éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// mardi 10 août 2010

Frais et de saison : c’est le nouveau site ludo-éducatif du Ministère de l'Alimentation !

Le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche (rebaptisé ainsi depuis septembre 2009) vient de mettre en ligne la nouvelle version de son site Alimentation.gouv.fr dédié pour une large part à l'information des consommateurs sur leur alimentation.
Destiné à un public très large, le site fait le tour de ce qui compose ou concerne notre alimentation, du champ à l’assiette : mise en avant des produits de saison, vidéos sur les producteurs et leurs méthodes de culture, décryptage des labels et étiquettes, idées-recettes, terroirs et patrimoine culinaire des régions, lien entre alimentation et environnement, etc.
Et les plus jeunes ne sont pas en reste avec la dernière version du site : pour que les enfants aussi participent et apprennent, le site propose des animations ludiques spécialement développées pour eux, excellents outils pédagogiques mis à la disposition des enseignants et des parents. Un exemple : "A Table les Enfants !" est un jeu interactif pour apprendre à bien ranger chaque aliment à sa place au réfrigérateur - un bon moyen pour toute la famille de se rafraîchir les idées sur le sujet car comme le rappelle le site "Un frigo bien rangé, c'est moins de gaspillage alimentaire et moins d'énergie consommée !".
Autre exemple d’innovation pédagogique, Vinz et Lou, deux petits personnages créés par le Ministère, accompagnent les enfants dans leur découverte des produits, à travers des vidéos ou des jeux interactifs comme "Sais-tu où ça pousse ?" qui leur montrera comment poussent les carottes, les pommes, le persil ou plus compliqué... les kiwis !

Source : mescoursespourlaplanete.com

// lundi 5 juillet 2010

Le pain bio est-il perdu ?


En dehors des supermarchés, on ne lui laisse que les miettes. Quelques boulangeries artisanales ont fait le pari du bon grain. Mais pour devenir accessible, il reste du pain sur la planche.

Partir à la chasse au pain bio ? « Fastoche ! », me dis-je, habituée que je suis à m’approvisionner au supermarché. Première étape : les rayons de Carrefour, leader de la grande distribution sur ce créneau. Depuis 1993, on y trouve de la boule bio (1,60 euro les 500 g). Bonne qualité, prix correct. Mais la mission se complique lorsque l’on passe la porte des boulangeries artisanales. En France, seuls 5 000 établissements estampillés Baguépi proposent – et depuis trois mois seulement – une baguette bio à 1,10 euro en moyenne, contre 0,70 euro environ pour sa fausse jumelle, la traditionnelle. Les chances de dénicher notre Graal s’amenuisent, en outre, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la capitale. En dehors des boutiques siglées Baguépi, nos envies de tartines bio seront assouvies dans des magasins spécialisés, comme Biocoop ou Naturalia, et quelques établissements chics et égarés du type Moisan et Eric Kayser en Ile-de-France ou La Paline à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence). Et on ne les obtient pas pour une bouchée de pain : chez Moisan, comptez tout de même 1,15 euro pour une baguette et 2,55 euros pour un (petit) pain au levain. On retourne au supermarché ?
C’est en tout cas ce que font les aficionados, qui s’approvisionnent d’abord en grandes surfaces (35 %), puis en boulangeries (30 %), dans les magasins spécialisés (21 %) et sur les marchés (9 %). « La part du bio demeure encore modeste dans les 32 000 boulangeries du territoire, confirme Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio (1). Ce sont les supermarchés qui contribuent à élargir l’offre. »

Du blé aux coquelicots
Rien d’étonnant, finalement, lorsque l’on sait qu’il est plus facile de fabriquer du pain bio en grande qu’en petite quantité. Chez Baguépi, la demande n’est d’ailleurs pas venue des boulangeries artisanales. Mais des clients industriels comme les sandwicheries et les traiteurs. Tout est dit. « Séparer la production bio d’une production non bio a un coût important, confirme Jean-Pierre Crouzet, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Il faut nettoyer le matériel à chaque fois pour qu’il n’y ait pas de mélange, cela prend du temps. »
Autre frein : le prix de la matière première, qui reste une « contrainte importante », reconnaît d’emblée Thierry Berger, directeur marketing du groupe Soufflet, chargé d’approvisionner les boulangers Baguépi. Ceux-ci travaillent avec une farine issue de céréales sans engrais ni pesticides, produite en France, « au niveau local », précise Thierry Berger. « Entre le prix du blé conventionnel et celui du blé bio, la différence est d’un pour trois, regrette-t-il. Mais le plus difficile, c’est pour l’agriculteur : avec le bio, de nouvelles maladies apparaissent, comme des champs de blé truffés de coquelicots qui sont moissonnés tels quels ! »

Un autre métier ?
Pour éviter de bousculer ses habitudes, les bonnes excuses sont légion. Jean-Pierre Crouzet affirme ainsi que beaucoup de boulangers hésitent à passer la vitesse bio « car le pain est perçu comme un produit naturel en tant que tel », contrairement aux fruits et légumes. « En France, la culture du blé est raisonnée, transparente. Les consommateurs n’ont donc pas besoin d’une étiquette bio pour avoir confiance ! » On comprend mieux pourquoi Olivier Gestin, propriétaire de la boulangerie du même nom dans le XVIIe arrondissement de Paris, a souvent l’impression d’exercer un « autre métier ». « Nous travaillons au levain, un mélange de pain et d’eau qui fermente naturellement, sans levure. La technique n’est pas difficile, mais elle n’est même pas enseignée dans les CAP de boulanger ! » On lui parle contrainte des labels, comme ceux visibles au-dessus de son comptoir en bois blond : « Agriculture biologique » et « Ecocert ». Il répond : « Il suffit juste d’être rigoureux, volontaire et informé. »
L’« information » serait alors au cœur du problème ? Peut-être. Pour faire évoluer les mentalités, le groupe Soufflet distribue à toutes ses boulangeries artisanales un « kit bio », complété par des formations. Idem pour l’Agence bio, qui édite un guide disponible sur Internet. L’objectif : que chacun puisse acheter sa baguette bio au coin de la rue, sans faire des dizaines de kilomètres, un trajet désastreux pour l’empreinte carbone et long comme un jour sans pain ! —

Source : Camille Neveux pour TerraEco

// mercredi 30 juin 2010

PNUE : le régime alimentaire occidental n'est pas soutenable


Un groupe d'experts internationaux, le Groupe sur la gestion durable des ressources, a remis le 1er juin au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) un rapport visant à hiérarchiser les menaces qui pèsent sur l'environnement afin d'aider les gouvernements à prioriser leurs actions. Reposant sur des analyses de cycles de vie, l'étude répertorie les matériaux et l’énergie requise pour la production, la consommation et la destruction des produits de consommation.

Le rapport classe les 27 principales sources de détérioration de l'environnement. Ainsi, la consommation de viande et d'énergie (particulièrement d'énergies fossiles) constituent les deux principaux facteurs qui rendent l'empreinte écologique mondiale insoutenable.

L'agriculture à elle seule consomme 70 % de l'eau douce et a transformé 38 % de la surface du globe. Elle est aussi à l'origine de 19 % des émissions de gaz à effet de serre, de 60 % de la pollution des eaux (phosphore et azote) et de 30 % de la pollution chimique en Europe. Les productions de viande et de lait sont les plus impactantes, notamment à travers la production de la nourriture pour animaux : plus de la moitié des cultures vivrières mondiales sont de nos jours destinées à l’alimentation des animaux. Face à l'augmentation de la population mondiale, le rapport alerte sur le régime actuel des populations et sur sa nécessaire évolution : il devient évident que la prochaine étape consiste à nourrir la population directement avec l'énorme production des terres et des autres ressources vivantes accaparées par les cheptels domestiques. En clair : moins de viandes, plus de céréales et de légumes dans la diète.

Enfin, le rapport note que 20 à 30 % de l'empreinte écologique des pays développés serait produite en sol étranger. Les impacts des importations devraient donc être attribués aux populations responsables de cette consommation, selon les experts.


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 03/06/2010

// lundi 17 mai 2010

Comment reconnaître le vrai "équitable" du faux


Raisonné, solidaire, équitable, durable, responsable... Le consommateur qui doit faire ses courses a tout pour s'y perdre entre les différents concepts utilisés par les marques pour promouvoir leurs produits. Au rayon café, faut-il choisir Malongo, "l'arabica issu de la culture des petits producteurs", qui a le label Fairtrade Max Havelaar, ou Nespresso, "un café de qualité supérieure, durablement", qui a la certification Rainforest Alliance ? Au rayon chocolat : Côte d'or ou Ethiquable ? D'ailleurs, l'équitable est-il durable ? Et l'éthique, est-elle écolo ?

Ces questions, le ministère de l'écologie lui-même se les est posées, lorsqu'il a revu le marché de la restauration collective de son restaurant de la Grande Arche, pour y introduire des denrées bio, mais aussi équitables, dans la foulée du Grenelle de l'environnement, en 2008. "Importer des tomates équitables par avion n'est pas très bon en termes de bilan carbone, a constaté le responsable de la rédaction du marché. Nous avons donc décidé de choisir l'équitable seulement pour les produits qui viennent de loin. Nous l'avons imposé pour les boissons chaudes (café, thé, cacao) ainsi que les chocolats et le sucre qui les accompagnent à la cafétéria", indique-t-il.

Une autre difficulté s'est alors présentée : quelle marque et quel label choisir ? Il s'est alors référé à la seule définition officielle française qui existait alors, celle de la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises. D'ici à quelques mois, ce genre de difficulté devrait disparaître, car une commission nationale du commerce équitable donnera une reconnaissance publique aux labels qui la mériteront. Cette commission, dont la création était prévue depuis 2005, vient d'être installée par Chantal Jouanno et Hervé Novelli, secrétaires d'Etat en charge de l'écologie et de la consommation. Lors de sa première réunion, le 19 mai, elle devrait discuter le contenu du "référentiel de certification" sur le fondement duquel la reconnaissance sera accordée ou pas. Cette dernière ne devrait pas prendre la forme d'un logo, mais d'une communication via l'Institut national de la consommation.

"La création de la commission va donner une reconnaissance aux vrais labels du commerce équitable, se réjouit, depuis Haïti, où il visite des producteurs, Jean-Pierre Blanc, directeur général des cafés Malongo, appelé à siéger au titre de personnalité qualifiée. Actuellement, n'importe qui peut prétendre faire du commerce équitable", déplore-t-il.

Or, "peu de systèmes de garanties respectent les critères du commerce équitable", assure Julie Stoll, coordinatrice de la Plate-Forme pour le commerce équitable, collectif national de concertation et de représentation. "Les principaux sont ceux des deux organismes internationaux : Flo, qui décerne le label Fairtrade Max Havelaar et labellise plus de 80 % des produits agroalimentaires équitables dans le monde, et World Fair Trade Organization (WFTO), auquel est affiliée, en France, la Fédération Artisans du monde. A noter également l'arrivée d'un nouveau label français Equitable-ESR, délivré par Ecocert", indique Julie Stoll.

La notoriété du commerce équitable est forte, mais le panier moyen n'était que de 4,94 euros par habitant en 2009 (contre 0,20 euro en 2001). Les acteurs du commerce équitable espèrent donc que les consommateurs se détourneront des marques labellisées par l'ONG américaine Rainforest Alliance (Nespresso, Lipton, Tetley ou Côte d'or) et par l'organisation néerlandaise UTZ Certified (Douwe Egberts, Senseo, Maison du café). Rainforest Alliance et UTZ Certified ont certes prévu des critères sociaux, "mais leurs standards ne portent pas les mêmes exigences que ceux du commerce équitable : ils ne prévoient pas de prix minimum garanti pour les producteurs", précise Gérald Godreuil, responsable garantie à la Fédération Artisans du monde. Ces organisations n'envisagent d'ailleurs pas de demander leur reconnaissance à la commission.

La marque Alter Eco aimerait que la commission propose des standards "plus exigeants" que ceux du label Max Havelaar : "Nous déplorons qu'il accepte le thé produit par les grandes plantations", indique Eric Garnier, en charge de la communication. Soucieuse de concilier équitable, bio et réduction de l'impact environnemental, la marque, qui a les logos "Fairtrade Max Havelaar" et "AB", sur ses tablettes de chocolat, a, en outre, créé une nouvelle garantie, "Objectif zéro carbone", qui permet de certifier que toutes les émissions de carbone sont intégralement compensées par un programme de reforestation en Amazonie péruvienne.

Mais au fait, l'équitable est-il bon ? Il a longtemps eu la réputation du contraire, mais les temps changent : une dégustation à l'aveugle de vingt-quatre chocolats noirs organisée en 2009 par Que Choisir a donné la meilleure note au Noir intense force brute d'Alter Eco, en raison de "sa belle saveur fruitée".


Source: Rafaële Rivais dans www.lemonde.fr - 10/05/2010

// mardi 13 avril 2010

Les chambres d'agriculture remettent les circuits courts au goût du jour


Ventes directes, marché à la ferme, paniers de fruits et légumes : l'engouement des consommateurs pour les filières courtes exprime la recherche de liens plus directs entre citoyens, terroirs et agriculteurs.


Les circuits courts alimentaires existent depuis toujours, notamment autour des villes, mais l'approvisionnement direct des villes par l'agriculture de proximité a décliné au cours du XXème siècle.

C'est en raison de la mise en place de la Politique agricole commune que les filières longues se sont développées pour nourrir les Européens et s'exporter sur les marchés mondiaux. Avec le développement des transports routiers, frigorifiques notamment, l'internationalisation des marchés alimentaires et la généralisation de structures industrielles d'approvisionnement, l'agriculture du XXème siècle s'est éloignée des territoires.

Cependant, les filières dites « courtes » ont perduré à travers les marchés forains, la vente directe à la ferme et le développement, dans le dernier quart du XXème siècle, de fermes cueillettes accueillant un public urbain. Aujourd'hui, les circuits courts recèlent un potentiel de développement important, au point que les Chambres d'agriculture leur ont consacré une journée nationale d'échanges le 7 avril à Paris.

Dans le contexte de la nouvelle politique alimentaire proposée dans le cadre de la loi de modernisation agricole et du Grenelle de l'environnement, un groupe de travail a été mis en place par le ministère de l'Agriculture, de l'alimentation et de la pêche pour définir les circuits courts. Sont considérés comme tels les formes de commercialisation où intervient au maximum un intermédiaire dans le cadre de deux types de commercialisation : la vente directe à la ferme ou sur des points de vente, la vente indirecte avec un seul intermédiaire via la restauration collective ou des commerçants-détaillants.

Comme l'a souligné Emmanuelle Langhade, de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA), les circuits courts répondent à une demande croissante des consommateurs à la recherche de liens sociaux et de produits locaux de saison, valorisant les notions de terroir, d'authenticité, de tradition. Côté agriculteurs, les circuits courts peuvent leur permettre de sécuriser, voire d'améliorer leurs revenus en récupérant les marges des intermédiaires et en obtenant un paiement immédiat, voire à l'avance. En Gironde, selon Bernard Artigue, président de la Chambre d'agriculture de ce département, les seuls qui s'en sortent dans le domaine du vin sont ceux qui font des circuits courts.

Pour autant, selon Mme Langhade, les attentes fortes des consommateurs ne doivent pas occulter les contraintes de ces modes de commercialisation. En effet, l'exploitant doit cumuler deux, voire trois activités : la production, la commercialisation et la transformation, dans certains cas, ce qui nécessite des compétences diversifiées et engendre ainsi une charge importante, avec des emplois salariés plus nombreux. Les contraintes sont plus lourdes pour les denrées d'origine animales, soumises à un agrément sanitaire obligatoire, tout en bénéficiant de mesures d'assouplissement introduites dans les nouveaux textes du « paquet hygiène » européen.


Un secteur potentiellement créateur d'emplois

Selon une enquête menée auprès de la profession en 2005, quelque 88.000 agriculteurs pratiquaient la vente directe de produits et 50.000 avaient une activité de transformation à la ferme. Globalement, 16,3% des exploitations agricoles pratiquaient la vente directe, dont 47% transformaient les produits. Attendu pour fin 2010, le prochain recensement général agricole précisera ces chiffres. De manière générale, on constate une professionnalisation de ces activités agricoles, du fait de la mise aux normes en matière d'hygiène ou de méthodes de commercialisation adaptées aux attentes des consommateurs.

D'ores et déjà, la commercialisation en vente directe s'est fortement développée dans les régions Rhône-Alpes, Aquitaine et Midi-Pyrénées. L'histoire et la tradition de ces régions peuvent expliquer ce développement. En Midi-Pyrénées, les systèmes de diversification en maraîchage, arboriculture, viticulture et granivores sont majoritaires dans les exploitations en circuits courts. Les formes sociétaires y sont nombreuses, et les activités de production, transformation et de commercialisation représentent 20% des emplois agricoles de la région.

Pour Yuna Chiffoleau, chercheuse à l'INRA et chef de file du sous-groupe « Agriculture et alimentation » du Réseau rural français, un autre aspect positif des circuits courts, outre qu'ils créent des emplois, est de solliciter des projets coopératifs de territoires pour fédérer les moyens et organiser des plateformes de distribution.

AMAP (Associations pour le maintien de l'agriculture paysanne), Paniers fraîcheurs dans les gares d'Ile-de-France, démarche de producteurs « Saveurs du Coin » dans le Rhône, opérations Bienvenue à la ferme, vente par internet de produits du terroirs labellisés par la Chambre d'agriculture d'Eure-et-Loir, points de vente collectifs en Rhône-Alpes, partenariat avec la restauration collective sous l'égide la Chambre d'agriculture de Meurthe-et-Moselle… Partout les initiatives émergent et rencontrent un désir de valorisation sociale et économique.


Source: Agnès Sinaï dans Actu-Environnement.com - 09/04/2010

// mardi 23 mars 2010

La Commission dévoile le nouveau logo biologique de l'UE


La Commission européenne a annoncé lundi le gagnant du concours de conception du nouveau logo de l’Union européenne pour les produits biologiques. Je suis ravie que nous ayons maintenant un nouveau logo pour les produits alimentaires biologiques de l’Union européenne, s'est félicité Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural, qui est à l’origine du concours de sélection du logo. L’exercice a permis de braquer les projecteurs sur les produits de l’agriculture biologique et nous a donné un logo que tout un chacun pourra facilement reconnaître. C’est un motif esthétique et élégant, que je suis impatiente de voir sur les produits que j’achèterai à partir du mois de juillet.

À compter du 1er juillet 2010, ce logo devra obligatoirement figurer sur tous les produits biologiques préemballés élaborés dans les États membres de l’Union et répondant aux normes requises. Pour les produits importés, il sera facultatif. L’apposition, à côté du logo de l’UE, d’autres logos à caractère privé, régional ou national sera autorisée.


Source: Actu-Environnement.com - 08/02/2010

// vendredi 19 mars 2010

Les cantines, plus industrielles que Grenelle


Trop cher, trop compliqué… Les expériences bio restent limitées.

Au menu de ce jeudi d’octobre, il y a marqué bio. Enchantée, la mère : «Oh, mais tu as de la chance tu as mangé bio ?». Le fils : «T’emballes pas maman, c’était juste le yaourt.» Parce que la cantine tout bio, voyez, on n’y est pas encore. Depuis 2007, la demande de bio dans les cantines explose bien, mais les producteurs et les professionnels de la restauration collective ont du mal à suivre, se plaignait ainsi en octobre un représentant de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) au salon Cantina. Et pourtant il va falloir s’atteler à la charrue bio, vu qu’à l’horizon 2012, les produits bio devront représenter 20 % de la composition des menus, suivant une directive du Grenelle de l’environnement.

Surcoût. Pour l’heure, un tiers des établissements (26 000) de restauration collective servent des repas bio, un chiffre qui devrait monter à sept restaurants scolaires sur dix en 2012. Selon une étude commandée en 2009 par la fédération des mairies des villes moyennes (FMVM), 8 % des communes interrogées servent plus de 20 % de produits bios, et 22 % n’en servent pas du tout. En majorité, ce sont les fruits, les légumes et le pain qui sont bios. Les bons élèves ? La Bretagne (tout est parti en 2003 du resto U de Lorient qui a proposé des repas bio aux étudiants), les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon sont pionnières. Mais la ville française à appliquer de manière générale le bio à la cantine, «c’est Saint-Etienne, explique fièrement son maire, Maurice Vincent (PS). 50 % de la totalité des 25 000 repas servis quotidiennement sont bios». 10 % seront ajoutés chaque année pour arriver en 2014 à 100 % de bio dans les cantines stéphanoises. Principales difficultés rencontrées par l’équipe municipale, le prix d’abord : «10% de plus, poursuit l’édile de Saint-Etienne, qui ne se retrouvent pas sur la facture des familles. Ce surcoût a été amorti en réduisant les frais généraux.» Autre écueil : l’offre qui est souvent peu adaptée à la demande, la filière bio ayant du mal à approvisionner les gros volumes exigés par la restauration collective. «A Saint-Etienne, nous avons cherché et trouvé les produits issus de l’agriculture biologique dans un rayon de 60 km environ, dans la Loire et en Rhône-Alpes.»

Malbouffe. Comme il s’agit d’un programme à long terme, le projet bio présente l’avantage de «soutenir l’économie locale», poursuit Maurice Vincent, «en encourageant les conversions vers le bio, vu la durée du contrat, séduisante pour les agriculteurs». Tout cela nécessite une évidente organisation en amont, à voir l’exemple de Saint-Etienne, où sont élaborés les menus six mois à l’avance, où des plats parfois bizarres au goût des enfants leur sont proposés - sans aller toutefois jusqu’au tofu-topinambour - et où la viande a été laissée de côté jusqu’en 2014 : trop coûteuse, trop difficile à trouver localement.

Bref, comment faire pour obtenir une cantine bio pour ses enfants ? Se regrouper entre parents, en parler au chef d’établissement, voir avec le maire, qui est responsable de la restauration collective, les cuisiniers, les «acteurs locaux de la filière biologique», comme on dit. Tâcher de convaincre tout le monde que le bio, c’est aussi une manière de lutter contre les problèmes liés à la suralimentation et à la malbouffe. A Saint-Etienne, toujours, on sert plus de fruits et de légumes, on limite les matières grasses et les additifs chimiques. On frôle la perfection. Enfin pour ceux qui renâcleraient, rappelons que puisque même les animaux ont droit à d’exquises gammes bio pour le miam-miam, pourquoi pas notre progéniture ?


Source: EMMANUÈLE PEYRET dans www.liberation.fr - 05/02/2010

// jeudi 25 février 2010

Prix des produits bio en grande surface : UFC Que choisir s'insurge


Selon une enquête réalisée par les associations locales de l'UFC-Que Choisir dans 1624 magasins le prix des produits issus de l'agriculture biologique est encore très élevé ce qui les rend hors d'atteinte pour la plupart des consommateurs. Le panier de produits bio à marques de distributeurs (MDD) est 22 % plus cher que le panier de marques nationales conventionnelles. Pire, il est 57 % plus cher que le panier de MDD non bio, note UFC Que Choisir.

L'association de protection des consommateurs reconnaît que l'écart de prix constaté est justifié par les plus faibles rendements de l'agriculture biologique mais constate que d'autres raisons expliquant ces écarts sont en revanche inadmissibles. Au stade de la production agricole, le montant des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) est historiquement lié au rendement à l'hectare, ce qui avantage les modes d'exploitations intensifs au détriment des producteurs biologiques, obligés de vendre plus chers pour équilibrer leur budget, explique l'association. UFC Que Choisir accuse également la grande distribution de renchérir les fruits et légumes Bio : alors que la marge est en moyenne de 50 centimes d'Euro pour les pommes, elle atteint 1,09 euros pour les pommes Bio. Quant aux carottes, leur marge passe de 80 centimes en conventionnel à 1,33 euros pour le Bio !.

Pour l'association, ces écarts de prix ne sont pas tolérables à l'heure où le Grenelle de l'environnement demande de tripler les surfaces cultivées en bio. Pour que le marché des produits biologiques ne reste pas un marché de niche, réservé aux ménages les plus aisés, UFC-Que Choisir exige un calcul plus équitable des aides de la PAC, permettant un rééquilibrage des aides en faveur des exploitations en agriculture biologique et demande à la grande distribution de rendre le bio accessible au plus grand nombre en augmentant le nombre de références en rayon et en appliquant les mêmes marges que celles qu'elle applique aux produits conventionnels.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 26/01/2010

// jeudi 14 mai 2009

Agriculture bio : la région Champagne-Ardenne propose une nouvelle aide

Le Conseil régional de Champagne-Ardenne a mis en place de dispositifs financiers pour la reconversion des exploitations à l'agriculture biologique, leur certification et l'achat des matériels spécifiques ou des capacités de stockage spécifiques.

Le conseil régional a annoncé le 22 avril une nouvelle aide pour maintenir les surfaces agricoles bios et susciter de nouvelles conversions. Cette aide au maintien s'appliquera à toutes les surfaces certifiées en agriculture biologique. Son montant dépendra du type de cultures (80 à 350 € par hectare et par an). Son versement aura lieu annuellement dans le cadre d'un contrat d'engagement réciproque de 5 ans entre l'agriculteur et le Conseil régional, en contrepartie du respect du cahier des charges national de la mesure maintien en agriculture biologique, précise la Région.

Les agriculteurs champardennais peuvent déposer leurs demandes, en même temps que le dossier de déclaration PAC, soit le 15 mai au plus tard, auprès des Directions Départementales de l'Agriculture et de la Forêt (DDAF).

En 2007, 148 producteurs champardennais étaient convertis ou en conversion, soit une superficie d'environ 7.280 hectares (0,5 % de la SAU régionale). Le Conseil régional a pour objectif de doubler les surfaces bios et d'atteindre 15.000 hectares certifiés en agriculture biologique à l'horizon 2013.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 24/04/2009

// mercredi 8 avril 2009

Revue de presse : agriculture/alimentation (2/...)

// mercredi 25 février 2009

De l'effet de serre dans mon jus d'orange (?)

Après le jus d'orange rempli de pétrole, voilà l'évaluation de la quantité de gaz à effet de serre émis par une brique de jus d'orange. Une information bien présentée par Le Monde.

Une brique de jus d'orange Tropicana de deux litres entraîne l'équivalent de l'émission de 1,7 kilogramme de CO2. Cette "empreinte" carbone a été calculée à la demande du groupe PepsiCo, propriétaire de la marque, par Carbon Trust, un organisme indépendant et reconnu.
A titre de comparaison, une dose de lessive Tesco produit environ 800 grammes de CO2, des chaussures Timberland de 10 à 100 kg selon les modèles, etc.
Comme pour le jus d'orange, les méthodes de calcul des bilans carbone prennent en compte toutes les étapes de la vie du produit : de l'extraction des matières premières au recyclage, en passant par sa transformation et sa distribution. Dans le cas du jus d'orange, la culture des fruits est très émettrice de gaz à effet de serre à cause de l'utilisation d'engrais. Le transport a, en revanche, moins d'impact qu'on le pensait.
Pour les marques, afficher l'empreinte carbone des produits est devenu un argument commercial. Le distributeur britannique Tesco a montré la voie dès 2007, suivi en France par deux supermarchés Leclerc du Nord et la marque Casino, qui ont mené l'expérience en 2008.
L'étiquetage carbone devrait se généraliser dans les prochaines années, notamment en France où c'est une des mesures phares du Grenelle de l'environnement.

Source : Julie Bienvenu sur LeMonde.fr

// mardi 3 février 2009

Pacte écoleau

Succès. Des agriculteurs vosgiens se sont convertis au quasi-bio pour éviter de polluer les sources de Vittel : le pacte industrie-agriculture, inventé par l’Inra, est devenu un modèle de développement durable.

A lire sur liberation.fr

// jeudi 20 novembre 2008

Roundup n'est pas "écologique"... Monsanto condamné !

La Cour d'Appel de Lyon a confirmé le 29 octobre dernier un jugement de janvier 2007 et condamné la société Monsanto à 15.000 euros d'amende pour publicité mensongère. L'herbicide Roundup, produit par Monsanto, était présenté comme étant biodégradable et protégeant l'environnement sur l'emballage du produit et dans un spot TV.

Selon la cour d'Appel de Lyon, le mensonge publicitaire résulte pour les emballages d'une présentation qui élude le danger potentiel du produit par l'utilisation de mots rassurants et induit le consommateur en erreur en diminuant le souci de précaution et de prévention qui devraient normalement l'inciter à une consommation prudente.

Le roundup est présenté sous un jour trompeur d'un produit totalement inoffensif, ce qui ne peut être le cas d'un désherbant même s'il est moins nocif que d'autres pesticides, souligne également la Cour d'appel à propos du spot TV.

Dans un communiqué, l'association Eau & Rivières de Bretagne, dont la plainte déposée en 2000 est à l'origine de ce procès, se félicite de la condamnation de Monsanto qui permet d'ouvrir les yeux des consommateurs sur la dangerosité environnementale et sanitaire du Roundup. Pour Jean-François Piquot, porte-parole de l'association, l'engagement du Grenelle de réduire de moitié l'usage des pesticides d'ici 2015 ne sera tenu que si le consommateur est dissuadé d'employer ces poisons et encouragé à désherber autrement.

Source : actu-environnement.com

// mercredi 5 novembre 2008

Pesticides : effet neurotoxique potentiel chez les fœtus

De nombreux pesticides utilisés en Europe présentent un risque potentiel d’affecter le développement cérébral des fœtus humains, révèle une étude publiée dans Environnemental Health.
Puisque les pesticides ciblent le système nerveux des insectes, leur impact sur le développement cérébral chez l’homme est suspecté. Toutefois, cet effet neurotoxique potentiel sur les fœtus n’est actuellement pas évalué dans les tests de sécurité sanitaire sur les pesticides.
L’équipe dirigée par Philippe Grandjean de l’école d’Harvard et de l’université du Sud Danemark a passé en revue près de 200 études scientifiques ayant évalué cette question. Les données expérimentales obtenues chez l’animal et les observations effectuées chez les nouveau-nés suggèrent que de nombreux pesticides, incluant les engrais organo-phosphatés, les carbamates, les pyréthroïdes, les éthylènebisdithiocarbamates et les herbicides chlorophenoxy, peuvent être toxiques pour le développement cérébral.
Ces effets délétères peuvent être sévères ou irréversibles. Les auteurs estiment donc que la prévention de l’exposition aux pesticides devrait devenir une priorité de santé publique et appellent à renforcer et compléter les études d’évaluation de la neurotoxicité des pesticides.

Article rédigé par Sabine Casalonga
Source (et plus d'informations) : journaldelenvironnement.net

// mardi 28 octobre 2008

1 milliard de personnes auront faim en 2009

Je viens de lire une information dans le NouvelObs de ce matin qui m'a, une fois n'est pas coutume, révolté...

L'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (affiliée à l'ONU) avait annoncé en septembre qu'au moins 925 millions souffraient de la faim contre 848 millions entre 2003 et 2005. Avec l'envolée des prix de l'alimentaire ces chiffres sont revus à la hausse.
Un expert des Nations unies a averti mardi 28 octobre qu'avec la hausse des prix de l'alimentaire le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde va dépasser un milliard en 2009.
Mais Olivier De Schutter, l'expert indépendant du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU sur le droit à la nourriture, a souligné lundi que ces chiffres remontent au début de 2008. Il a ajouté que depuis il estime que plus de 44 millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim, et le nombre au niveau mondial devrait passer le cap du milliard.


Comment peut-on aujourd'hui encore considérer cet état de fait comme "normal". On parle de pays "développés" mais on est aujourd'hui encore capable d'entendre de tels chiffres. Ce milliard d'individus qui souffrent de la faim, bien entendu, on les trouve principalement dans les pays du Sud mais n'oublions pas aussi que des milliers de voisins qui vivent dans nos villes (dans nos "rues" mais aussi dans nos immeubles) viennent grossir encore ce chiffre.
Alors bien sûr, on peut se dire "qu'est ce que j'y peux", on peut rejeter la faute sur nos gouvernements qui sont capables de sortir des centaines de milliards de dollars du chapeau pour sauver un système financier à la dérive mais pas pour cette cause prioritaire. On peut aussi se dire qu'il y a de petits gestes à faire, rappeler ces chiffres, essayer de se mobiliser pour faire (un peu) changer les choses, mieux choisir ses produits de consommation (en optant pour des produits qui rémunèrent équitablement leurs producteurs par exemple). Mais ne surtout pas se dire... "et alors" !

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