éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// dimanche 28 février 2010

A la une : Le développement durable territorial de Ludovic Schneider

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie récente de mon premier ouvrage intitulé "le développement durable territorial". Il est publié par les éditions Afnor dans la collection "100 questions pour comprendre et agir" et aborde donc en 176 pages la mise en oeuvre d'une démarche de développement durable sur les territoires de manière simple, claire et pragmatique (j'ai essayé en tous cas).
Voilà la description de l'éditeur :

Comment les décideurs des collectivités et leurs équipes peuvent-ils intégrer le développement durable dans les politiques territoriales ? Quels sont les outils et les aides disponibles ? Quelle méthode adopter pour réussir et progresser ? Ludovic Schneider livre dans ce nouveau " 100 questions " les clés du succès en matière de développement durable territorial. Il propose ainsi un véritable référentiel initial pour répondre aux interrogations des élus et des décideurs, mais aussi aux préoccupations des citoyens. Ces derniers n'ont-ils pas montré récemment par leur vote que le développement durable faisait désormais partie des priorités en matière de politiques locales ? Plus qu'une boîte à outils, ce livre offre une véritable méthode novatrice où le développement durable est considéré comme le pivot de l'ensemble des décisions, et non plus comme une " strate " supplémentaire. Grâce à cette approche, le développement durable devient une réponse pour mieux comprendre et mieux gérer le territoire, à court et à long terme.


Il est disponible en librairie ou sur internet (boutique afnor ou fnac par exemple) au prix de 24€. Je pourrai également en prêter un exemplaire à ceux qui m'en feront la demande.
Votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en avez pensé.
Bien cordialement

// jeudi 25 février 2010

Prix des produits bio en grande surface : UFC Que choisir s'insurge


Selon une enquête réalisée par les associations locales de l'UFC-Que Choisir dans 1624 magasins le prix des produits issus de l'agriculture biologique est encore très élevé ce qui les rend hors d'atteinte pour la plupart des consommateurs. Le panier de produits bio à marques de distributeurs (MDD) est 22 % plus cher que le panier de marques nationales conventionnelles. Pire, il est 57 % plus cher que le panier de MDD non bio, note UFC Que Choisir.

L'association de protection des consommateurs reconnaît que l'écart de prix constaté est justifié par les plus faibles rendements de l'agriculture biologique mais constate que d'autres raisons expliquant ces écarts sont en revanche inadmissibles. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) est historiquement lié au rendement à l'hectare, ce qui avantage les modes d'exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget, explique l'association. UFC Que Choisir accuse également la grande distribution de renchérir les fruits et légumes Bio : alors que la marge est en moyenne de 50 centimes d'Euro pour les pommes, elle atteint 1,09 euros pour les pommes Bio. Quant aux carottes, leur marge passe de 80 centimes en conventionnel à 1,33 euros pour le Bio !.

Pour l'association, ces écarts de prix ne sont pas tolérables à l'heure où le Grenelle de l'environnement demande de tripler les surfaces cultivées en bio. Pour que le marché des produits biologiques ne reste pas un marché de niche, réservé aux ménages les plus aisés, UFC-Que Choisir exige un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique et demande à la grande distribution de rendre le bio accessible au plus grand nombre en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu'elle applique aux produits conventionnels.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 26/01/2010

// mardi 23 février 2010

PME et développement durable : un levier d’innovation et de compétitivité pour les entreprises


Les entreprises de Rhône-Alpes en pointe dans la création de valeur sociale et environnementale


En participant, depuis mai 2009, au programme-pilote « Pôles et filières et développement durable », les réseaux d’entreprises Logistique 42, Loire Numérique, le Pôle Agro-Alimentaire de la Loire et quinze entreprises de ces réseaux s’impliquent dans la construction d’une vision stratégique d’entreprise et plus largement de réseau et de filière dans une perspective de développement durable. Conçu et piloté par le CIRIDD, porté par l’Europe, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Conseil Général de la Loire, ce programme innovant et ambitieux doit renforcer la prise en compte du développement durable au sein des entreprises et des réseaux, afin d’en faire un facteur d’innovation et de compétitivité.

La suite ici

Source: David Naulin dans cdurable.info - 20/01/2010

// vendredi 19 février 2010

La Fnac signe sa nouvelle charte RSE Fournisseurs


L'enseigne La Fnac a signé le 16 février à Paris sa nouvelle charte Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) et invite ses fournisseurs à s'associer à la démarche pour mettre en oeuvre une une politique développement durable innovante et volontariste, a souligné la filiale du groupe PPR, dans un communiqué.

La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent de manière volontaire les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes. La RSE a été impulsée en France depuis l'instauration en 2002 de la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE, qui demande aux 700 entreprises françaises cotées sur le marché de fournir des données sociales et environnementales dans leurs rapports annuels.

Pour Christophe Cuvillier, Président-directeur général de la société,la Fnac a l'ambition de devenir l'entreprise de référence au sein de son secteur, dans tous les domaines de la Responsabilité Sociale et Environnementale. Elle souhaite y associer ses salariés et bien-entendu ses fournisseurs. C'est le sens de cette charte RSE fournisseurs qui instaure une démarche d'amélioration commune.

La charte de la Fnac comprend 4 volets liés à RSE : social, environnemental, qualité et sociétal. Concernant l'engagement social de l'enseigne, la Fnac prévoit d'investir dans les 3 ans à venir plus de 2 millions d'euros en faveur de l'accessibilité aux personnes handicapées de ses magasins.

En matière d'environnement, l'enseigne s'engage également à diminuer son empreinte énergétique de 20% d'ici 5 ans. La Fnac rappelle avoir déjà obtenu en 2009 des certificats d'économies d'énergie à hauteur 5 767 430 KWh cumac, et annonce qu'elle investira en 2010 plus d'1 million d'euros dans la rénovation de ses systèmes de climatisation et d'éclairage dans ses magasins. L'enseigne va en outre mettre en place un affichage environnemental, associer l'ensemble de ses adhérents à la démarche RSE, et proposer à ses salariés de partir en congés solidaires.


Souce: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 16/02/2010

// mercredi 17 février 2010

La France a émis 527 millions de tonnes équivalent CO2 en 2008


Selon les dernières statistiques réunies par le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), la France a diminué de 0,6% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2008 par rapport à 2007.

527 millions de tonnes équivalent CO2 ont ainsi été rejetées dans l'atmosphère par les transports (135 Mteq CO2), le résidentiel tertiaire (89 Mteq CO2), l'industrie manufacturière (146 Mteq CO2), les industries de l'énergie (78 Mteq CO2), l'agriculture (119 Mteq CO2) et le traitement des déchets (13 Mteq CO2). La principale baisse des émissions entre 2007 et 2008 (-6.3 Mteq CO2) est observée dans le secteur des transports. Elle est attribuable au transport routier. La hausse du prix des carburants explique en partie cette baisse relativement importante. On observe une diminution des kilométrages totaux parcourus entre 2007 et 2008 pour revenir au niveau de 2006, analyse le ministère.

Les émissions du secteur résidentiel/tertiaire et du secteur agricole sont en revanche en hausse (à rigueur climatique constante) pour cause d'augmentation du nombre de logement et d'une hausse de 9% de l'azote apporté aux cultures sous forme d'engrais suite notamment à la suppression de la jachère obligatoire.


Respect du protocole de Kyoto

Dans le cadre du protocole de Kyoto, la France a pour objectif la stabilisation de ses émissions de GES au niveau de 1990 soit à 563,9 Mteq CO2. L'inventaire 2008 place la France à –6,4 % par rapport aux émissions de 1990. Avec cette nouvelle diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France, nous atteignons un plus bas niveau historique depuis 1990 et nous respectons toujours nos engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, s'est félicité Jean-Louis Borloo.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 03/02/2010

// lundi 15 février 2010

La société Toulousaine INSTINCT lance au Ghana le « marketing socialement intelligent »


Un support publicitaire innovant : des tricycles permettant le transport scolaire gratuit des enfants en Afrique

RESUME

Au Ghana, l’opérateur de téléphonie mobile ZAIN a signé avec la société toulousaine INSTINCT pour le projet pilote du TRIKADEMIK, un tricycle loué en tant que panneau publicitaire mobile qui permet le transport scolaire gratuit des enfants. A la fois moyen de locomotion et de communication, ce système tout à fait révolutionnaire est basé sur le concept du « Marketing Socialement Intelligent » dont l’objectif est d’utiliser la publicité pour subvenir aux besoins sociaux des communautés rurales en Afrique. Le projet pilote a été lancé le 2 Février 2010 dans deux villages de la région de Hohoe (Ghana). Il permet déjà à 40 enfants d’aller à l’école tous les matins et a crée 11 emplois dans la communauté. Avec ce projet, INSTINCT prévoit d’amener plus de 7000 enfants à l’école d’ici 5 ans. Dossier de Presse Complet et photos téléchargeables sur http://www.sociallyintelligentmarketing.com/newsroom


Source: Sarah Cluzel Communiqué de Presse / Février 2010

// jeudi 11 février 2010

L'Alsace va expérimenter l'éco-redevance poids lourds


ECO-TERRE Une taxe pour les poids lourds sur les axes routiers nord-sud en Alsace ? Le sujet est dans l'air depuis des années suite à l'instauration d'une taxe similaire en Allemagne, la LKW Maut, qui a entraîné un report de trafic vers les routes et l'autoroute A35 alsaciennes, gratuites. "Des études détaillées ont été menées en 2005 et en 2006 pour mettre en place la redevance alsacienne", rappelle Valérie Létard, secrétaire d'Etat en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat. En réponse à une question du sénateur Roland Ries, maire de Strasbourg, elle précise que la taxe alsacienne sur les poids lourds aura bien un calendrier spécifique. Mais les moyens qui permettront de la collecter seront les mêmes que partout en France à l'avenir. Elle servira en effet à "tester le fonctionnement du nouveau dispositif à l'échelle d'une région avant son extension à la totalité du territoire national".

"Compte tenu de la complexité technique du dispositif, de la volonté de ne pas multiplier sur le territoire national plusieurs dispositifs qui ne seraient pas interopérables et de l'impossibilité juridique de se rattacher au système allemand, le gouvernement a décidé de ne mettre en place qu'un seul et unique dispositif technique", explique la secrétaire d'Etat : "Il a donc choisi d'intégrer la mise en oeuvre provisoire et anticipée de l'éco-redevance alsacienne dans le contrat de partenariat public-privé relatif au recouvrement de l'éco-redevance nationale. Ainsi, il y aura bien un unique partenaire, retenu au terme d'une unique procédure, qui sera appelé à mettre en oeuvre les éco-redevances alsacienne et nationale. Le processus de dialogue compétitif devrait aboutir à un contrat de partenariat au second semestre 2010. Le type de technologie, les délais de conception et de déploiement du dispositif de collecte de l'éco-redevance permettront d'affiner le calendrier global du projet et de sélectionner le partenaire". Concrètement, à partir de fin 2010 ou début 2011, la taxe sera mise en place en Alsace, pour les poids lourds de plus de 12 tonnes, qui devront s'acquitter d'une redevance ajustée en fonction du nombre d'essieux et des kilomètres parcourus. "L'éco-redevance (alsacienne) devrait ainsi couvrir quelque 190 kilomètres de routes et produire une recette brute d'environ 30 millions par an. Les deux conseils généraux concernés ont décidé que 54 kilomètres de routes départementales seraient également soumises à la redevance alsacienne. Le projet de décret est actuellement soumis à l'avis du Conseil d'État", précise la secrétaire d'Etat. Environ un an plus tard, la taxe alsacienne s'effacera pour laisser place à la taxe nationale, plus sévère puisqu'elle concerne les véhicules de plus de 3,5 tonnes. Le principe de cet éco-redevance avait été validé à l'issue du Grenelle de l'environnement.


Source: T.C. dans www.libestrasbourg.fr - 19/01/2010

// mercredi 10 février 2010

Contribution carbone : le gouvernement soumet ses pistes à concertation


Après avoir été retoqué par le Conseil constitutionnel, le gouvernement a revu sa copie concernant la mise en place d'une contribution carbone. Les industriels devraient finalement y être soumis, tout en bénéficiant de dispositifs compensatoires.

Le gouvernement a publié le 5 février le document qui servira de base à la concertation sur l'adaptation de la contribution carbone aux secteurs industriels soumis aux quotas européens d'émission de gaz à effet de serre. Dans la première version du texte de loi, 1.018 sites fortement émetteurs de CO2 (38 % des émissions nationales) étaient exonérés de taxe carbone. Voté par le Parlement le 18 décembre, ce texte a été invalidé par le Conseil constitutionnel le 29 au motif d'une rupture caractérisée de l'égalité devant les charges publiques. Le 20 janvier, Jean-Louis Borloo a donc présenté en Conseil des ministres une communication relative à ce dispositif révisé qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2010. Il avait par ailleurs annoncé l'ouverture d'une concertation avec les entreprises, les partenaires sociaux, les associations environnementales et les commissions compétentes du Parlement. La publication de ce document ouvre donc le débat. La concertation portera sur l'impact de la taxe sur les secteurs concernés, les modalités d'application d'un dispositif spécifique aux plus exposés à la concurrence internationale et aux plus énergivores et sur les modalités de compensation.


Dispositif inchangé pour les ménages et les secteurs non industriels
Ce document de travail précise que le nouveau dispositif sera largement calqué sur le précédent pour les ménages et les secteurs non industriels. Ainsi, le tarif de la contribution est maintenu à 17 euros par tonne de CO2 avec un objectif de 100€ à l'horizon 2030. Pour les ménages, le dispositif reposera sur le principe du bonus malus, comme le prévoyait la première bouture du texte. Pour les entreprises, des mesures spécifiques transitoires sont maintenues pour certains secteurs sensibles et intensifs en énergie : agriculture, pêche, transport routier, maritime et fluvial de marchandises. Le transport public routier conserve son exonération, car il maximise l'efficacité de l'utilisation des carburants et génère des rejets de dioxyde de carbone par kilomètre passagers très faibles.


Les secteurs industriels soumis à la contribution carbone mais soutenus
Le document de travail avance qu'une contribution carbone sera appliquée jusqu'au 1er janvier 2013 aux installations soumises au système des quotas d'émission. Cependant, des dispositifs spécifiques seront mis en place pour certains secteurs sensibles, afin de limiter le risque de fuite carbone. Pour éviter la double charge subie par les entreprises du fait de l'articulation de deux dispositifs (système de quotas et contribution carbone), le texte propose plusieurs solutions, dont la faisabilité juridique devra faire l'objet de vérifications préalables avec la Commission européenne. Car si en théorie, les secteurs industriels exposés à la concurrence internationale bénéficieront de quotas gratuits, ils devront en réalité acquérir une part non négligeable de quotas dès 2013 (entre 30 % et 60 % en moyenne) car l'allocation gratuite repose sur des calculs réalisés auprès des 10 % d'installations les plus efficaces de chaque secteur. Le transport aérien devrait acheter 40 % de ses quotas à partir de 2012, date de l'entrée du secteur dans le système de quotas, indique le texte. Or, une contribution carbone de 17€/tCO2 basée sur le contenu carbone des combustibles (hors contenu carbone incorporé dans le produit final) représenterait en moyenne 0,7% de la valeur ajoutée (VA) des industries (hors branche énergie). Cette charge supplémentaire pourrait représenter 2.6 % de l'excédent brut d'exploitation du secteur industriel. Ce chiffre cache des disparités catégorielles importantes : la contribution carbone pourrait représenter 15,4 % de la valeur ajoutée pour la fabrication de produits azotés et d'engrais, 10,4 % pour la sidérurgie, 6,3 % pour la chimie minérale, 5,9 % pour la fabrication de plâtre, chaux et ciment.

Cette situation justifie donc, pour le document de travail, une exonération des entreprises sous quotas dès son entrée en vigueur, soit 2013 dans le cas général et 2012 dans le cas particulier du secteur aérien. Deux dispositifs distincts sont envisagés dans le document de travail. Le premier consiste à appliquer des taux réduits pour les entreprises les plus exposées. Ainsi, l'ensemble des industries seraient assujetties à la contribution carbone, mais à des taux différents selon leur intensité énergétique et leur exposition à la concurrence internationale. Les entreprises des secteurs non particulièrement exposés paieraient la taxe sur l'ensemble de l'assiette au tarif de droit commun (17€/tCO2). Pour les autres, le texte propose soit l'application d'un taux réduit sur l'ensemble de l'assiette de la taxe, soit un taux différencié selon l'impact du coût de la taxe par rapport à la valeur ajoutée de l'entreprise. Ainsi, quand le coût de la taxe, au taux de droit commun dépasse un seuil, le taux de la taxe est modulé sur la part correspondante de l'assiette. Plusieurs seuils d'impact sur la valeur ajoutée peuvent être introduits, avec des taux dégressifs par tranche d'assiette. Cette solution s'accompagnerait de mesures complémentaires, sous forme de crédit d'impôt par exemple, pour les investissements environnementaux permettant d'aller au-delà des normes européennes et les équipements éligibles aux dispositions de l'amortissement accéléré s'il s'agit d'investissements de renouvellement. Le deuxième dispositif proposé repose sur le principe du bonus-malus, sur le modèle appliqué pour les ménages. Comme pour la première solution, l'ensemble des installations industrielles serait assujetti à la contribution carbone au tarif de droit commun (17€/tCO2). Mais en compensation, chaque entreprise recevrait un crédit d'impôt forfaitaire dont le montant pourrait être fonction soit de ses émissions historiques, soit de sa valeur ajoutée et de l'intensité carbone du secteur ou des installations les plus performantes du secteur. Ce principe incite chaque entreprise à investir dans des technologies plus sobres en carbone. Celles qui adoptent un comportement plus écologique que la moyenne de leur secteur seront globalement gagnantes. Celles qui ne changent pas seront perdantes, justifie le texte.


Trois secteurs traités à part
Enfin, le document de travail précise que trois secteurs seront à traiter de manière spécifique : le transport aérien, la production d'électricité et les réseaux de chauffage urbains.

Puisque la Convention de Chicago sur l'Aviation civile internationale prévoit l'exonération du carburant utilisé pour les vols internationaux à destination ou au départ du territoire des Etats contractants ou transitant par ce territoire, la contribution carbone ne devrait s'appliquer qu'au trafic intérieur au sein de l'espace aérien national. Pour un taux intégral de 17 €/tCO2, l'impact annuel sur le secteur serait de 33 M€. L'application de la contribution carbone au secteur aérien domestique pourra être compensée par une baisse des charges pesant sur le secteur.

L'application d'une taxe carbone sur la production d'électricité, notamment sur les centrales thermiques, risque de conduire à un transfert de la production vers les pays limitrophes. ''En conséquence, il pourrait être nécessaire de réduire le taux de la taxe (de 80 % en 2010 par exemple) afin de limiter l'effet distorsif sur le marché de l'électricité. Ce taux devrait être réévalué en 2011 et 2012 en fonction de l'impact observé sur la compétitivité des centrales thermiques françaises'', note le texte.

Enfin, s'agissant des réseaux de chauffage urbain, ils pourraient être assujettis dans le cas général à la contribution carbone intégrale mais un système spécifique fonction du panel de clients (particuliers, entreprise, agriculture) du réseau de chauffage urbain pourrait être mis en place.


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 08/02/2010

// mardi 9 février 2010

Stratégie nationale de développement durable : un manque cruel d'ambition


Le jugement est sévère : pour le Conseil économique, social et environnemental, la SNDD ne doit pas être un catalogue de vœux dans lequel chacun puise selon ses convictions. Le texte devrait être normatif afin d'engager les politiques publiques.

Les Etats généraux de l'Industrie, le Grand emprunt… Pour Philippe Le Clézio, rapporteur du projet d'avis du Conseil économique, social et environnemental sur la Stratégie nationale de développement durable, ces événements politiques sont autant d'occasions manquées d'imposer le développement durable dans les choix politiques. Ces exemples témoignent du peu de cas qui peut être fait de la stratégie face à des préoccupations de court terme. Or, si l'Etat à qui revient le rôle de stratège, de voir loin, s'exonère des préconisations de la SNDD, comment espérer que les ménages qui éprouvent des difficultés à joindre les deux bouts et les entreprises qui se battent pour leur survie les intègrent dans leur préoccupation ?. C'est pourquoi, dans son projet d'avis sur la Stratégie nationale de développement durable (1) présenté à la presse le 26 janvier, le CESE propose quelques pistes pour rendre le texte plus ambitieux, avec un réel engagement politique. Ou comment éviter que la Stratégie nationale de développement durable ne soit destinée à meubler les fonds de tiroirs…


Pour un texte normatif engageant réellement les politiques publiques

Le projet de SNDD définit certes de nombreux objectifs qui, s'ils se traduisaient dans la réalité, contribueraient notablement à inscrire notre pays dans un processus de développement durable. Une sorte de révolution concertée ou concernée serait ainsi en marche. Si seulement le texte avait une réelle portée ! Son absence normative est dénoncée par le rapporteur Philippe Le Clézio. Résoudre ce défaut institutionnel est un préalable nécessaire si l'on veut que les objectifs poursuivis s'inscrivent dans les faits. En effet, lorsque les acteurs économiques sont partagés entre l'enjeu lointain que peut représenter le développement durable et des coûts privés immédiats, en l'absence de contraintes l'arbitrage se fait généralement au bénéfice des intérêts privés et du court terme, plus encore en temps de crise. Ce constat vaut également pour les Etats, note le rapport. Conférer un caractère contraignant d'encadrement des politiques publiques à la SNDD paraît donc nécessaire pour engager un réel tournant. Pour cela, le CESE recommande que l'adoption de la stratégie nationale du développement durable ne relève plus seulement d'un comité interministériel mais bien du Parlement, dont il est seulement prévu dans la loi Grenelle I qu'il soit informé de son contenu et de sa mise en œuvre. Engager les parlementaires est, selon le projet d'avis, le gage d'une meilleure prise en compte du texte à l'avenir. Le texte doit également être pris en charge par le Premier ministre pour embrasser l'ensemble du champ politique. Autrement dit, la SNDD doit être la colonne vertébrale de la politique gouvernementale et non un simple alibi.


Pour un texte anticipant réellement les bouleversements sociétaux nécessaires

La SNDD ne doit pas se contenter d'être un catalogue de vœux. Le texte doit articuler ses objectifs avec des mesures d'anticipation et d'accompagnement des transitions nécessaires vers un autre mode de développement. Le développement durable ne se réalisera pas sans une rupture structurelle profonde, les conséquences sociales doivent être identifiées pour en limiter l'ampleur. Reconversions, adaptations, innovations doivent être accompagnées. Les effets de la mutation de l'économie (disparition d'activités, pertes d'emplois…) doivent être anticipés. La période de mutation que nous allons connaître oblige à intégrer clairement le coût social des objectifs d'une stratégie de développement durable tant en termes d'investissement que de répartition des efforts consentis par les ménages. C'est la clé de son acceptation sociale. Or, tel qu'il se présente, avec son arsenal de mesures et d'actions envisagées, le projet suscite une attente de réponses qui n'en est que plus forte et inquiète lorsqu'elles n'y figurent pas.


Vers une meilleure publicité du texte

Enfin, le projet d'avis recommande une large diffusion de la SNDD pour s'assurer de son appropriation par le plus grand nombre. Le CESE propose donc que le texte soit accessible via Internet. Mais la clé, selon le conseil, réside dans la publication annuelle des indicateurs de développement durable associés à la SNDD afin de mieux visualiser les objectifs et les évolutions réelles.

(1) Après avis du CESE, la Stratégie nationale de développement durable 2009-2013 devrait être adoptée mi-février par le conseil interministériel pour le développement durable (CIDD).


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 27/01/2010

// vendredi 5 février 2010

Territoires Durables : plan climat-énergie, parc éolien public, PDE...


A Angers, en Picardie, à Chambéry, à Bordeaux et à Nantes ... les démarches exemplaires de la semaine

Au sommaire de Territoires Durables, l’hebdo des collectivités : la Ville d’Angers et Angers Loire Métropole s’engagent actuellement dans l’élaboration d’un Plan climat-énergie basée sur une démarche participative exemplaire. Quant à la Région Picardie, dans le cadre de son Plan régional climat-énergie, elle inaugure le 1er Parc éolien public de France. Pour favoriser le développement des Plans de Déplacement Entreprise (PDE) dans son agglomération, Chambéry métropole redéfinit sa politique de soutien aux employeurs en proposant des services à la mobilité plus étendus et des actions concrètes réunies dans un guide pratique. La mairie de Bordeaux lance « CYCLAB », première rencontre internationale destinée à penser le futur du vélo dans la ville durable de demain. A Nantes, Ecopôle propose à 100 classes de l’agglomération l’opération « 100 jardins naturels à Nantes » visant à la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais chimiques dans les jardins, et à la prise en compte de la biodiversité dite « ordinaire ».

Lire la suite ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 18/01/2010

// mercredi 3 février 2010

Rénovation basse consommation par Roland Dutrey

Rénovation basse consommation. Le titre donne envie. L’éditeur, Terre Vivante, suscite la confiance. Et pourtant je n’arrivais pas à éprouver de véritable enthousiasme pour ce livre. L’auteur (Roland Dutrey) m’était inconnu. Normal, c’est un “simple” particulier, motivé, qui a décidé de partager son expérience d’auto-rénovation de la maison qu’il vient d’acheter. J’attendais donc une pseudo-chronique des galères quotidiennes de tout bon bricoleur du dimanche qui se lance dans un chantier écologique. Une sorte de journal de bord qui révèle plus les motivations que les réelles justification des solutions choisies.
Je me suis trompé. D’abord Roland n’est pas un “simple” particulier. Il est animateur, spécialisé dans l’écoconstruction, au Parc écologique Terre Vivante. J’ai aussi sous-estimé la qualité de l’éditeur et aurais dû me fier à ma première impression (très positive).
Au final, ce livre est bien plus qu’un journal de bord. La démarche décrite n’est pas approximative pour un sou : l’auteur décrit bien la méthode choisie pour rénover au mieux son logement. Et elle est parfaitement bien construite ! Après quelques pages donnant des généralités sur les enjeux énergétiques, climatiques et les réglementations thermiques, Roland Dutrey rentre dans le vif du sujet avec l’état des lieux du logement qu’il vient tout juste d’acquérir. Tout y passe très naturellement pour nous faire comprendre les erreurs classiques qui nous font perdre de si précieuses calories. Il va même jusqu’à proposer quelques formules mathématiques vous permettant de calculer des déperditions thermiques qui feront pâlir de honte la plupart des diagnostiqueurs qui établissent des DPE. Il présente ensuite la Solution Technique Universelle, une référence proposée par le cabinet Enertech pour réussir à tous les coups sa rénovation basse consommation.
Suivent les travaux en eux-mêmes. Avec la rénovation de l’enveloppe d’abord : quels types d’isolation choisir, comment mettre en oeuvre. La gestion de l’énergie et de l’eau ensuite : quelle ventilation, quelles solutions de chauffage, le choix du chauffe-eau solaire, les économies d’eau. Bien sûr ces nombreuses pages sont largement illustrées de photos et de schémas. Simple mais efficace. Chaque solution est expliquée au regard des économies possibles (chiffrées précisément). L’auteur ne se contente pas des argumentations bien-disantes et explique par exemple les raisons pour lesquelles il n’installe pas, pour l’instant en tous cas, de panneaux solaires photovoltaïques.
A l’heure des bilans, les choix effectués prennent tout leur sens. Avec 9.000 € “seulement”, Roland Dutrey a divisé par 4 les besoins en énergie de ses 74 m2 qui respectent désormais les exigences du label BBC (Bâtiment Basse Consommation). 56kWh/m2/an, 160 kg de CO2 par an (contre 1000 avant travaux). En quelques mesures simples.

Bien sûr, ce livre n’est pas un catalogue des solutions possibles (l’auteur développe principalement les solutions qu’il a choisies). Ce n’est pas non le guide du parfait éco-rénovateur. Et les 9.000 € se révéleront peut-être très insuffisant avec des logements autrement plus grands ou plus mauvais d’un point de vue énergétique. Mais la lecture de ce livre est incontestablement agréable et pédagogique. Le faible nombre de pages ne réduit en rien la qualité scientifique du propos. Et je serai prêt à conseiller la lecture de cet ouvrage à toute personne en train d’acquérir un bien immobilier ou désireux d’améliorer les performances de son logement.

Rénovation basse consommation. Le titre est basique. Mettez vos mauvais préjugés de côté. Prenez une heure ou deux. Vous serez aussi agréablement surpris que moi !

Auteur : Roland Dutrey
Collection : Habitat - Autoconstructeur
Description : 160 pages ; (15 x 21 cm)
ISBN : 978-2-914717-81-6
Date de parution : 14 janvier 2010
Prix : 19€
Plus d’infos : boutique.terrevivante.org (pour feuilleter quelques pages ou acheter)

// lundi 1 février 2010

20 initiatives pour construire demain


Un ouvrage édité par l’ADEME et co-réalisé par Reporters d’Espoirs

L’Agence d’informations Reporters d’Espoirs avec le collectif Argos ont réalisé le livre, édité par l’ADEME et le Ministère du développement durable : 20 initiatives pour construire demain. Les journalistes Reporters d’Espoirs ont proposé et rédigé des articles sur 20 projets pour préserver la planète. De la maîtrise de l’énergie aux énergies renouvelables, de l’optimisation des transports à la consommation responsable, cet ouvrage a pour mission de valoriser des initiatives constructives pour favoriser leur développement et leur démultiplication.

Les 20 initiatives de terrain sélectionnées par Reporters d’Espoirs pour construire demain ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 14/12/09

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