éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// lundi 6 septembre 2010

Comment inciter les copropriétaires à engager des travaux de rénovation énergétique ?


Problèmes de prise de décision et de lisibilité des économies d'énergie, difficultés de financements… Malgré des mesures prises au Grenelle 2, les copropriétaires se heurtent encore à des obstacles avant d'éco-rénover.

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// mercredi 1 septembre 2010

La maison de paille de Ludivine et Pierre


Comme je remarque que je reçois pas mal de visites sur ce site de personnes à la recherche d'informations sur la maison de paille de Ludivine et Pierre (j'en avais parlé à plusieurs reprises et il faut croire que je suis bien référencé sur ces critères), j'ai décidé de vous en donner quelques nouvelles.
Rien de bien extraordinaire puisque je ne les ai pas revu depuis l'an dernier. Mais je reste au courant par le biais de leurs mails et de leur site.
Ludivine et Pierre, c'est un couple qui a décidé de se lancer dans l'aventure de l'autoconstruction en paille (oui oui) dans le petit village alsacien de Rosteig. Vous les avez peut-être déjà aperçu à la télé : ils sont passés dans Zone Interdite sur M6, sur Arte ou W9 ce week end. Après avoir pas mal galéré, ils viennent tout juste d'emménager dans leur maison construite de leurs mains. Beaucoup plus tard que prévu (2 ans de retard). Et pas dans les conditions souhaitées non plus puisque la maison n'est pas complètement finie et qu'ils campent donc un peu dans leur chantier.
Mais ça y est, il concrétisent enfin leur rêve de vivre dans une belle petite maison écolo au coeur de la campagne alsacienne. Bon courage encore à eux pour la suite et fin des travaux.

Plus d'infos sur leur (nouveau) blog : La maison des pailloux

// mardi 11 mai 2010

Grenelle 2 : les diagnostics de performance énergétique deviennent opposables


Les députés ont apporté plusieurs modifications en matière de performance énergétique des bâtiments. Principale nouveauté : l'opposabilité des DPE. En revanche, ils n'ont pas réussi à rendre la réglementation thermique 2012 plus ambitieuse.

Les députés sont entrés mercredi 5 mai dans le vif du projet de loi Grenelle 2 avec l'examen des articles relatifs à la performance énergétique du bâtiment. Ils ont rendu opposables les diagnostics de performance énergétique (DPE), après l'adoption d'un amendement de Jean Dionis du Séjour (Nouveau centre, Lot-et-Garonne). Le rapporteur du projet de loi, Michel Piron, et le gouvernement y étaient opposés. Si l'on rend ce document opposable, ceux qui l'établissent seront obligés de tenir compte de cette opposabilité. On verra donc disparaître les DPE folkloriques, a ajouté Claude Bodin (UMP, Val-d'Oise).

L'amendement vise aussi à ce que le DPE soit réalisé au moment où un bien immobilier est proposé sur le marché car c'est alors que cet élément d'appréciation peut être utile, a estimé Jean Dionis du Séjour. Il n'est pas bon qu'il soit bâclé, après la promesse de vente, et plus ou moins sous la pression de l'agent immobilier, lequel touche une commission sur la vente.

L'individualisation des frais de chauffage par l'installation de compteurs dans les immeubles équipés d'un chauffage collectif a été rendue obligatoire après adoption de deux amendements du député Claude Bodin. Le gouvernement y était opposé. Le secrétaire d'Etat au logement Benoist Apparu a rappelé qu'un décret était en cours d'application. Les députés ont passé outre ce rappel, le décret ayant déjà été promis à plusieurs reprises mais n'ayant toujours pas paru. La mesure est censée permettre de diminuer les émissions de CO2 liée à l'énergie utilisée pour le chauffage individuel et collectif, renforcer le pouvoir d'achat des Français par une diminution de leur facture de chauffage et créer environ 2.000 emplois.

En revanche, la réglementation thermique 2012 (RT 2012) pour les bâtiments neufs ne sera pas aussi ambitieuse que ce qu'avaient souhaité les députés Christian Bataille et Christian Birraux dans leur rapport présenté en décembre dernier. Ils réclamaient une limite d'émission de CO2 en plus de la norme des 50 kilowattheures en énergie primaire dès 2012. Au final, les émissions de CO2 des bâtiments neufs ne seront plus qu'indiquées à partir de cette date. Une valeur limite pourrait éventuellement être fixée dans la RT 2020.

Une longue discussion a eu lieu sur l'opportunité de rétablir une enveloppe de prêts à taux privilégiés pour les collectivités engageant un programme de rénovation de leurs bâtiments en matière d'économie d'énergie. Introduite par le Sénat à l'automne dernier, cette disposition a été supprimée en commission à l'Assemblée. Le secrétaire d'Etat au logement s'est opposé à son rétablissement, les collectivités locales disposant déjà d'une multitude d'outils : prêts bonifiés de la Caisse des dépôts à 1,9% pour celles possédant des logements sociaux, fonds de compensation de la TVA (FCTVA), certificats d'économies d'énergie (CEE), ainsi qu'une ligne de crédits de 300 millions d'euros auprès de la Banque européenne d'investissement. Cet amendement créerait donc un effet d'aubaine avec un « plus » pour les collectivités locales qui n'est offert à personne d'autre, a estimé le secrétaire d'Etat. L'enveloppe n'a pas été rétablie.

L'extension de l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties, portée de 15 à 20 ans en commission à l'Assemblée, a été supprimée à la demande du gouvernement. Ce crédit d'impôt devait encourager la production de logements en accession sociale à la propriété, répondant à des critères environnementaux exigeants. Mais elle s'appliquait dès les ouvertures de chantier au 1er janvier 2009. Un pur effet d'aubaine qui ne produira aucun impact, ni en matière environnementale, ni en matière d'accession à la propriété, a conclu Benoist Apparu.

Enfin, les députés ont introduit dans le projet de loi Grenelle 2 une définition de la précarité énergétique, qui concerne 3,4 millions de ménages en France. Désormais, est en situation de précarité énergétique au titre de la présente loi une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d'énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l'inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d'habitat.


Source: Victor Roux-Goeken dans www.actu-environnement.com - 06/05/2010

// lundi 3 mai 2010

Rénovation thermique des bâtiments publics : à quels coûts ?


Si l'Etat s'est engagé à rénover d'ici 2020 son parc immobilier, le financement des travaux dans le public reste problématique. Pour répondre aux objectifs du Grenelle, collectivités et services de l'Etat recourent à de nouveaux outils financiers.

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le gouvernement s'est engagé à faire preuve d'exemplarité en rénovant d'ici 2020, les bâtiments de l'Etat (environ 50 millions de m2) et les établissements publics (70 millions de m2). La loi Grenelle 1 précise en effet que tous ces bâtiments seront soumis à un audit d'ici à 2010 et devront engager une rénovation d'un tiers de leurs surfaces d'ici à 2012. L'objectif est de réduire d'au moins 40 % les consommations d'énergie et d'au moins 50 % les émissions de gaz à effet de serre de ces bâtiments dans un délai de huit ans. C'est une obligation pour l'Etat et une recommandation pour les collectivités territoriales, souligne le plan bâtiment Grenelle.

Les membres du comité opérationnel du Grenelle ont estimé que le coût des rénovations énergétiques des bâtiments publics pouvait varier entre 200 et 300€ TTC/m2. Dans le cadre du Plan de relance, le volet bâtiments publics/ Etat exemplaire a été doté de 200 millions d'euros. 150 millions d'euros sont dédiés aux travaux de rénovation et d'accessibilité. 50 millions d'euros sont également destinés aux audits prévus par la Loi Grenelle. Une première campagne expérimentale d'audits a été menée en Rhône-Alpes de 2008 à 2009 sur 60 bâtiments de l'Etat répartis sur 26 sites (Direction Régionale des Finances Publiques, rectorat, etc). Près de 300.000 m2 sont concernés, a rappelé le 31 mars Isabelle Janoyer de la Direction de l'Equipement du Rhône qui a mené cette campagne, à l'occasion d'un colloque de l'Ademe à Bagnolet (93). Cette expérimentation vise à tester la faisabilité d'un approche globale sur le parc immobilier de l'Etat et à évaluer les conditions d'atteinte des objectifs du Grenelle. Selon Mme Janoyer, les premiers résultats du Certu (Centre d'études sur les Réseaux, les Transports, l'Urbanisme et les constructions publiques) évaluent les économies d'énergies générées sur les 60 bâtiments à 27 millions KWh/eq.an et une réduction de GES de l'ordre de 4.000 t/eq CO2 d'ici 2018. Les objectifs du Grenelle sont donc techniquement atteignables, affirme Mme Janoyer à condition de ne pas disperser les crédits de rénovation énergétique sur l'ensemble du patrimoine mais de rénover en priorité les bâtiments les plus énergivores.

Le Certu chiffre le coût moyen de la rénovation énergétique et d'entretien à 270 €TTC/m² dont 160€/m2 pour les travaux liés à l'énergie. Au total, un investissement de 75 millions d'euros est nécessaire pour rénover uniquement le parc diagnostiqué en Rhône-Alpes, soit 7 millions/an alors que l'enveloppe du plan de relance est dotée de 150 millions pour l'ensemble du patrimoine de l'Etat ! D'ailleurs, d'autres audits ont été lancés en 2009, portant sur près d'une vingtaine de millions de m2 sur tout le territoire (sur les 50 millions de m2 des bâtiments de l'Etat).

Si le Ministère du développement durable a mis en place une série d'outils financiers incitatifs pour les propriétaires privés (crédits d'impôt, éco-prêt à taux zéro…), pour l'heure, il n'est pas prévu de mesures financières spécifiques pour le patrimoine appartenant aux collectivités locales, selon le CGEDD, dont le patrimoine est estimé à plus de 240 millions de m2 (établissements scolaires, maisons de retraite, équipements sportifs…). L'enjeu est pourtant de taille puisque pour atteindre les objectifs du Grenelle, le budget nécessaire pour la rénovation thermique du patrimoine immobilier de l'Etat est estimé à 24 milliards d'euros d'ici à 10 ans.


Les contrats de performance énergétique, la solution ?

Pour financer ces opérations de rénovation y compris les audits, les services de l'Etat et les collectivités pourraient recourir aux certificats d'économies d'énergie (CEE). Les collectivités misent de plus en plus sur les contrats de performance énergétique (CPE) à l'instar de la région Alsace, l'une des rares désormais avec laquelle le gouvernement semble être en mesure de tester ses orientations grandeur nature. Un CPE a par exemple été signé en décembre dernier entre le Conseil régional d'Alsace et GDF-Suez, via sa filiale Cofely, pour la gestion de 14 lycées de la région considérées les plus énergivores. Conclu pour vingt ans, ce contrat de partenariat public-privé effectif, depuis le 1er janvier 2010, devrait permettre de réduire de 35 % la consommation d'énergies de l'ensemble des bâtiments et de 65 % leurs émissions de gaz à effet de serre, a souligné Arnaud Clemens, directeur de la construction de la région Alsace, à l'occasion du colloque de l'Ademe. Une société baptisée Ecolya a été spécifiquement créée pour gérer ce contrat. Celle-ci a prévu d'investir 30 millions d'euros en 2010 et 2011 pour financer la construction de six chaufferies biomasse, l'optimisation des installations de chauffage et de ventilation, l'installation de 5.000 m² de panneaux photovoltaïques, la généralisation et l'amélioration des régulations de chauffage et l'isolation des bâtiments. De son côté, la Région verse au prestataire un loyer annuel de 3,5 millions d'euros qui prendra en compte le remboursement de l'investissement des 30 millions d'euros d'ici à 2011. Ce loyer finance partiellement le montant d'économies d'énergie prévu, a précisé M. Clemens. La région Centre a également lancé un appel d'offres portant sur un contrat de performance énergétique sur la rénovation d'une vingtaine de lycées. On notera encore que la Ville de Paris a lancé le projet CPE Ecoles (Contrat de Performance Energétique) qui vise notamment la réduction de 30% des consommations énergétiques de 600 écoles primaires et maternelles municipales.

Les collectivités locales peuvent également s'appuyer sur le Fonds chaleur, piloté par l'Ademe, doté d'un milliard d'euros pour 2009 et 2011 pour financer notamment leur projet de réseaux de chaleur urbain à partir d'énergie renouvelable (biomasse, géothermie, solaire…) Autre solution : la location de 40 toitures photovoltaïques (PV) - soit 15.500 m2 - proposée par le Ministère de la Défense à la base aérienne d'Istres. Il s'agit d'un contrat AOT (Autorisation d'Occupation Temporaire) qui prévoit la location des toits PV au profit d'un opérateur. Ce dernier fournira les équipements contre l'exploitation de l'excédent produit pendant 20 ans. L'opérateur se rétribue en vendant la production excédentaire à Electricité de France (EDF), avant que le ministère de la Défense ne devienne propriétaire des installations et de l'énergie produite, a précisé Dominique Leroy du Ministère de la Défense.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 06/04/2010

// vendredi 17 juillet 2009

Bâtiments BBC : les premiers projets tiennent leurs promesses

Grâce aux nombreux bâtiments construits dans le cadre des appels d'offres du PREBAT, l'ADEME confirme que le label BBC est atteignable que ce soit en construction neuve ou en rénovation mais avec un surcoût de 15% en moyenne aujourd'hui.


Depuis 2005, dans le cadre du Programme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans les bâtiments (PREBAT), l'Agence de l'environnement et la maîtrise de l'énergie (ADEME), l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) encouragent la réalisation de bâtiments dont les performances énergétiques vont au-delà des exigences de la réglementation thermique actuelle (RT 2005). Des appels à projets ont été lancés depuis 2006 en partenariat avec la quasi-totalité des régions pour la construction ou la réhabilitation de bâtiments à des niveaux de performance équivalant le label réglementaire BBC. Ce label Bâtiments Basse Consommation est attribué aux bâtiments de logements neufs consommant au maximum 50 kWh/m2/an à ajuster d'un facteur 0,8 à 1,3 selon l'altitude et la zone climatique ainsi qu'aux bâtiments tertiaires présentant une consommation inférieure à 50% de la consommation conventionnelle de référence de la RT 2005. Cette RT 2005 correspond à une consommation de chauffage de 85 kWh/m2/an en moyenne.

Résultat, à travers ces appels d'offres, plus de 250 projets démonstrateurs ont été sélectionnés représentant près de 550 bâtiments que ce soit des bureaux, des maisons ou des immeubles d'habitation. 60 d'entre eux portent en totalité ou en partie sur la réhabilitation de bâtiments existants. 4 projets concernent des bâtiments à énergie positive, bâtiments qui produisent plus qu'ils ne consomment grâce aux énergies renouvelables. Pour l'ADEME, les premiers bâtiments réalisés tiennent leurs promesses et démontrent que la basse consommation peut être atteinte avec les technologies existantes et pour des coûts maîtrisés.

Le PREBAT a ainsi permis de construire une maison individuelle à Gigean dans l'Hérault. Construite en béton cellulaire avec isolation par l'intérieur associée à une protection solaire de la façade sud, un chauffage gaz à condensation et un chauffe-eau solaire individuel, cette maison ne consomme que 32 kWh/m2 /an d'énergie primaire. Elle répond donc au label BBC qui dans cette zone climatique exige une consommation maximale de 40 kWh/m2 /an.

Avec le recul, l'ADEME précise que le coût médian de construction des bâtiments neufs se situe ainsi vers 1.450 euros HT/m2 soit environ 15% supérieur au coût moyen de la construction. L'ADEME remarque toutefois que près de la moitié des projets présentent des surcoûts inférieurs à 15%, voire aucun surcoût par rapport à des bâtiments qui auraient été construits suivant la réglementation thermique actuelle (RT2005). L'agence assure toutefois que les bâtiments démonstrateurs du PREBAT vont permettre de diffuser largement les meilleures solutions et les techniques d'optimisation. Cela permet d'espérer que les éventuels surcoûts engendrés par la future réglementation thermique puissent être réduits autour de 5%, précise l'ADEME. Ces surcoûts d'investissement pourront être amortis en 10 – 15 ans grâce aux économies de charges induites sur la facture énergétique, au coût actuel de l'énergie, ajoute-t-elle.

De nouveaux appels à projet régionaux vont être lancés dans les prochains mois, notamment axés sur les bâtiments à énergie positive pour le neuf et la réhabilitation.

Par ailleurs, l'agence contribuera au lancement prochain d'un observatoire du Bâtiment Basse Consommation en partenariat avec le Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et le collectif Effinergie.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 25/06/2009

// mardi 23 juin 2009

L’Ademe agrandit ses bureaux HQE

L’agence a inauguré ce lundi 8 juin son nouveau siège qui réunit enfin sous un même toit ses 280 salariés angevins. Ce nouveau bâtiment de 3 000 m² devrait consommer un peu moins de 32 kWh/m²/an d’énergie primaire. Exceptionnel pour un bâtiment de l’État ! Le tout pour un budget total de 5,1 millions d’euros HT, soit un surinvestissement de 12 % que l’agence compte rentabiliser en douze ans.

Pour atteindre l’objectif de basse consommation, le groupement lauréat de l’appel d’offres a marié des technologies désormais éprouvées : isolation par l’extérieur avec 16 cm de laine de verre sur bardage métallique, menuiserie à triple vitrage respirant avec stores intégrés, ventilation double flux avec récupération de chaleur, surventilation nocturne estivale, gestion technique centralisée… L’ensemble du bâtiment sera chauffé grâce à une chaudière à gaz à condensation.

Les concepteurs ont par ailleurs mis l’accent sur l’insertion du bâtiment dans son environnement (cible 1), l’exemplarité du chantier (3), la gestion de l’eau (5) et celle des déchets d’activité (6). L’emploi de béton autoplaçant (suppression des vibrations) et l’optimisation des plans (limitation des découpes sur chantier) ont ainsi permis d’épargner les oreilles des agents travaillant sur le site et, pour le dernier point, de réduire la quantité de déchets. Notons enfin que les ouvriers, habillés de bleus en coton équitable, étaient invités chaque matin à s’échauffer durant une dizaine de minutes pour prévenir les accidents musculaires, comme c’est le cas désormais sur la majorité des chantiers menés par Bouygues Construction.


Source: Environnement Magazine dans environnement-online.com - 08/06/2009

// mercredi 27 mai 2009

La construction d'un bâtiment industriel à énergie positive a débuté dans le Pas-de-Calais

Dans le cadre du projet européen Interreg IV B ENO dédié à la coopération transnationale et du projet PREBAT, le SIZIAF gestionnaire et développeur du Parc des industries Artois-Flandres a lancé la construction d'un bâtiment à énergie positive.

Baptisé REGAIN, ce bâtiment sera installé au cœur d'un parc d'activités de 12 ha certifié ISO 14001. La conception du bâtiment doit lui permettre de limiter les besoins d'énergie et de répondre ainsi au label Bâtiment Basse Consommation (BBC). Grâce à une toiture solaire photovoltaïque et thermique permettant de produire de l'électricité, de l'eau chaude sanitaire et de préchauffer l'air entrant, le bâtiment pourra produire plus d'énergie que ses besoins, ce qui en fera un bâtiment à énergie positive (futur label BEPOS).

La démarche de construction sera également réalisée selon les critères de Haute Qualité Environnementale (HQE). Résultat, le bâtiment contiendra du bois certifié à hauteur de 205 dm3/m2 de SHON et sera équipé d'une toiture végétalisée. Il sera isolé avec de la pierre ponce et bénéficiera d'une ventilation double flux, de la récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et pour le lavage des locaux et de nombreux aménagements paysagers.

Le bâtiment REGAIN sera instrumenté pour être suivi pendant trois ans, et les résultats seront rendus publics, afin de mesurer l'efficacité réelle des solutions proposées.


Source: F. Roussel dans Actu-Environnement.com - 20/04/2009

// mardi 5 mai 2009

Logirep lance la construction d'un immeuble social THPE dans les Yvelines



L'Entreprise Sociale pour l'Habitat, Logirep a annoncé le 7 avril le lancement des travaux d'une habitation à loyers modérés à très haute performance énergétique (THPE) à Vaux- sur-Seine, dans les Yvelines.

D'une superficie de 1.491 m², l'immeuble se compose de 22 logements locatifs, dont quatre pourront accueillir des personnes handicapées. La consommation énergétique de l'immeuble devrait avoisiner les 80 kw/m²/an, soit 30% de moins que le coefficient de référence retenu par la réglementation thermique 2005, pour la région parisienne,a souligné Logirep.

Les bâtiments, certifiés QUALITEL THPE 2005 EnR et Habitat & Environnement (Profil A), seront notamment équipés d'un système de chauffage par le sol basse température réversible avec pompe à chaleur air/eau. Le projet prévoit également l'installation de panneaux solaires et photovoltaïques destinés respectivement à chauffer l'eau sanitaire et à alimenter l'ensemble du bâtiment en électricité.

Il s'agit du troisième projet à très haute performance énergétique de Logirep qui finalise actuellement la construction d'une résidence THPE sur le site du Polytechnicum de Marne-la-Vallée, dont la livraison est prévue pour l'été 2009.



Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 07/04/2009

// vendredi 17 avril 2009

Revue de Presse : Construction (8/...)

// jeudi 2 avril 2009

Le marché français de la végétalisation des toitures poursuit sa croissance en 2008

L'Association des Toitures Végétales (ADIVET) a annoncé le 24 mars un marché en progression de la végétalisation des toitures en France en 2008.
Avec une progression en 2008 supérieure à 50 %, la France rattrape son retard, a souligné l'ADIVET. Alors que la crise affecte le secteur du bâtiment, plus d'un demi-million de m² de toitures végétales ont été installés en 2008, selon l'association.
Pour ADIVET, cette évolution est très encourageante. La prise en compte des avantages de la végétalisation - thermique, gestion des eaux pluviales, confort urbain – dans les réglementations issues du Grenelle de l'Environnement renforcera la présence du végétal dans nos villes. Celles-ci favorisent de plus en plus les toitures végétales dans leur PLU (Plans Locaux d'Urbanisme), a indiqué l'association.

Source : R. Boughriet pour actu-environnement.com

// lundi 23 février 2009

Maison de paille de Pierre et Ludivine


Je vous ai déjà parlé de construction écolo en tous genres. Je vous avais présenté Ludivine et Pierre qui construisent de leur main leur maison de paille dans un petit village alsacien (ici et ici). Vous les avez d’ailleurs peut-être vu hier soir sur M6 dans Zone Interdite. Aujourd’hui ils ont de sérieuses difficultés financières et, pour que le rêve puisse se poursuivre, ils ont besoin d’aide. Merci de prendre un instant pour lire leur appel à la solidarité...

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// mardi 19 août 2008

Le gratte-ciel "Fusionopolis"

Un building qui fonctionne comme un écosystème, c’est le projet de l’architecte britannique Ken Yeang. Ce futur "Fusionopolis" de 15 étages sera implanté à Singapour. La touche verte de cet éco gratte-ciel se matérialise par l’aménagement de jardins à chaque étage. La végétation permettra de refroidir le bâtiment grâce à l’humidité rejetée par les plantes dans l’air, mais aussi de l’isoler. L’architecte voudrait également utiliser des cellules photovoltaïques capables d’imiter la photosynthèse.

Source : planete-terra

// mardi 15 juillet 2008

L'Anah engage des actions pour traiter l'habitat dégradé et réduire les consommations d'énergie

L'Agence nationale de l'habitat (Anah) a annoncé le 4 juillet une enveloppe de 30 millions d’euros supplémentaires pour traiter l’habitat dégradé. Ainsi, l’enveloppe passera de 70 millions d’euros à 100 millions d’euros.
Selon l’Anah, 400.000 à 600.000 logements nécessitent de nombreux travaux de réhabilitation et 160.000 logements manqueraient de deux éléments de confort de base. L'objectif est ainsi de traiter 10.000 logements en 2008 contre 7.200 en 2007 et 5.800 en 2006, souligne l'Agence nationale de l'habitat. C’est un pas important vers l’objectif de 20.000 logements par an, conformément aux engagements du Premier ministre (mission Pinte et circulaire février 2008). Le projet de loi de Madame Boutin, Ministre du Logement et de la Ville, va permettre d’amplifier encore ce mouvement, déclare l'Agence.

L’Anah a également annoncé qu'elle allait se concentrer sur les ménages relevant de la précarité énergétique, c'est-à-dire les publics les plus modestes habitant dans les logements les plus énergivores (« passoires thermiques » situées en classe G), explique-t-elle. L'Anah a indiqué qu’elle allait créer dès 2009, deux éco-primes destinées aux propriétaires qui en contrepartie devront effectuer des travaux portant sur la performance thermique globale des logements.
La première éco-prime de 1.000 euros sera à destination des propriétaires occupants très sociaux qui entameront des travaux permettant une déduction de la consommation conventionnelle de plus de 30%. Près de 7.000 logements sont ciblés.
La deuxième éco-prime, d'un montant de 2.000 euros, sera attribuée aux bailleurs qui entreprennent des travaux permettant de maîtriser les loyers et les charges de leurs locataires. 6000 logements seraient concernés. Cette écoprime est réservée aux logements conventionnés.
Au total, ces éco-primes devraient atteindre le montant de 20 millions d’euros par an.

Quand le social et l'économique rejoignent la sphère environnementale... c'est ce que l'on appelle du Développement Durable. Et même s'il reste (beaucoup) de travail, c'est déjà une très bonne nouvelle !

Source : actu-environnement.com

// mardi 10 juin 2008

L’habitat « zéro carbone » accessible à tous. C’est (presque) pour demain

En Grande-Bretagne, en 2016, toutes les maisons neuves devront respecter le « Code for sustainable homes », une batterie de règles toutes plus exigeantes les unes que les autres. Certains se lancent déjà. L’entreprise Stewart Milne annonce la prochaine commercialisation de Sigma, une maison à très faibles émissions de gaz à effet de serre.
Eoliennes et panneaux solaires intégrés, récupération des eaux de bain et de vaisselle et des eaux de pluie, exposition sud, triple vitrage, tout cela en grande série et pour un prix… encore inconnu. Mais Stewart Milne chiffre à 800 livres par an (1 200 euros) les économies d’énergie ainsi générées. Design, matériaux durables, élégance, c’est le parti pris d’une autre maison durable : la Lighthouse, sortie de l’imagination de l’architecte Sheppard Robson. Elle passe pour le tout premier nid douillet « zéro carbone » . Aux Etats- Unis, la société PowerHouse a bâti un prototype de maison écologique en kit et annonce vouloir la commercialiser au prix d’une maison « classique ». Tous à vos truelles !

Source : TerraEconomica.info

// mardi 3 juin 2008

Mamaison-durable.com : Le nouveau blog où il fait bon vivre !

Repeindre les murs, installer des étagères, faire fleurir plantes et fleurs sur le balcon… n'est plus l'apanage des professionnels. La preuve : le Groupe Moniteur lance prochainement www.batiproduitsmaison.com, le 1er site d’information produits et solutions à destination des particuliers pour les accompagner dans tous leurs projets maison du sol au plafond.
A cette occasion, le Groupe Moniteur confie la réalisation du blog collaboratif www.mamaison-durable.com à l’agence Buzz Lemon et les clés de sa Maison durable virtuelle à un quatuor d’« experts » en habitat (oui c'est un peu pompeux... c'est extrait du communiqué de presse du Moniteur - sans les guillemets).


Je suis l'un de ces 4 copropriétaires du site, chargé de la rubrique "Ma maison de demain". J'y publierai régulièrement des informations pratiques sur la construction écologique (en plus des informations que je publie ici ou sur d'autres médias). N'hésitez d'ailleurs pas à commenter les articles (j'y répondrai), à me faire part de vos remarques, questions, etc.

Ca se passe sur mamaison-durable.com

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