra affronter un futur catastrophique, a commenté dans un communiqué le chef de l'unité scientifique de Greenpeace au Royaume-Uni, Dr Doug Parr.

Mais Greenpeace France se demande également ce que fait le Président Nicolas Sarkozy et l'invite à suivre son homologue britannique sur la voie d'un accord ambitieux à Copenhague. La France, qui a mis sur la table en début de semaine son traité idéal pour le climat, s'est montrée incapable d'une telle démarche, a déploré Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

Rappelons que Greenpeace et plusieurs autres ONG ont présenté le 8 juin à Bonn (Allemagne) leurs propositions en vue d'un accord à Copenhague. Les ONG fixent notamment à 110 milliards d'euros par an les financements nécessaires pour aider les pays en développement à s'adapter aux changements climatiques.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 29/06/2009

// mardi 21 juillet 2009

Présentation du rapport des sénateurs sur la taxe carbone



Le 8 juillet au Sénat, les sénateurs Fabienne Keller (UMP) et Jean Arthuis (Nv.Centre) ont présenté les conclusions du groupe de travail sur la fiscalité environnementale portant sur la création d’une taxe carbone et la régulation des marchés de CO2.


Tandis que se réunit à huis clos le 9 juillet la conférence d’experts sur la taxe carbone présidée par Michel Rocard, le rapport des dix sénateurs du groupe de travail sur la fiscalité environnementale ne pouvait pas tomber plus à pic. Répondant à la nécessité d’une réflexion de fond sur ces questions, cette étude fait un tour d’horizon des travaux et des dispositifs existants - en Suède, Finlande, Danemark, Colombie-Britannique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas - avant de faire part de ses propres recommandations.

Après avoir posé les enjeux liés à la préparation de la conférence de Copenhague sur le climat, les sénateurs rappellent les spécificités de la fiscalité environnementale : son assiette a vocation à disparaître à long terme dès lors que l’incitation à changer les comportements produit ses effets, et il s’agit d’une fiscalité qui ne répond pas à un objectif de rendement budgétaire. Pourquoi ? Parce qu’elle vise à infléchir les comportements et, si elle y parvient, son assiette a vocation à diminuer. Du coup, elle ne fournit pas de recettes pérennes.


Source: Agnès SINAI dans Actu-Environnement.com - 09/07/2009

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// vendredi 17 juillet 2009

Bâtiments BBC : les premiers projets tiennent leurs promesses

Grâce aux nombreux bâtiments construits dans le cadre des appels d'offres du PREBAT, l'ADEME confirme que le label BBC est atteignable que ce soit en construction neuve ou en rénovation mais avec un surcoût de 15% en moyenne aujourd'hui.


Depuis 2005, dans le cadre du Programme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans les bâtiments (PREBAT), l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (ADEME), l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) encouragent la réalisation de bâtiments dont les performances énergétiques vont au-delà des exigences de la réglementation thermique actuelle (RT 2005). Des appels à projets ont été lancés depuis 2006 en partenariat avec la quasi-totalité des régions pour la construction ou la réhabilitation de bâtiments à des niveaux de performance équivalant le label réglementaire BBC. Ce label Bâtiments Basse Consommation est attribué aux bâtiments de logements neufs consommant au maximum 50 kWh/m2/an à ajuster d'un facteur 0,8 à 1,3 selon l'altitude et la zone climatique ainsi qu'aux bâtiments tertiaires présentant une consommation inférieure à 50% de la consommation conventionnelle de référence de la RT 2005. Cette RT 2005 correspond à une consommation de chauffage de 85 kWh/m2/an en moyenne.

Résultat, à travers ces appels d'offres, plus de 250 projets démonstrateurs ont été sélectionnés représentant près de 550 bâtiments que ce soit des bureaux, des maisons ou des immeubles d'habitation. 60 d'entre eux portent en totalité ou en partie sur la réhabilitation de bâtiments existants. 4 projets concernent des bâtiments à énergie positive, bâtiments qui produisent plus qu'ils ne consomment grâce aux énergies renouvelables. Pour l'ADEME, les premiers bâtiments réalisés tiennent leurs promesses et démontrent que la basse consommation peut être atteinte avec les technologies existantes et pour des coûts maîtrisés.

Le PREBAT a ainsi permis de construire une maison individuelle à Gigean dans l'Hérault. Construite en béton cellulaire avec isolation par l'intérieur associée à une protection solaire de la façade sud, un chauffage gaz à condensation et un chauffe-eau solaire individuel, cette maison ne consomme que 32 kWh/m2 /an d'énergie primaire. Elle répond donc au label BBC qui dans cette zone climatique exige une consommation maximale de 40 kWh/m2 /an.

Avec le recul, l'ADEME précise que le coût médian de construction des bâtiments neufs se situe ainsi vers 1.450 euros HT/m2 soit environ 15% supérieur au coût moyen de la construction. L'ADEME remarque toutefois que près de la moitié des projets présentent des surcoûts inférieurs à 15%, voire aucun surcoût par rapport à des bâtiments qui auraient été construits suivant la réglementation thermique actuelle (RT2005). L'agence assure toutefois que les bâtiments démonstrateurs du PREBAT vont permettre de diffuser largement les meilleures solutions et les techniques d'optimisation. Cela permet d'espérer que les éventuels surcoûts engendrés par la future réglementation thermique puissent être réduits autour de 5%, précise l'ADEME. Ces surcoûts d'investissement pourront être amortis en 10 – 15 ans grâce aux économies de charges induites sur la facture énergétique, au coût actuel de l'énergie, ajoute-t-elle.

De nouveaux appels à projet régionaux vont être lancés dans les prochains mois, notamment axés sur les bâtiments à énergie positive pour le neuf et la réhabilitation.

Par ailleurs, l'agence contribuera au lancement prochain d'un observatoire du Bâtiment Basse Consommation en partenariat avec le Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et le collectif Effinergie.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 25/06/2009

// jeudi 16 juillet 2009

Systèmes de management de l’énergie : l’AFNOR publie une norme


L’AFNOR vient d’annoncer avoir publié, le 1er juillet dernier, la norme NF EN 16001 « Systèmes de management de l’énergie ». Destinée à tout organisme, quel que soit son domaine d’activité ou sa taille, elle a pour objectif de les aider à développer une gestion méthodique de l’énergie et d’améliorer ainsi leur efficacité énergétique, commente l’Opérateur international dans le domaine de la qualité et du management, dans un communiqué.

Cette norme définit les exigences du système de management de l’énergie accompagnées de recommandations de mise en œuvre. Pour être conforme à la norme, l’organisme devra définir une politique adaptée à ses usages énergétiques et, à partir d’un diagnostic initial, il identifiera des cibles cohérentes avec ses engagements d’amélioration de l’efficacité énergétique. En s’appuyant sur les compétences d’un responsable « énergie », il devra établir un programme de suivi et de mesurage de sa performance énergétique lequel reposera sur un plan de comptage de l'énergie.

La future norme internationale ISO 50001 « Systèmes de management de l’énergie » est prévue fin 2010.


Source: C.SEGHIER dans Actu-Environnement.com - 06/07/2009

// mercredi 15 juillet 2009

Bilan carbone: le Parlement européen se veut exemplaire


Le Parlement européen, qui va accueillir un nombre record d’élus Verts suite au scrutin de dimanche, n’avait toutefois pas attendu pour «verdir» son mode de fonctionnement. Afin de réduire ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2020, un plan d’actions ciblé sur l’efficacité énergétique des bâtiments et les transports a été adopté en février. Suite et fin de notre dossier consacré aux élections européennes.


Source: Sabine Casalonga dans journaldelenvironnement.net - 09/06/09

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// lundi 13 juillet 2009

Les imprimeurs verdissent à vue d'œil

Dans le contexte actuel, chacun entend montrer qu'il est concerné par la protection de l'environnement. Les imprimeurs ne sont pas en reste et s'engagent eux aussi, au-delà de la réglementation. Si les labels en tout genre sont légion, la certification ISO 14001 reste encore très marginale.

la vidéo

Source: Actu-Environnement.com - 03/06/2009

// vendredi 10 juillet 2009

Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau


Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement. Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

"Bundy on Tap"

L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet). C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne. Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".


Source: NOUVELOBS.COM - 09.07.2009

// jeudi 9 juillet 2009

En 2040, plus besoin de pétrole aux USA


Un interview de Amory Lovins par Laure Noualhat.

Cela fait bientôt 33 ans que cet homme détient la solution aux problèmes énergétiques. Time magazine vient d’ailleurs de lui rendre hommage en le classant parmi les 100 personnalités de l’année. Amory Lovins, de passage à Paris pour la promotion de son ouvrage consacré au capitalisme naturel (publié aux Etats-Unis en 1999, ndlr), est un pionnier discret. Au sein de l’Institut Rocky Mountain, think-tank qu’il a créé en 1983, il conseille de grosses entreprises comme le constructeur automobile Ford ou le chimiste Dow Chemical en matière d’efficacité énergétique, et peut se targuer d’avoir l’oreille des plus proches conseillers d’Obama sur la question. Ce type voit loin : il promet que les Etats-Unis pourront intégralement se passer de pétrole en 2040. Entre deux coups de fourchette, interview.


Source: Laure Noualhat dans cdurable.info - 27/05/2009

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// mercredi 8 juillet 2009

L’architecture écologique du Vorarlberg : un modèle social, économique et culturel


Le Vorarlberg, petit Land à la pointe occidentale de l’Autriche, est actuellement l’exemple le plus convaincant de la mise en pratique d’un développement écoresponsable à l’échelle d’un territoire européen. Cette expérience, stimulante pour tous les professionnels, montre qu’il est possible de construire, pour un budget raisonnable, des bâtiments écologiques et énergétiquement efficaces sans ostentation. Mais au-delà de cette architecture du quotidien, simple et fonctionnelle, qui suscite l’admiration, c’est un nouveau modèle de société qui se développe depuis les années 1960 dans le Vorarlberg.

Situé l’ouest de lAutriche, le Vorarlberg est un modèle de développement durable. Cette région impose depuis le 1er janvier 2007, que tous les bâtiments neufs réalisés par des maîtres d’ouvrage publics doivent être obligatoirement construits selon le standard "maison passive" ! Quelques extraits de l’annonce qui a accompagnée la décision : Monsieur Rein, directeur du conseil au logement : "Nous devons prendre le problème à la racine. C’est la seule solution pour assurer une sécurité à long terme de la construction à usage social. Le standard "maison passive" est à ce titre la meilleure solution". Monsieur Günter Lang de L’IG Passivhaus Österreich ajoute sans fioritures : "Chauffer, n’est rien d’autre qu’une adaptation constante aux erreurs de construction".

Mieux que de longs discours, je vous à invite à visualiser les deux vidéos ci-dessous pour découvrir les particularités exemplaires des projets menés au Vorarlberg. Un modèle à suivre... cliquer ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 29/06/2009

// mardi 7 juillet 2009

Le réchauffement climatique fait 300.000 morts par an

Selon le Forum humanitaire mondial, la majorité des morts est due à la dégradation progressive de l'environnement qui cause des problèmes comme la malnutrition.

Le Forum humanitaire mondial, présidé par l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan, a publié vendredi 29 mai un rapport selon lequel le réchauffement climatique tuerait 300.000 personnes an. Le rapport souligne également qu'il coûterait 125 milliards de dollars (90 milliards d'euros) chaque année. Selon l'étude soutenue par l'ONG britannique Oxfam, les plus affectées par le réchauffement climatique sont les 325 millions de personnes les plus pauvres de la planète.


"Des morts en masse"

Le rapport relève notamment les difficultés du Bangladesh, où des millions de personnes doivent faire face régulièrement aux inondations et des cyclones, de l'Ouganda, où les agriculteurs souffrent de la sécheresse. L'étude s'inquiète également de certaines îles des Caraïbes et du Pacifique, menacées de disparaître en raison de l'élévation du niveau de la mer. Le Forum humanitaire mondial souligne par ailleurs que les 50 pays les moins développés participent à moins de 1% des émissions mondiales de CO2. Lors du lancement du rapport à Londres, l'ex-secrétaire général de l'Onu Kofi Annan a expliqué que celui-ci prouvait la nécessité d'un "accord post-Kyoto courageux pour protéger le monde" lors de négociations clefs à Copenhague en décembre. "L'alternative est une famine de masse, une migration de masse, des maladies de masse, et des morts en masse", a lancé Kofi Annan.


Dégradation progressive

Le Forum estime que "si les responsables politiques ne peuvent pas prendre leurs responsabilités à Copenhague, ils feront le choix de faillir (à leurs obligations envers) l'humanité". Le réchauffement climatique est "la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps" a-t-il rappelé. Le rapport prédit qu'en 2030, près d'un million de personnes par an seront tuées par le réchauffement climatique, et son coût s'élèvera à 300 milliards de dollars. L'étude demande aux pays développés à multiplier "par un facteur cent" leurs efforts pour lutter contre le réchauffement planétaire. La majorité des morts est due à la dégradation progressive de l'environnement qui cause des problèmes comme la malnutrition plutôt qu'aux catastrophes naturelles, note encore l'étude. Kofi Annan a créé en 2007 ce Forum humanitaire mondial, qu'il dirige.


Source: Nouvelobs.com - 29/05/2009

// lundi 6 juillet 2009

La poubelle des Français étudiée sous (presque) tous les angles


15 ans après la première campagne de caractérisation des ordures ménagères, l'ADEME présente de nouvelles données sur la poubelle française «type». Des données nombreuses et précieuses mais finalement assez semblables à celles d'il y a 15 ans.

Au cours de l'année 2007, 100 collectivités tirées au sort et représentatives des communes françaises se sont prêtées à la nouvelle étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) pour caractériser les ordures ménagères. Pendant plusieurs jours, les déchets des ménages et des activités économiques ont été collectés séparément, pesés, échantillonnés, séchés, criblés, triés en 13 catégories et 39 sous-catégories de déchets et pour certains analysés chimiquement. 30 déchèteries se sont également prêtées au jeu : les déchets verts et les gravats ont été pesés et les autres déchets ont été triés en distinguant, autant que possible, les activités économiques et les ménages. Seuls les encombrants et les déchets verts collectés en porte-à-porte dans certaines communes ne sont pas inclus dans l'étude. L'ADEME a également profité de cette étude pour remettre à jour l'ensemble des statistiques déchets au niveau national.

Résultats, 37,8 millions de tonnes d'ordures ménagères et assimilées ont été collectées par les collectivités en 2007 en France contre 36,1 Mt en 2005. Les tonnages déposés en déchèteries sont en très forte progression (+15% entre 2005 et 2007) et représentent plus d'un tiers des déchets collectés.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 24/06/2009

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// vendredi 3 juillet 2009

Copenhague, l'ultimatum climatique

// jeudi 2 juillet 2009

La taxe carbone en discussion

Pour l'instant, en France, la contribution climat-énergie (CCE), réclamée par les écologistes pour lutter contre le réchauffement climatique en taxant l'utilisation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz…), n'est officiellement qu'un objet d'étude. Mais elle pourrait rapidement s'inscrire dans le paysage fiscal. Beaucoup dépendra des recommandations que formulera le groupe d'experts présidé par l'ancien premier ministre Michel Rocard, qui se réunit pour la première fois jeudi 2 et vendredi 3 juillet à Paris.
Une chose est sûre : la volonté politique de l'Etat est forte. "Je souhaite que nous allions le plus loin possible sur la taxe carbone. Plus nous taxerons la pollution et plus nous pourrons alléger les charges qui pèsent sur le travail. C'est un enjeu immense", a déclaré le président de la République, Nicolas Sarkozy devant le Congrès, lundi 22 juin, à Versailles.
Mais la réforme est à haut risque. Les associations de consommateurs sont déjà montées au créneau pour mettre en garde contre l'impact d'une telle taxe sur le pouvoir d'achat des ménages. "La réforme se fera à prélèvements obligatoires constants, explique la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, qui n'écarte pas la possibilité de présenter un projet dans le cadre de la loi de finances 2010. Il n'est pas question d'augmenter les impôts. Nous devrons trouver les mécanismes de compensation financière auprès des catégories de ménages ou d'entreprises vulnérables. Il va falloir faire de la dentelle."

Sur le papier, le principe de la CCE est simple : toutes les sources d'émissions de CO2 doivent être taxées, à un taux ayant vocation à augmenter progressivement. Cette fiscalité carbone – grâce au "signal-prix" qu'elle introduit – doit entraîner, selon ses partisans, une diminution de la consommation d'énergies fossiles et une "migration" des achats vers des énergies et des produits moins destructeurs pour le climat.
La taxe visera en priorité le secteur "diffus", c'est-à-dire les transports, le logement, l'agriculture…. Les grandes entreprises industrielles et les installations électriques sont déjà soumises au système européen d'échange de quotas et il ne s'agit donc pas de leur infliger une "double peine".
Une fois n'est pas coutume, dans un contexte marqué par la récession, le ministère de l'économie alimentera le débat qui s'ouvre d'une note positive. Selon les évaluations de la direction générale du Trésor et de la politique économique (DGTPE), rapportées par le quotidien Les Echos, l'alourdissement de la fiscalité environnementale et sa compensation par un allègement des charges sociales et d'autres impôts pesant sur les entreprises pourraient entraîner un gain de croissance compris entre 0,2 % et 0,6 % du produit intérieur brut.
Cet effet positif sur la croissance a déjà été observé dans des pays qui ont introduit une taxe carbone, comme la Suède et le Danemark.

Source : Laurence Caramel pour LeMonde.fr

// mercredi 1 juillet 2009

La Commission lance un site Internet sur la consommation d'énergie des bâtiments


La Commission vient de mettre en ligne un site Internet sur la consommation d'énergie des bâtiments. Il se veut être un outil de partage d'information et comprendra une grande variété de bonnes pratiques et d'informations sur la législation en matière d'économies d'énergie, souligne l'exécutif européen dans un communiqué.

Le secteur des bâtiments est responsable d'environ 40% de la consommation totale d'énergie en Europe. L'amélioration de la performance énergétique des bâtiments est donc cruciale pour atteindre les objectifs d'économies d'énergie que l'UE s'est fixés.


Source: C.SEGHIER dans Actu-Environnement.com - 16/06/2009

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