éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 10 juillet 2009

Une ville australienne interdit les bouteilles d'eau


Les habitants de la petite ville de Bundanoon ont décidé d'interdire la vente de bouteilles dans leur commune afin de limiter le coût environnemental que représentent l'extraction, l'embouteillage et la distribution.

Les habitants de la ville Bundanoon en Australie ont décidé, mercredi 8 juillet, d'interdire la vente de bouteilles d'eau dans leur commune, une première mondiale dans la lutte pour la protection de l'environnement. Cette décision a été votée à la quasi-unanimité lors d'une réunion publique à laquelle participaient 350 résidents des 2.500 habitants de cette petite ville située dans l'Etat du New South Wales. Seules deux personnes ont voté contre, un habitant et le représentant de l'industrie de l'eau minérale.

"Bundy on Tap"

L'interdiction de vente de bouteilles d'eau fait partie d'une campagne de sensibilisation à l'environnement lancée par la municipalité et baptisée "Bundy on Tap" (de "Bundy", surnom de la ville et "Tap" signifiant robinet). C'est un projet d'une société de boissons qui a sensibilisé les habitants au coût environnemental que représentent l'extraction, la mise en bouteille et la distribution de l'eau minérale. Celle-ci envisageait en effet d'exploiter une réserve d'eau située sous la ville. "La société voulait extraire l'eau localement, la mettre en bouteille à Sydney et la ramener ici pour la vendre", explique à la BBC l'un des responsable de la campagne. Si les habitants de Bundanoon devront maintenant se contenter de l'eau du robinet, les visiteurs, eux, se verront remettre une bouteille réutilisable, marqué du slogan "Bundy on Tap".


Source: NOUVELOBS.COM - 09.07.2009

// mercredi 14 mai 2008

Le dessous des cartes - l'eau

L'eau, considérée par certains comme une ressource inépuisable, est en danger. Elle pourrait manquer cruellement d'ici une vingtaine d'année suite a la pollution et à l'augmentation de la population mondiale. Arte diffuse chaque semaine une émission appelée Le Dessous des Cartes. Conçu et présenté par Jean-Christophe Victor, c'est un magazine de pédagogie politique qui repose sur trois principes simples :
  • l’utilisation de la carte de géographie, qui permet de localiser les évènements dans le monde et d’analyser les enjeux à plusieurs échelles.
  • la présence de la dimension historique, sans laquelle on ne comprend qu’incomplètement les comportements politiques, qu’ils soient collectifs ou individuels. L’ histoire façonne, et parfois décide.
  • la volonté de repérer ce qui s’inscrit dans la durée: en géopolitique, en économie, en stratégie, en évolution du droit des peuples, dans les questions d’environnement, notamment.
Deux numéros de l'an dernier ont été consacré à la question de l'eau en analysant sa situation alarmante dans les grandes métropoles mondiales comme Bangkok, Dacca, Mexico... et dans les pays du Sud. Les vidéos durent environ 10 minutes chacune...



A noter également que de nombreux autres sujets sont intéressants et mériteraient d'être présentés ici. Une playlist a été créée sur Dailymotion pour rassembler les numéros de ce magazine. Le lien.

// vendredi 7 décembre 2007

Le modèle allemand de gestion des eaux pluviales

Alors que la France tente d’encourager leur utilisation, son voisin européen multiplie les projets depuis de nombreuses années, ciblant tout autant les particuliers que les quartiers ou les entreprises.
Les premières subventions accordées par les communes aux installations de réutilisation des eaux de pluie datent de 1986. Une association des professionnels du secteur a été créée dès 1996. Avec son crédit d’impôt créé en 2007, la France a donc, encore une fois, un wagon de retard, dû en grande partie à la frilosité du ministère de la santé vis-à-vis des usages internes aux habitations.
Selon Hans-Otto Wack (expert dans le domaine de l’eau), de nombreuses communes allemandes "prescrivent des installations de récupération et de rétention de l’eau pluviale dans des quartiers nouveaux", et "des pays comme la Belgique, le Danemark et les Pays-Bas reprennent les standards allemands".
En 2001, le ministère allemand chargé de l’environnement estimait à 30.000 le nombre de nouveaux projets d’installations de récupération d’eaux de pluies chaque année, et en 2006, l’Organisation des Nations unies (Onu) indiquait qu’on en trouvait plus de 500.000 à travers le pays. Différents usages s’y sont développés : toilettes, arrosage, alimentation de machines à laver… A Berlin, la Potsdamer Platz est un exemple d’intégration de la gestion des eaux de pluie à l’échelle du quartier : la collecte sur les toitures de 19 immeubles et le stockage dans des cuves permettent d’alimenter les toilettes de certains des bâtiments et d’arroser des espaces verts.

En France, on note malgré tout le développement de projets de bâtiments à usage collectif récupérant et utilisant les eaux de pluie, comme le marché couvert de Saint-Denis (Seine Saint-Denis) où ces eaux alimentent les toilettes et servent à nettoyer les voiries. Selon une étude du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), les bâtiments scolaires, les immeubles de bureaux et les espaces culturels étaient les principaux types de bâtiment intégrant de tels dispositifs en 2003 et 2004, l’usage pour les toilettes étant prédominant, suivi de l’arrosage, du nettoyage des sols et voiries, et du nettoyage des véhicules (télécharger l'étude).
Pour Bernard de Gouvello, du CSTB, la prise en compte des eaux de pluie au niveau des sites industriels se développe, et d’autres usages apparaissent, tels que les réserves pour incendie. Les lotissements apparaissent aussi comme une "échelle pertinente dans l’approche globale de gestion de l’eau". Par ailleurs, selon Alain Denis de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, il serait intéressant de demander aux supermarchés de faire de la récupération d’eaux de pluie, compte tenu de la superficie de toiture dont ils disposent.

Source : Agnès Ginestet dans le JDLE

// mercredi 25 avril 2007

Industrie papetière : UPM-Stracel Strasbourg, consommateur exemplaire

Avec une consommation de 9 m3 d'eau par tonne de papier fabriquée, Stracel a atteint en 2006 les plus bas niveaux mondiaux de consommation d’eau des papeteries produisant du papier magazine à base de pâte de bois.

Une performance « exceptionnelle », confirme le Centre technique du papier à Grenoble. A terme, Stracel compte même atteindre 6 m3/t, seuil probablement proche de la limite technologique actuelle.

Le site alsacien a divisé sa consommation par quatre en six ans. Il a développé le recours à l’eau recyclée après filtration en plusieurs points de son process, là où il utilisait directement la ressource puisée dans la nappe. Fruit d’une estimation de la qualité d’eau requise pour chacun de ses équipements, cette substitution a par exemple concerné les rinceurs qui éliminent du papier les charges minérales et organiques déposées par la pâte.

Suite à une demande de la Communauté urbaine de Strasbourg, un des puits d'eau fraîche du site est utilisé pour créer, par pompage, un courant d'eau qui permet d'améliorer la qualité de l'eau autour de la zone de captage alimentant la ville.

Source : Environnement-online


Pour ceux qui connaissent le dirigeant de l'entreprise, il est très engagé... comme quoi, quand on veut, on peut. Et aux éternels méfiants, insatisfaits, etc. il suffit de rappeler que l'eau a un coût : UPM fait non seulement une belle opération écologique mais également financière et marketing.
Mais n'oublions pas de rappeler qu'il reste du travail dans ces industries encore très impactantes tout en saluant ces efforts !

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