éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 27 novembre 2009

Le Guide du Bureau Eco-responsable : nouvel outil de l’ADEME pour aider les entreprises à mettre en place une gestion environnementale de leurs activités de bureau


L’ADEME a lancé un cd-rom à destination des entreprises pour réduire l’impact environnemental et énergétique de leurs activités de bureau. Un outil tout-en-un, complet, pour évaluer la situation environnementale de l’entreprise, élaborer un programme d’actions et le mettre en oeuvre. Le guide comprend un support méthodologique, des éléments d’aide à la décision, des référentiels techniques et juridiques, des tableaux de bord et un kit de communication.

Toutes les entreprises génèrent des impacts environnementaux et énergétique, notamment avec les activités de bureau : la consommation d’énergie liée à la bureautique, l’éclairage, le chauffage, les émissions de gaz à effet de serre dues au transport des salariés, la consommation d’eau, la production de déchets et de déchets dangereux…

Les grandes entreprises sont particulièrement concernées mais aussi le PME. Selon un récent sondage réalisé auprès de 250 responsables de PME, 85% des chefs d’entreprises se sentent concernés par la protection de l’environnement et 82% considèrent la maîtrise de l’énergie comme une préoccupation importante (source ADEME).

Pourquoi engager une démarche environnementale ? - Pour améliorer les performances économiques - Pour limiter les impacts environnementaux - Pour respecter et anticiper les obligations réglementaires.

Comment engager une démarche environnementale ? « Le Guide du Bureau Eco-responsable » a été conçu pour accompagner au mieux les acteurs privés dans cette démarche éco-responsable. Réalisé en partenariat avec le MEDEF, élaboré avec l’aide d’entreprises, le guide est à la fois un outil d’aide à la décision et un support technique. Il permet d’évaluer la situation environnementale de l’entreprise et d’élaborer un programme d’actions à partir de solutions éprouvées.

Le guide contient un chapitre méthodologique, 9 chapitres thématiques, 15 tableaux de bord, plus de 130 idées d’actions proposées dont 23 faisant l’objet de fiches détaillées, 12 affiches de sensibilisation prêtes à l’édition, un moteur de recherche et des liens internet. Les thèmes développés sont : l’énergie, le transport, les déchets, le papier, les achats, la construction et rénovation, l’environnement intérieur, l’eau.

La sensibilisation des salariés est essentielle à la réussite de ce type de projet. Le cd-rom propose aussi un kit de communication interne prêt à l’édition pour rappeler à chacun les bons gestes au bureau.

Ce guide est destiné aux personnes en charge de la gestion environnementale de l’entreprise : chef d’entreprise de PME ou responsable environnement pour les grandes entreprises. Il aide les chefs de service et les responsables d’achat à intégrer la contrainte environnementale dans leur métier. Si chaque salarié, chaque entreprise s’implique dans cette démarche, les résultats peuvent rapidement être considérables au niveau national. Collectivement, les efforts prennent du sens et ont un effet positif sur l’environnement.

Pour plus d'infos http://www.bureau-ecoresponsable.com/


Source: David Naulin dans cdurable.info - 12/11/09

// mercredi 25 novembre 2009

Tryo s'engage pour des concerts moins polluants


"Ce matin, rapport sur le climat, il ne survivrait que les rats / Fonte des glaces en Alaska et grosse chaleur en Angola." Quelques rimes, de la chanson Toi et moi, et tout l'esprit du groupe Tryo : des textes engagés, de la dérision à volonté, une once de cynisme et l'écologie comme thème de prédilection. Un engagement en faveur de l'environnement qui a poussé les quatre comparses, Guizmo, Manu, Mali et Danielito, à organiser le premier "concert climatique" avec Greenpeace, dimanche 22 novembre, au Zénith de Paris.

Ce concert, qui rassemblera, à partir de 16 heures, Tryo mais aussi Zazie, Yannick Noah et Bernard Lavilliers, est le prolongement de l'appel L'Ultimatum climatique lancé par une dizaine d'organisations non-gouvernementales (Greenpeace, WWF, Réseau action climat, Action contre la faim ou encore Les Amis de la Terre) afin de recueillir un million de signatures pour le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.
"Il s'agit d'un prolongement direct de notre action autour du climat", explique Guizmo, chanteur, compositeur et guitariste de Tryo. Car les auteurs de L'Hymne de nos campagnes sont les seuls à avoir effectué un bilan carbone de leurs concerts, d'octobre à décembre 2008, sur la tournée pour l'album "Ce que l'on sème". L'étude, réalisée selon la méthode de l'Ademe et disponible sur le site Internet du groupe, passe au crible les trois principaux postes d'émissions de carbone : la logistique du groupe, le transport du public et le fonctionnement des salles.


COVOITURAGE POUR LE PUBLIC

Le résultat, publié en mars, est sans équivoque : l'ensemble de la tournée a provoqué l'émission de 134 tonnes équivalent carbone (soit autant qu’une voiture qui parcourrait 3,3 millions de kilomètres selon Terra eco), dont 120 tonnes rien que pour le transport des spectateurs. La raison ? 79 % d'entre eux se rendent aux concerts en voiture, avec seulement 2,7 personnes en moyenne par véhicule. Pour la tournée 2009, débutée en mai, Tryo a alors mis en place une plateforme de covoiturage avec la société Ecolutis. Des navettes ont aussi été mises à disposition du public et des parcs à vélos aménagés.

"Notre objectif est de réduire nos émissions de 5 à 10 %, précise Guizmo. Au Zénith, comme dans tous nos autres concerts, nous installons le tri sélectif dans les loges, demandons à notre équipe de manger local. Nous amenons aussi des gobelets en plastique que nous lavons ensuite et utilisons des spots à diode, moins gourmands en énergie. Ce sont des petites choses mais il reste encore beaucoup à faire." Et le chanteur de déplorer les "grandes salles" qui consomment "énormément d'énergie", comme par exemple pour l'éclairage de la scène, le son et l'eau des toilettes.

"Tryo est le seul groupe à avoir mené un bilan carbone, suivi d'actions pour diminuer leurs émissions. Leur mobilisation a impulsé des dynamiques dans le milieu musical et dans le domaine de l'événement en général", assure Laurence Gouthière, chargée de mission pour l'animation et la diffusion du bilan carbone à l'Ademe. Toutefois, souligne l'experte, le bilan carbone n'est pas accessible à tous, en raison de son coût (5 000 euros en moyenne), des démarches à effectuer (il faut trouver un prestataire) et du temps que le diagnostic implique (quarante-cinq jours de suivi par des ingénieurs dans le cas de Tryo). Un outil a alors été lancé en octobre pour permettre aux organisateurs d'événements de réaliser un autodiagnostic en ligne. "Avec l'Adere, chacun peut se rendre compte où il se situe en termes d'émissions et voir les pistes d'amélioration", conclut Laurence Gouthière.


Source: Audrey Garric dans www.lemonde.fr

// lundi 23 novembre 2009

Les règles d'urbanisme liées à l'installation de panneaux photovoltaïques précisées par le ministère


Le ministère de l'Ecologie a répondu aux questions du sénateur Yves Détraigne sur les règles d'urbanisme applicables à l'installation de panneaux photovoltaïques. Celui-ci s'interrogeait sur la procédure à suivre avant d'installer des cellules solaires sur un toit : demande de permis de construire ou déclaration préalable ?

Selon le ministère de l'Ecologie (réponse publiée dans le JO Sénat du 22/10/2009), l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme soumet à déclaration préalable les travaux ayant pour effet de modifier l'aspect extérieur d'un bâtiment existant. L'installation de panneaux solaires photovoltaïques sur un toit de maison entraîne une modification de l'aspect extérieur, elle est donc soumise au régime de déclaration préalable qui permet d'effectuer les travaux, sauf si l'administration s'y oppose.

Le ministère précise que ces travaux doivent respecter les dispositions d'urbanisme en vigueur, en particulier le règlement du plan local d'urbanisme. Dans le cas où le projet se situe dans le périmètre de protection d'un monument historique, l'accord préalable de l'architecte des bâtiments de France est nécessaire. Le projet de loi Grenelle 2 prévoit, dans son article 4, de clarifier les compétences en la matière. Si le texte entend faciliter le développement des panneaux photovoltaïques, il permet également aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) compétents en matière de plan local d'urbanisme (PLU), de définir, en sus des secteurs protégés sur lesquels l'architecte des bâtiments de France exerce son contrôle, des périmètres à l'intérieur desquels l'intérêt patrimonial ou paysager justifie d'encadrer la pose de ces dispositifs.


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 02/11/2009

// jeudi 19 novembre 2009

EMISSIONS DE CO2 : +41% ENTRE 1990 ET 2008


Les émissions de CO2 dues à l'usage du charbon, du pétrole et du gaz ont augmenté de 41% entre 1990 et 2008. Suivant ainsi le pire des scénarios étudiés par les climatologues. La teneur de l'air en gaz carbonique a atteint 385 parties par million en 2008, contre 290 avant la révolution industrielle; Cette information fait partie d'un article qui vient d'être rendu public par la revue Nature Geoscience.

Signé par une équipe internationale dirigée par Corine Le Quéré (Université d'East Anglia), cette étude montre que la croissance des émissions est toujours étroitement liée à celle du produit intérieur brut. Elle devrait donc, après un ralentissement en 2008 et une diminution en 2009, répartir à la hausse dès 2010.

Cette publication importante est fondée sur les études du Global Carbon Project, une vaste collaboration internationale visant à comprendre le cycle planétaire du carbone, bousculé par les émissions anthropiques. Elle fournit des chiffres de plus en plus précis sur les émissions, mais aussi sur les réactions du cycle biogéochimique du carbone. Ce dernier, en stockant une part des émissions anthropiques de CO2 dans les océans, les sols et la végétation a permis de ralentir le changement climatique provoqué par l'usage massif des combustibles fossiles. Or, affirment les signataires de cet article, cette part était de 60% en 1959 a diminué jusqu'à 55%. Si cette tendance se poursuit, elle contribuera à accélérer la réponse climatique aux émissions.

voir la suite de l'article et les graphiques ici


Source: http://sciences.blogs.liberation.fr - 17/11/09

// mardi 17 novembre 2009

Plan Ville durable : les Palmarès de l’appel à projets EcoCité 2009


Comme l’appel à projets EcoQuartier, la démarche EcoCité a été lancée dans le cadre du Plan Ville durable, présenté par Jean-Louis Borloo le 22 Octobre 2008. La démarche EcoCité vise à identifier les grandes agglomérations qui initieront, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux, une démarche résolument novatrice en matière de durabilité urbaine. En accompagnant les projets les plus aptes à constituer des emblèmes de la Ville durable, l’Etat souhaite ainsi accélérer la transformation globale des grandes agglomérations pour une meilleure prise en compte des problématiques et des pratiques de la durabilité urbaine. Dans ce deuxième volet consacré au Plan Ville durable, vous allez découvrir les 13 territoires EcoCité sélectionnés en 2009.


De grands projets pour de grands territoires…

Destinée aux agglomérations, la démarche EcoCité a fixé un premier ensemble de critères : situées dans une aire urbaine significative (plus de 100 000 habitants), les villes candidates doivent faire la preuve d’une ambition de croissance soutenue (plus de 30% pour une croissance de plus de 50 000 habitants au sein de l’aire urbaine, dans un horizon maximal de 20 à 25 ans), au sein d’un cadre institutionnel abouti (projet réalisé dans l’aire d’influence d’un établissement public de coopération intercommunale, compétent en matière de document d’urbanisme ou en voie de l’être). L’enjeu est bien d’assurer une croissance soutenue tout en organisant cette croissance de façon soutenable.

Qu’est-ce qu’une EcoCité « Grenelle » ?

C’est avec les grands territoires, avec les collectivités qui les représentent, que le ministère du développement durable a souhaité conduire la démarche EcoCité. Dans la présentation de leur choix, les collectivités candidates ont ainsi pu proposer une stratégie globale de développement urbain durable, expérimentant des pratiques et des réponses nouvelles sur de grands territoires de projet identifiés.

4 critères d’appréciation

Au-delà des critères de croissance et de structuration institutionnelle, la qualité des projets d’EcoCités a été appréciée au travers de la prise en compte des éléments suivants : Une vision du territoire qui présente des enjeux environnementaux, paysagers, économiques, sociaux, institutionnels… Une articulation et une cohérence des différentes échelles de projet (locale, territoriale, métropolitaine), des différents acteurs (dispositifs de gouvernance) et des différents outils (documents de planification existants ou en projet, outils opérationnels existants ou en projet…) Un équilibre du projet, tant dans ses aspects qualitatifs (innovation urbaine, participation du public, etc.) que quantitatifs (phasage, programmation, plan financier, etc.), avec un soin particulier apporté à l’intégration de projets préexistants à la démarche EcoCité Une déclinaison des trois piliers du développement durable.
''Retrouvez le document de référence sur la démarche EcoCité''

Voir les palmarès


Source: David Naulin dans cdurable.info - 05/11/09

// jeudi 12 novembre 2009

Plan Ville durable : les Palmarès de l’appel à projets EcoQuartier 2009


Pour une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville

Jean-Louis Borloo et Benoist Apparu ont tenu mercredi 4 novembre 2009 la première conférence nationale sur la Ville durable. Ils ont à cette occasion annoncé les résultats de l’appel à projets EcoQuartier et de la démarche EcoCité. Ces programmes visent à réduire l’impact de l’urbanisme sur l’environnement : consommation d’eau et d’énergie, émission de gaz à effet de serre, matériaux polluants, chantiers toxiques... Dans ce premier volet consacré au Plan Ville Durable, voici les Palmarès de l’appel à projets EcoQuartier 2009.


En matière d’environnement, c’est en ville que se concentrent toutes les urgences. De l’étalement urbain à la qualité de l’air, du traitement des eaux usées à la congestion du trafic routier, le développement durable est avant tout un défi urbain. Le Grenelle Environnement engage à apporter des réponses ambitieuses à ces préoccupations, en dessinant les contours de nouveaux modes de vie.

L’appel à projets EcoQuartier et la démarche EcoCité - lancés en octobre 2008 - ont souhaité mettre en avant le travail des collectivités territoriales et l’excellence des acteurs français de l’aménagement pour créer une ville plus respectueuse de l’environnement. Leurs projets innovants, écologiques, à l’échelle des quartiers et des grands territoires urbains répondent déjà à de nombreux engagements du Grenelle Environnement sur la protection des espaces agricoles, sur les déplacements en transports en commun « propres », sur la faible consommation d’énergie dans les bâtiments. Ces projets seront valorisés, leurs expériences et leurs pratiques seront diffusées. 160 projets ont été déposés pour l’appel à projets EcoQuartier. Quels ont été les projets retenus ? Réponses ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 05/11/09

// mardi 10 novembre 2009

7ème édition des Rubans du développement durable


Rubans du développement durable : 12 nouvelles collectivités territoriales labellisées en 2009

Le jury 2009 des Rubans du développement durable – opération animée depuis 2003 par l’AMF, l’AMGVF, le Comité 21 et Dexia et composée de 13 partenaires nationaux -, labellise 12 nouvelles collectivités territoriales pour leurs politiques globales et concrètes de développement durable. Voici donc 12 démarches exemplaires à découvrir, autant de sources d’inspiration pour réussir, vous aussi, votre démarche d’Agenda 21 territorial.

"Le développement durable a complètement repensé la manière dont les collectivités conduisent leurs politiques", souligne le Président du jury Jean-Marie Pelt, Président de l’Institut européen d’écologie. Ces 12 collectivités labellisées sont en effet à l’origine d’une dynamique nouvelle sur leur territoire qui dépasse leur seul champ de compétences : elles développent une force de conviction, d’action et d’engagement auprès de leurs interlocuteurs économiques, éducatifs, associatifs, et citoyens.

Palmarès 2009 des collectivités labellisées 2009-2011 ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 03/11/09

// vendredi 6 novembre 2009

Val'hor demande à Jean-Louis Borloo ''d'intégrer le végétal'' dans le plan Ville durable


Alors que le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo a présenté le 4 novembre en Conseil des Ministres, les plans pour la ville durable et pour la biodiversité 2010, les professionnels du paysage et du végétal, regroupés au sein de l'association interprofessionnelle Val'hor, ont demandé hier au Ministre d'intégrer le paysage et le végétal aux projets de ville durable et d'écoQuartiers.

Grands oubliés du Grenelle de l'Environnement, le paysage et le végétal ne doivent pas être absents des projets de ville durable et d'ÉcoQuartiers ; ils sont les garants de la biodiversité. Nous souhaitons que le Ministère et les collectivités qui mettront en oeuvre ces chantiers intègrent cette dimension et nous associent à cette démarche, a déclaré Dominique Douard, membre de Val'hor, dans un communiqué.

La filière, qui était rassemblée à Strasbourg du 26 au 28 octobre, pour les quatrièmes Assises européennes du paysage, indique s'être engagée dans la démarche européenne Cité Verte, déclinée aux Pays‐Bas, en Grande‐Bretagne et en Allemagne, qui vise, à travers des projets végétaux et paysagers, un développement harmonieux et raisonné des espaces urbains.

Les professionnels du paysage ont rendu publique à Strasbourg une motion appelant les décideurs à une prise en compte systématique et en amont des problématiques paysagères dans le cadre des politiques publiques au niveau national et européen.

Notre ambition est qu'une dynamique s'incarne dans la démarche européenne Cité Verte que nous promouvons en France. Voilà pourquoi nous sommes prêts à dialoguer avec le Ministère et les élus locaux, à présenter nos propositions afin que paysage et végétal soient parmi les critères du label ÉcoQuartier, dans le cadre des contrats entre l'État et les collectivités, a souligné Dominique Douard.

Rappelons que les conclusions du Grenelle de l'environnement ont prévu la réalisation d'une quinzaine de grands projets d'innovation architecturale, sociale et énergétique et d'au moins un EcoQuartier avant 2012 dans toutes les collectivités qui ont des programmes de développement de l'habitat significatif, dans le cadre du plan Ville durable, présenté par Jean-Louis Borloo en octobre 2008.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 06/11/2009

// mercredi 4 novembre 2009

Chantal Jouanno dévoile le plan Déchets 2009-2012

Dessinées lors des discussions du Grenelle de l’environnement, les lignes du plan d’action gouvernemental sur les déchets pour la période 2009-2012 sont désormais tracées noir sur blanc. Le Conseil national des déchets (CND), en version recyclée, a pour mission de suivre leur mise en œuvre.


Officiellement relancé jeudi 10 septembre, le Conseil national des déchets renaît sous une nouvelle forme, en intégrant les 5 collèges du Grenelle (l’Etat, les collectivités locales, les ONG, le patronat et les syndicats) (1), avec à sa tête Fabienne Labrette-Ménager, députée de la Sarthe et vice-présidente de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Créé en 2001, le CND était une instance plutôt effacée. «Depuis 1992, nous n’avions pas de vraie politique des déchets. Le Grenelle a relancé ce sujet, nous relançons donc le CND», a expliqué Chantal Jouanno. Sa mission: assurer le suivi du plan d’action gouvernemental pour la gestion des déchets 2009-2012, tel que défini lors du Grenelle Environnement.

Ce plan est conçu selon 5 axes, avec comme priorité la prévention des déchets. L’objectif à atteindre est de réduire la production d’ordures ménagères et assimilées de 7% par habitant sur les 5 prochaines années. Pour cela, une part variable dans la tarification des déchets sera introduite d’ici là et un plan de financement des programmes de prévention des collectivités locales sera mis en œuvre.

Comme pour la directive-cadre Déchets, qui hiérarchise les modes de traitement des déchets, le second axe du plan français est consacré au recyclage. Il faudra passer d’un taux de recyclage en 2008 de 24% à un taux de 35% en 2012, puis 45% en 2015. Pour y arriver, le gouvernement a déjà prévu une réforme sur le statut des déchets et l’extension des filières de responsabilité élargie du producteur (Rep) aux déchets dangereux des ménages, aux déchets d’activités de soins à risques infectieux et aux déchets encombrants. Sur ce point, ce sera la toute nouvelle commission d’harmonisation et de médiation des filières de collecte sélective et de traitement des déchets (2), rattachée au CND, qui œuvrera. «Pas assez indépendante», estime Amorce, qui salue tout de même un «premier pas».

(1) L’arrêté de la composition du CND est signé, il devrait être publié au JO très prochainement
(2) Dans le JDLE «Un premier pas vers l’harmonisation des filières de collecte sélective»


Source: Sonia Pignet dans journaldelenvironnement.net - 14/09/2009

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// lundi 2 novembre 2009

Le consommateur, acteur majeur de la lutte contre le changement climatique


Une étude britannique replace le consommateur au cœur de la lutte contre le changement climatique et offre un autre regard sur ce sujet au moment où les pouvoirs publics français souhaitent inciter les modes de consommation et de production durables.

Nous sommes à un tournant de l'humanité et si nous devons changer les choses, c'est maintenant. 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre proviennnent de nos modes de production et de consommation. Nous devons tourner le dos aux excès de la société de consommation et revenir à la simple satisfaction de nos besoins. C'est une question de choix de société. L'analyse de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, lors des Assises de la consommation le 26 octobre dernier, est de plus en plus partagée. Nos modes de vie ne sont pas soutenables : ils épuisent les ressources naturelles, polluent les milieux et impactent le climat. Une étude britannique, Consumers, business and climate change, publiée ce mois-ci par l'Institut de la consommation durable de l'Université de Manchester, replace d'ailleurs le consommateur au cœur de la lutte contre le changement climatique. Selon ses auteurs, la consommation est la principale responsable des émissions de GES (75 % au niveau mondial). La lutte contre le changement climatique est donc l'affaire des consommateurs. Si le citoyen lambda se sent parfois impuissant face à ces enjeux, l'étude lui redonne toute sa place et donne les clés pour agir. La prise de conscience est urgente. Selon Chantal Jouanno, si 20 % des Français se déclarent éco-consommateurs et 79 % se disent prêts à consommer de manière responsable, ils ne sont que 4 % à le faire vraiment !


Source: Sophie Fabregat dans Actu-Environnement.com - 28/10/2009

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