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jeudi 19 juin 2014

Comment San Francisco s'approche du « zéro déchet »

Le soleil n'est pas encore levé qu'un étrange ballet commence. Chacun à leur tour, des dizaines de camions viennent déverser des tonnes et des tonnes de restes de nourriture, d'herbe coupée, de branchages. Un mois plus tard, ces déchets organiques ressortiront sous la forme d'un riche compost aussi fin que du sable. Ici, à Vacaville, à une heure de route au nord de San Francisco, se joue quotidiennement une partie essentielle de l'objectif que s'est fixé la ville californienne : parvenir, d'ici à 2020, à zéro déchet non recyclé ou composté, évitant ainsi d'utiliser des décharges ou des incinérateurs, très polluants.
Pour parvenir à ce but jamais atteint par une aussi grande ville dans le monde, San Francisco fait preuve de volontarisme politique et multiplie les initiatives législatives.

Lire tout l'article d'Alexandre Pouchard sur LeMonde.fr

lundi 19 mai 2014

Qu’est-ce qu’une recyclerie?

Près de 2000 recycleries et ressourceries récupèrent vos objets usagés en France.
Vous avez envie de vider vos placards, vous débarrasser de vos vieux meubles ou vous séparer des six paires de chaussures que vous n’avez jamais mises, et ne mettrez jamais? Différents points de collecte existent un peu partout, mais ne récupèrent qu’une ou deux catégories d’objets: Le Relais, par exemple, qui ne collecte que des vieux vêtements, ou les librairies solidaires qui ne prennent que les livres, dvd ou cd.
Le plus simple, peut-être, est de vous diriger vers des "recycleries". Ces points de collecte qui fleurissent un peu partout dans les grandes agglomérations (au moins sept à Paris) récupèrent tout ou presque, pour recycler ou donner une seconde vie aux objets oubliés dans nos placards.

Comment fonctionne une recyclerie ?
Tout se fait en trois étapes: un particulier dépose gratuitement des objets de décoration, du mobilier, de la vaisselle ou encore de l’éctroménager dans un point de collecte. Seconde étape, le tri: tout ce qui est cassé finit dans une déchèterie ou une usine de traitement des déchets. Enfin, les objets en bon état sont emmenés dans un lieu de stockage, puis vers le magasin de la recyclerie pour y être revendu.
Attention, "les professionnels n’ont pas le droit d’y déposer des matériaux", précise Laugan Plantat, coordinateur à la recyclerie de Montreuil, qui a inauguré son nouveau point de collecte, le 6 mars 2014. Celle-ci est gérée par l'association Emmaüs Coup de main, l'un des groupes de la communauté Emmaüs qui possède près de 300 recycleries et ressourceries en France.

Recyclerie, ressourcerie: quelles différences?
Aucune, ou presque! Ce sont deux appellations différentes pour une même activité: le recyclage et le réemploi d’objets usagés. La principale différence est que les ressourceries dépendent du Réseau national des ressourceries.
Celui-ci regroupe près de "120 structures en France", indique Vincent Jouanneau, chargé de développement au sein du Réseau national des ressourceries. Mais au total, il existe près de "2000 structures de réemploi" sur tout le territoire, précise-t-il.

Quels statuts?
L'activité des recycleries et ressourceries s'incrit dans le champ de l'économie sociale et solidaire (ESS) et la très grande majorité des structures dispose d’un statut associatif. Vincent Jouanneau précise que près de "90% des ressourceries sont des associations". Les 10% restants sont des structures mises en place et gérées par des collectivités territoriales.

Une démarche sociale et environnementale
Indépendamment de son aspect environnemental, la recyclerie revêt également une dimension sociale. Ainsi, celle de Montreuil embauche trente salariés en contrat d'insertion, dont dix uniquement sur le lieu de collecte fraîchement ouvert (douze autres salariés sur le site de stockage des objets, et huit au magasin).
L'idée est de permettre à des personnes très éloignées de l'emploi de retrouver le marché du travail. Dans le cas de Montreuil, par exemple, plusieurs salariés sont d'anciens "biffins" roms, les "chiffonniers des temps modernes", comme les appelle le quotidien La Croix.

Les ressourceries aussi ont une démarche d'insertion par l'activité économique. Selon l'Observatoire des ressourceries, "les contrats d’insertion représentent 71 % des salariés des ressourceries", en 2012.

Comment créer une recyclerie ou une ressourcerie.

Source : YouPhil.com

lundi 15 juillet 2013

L’Eco-distributeur de liquide en vrac pour réduire les déchets à la source

Les Eco-distributeurs participent directement à la réduction des déchets ménagers. Ils limitent le gaspillage (consommation = besoin) et permettent de réutiliser les emballages. Beaucoup d’économies sont faites le long du circuit logistique (transport, énergie, matières premières, ...). Une bonne nouvelle aussi pour le portefeuille et sa santé : le vrac a des prix inférieurs au préemballé de 15 à 40% et rend donc plus abordable les produits écologiques ou bio. Grâce à ses technologies brevetées, Eco2distrib a été qualifié de plus avancée du marché, donc aucun souci à avoir lors de la distribution de produits liquides aussi différents que la lessive, la peinture, le vin, les détergents ...

Lire tout l'article sur cdurable.info

jeudi 4 juillet 2013

Dasri : le prétraitement gagne du terrain

Le prétraitement par désinfection des déchets d'activité de soin à risque infectieux progresse en France, même s'il reste minoritaire. Cette solution de traitement est pourtant plus flexible que l'incinération directe, pour un coût équivalent.

Alors que le gisement annuel des déchets d'activités de soin à risque infectieux (Dasri) est estimé à 170.000 tonnes, en 2012, près de 157.649 tonnes ont été traitées dans les 69 installations en fonctionnement en France, précise un bilan publié en juin par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Mais ce chiffre reste incertain, étant donné les différents gisements (établissements de santé, professions libérales, laboratoires de biologie médicale, patients en autotraitement) et l'impossibilité de décompter les matériels de soin produits hors de France et utilisés sur le territoire français.
Il incombe au producteur ou au détenteur de ces déchets de prendre en charge leur traitement, qui est très encadré, tant pour des raisons sanitaires qu'environnementales.
Deux voies de traitement sont autorisées en France : l'incinération et le prétraitement par désinfection. La première est réalisée soit dans une usine d'incinération des ordures ménagères, soit dans une usine spécifique d'incinération (dédiée aux Dasri ou aux déchets dangereux). Etant donné leur fort contenu en plastique, l'incinération de ces déchets est souvent assortie d'une valorisation énergétique.

Lire tout l'article sur actu-environnement.com

lundi 11 mars 2013

Les coûts de gestion des déchets ménagers explosent


Vingt ans après la première loi sur la gestion des déchets ménagers, les flux de collecte et de traitement se sont multipliés, engendrant une hausse considérable des coûts de gestion. Les professionnels s'en préoccupent.

Vingt ans après la première loi sur la gestion des déchets ménagers de juillet 1992, la dépense dans ce secteur n'a cessé d'augmenter. Elle est passée de 5 Mds€ en 2000 à 8 Mds€ aujourd'hui, soit une croissance annuelle de 6%, annonce la Fédération nationale des professionnels du déchet (Fnade). Cette dépense correspond à un tiers des dépenses environnementales des collectivités. Ce qui est conséquent, dans un contexte de crise et de précarité croissante qui engendre une baisse des tonnages collectés et donc une "contraction économique" du secteur. "Il y a vingt ans, le tri à domicile n'existait pas. On pensait que les français ne trieraient pas, se souvient Didier Imbert, vice-président de la Fnade et responsable chez Sita. Hormis à Dunkerque où il fut implanté un centre de tri dès 1989, partout ailleurs la collecte se faisait au porte-à-porte. Et les déchets ménagers collectés partaient vers un centre de valorisation fonctionnant selon des normes en devenir. En vingt ans, nous avons totalement changé d'univers !". Un changement produit par la mise en œuvre du principe de responsabilité élargie du producteur qui participe à hauteur d'environ 1Mds€/an au financement du service. Et aussi par l'établissement d'une fiscalité environnementale incitative susceptible de contribuer à modeler le comportement des citoyens au-delà du seul geste de tri à domicile.

Lire la suite sur actu-environnement.com

mercredi 30 janvier 2013

Angers : les 12 positions du Kamasutri

12 positions qui vont de "La bouteille à l’envers" à "La caresse du papier", en passant par "Le comprimé retourné", "Sensations électriques", "L’extase de l’alu" … La chaleur monte à Angers !
Non ! Il n'y a pas de faute dans notre titre ! C'est bien des 12 positions du Kamasutri dont il s'agit ! Avec beaucoup d'humour, Angers Loire Métropole a décidé de lancer cette campagne de communication pour sensibiliser les étudiants aux bons gestes du tri sélectif. Eh oui ! Vous imaginiez quoi ?! Et l'Agglo n'en est pas à son coup d'essai en la matière ! Déjà en 2010, une campagne de communication clin d’œil sur le thème de la rencontre a permis de poser un ton humoristique et décalé sur le sujet, déjà efficace envers les jeunes. Un site internet dédié www.lejustetri.fr avait alors été créé. Aujourd'hui, la démarche se poursuit avec comme objectif : créer un dispositif à destination des publics étudiants, publics parmi les plus difficiles à toucher. "L'agglomération angevine compte plus de 30.000 étudiants. Parfois ils ne sont là que pour quelques mois, et échappent souvent aux informations sur le tri des déchets", explique Gilles Mahé, vice-président d'Angers Loire Métropole chargé de l'environnement sur le site de l'agglo.
Pour cette coquine campagne pleine d'audace, le choix s’est porté sur une approche décalée usant d’humour et de dérision. Le principe : décliner une série de positions (inutile d'expliquer à quoi elles se réfèrent ! ) pour trieur averti. Chaque position rappelle le geste de tri à opérer.
Des saynètes interactives - mais non classées X, rassurez-vous ! - se sont même déroulées du 28 au 31 janvier devant les restaurants universitaires avec une troupe d’improvisation (les Expressos), les comédiens reprenant des positions du Kamasutri, chacune d'elle étant déclenchée par la présentation d’un déchet choisi par le public. Un "mémo tri" spécial a même été remis aux l’étudiants sous forme de poster lors des happenings, histoire de pratiquer seul les bons gestes !
En tout cas, le message semble avoir fait mouche, "Je pense que ça peut inciter à être vigilant, confirme Alexandre, élève de BTS. Mais je faisais déjà attention avant ! "

Pour en savoir plus : Voir la campagne

Source : Journal des Communes Durables

dimanche 27 janvier 2013

Résultats positifs pour l’opération 50 entreprises témoins

Réduire les déchets pour faire des économies : l’antienne de l’Ademe s’accompagne cette fois des résultats de son expérimentation « 50 entreprises témoins », qui ont repensé leur poste déchet pendant un an.
L’opération est un succès, puisque pour 40 entreprises, elle se traduit par une économie cumulée et pérenne de 1,5 million d’euros par an. Parmi les dix autres candidats, certains ont réalisé des économies inférieures, et d'autres n’ont pas poursuivi l’expérimentation.
Mais ce chiffre est-il extrapolable ? L’Ademe a soigneusement sélectionné les entreprises participantes. Lors de l’appel à candidature, lancé novembre 2010, 380 entreprises ont répondu. Les participants à l’expérimentation ont été retenu dans des secteurs prioritaires car fortement générateurs de déchets : la métallurgie, la distribution et le transport, l’agroalimentaire, l’imprimerie et la papeterie, et la plasturgie. Les entreprises ont bénéficié d’un diagnostic, qui a permis de définir un plan d’action spécifiques (entre 1 et 16 actions), mais aussi d’un accompagnement sur le terrain. Ainsi, le fabricant de porte d’entrée en aluminium Bel’M a généré 53 000 euros d’économies en optimisant sa découpe. Certes, la revente des chutes générait un revenu de 17 000 euros, mais les économies à l’achat ont permis une économie de 70 000 euros… Une nouvelle technologie d’encollage a également permis des économies de colle (30 000 euros), et de solvant (18 000 euros). Chez Facom, plasturgiste, une nouvelle technologie dite « à canaux chauds », a généré 86 000 euros d’économies sur les achats de matière première et 3 000 euros d’économies sur le poste enfouissement des déchets. « 80 % de l’économie totale provient de la réduction ou du recyclage de matière ou d’emballages à la source, c’est-à-dire en amont de la fabrication. Cette expérimentation montre que le tri à la source et l’externalisation du recyclage sont plus profitable que la mise en décharge ou l’incinération des déchets », souligne l’Ademe. Cinquante-deux fiches détaillent les résultats de cette opération.
L’Ademe poursuit son accompagnement avec deux nouveaux appels à candidature, l’un sur la mise en place d’une comptabilité analytique pour identifier les pertes et les actions prioritaires, et l’autre sur le calcul de la rentabilité des investissements en matière de réduction et de recyclage à la source. Résultats en juin 2013.

Pour en savoir plus : 52 exemples d'économies à consulter

Source : Environnement Magazine

lundi 14 janvier 2013

(Déchets) Responsabilité élargie du producteur : de nouvelles filières se structurent

Avec la parution ces derniers jours du décret organisant la récupération des bouteilles de gaz et de quatre arrêtés portant agrément d'éco-organismes, de nouvelles filières fondées sur la responsabilité élargie du producteur (REP) deviennent opérationnelles.
Un décret publié au Journal officiel du 30 décembre 2012 organise la filière de récupération des bouteilles de gaz. Face à la recrudescence de l'abandon des bouteilles de gaz dans la nature ou dans les déchetteries, la loi Grenelle 2 (art. 193) a en effet introduit dans le Code de l'environnement un article L.541-10-7 qui prévoit que les metteurs sur le marché de bouteilles de gaz comprimés et de gaz de pétrole liquéfiés doivent assortir ce contenant d'une consigne ou d'un système équivalent favorisant leur réemploi et prendre en charge la gestion des déchets qui en sont issus. Le décret qui vient de paraître permet la mise en œuvre de cette nouvelle filière couvrant les bouteilles rechargeables de gaz liquéfiés, comprimés et dissous destinées aux ménages et leurs déchets. Dès 2013, les metteurs sur le marché devront s'acquitter de leurs obligations en mettant en place un système de consigne ou un système équivalent de reprise. La filière repose également sur la prise en charge technique et financière des déchets de bouteilles de gaz en fin de vie, qui leur sont remis par les utilisateurs ou qui sont abandonnés auprès des collectivités territoriales en déchetterie. Pour ce faire, il appartient aux professionnels de mettre en place un système individuel de collecte approuvé par les pouvoirs publics ou d'adhérer à un éco-organisme agréé.

Nouveaux agréments
La publication de quatre arrêtés portant agrément d'éco-organismes permet par ailleurs la structuration de trois filières de recyclage et de valorisation des déchets. Un arrêté en date du 26 décembre 2012 porte tout d'abord agrément d'un organisme (Eco-mobilier) ayant pour objet de contribuer et de pourvoir à la gestion de déchets d'éléments d'ameublement. Sont concernés les déchets d'éléments d'ameublement ménagers, mais aussi professionnels (literie), dans l'objectif d'atteindre un taux de recyclage de 45 % fin 2015. Par arrêtés publiés le 29 décembre, les sociétés Ecologic et Eco Systèmes ont également été agréées en qualité d'éco-organismes en charge de la collecte et du traitement des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) professionnels - gros et petits appareils ménagers. Enfin, par un arrêté du 12 décembre dernier, les ministres de l'Ecologie, dela Santéet de l'Intérieur ont délivré un agrément à l'association "DASTRI" pour enlever et traiter les déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI) perforants produits par les patients en autotraitement. Cette filière doit permettre en particulier d'éliminer le risque sanitaire associé à la manipulation de cette catégorie de déchets par le personnel de collecte et de traitement des déchets ménagers et assimilés.

Source : Droit de l'Environnement

lundi 29 octobre 2012

Recyclage: marquage obligatoire en 2015

Comment reconnaître un produit recyclable d’un autre? Mission impossible. Seul le Point vert, sur l’emballage d’un produit, indique que le metteur sur le marché verse une contribution à Eco-Emballages, contribution qui participe au financement de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) des emballages ménagers. Mais le consommateur n’est pas pour autant renseigné sur la recyclabilité du produit.

Pour obtenir cette information, il va falloir patienter encore un peu. La réflexion, lancée à l’occasion du Grenelle, ne sera concrétisée que dans plus de deux ans. «Le marquage ne sera obligatoire sur les produits et leurs emballages qu’à partir du 1er janvier 2015», a en effet annoncé ce 23 octobre Alain Geldron, responsable du service filières REP et recyclage à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), lors du colloque sur les filières organisé par l’Agence.

La Commission européenne a donné son feu vert le 3 octobre dernier sur le projet de décret présenté par Paris. Mais le texte ne sera pas publié avant septembre 2013, pour une mise en service début 2015.

La sortie officielle de «Triman» (symbole d’un personnage triant ses déchets dans le cadre d’une économie circulaire, cf. photo) pourra, contrairement au Point vert, favoriser non seulement le geste de tri mais aussi le choix de produits recyclables.

Source : Greenmaterials.fr

lundi 11 juin 2012

Eco-Emballages dégaine son logo

Critiqué pour son point vert, souvent assimilé par les consommateur à une consigne de tri, Eco-Emballages a conçu un nouveau logo « Info-tri Point Vert ». Et ce alors que le décret créant un pictogramme national, appliqué sur tous les produits recyclables concernés par une Rep, devrait être signé à l’automne.
Deux formats ont été prévus pour le logo d’Eco-Emballages, qui combine le point vert existant, avec les indications « à jeter » et « à recycler », et un renvoi vers le site consignesdetri.fr pour tenir compte de la variété des pratiques des collectivités locales. Selon Eco-Emballages, 300 marques se sont engagées à utiliser ce logo, qui sera donc appliqué à 3 milliards d’emballages d’ici à la fin de l’année. « 66 % des consommateurs souhaitent une consigne de tri sur les emballages », explique l’éco-organisme dans un communiqué. « C’est une bonne chose, mais pourquoi avoir attendu vingt ans pour créer ce logo, et le présenter au moment où un logo unique, issu de la concertation avec tous les acteurs, est sur le point de voir le jour ? », interroge Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, qui pointe une nouvelle fois la question de la gouvernance des filières REP.
Car la loi Grenelle 2 imposait une harmonisation des consignes de tri, avec la création d’un pictogramme unique pour tous les produits recyclables concernés par une REP. une concertation menée par l’Ademe. « Notre travail est terminé : nous avons rendu nos conclusions à l’été 2011, et le décret est actuellement en cours d’examen à Bruxelles. Il pourrait être signé à l’automne », explique Alain Geldron, responsable du service Filière REP et recyclage au sein de la direction consommation durable et déchets à l’Ademe. Ce logo sera appliqué sur les produits fabriqués à partir du 1er janvier 2013 au plus tard.

Source : Environnement Magazine

lundi 14 mai 2012

commentreparer.com vous aide à casser l'obsolescence programmée

Damien Ravé se décrit comme un « travailleur « militant » de l’économie sociale, entrepreneur du Web et motivé par les problématiques d’environnement et de consommation responsable ». Passionné par les problématiques liées à la réduction des déchets, au recyclage et à la durée de vie des produits, il a fondé en mai 2011 le site www.commentreparer.com. Objectif ? Expliquer comment réparer des biens électroménager, du matériel audiovisuel ou informatique, etc… De quoi lutter efficacement contre l’obsolescence programmée et trouver une alternative pour réduire les déchets – à la source.

Lire tout l'article sur ecoloinfo.com

jeudi 26 janvier 2012

Documentaire Couchorama : quelles couches pour bébé ?


DOCUMENTAIRE - Rendez-vous sur Arte le 29 Janvier à 22h10 pour évoquer l'impact environnemental des couches jetables traditionnelles et les alternatives possibles...

Pratiques et efficaces, les couches culottes ont révolutionné la vie des jeunes parents. Aujourd’hui, leur démocratisation pose pourtant un vrai problème environnemental, car elles s’accumulent dans les ordures ménagères et ne se recyclent pas facilement. Il faut en effet compter entre 200 et 500 ans pour une décomposition intégrale, en raison des composants pétrochimiques qui servent à leur fabrication.

Le documentaire «Couchorama» s’interroge sur l’impact écologique des couches culottes jetables classiques. Il retrace aussi l’histoire de cette invention emblématique du monde moderne, tout en évoquant avec humour les rapports nouveaux que les hommes entretiennent désormais avec la saleté et le malodorant.

La journaliste Jacqueline Farmer fait également un tour d’horizon des alternatives possibles à la couche jetable traditionnelle: couches lavables, hygiène naturelle et couches jetables écologiques.

Source : neo-planete.com (suivre le lien pour voir la bande annonce)

mercredi 11 janvier 2012

Un partenariat avec les collectivités pour recycler les mobiles usagés

En France, 100 milions de mobiles usagers dorment dans les tiroirs. C'est en partant de ce constat qu'Orange a mis en place un dispositif de collecte-recyclage entre la France et l'Afrique qui conjugue protection de l'environnement et soutient à l'économie sociale et solidaire. Toutes les collectivités intéressées peuvent d'ailleurs en devenir partenaires.
C'est sur le Salon des Maires que notre rédaction a découvert cette initiative aussi simple qu'efficace mise en place par Orange, en partenariat avec Emmaüs, et à laquelle toutes les collectivités peuvent s'associer.
Cette collecte-recyclage (de la France à l'Afrique et vice-versa) se déroule en trois étapes :

  1. en France, collecte des mobiles, tri/test et reconditionnement via les Ateliers du Bocage, affiliés à Emmaüs ;
  2. collecte des mobiles usagers en Afrique et retour des déchets en Europe, en partenariat avec Emmaüs International ;
  3. traitement des déchets et recyclage des matières en Europe.

Pour les collectivités qui souhaitent s'impliquer dans cette opération (qui peut être inscrite dans un Agenda 21), rien de plus simple. En effet, Orange leur fournit des collecteurs de mobiles en carton personnalisables, ensuite, libre à elles de les mettre en place dans les lieux de leur choix. Lorsque les cartons de collecte sont pleins, la collectivité en demande l'enlèvement à Emmaüs via Orange.
Difficile de faire plus simple non ?!

  • Depuis 2008, cette opération à permis de créer 25 emplois d'insertion en France, soit un emploi créé tous les 12 000 mobiles collectés.
  • En Afrique, le premier atelier a ouvert au Burkina Faso en 2010 et, 8 mois plus tard, plus de 12 tonnes de déchets étaient collectés (l'équivalent de 80 000 mobiles). Un second atelier a ouvert en férvier 2011 au Bénin, le troisième à Madagascar en juin 2011, un quatrième ouvrira au Niger début 2012. 5 emplois sont créés par pays.


Source : environnement-online.com

lundi 21 novembre 2011

La Poste se lance dans le recyclage

La Poste a annoncé lundi 7 novembre le lancement d'une filiale dédiée à la collecte de papiers de bureau à recycler, fonction qui sera assurée par les postiers auprès de petites structures, avant un tri effectué par une entreprise spécialisée dans laquelle le groupe vient d'investir. Visant les TPE/PME et les collectivités locales, "cette nouvelle activité s'appuie sur les moyens industriels du groupe et le professionnalisme des facteurs qui, venus pour collecter ou distribuer le courrier dans une entreprise, repartent avec les papiers de bureau à recycler", selon le communiqué de La Poste. Ces petites structures produisent entre 500 000 et 900 000 tonnes de papier non collecté par an selon l'Agence pour la maîtrise de l'énergie (Ademe), a précisé un porte-parole de l'entreprise. "Notre objectif est de capter 20 % de ce flux d'ici 2015", a-t-il ajouté. La Poste indique avoir racheté 66 % de la société Nouvelle Attitude (le reste du capital restant entre les mains des deux fondateurs), spécialisée dans le recyclage de papiers de bureau, et qui devient une nouvelle filiale du groupe.

Nouvelle Attitude, "entreprise d'insertion par l'activité économique" conventionnée par l'Etat et le Pôle emploi, emploie actuellement "une trentaine de personnes". Elles trieront le papier collecté par les facteurs, qui sera ensuite "transmis à des papetiers-recycleurs situés à proximité". Après une expérimentation dans l'Essonne, cette nouvelle activité est étendue à partir de ce jour dans le Loiret, l'Eure-et-Loir et les Yvelines, "avant une généralisation progressive à l'ensemble du territoire en 2012", est-il précisé.

Aucune embauche spécifique de postiers n'est prévue, mais La Poste indique que cette activité sera "créatrice d'emplois de proximité puisque Nouvelle Attitude va, au fur et à mesure de la montée des demandes de collecte, créer de nouveaux emplois d'insertion".

Source : LeMonde.fr avec AFP

jeudi 20 octobre 2011

La filière de réemploi se professionnalise

Le dispositif de réemploi et de réutilisation des équipements électroniques et électriques en fin de vie est-il efficace ? Le 6 septembre, Eco-systèmes et ses partenaires Emmaüs et Envie ont fait le point sur ce secteur qui, bien qu’étant par nature hors marchand, n’ignore pas les contraintes de marché et s’efforce de rester à niveau. « On maintient la tradition des récupérateurs tout en misant sur l’innovation : on est en quelque sorte les chiffonniers des nouvelles technologies », résume Bernard Harru, directeur des Ateliers du Bocage (ADB), membre d’Emmaüs. Les ADB traitent entre autres les téléphones usagés collectés en magasin par Eco-systèmes. Cette année, ils s’apprêtent à franchir la barre des 300.000 mobiles traités. Pour structurer cette filière de réemploi des mobiles, Eco-systèmes a élaboré une charte avec les fabricants et les opérateurs. A la tête de l’éco-organisme, Christian Brabant estime qu’« elle commence à porter ses fruits ». « Elle encadre le reporting des quantités collectées, renforce la traçabilité du reconditionnement et garantit qu’aucun appareil ne soit revendu à l’export sans avoir été au préalable finement contrôlé ».
Côté gros électroménager, Envie maintient sa dynamique. Près d’un quart des appareils en fin de vie collectés par les distributeurs transite par son réseau, en vue d’être remis en état et revendus à bas prix. La demande est là… que l’offre peine d’ailleurs à suivre. « Avec plus de magasins et d’ateliers, on vendrait beaucoup plus d’appareils », indique Richard Debauve, président d’Envie. Principal obstacle : le coût du foncier, qui explique l’absence d'implantation du réseau dans certains grands bassins d’emploi. Pour autant, Envie progresse dans la professionnalisation de ces activités et mise sur la formation et l’ergonomie pour tirer en avant ses employés. En atelier, un guide décliné sur écran tactile aide ainsi le technicien à chaque étape de remise en état de l’appareil. Sans cesse amélioré, sa troisième version sera d’ici peu opérationnelle.

Source : Environnement Magazine - Crédit de l'illustration : Envie