éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// mardi 29 septembre 2009

Eclairage public : quelles solutions pour réduire la facture énergétique et la pollution lumineuse ?


Réducteurs de puissance, ballasts électroniques, lampadaires éoliens-solaires, mâts en bois…. Les communes optent désormais pour une rénovation de leur éclairage public pour lutter contre la pollution lumineuse et réaliser des économies d'énergies.

En France, 9 millions de lampes serviraient à éclairer villes et campagnes, ce qui représente 1.260 MW, soit l'équivalent d'un réacteur nucléaire, selon Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). L'éclairage nocturne participe à la pointe de consommation d'énergie étant donné qu'il n'est pas permanent. Il nécessite donc l'utilisation de centrales thermiques. Si en 1990, l'éclairage public était estimé à une consommation de 70 kWh par an et par habitant, dix ans plus tard ce chiffre atteignait 91 kWh/an/hbt, soit plus du double de l'Allemagne (43 kWh/an/hbt en 2000).


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 04/09/2009

Lire la suite

// lundi 28 septembre 2009

La SNCF engage 1 milliard d'euros pour le fret ferroviaire

Le conseil d'administration de la SNCF a approuvé son schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises. Ce schéma comprend 9 axes industriels qui s'inscrivent dans le grand engagement national pour le fret ferroviaire présenté par le gouvernement le 16 septembre dernier.

La SNCF prévoit ainsi de développer son offre de transport en trains massifs (un client/une cargaison) à l'échelle européenne en se constituant un réseau et en créant des transporteurs spécialisés pour chaque flux de matière : produits agricoles et de carrière, charbon et sidérurgie, hydrocarbure, chimie, automobile… Pour le service de wagon isolé (plusieurs cargaisons/plusieurs clients), fortement déficitaire, la SNCF veut substituer au réseau actuel un ensemble de lignes multi-lots / multi-clients. Un service sur mesure sera toutefois maintenu pour les produits industriels particulièrement lourds, encombrants ou dangereux.

La SNCF entend également créer un réseau de plateformes multimodales maritimes et terrestres pour accélérer le développement du transport combiné terrestre, maritime et fluvial. 4 autoroutes ferroviaires sont également au programme d'ici à 2015 afin de transférer 500.000 camions sur le fer : l'autoroute Luxembourg / Perpignan avec un objectif de 10 navettes par jour, l'autoroute alpine, la nouvelle autoroute Lille/Turin avec l'étude de la possibilité de lancer une autoroute ferroviaire mixte sur l'axe Londres-Turin en 2013 et la nouvelle autoroute ferroviaire Lille/Paris/Hendaye en 2011.

Ces projets industriels seront mis en œuvre sur la période 2010-2015. Les investissements en faveur de ce redéploiement sont de l'ordre de 7 milliards d'euros pour l'Etat et 1 milliard d'euros pour la SNCF.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 24/09/2009

// jeudi 24 septembre 2009

Un indice environnemental, au côté du PIB, en 2010


La Commission européenne a annoncé mardi qu’une version pilote d’un nouvel indice environnemental viendra compléter en 2010 les indicateurs économiques de l'UE. «Pour changer le monde, nous devons changer la façon dont nous le comprenons, et pour ce faire nous avons besoin d'aller au-delà du Produit intérieur brut (PIB)», a déclaré Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement dans un communiqué du 8 septembre. De fait, le PIB ne mesure ni le bien-être, ni la qualité de l’environnement ni la cohésion sociale.

Ce nouvel indicateur qui évaluera les progrès des politiques et de la protection de l‘environnement, prendra en compte les émissions de gaz à effet de serre (GES), le déclin des paysages, la pollution de l’air, la consommation d’eau et la génération de déchets. La Commission ambitionne en outre d’accélérer la production des données environnementales et sociales, actuellement publiées après 2 ou 3 ans, contre seulement quelques semaines pour les indicateurs économiques. Stavros Dimas espère qu’à terme ce nouvel indice environnemental sera publié au côté du PIB.

La définition d’indicateurs économiques, la révision de la fiscalité et l’intégration de la biodiversité dans la comptabilité des entreprises et dans le calcul du PIB, ont également été identifiées comme prioritaires par la secrétaire d’Etat à l’écologie, dans un discours prononcé mardi à la conférence «Visions de la biodiversité au-delà de 2010» organisée à Strömstad (Suède) par la présidence suédoise de l’UE. Chantal Jouanno a toutefois exclu «de faire entrer la nature dans un système de marché». Elle rappelle que les conclusions de la Commission Amartya Sen et Stiglitz sur les nouveaux indicateurs de richesse seront rendues le 14 janvier.

La secrétaire d’Etat a en outre déclaré qu’«une véritable Organisation mondiale de l’environnement», aux côtés de l’OMC, est «incontournable». Soulignant que la «crise de la biodiversité sera la première crise écologique», Chantal Jouanno a indiqué que la création de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes (IPBES) ou «Giec» de la biodiversité était «la priorité des priorités». «Comme sur le climat, l’Europe doit afficher une position claire», a indiqué la secrétaire d’Etat.

«Année internationale de la biodiversité», 2010 verra l’échec de l’objectif que s’était fixé l’UE de stopper le déclin de la biodiversité. Le Conseil environnement de l’UE du 25 juin avait conclu à la nécessité d’élaborer, d’ici fin 2009, une vision pour la biodiversité au-delà de 2010 (1) en vue des négociations internationales sur cette thématique. La 10e conférence des parties à la Convention sur la biodiversité en octobre 2010 à Nagoya (Japon) sera le prochain rendez-vous.

(1) Dans le JDLE «Conseil Environnement: espèces invasives et protection des sols»


Source: Sabine Casalonga dans journaldelenvironnement.net - 09/09/09

// mardi 22 septembre 2009

Economies d’énergie: la contribution du locataire est définie


Du locataire ou du propriétaire, qui paiera les travaux de rénovation thermique dans le parc locatif privé? La loi Boutin sur le logement, adoptée par le Parlement en février, prévoit le partage du montant des travaux. Elle remettait à plus tard la question du mécanisme de répartition des coûts de travaux (1).

C’est désormais chose faite, selon les projets de décret et arrêté consultés jeudi 16 juillet par l’AFP. Le bailleur pourra faire figurer sur la quittance de loyer un forfait supplémentaire de 20 euros par mois ou un montant qui ne pourra excéder la moitié des économies de charges réalisées à l’issue des travaux. Ce montant sera fixe, non révisable, et d’une durée maximale de 15 ans.

Dans un premier temps, les locataires pourront refuser que la partie privative de leur logement fasse l’objet de travaux pendant la durée du bail. Ils ne pourront pas s’opposer aux travaux dans les parties communes (chaudière collective par exemple) votés par l’assemblée des copropriétaires. Cette résistance pourrait être levée pendant l’examen du projet de loi «Grenelle II».

Le dispositif a été qualifié de «gagnant/gagnant» par le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo et son secrétaire d’Etat au logement et à l’urbanisme Benoist Apparu dans un communiqué publié jeudi 16 juillet.

Ce n’est pas l’avis des associations de locataires. Certaines, telle la CLCV, souhaitent un financement via un crédit d’impôt. D’autres, telle la Confédération générale du logement (CGL), estiment que la hausse continue du montant des loyers depuis plusieurs décennies suffit à compenser les travaux payés par les propriétaires.

(1) Dans le JDLE «La rénovation thermique du parc locatif privé en suspens»


Source: Victor Roux-Goeken dans - journaldelenvironnement.net - 17/07/09

// mercredi 16 septembre 2009

Développement durable : les départements s'organisent, selon une étude


L'agence de notation extra-financière BMJ Ratings vient de publier une étude sur les politiques de développement durable dans les départements français.

Selon cette étude, réalisée auprès des départements français en 2008 pour la seconde année consécutive en partenariat avec KPMG, 64% des départements interrogé ont choisit d'inscrire leur démarche dans le cadre d'agendas 21 locaux, tandis que 11% adhèrent à une charte de développement durable.

Un département sur deux a par ailleurs constitué un comité de pilotage composé d'élus, de la direction générale des services et des directeurs généraux adjoints. 27 % des répondants déclarent également avoir une direction ou une mission dédiée au développement durable.

Certains points faibles demeurent tels que des politiques d'achats responsables encore peu formalisées (36%), des évaluations des politiques publiques insuffisamment communiquées (46,5%) et un retard dans l'instauration de politiques globales de maîtrise de l'énergie.


Source: C.SEGHIER dans Actu-Environnement.com - 11/06/2009

// mardi 15 septembre 2009

Le Grenelle ne permettra pas à la France d’atteindre le «facteur 4»


La France pourra seulement atteindre le facteur 3 en 2050 si elle concrétise les engagements du Grenelle de l’environnement, selon le directeur associé du Boston consulting group. Ce cabinet de consultants a réalisé pour le Meeddat une étude d’impact du Grenelle, qui table, dans certaines conditions, sur une activité de 450 milliards d’euros et la création de 600.000 emplois d’ici 2020.


Source: Victor Roux-Goeken dans journaldelenvironnement.net - 17/06/09

Lire la suite

// vendredi 11 septembre 2009

Rapport Stiglitz : mesurer la croissance autrement


Le Figaro s'est procuré le rapport Stiglitz, qui doit être remis lundi au gouvernement. Dans ce document, la mission prône un changement complet de méthode de calcul des richesses des pays.

C'était en février 2008. Avant que le monde ne sombre dans le chaos de la crise du subprime. Autant dire une éternité. Nicolas Sarkozy installait à l'Élysée la commission Stiglitz, en lui confiant la mission d'identifier les limites du produit intérieur brut (PIB) comme indicateur de performance économique et de progrès social. En plus de son président, vingt et un membres, parmi lesquels quatre prix Nobel d'économie - Amartya Sen, Kenneth Arrow, Daniel Kahneman et James Heckman -, ont contribué à cette réflexion sur les moyens de développer de nouveaux instruments de mesure de la richesse des nations. Membre de la commission, l'économiste français Jean-Paul Fitoussi (OFCE) a rempli le rôle de coordinateur général.

Après dix-huit mois de travaux, leurs conclusions sont prêtes. Elles seront rendues officiellement lundi au chef de l'État, ainsi qu'à Christine Lagarde, ministre de l'Économie, et à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie. La remise du rapport a été plusieurs fois repoussée - notamment à la veille de l'été. Officiellement parce qu'il n'était pas terminé. En réalité, parce que l'Élysée ne jugeait pas franchement opportun, en pleine crise économique, de lancer un débat qui aurait pu paraître décalé sur la mesure de la croissance et du bien-être économique. Alors qu'une timide reprise s'annonce, le moment semble plus propice.

Douze recommandations pour mieux mesurer la croissance et le progrès social

PORTRAIT - Joseph Stiglitz, le grand imprécateur de Wall Street


Source: Cyrille Lachèvre et Marie Visot dans lefigaro.fr - 11/09/2009

Lire la suite

// jeudi 10 septembre 2009

Le député Michel Havard missionné par Nicolas Sarkozy sur la mise en œuvre des bilans carbone


Michel Havard, député UMP de Lyon et président de l’association HQE, s’est vu confié le 19 août une mission par le Président de la République sur la mise en œuvre des bilans carbone prévue par le projet de loi Grenelle 2, a-t-il annoncé le 31 août sur son site Internet.

L'article 26 du projet de loi Grenelle 2 prévoit d'établir, pour les villes de plus de 50.000 habitants, les bâtiments de l’Etat et les entreprises de plus de 500 salariés, un bilan des émissions de gaz à effet de serre, pour ensuite les réduire.

Cette mission a notamment pour objectif de préciser les avantages et inconvénients des principales méthodes existantes d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre et fournir des éléments d’évaluation du coût économique supporté par les acteurs concernés. Elle doit également aboutir à des recommandations pour faciliter et stimuler la mise en œuvre effective des bilans carbone.

Michel Havard devra rendre son rapport au plus tard le 31 décembre 2009.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 09/09/2009

// mercredi 9 septembre 2009

Population et limite écologique - en 2050

Intitulé "Le néo-malthusianisme pour les Nuls", ce texte a été envoyé par Hugues Stoeckel au journal La décroissance. Celui-ci n’a pas souhaité le publier. éc(h)o-sphère vous le présente. alter-éc(h)o n'est pas forcément en accord avec tous les contenus que nous diffusons, mais nous pensons qu’ils font utilement avancer le débat écologique.

Hugues Stoeckel (enseignant retraité, et ancien conseiller régional vert d’Alsace) explique dans ce texte le nécessaire questionnement sur la natalité et l'augmentation de population, facteur aggravant des problématiques globales d'environnement...


http://www.demographie-responsable.org/surpopulation/demographie/stoeckel.html

Lire la suite

// vendredi 4 septembre 2009

Une maternité alsacienne adopte les couches lavables


La maternité du Centre médicochirugical et obstétrical de Schiltigheim (CMCO) dans le Bas-Rhin expérimente depuis mars les couches lavables en chanvre et coton bio. A raison de 3000 accouchements par an, la maternité de Schiltigheim pourra économiser 100 000 couches jetables par an lorsque l’expérimentation sera généralisée à la fin de l’année. Selon Christiane Metzger, cadre supérieur de santé, «le coût demeure neutre pour la maternité par rapport à l’utilisation de couches jetables. C’est surtout un choix éthique et écologique. » D’autres maternités, à Roubaix et Montpellier, ont également pris cette option. Engagée par deux sages-femmes, l’expérimentation alsacienne s’inscrit dans une logique plus globale de réduction des déchets. Pour la location-nettoyage, la maternité a recours à un prestataire extérieur, la société Couches Eco-Service à Strasbourg, qui propose également ce service aux particuliers. Très cohérent, son responsable, Stéphane Piette, a fait appel à un centre d’aide par le travail pour la fabrication des langes et à un centre de réinsertion sociale pour leur nettoyage. Ces couches ont reçu l’aval des pédiatres et du Comité de lutte contre les infections nosocomiales.

Pour en savoir plus : Site de l'entreprise Couches Eco-Service


Source: Environnement Magazine dans environnement-online.com - 02/09/09

© 2006 Hector Lim | Design Hito | Blog propulsé par DotClear
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.