éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// lundi 1 mars 2010

Les bonnes raisons de se mettre à l'eco-conception


Même si la démarche se développe, l'éco-conception est encore victime d'idées reçues : trop compliquée ou trop coûteuse. Pourtant, repenser un produit de sa fabrication à son recyclage peut s'avérer très bénéfique pour les entreprises motivées.


L'Union européenne a publié le 21 octobre 2009 la nouvelle version de la directive relative à l'éco-conception des produits liés à l'énergie (2009/125). Ce nouveau texte élargit le champ d'application de la directive précédente (2005/32). Autrement dit tout bien ayant un impact sur la consommation d’énergie durant son utilisation qui est mis sur le marché va devoir respecter des exigences renforcées en matière de consommation d'énergie et de protection de l'environnement. Alors que la directive précédente ne s'appliquait qu'aux produits consommateurs d'énergie tels que les machine à laver, les congélateurs ou les sèche-cheveux, la nouvelle concernera également des produits comme les fenêtres, les matériaux d'isolation ou les robinets. Avec ces nouvelles règles, en cours de rédaction à la Commission européenne, l'UE veut encourager les fabricants de ces produits à prendre en considération, dès le stade de la conception, l'impact environnemental de leurs produits tout au long de leur cycle de vie, facilitant ainsi l'amélioration environnementale avec un bon rapport coût/efficacité. Ce renforcement réglementaire peut donc être l'occasion de mettre en pratique l'éco-conception et pas uniquement sur les produits liés à l'énergie.

Surtout que le marché des produits à moindres impacts environnementaux se porte bien. Selon l'ADEME, entre 2004 et 2007, le taux moyen de croissance annuelle a été de 24% pour les produits éco-labellisés, 37% pour les cosmétiques labelisés Cosmebio et 210 % pour les produits d'entretien ayant l'éco-label européen. Toutefois, l'agence remarque qu'un des freins au changement reste la perception couramment répandue que la conception intégrant l’environnement est nécessairement plus compliquée et plus coûteuse que la conception classique. Pour contrer cette idée reçue, l'ADEME rappelle dans son Stratégie et Etudes de janvier 2010 les résultats d'une étude franco-québécoise (1) basée sur une série d’entretiens auprès de 30 entreprises ayant mis en œuvre l'éco-conception. Il en ressort que cette démarche est fréquemment profitable pour l’entreprise puisque dans 90 % des cas, elle a contribué à augmenter les profits de l’entreprise soit par une augmentation des ventes soit par une réduction des coûts de production (moins de matières premières, moins d'énergie consommée). L’entreprise Bourgeat, fabricante de machines pour l’industrie agro-alimentaire et les collectivités est citée en exemple puisqu'elle a vu les ventes de son armoire de maintien de température éco-concue augmenter de 30 % grâce notamment à une diminution du prix de vente de 10 %.

Certains coûts peuvent toutefois augmenter lorsque l'on se lance dans l'éco-conception. Certaines matières premières renouvelables peuvent être plus chère que leur équivalent non renouvelable, des dépenses en R&D et en formation des vendeurs sont parfois nécessaires et la recherche de nouveaux fournisseurs peut s'avérer assez longue. Malgré tout, les entreprises ayant développé un projet en éco-conception, bien souvent s’engagent sur le long terme. Ainsi, en moyenne, parmi 10 entreprises qui ont conduit une première expérience en la matière, 6 décident de généraliser cette démarche. Les entreprises interrogées dans l'étude estiment que l’éco-conception stimule l’innovation tout en fédérant les équipes ce qui améliore l’efficacité du processus de conception. La démarche nécessite en effet de regrouper les données et les savoir-faire de plusieurs services : marketing pour identifier les comportements et les différents scénarios d’usage du produit, fabrication pour collecter les données en interne, acheteurs pour obtenir des données auprès des fournisseurs, logistique pour les données sur les distances parcourues par le produit, etc. Même si ces impacts d’ordre qualitatif ne se traduisent pas directement en chiffre d’affaires additionnel, ils ont une influence à plus long terme, explique l'ADEME.

Reste à s'assurer d'un paramètre essentiel : la motivation des dirigeants de l'entreprise. Dans la majorité des cas de l'étude franco-québécoise (17 sur 30), ce sont les dirigeants qui ont conduit les entreprises à intégrer l’éco-conception dans le développement de leurs produits. De même selon les travaux de Tatiana Reyes à l'origine d'une thèse (2) sur le sujet en 2007, la majorité des 69 entreprises interrogées pour son enquête ont cité « l’engagement de la direction » et « l’implication de l’équipe de conception » comme étant les deux leviers les plus importants pour initier une démarche d'eco-conception. Pour l’éco-conception, les changements associés sont tellement transversaux que l’engagement des chefs d’entreprise est indispensable, confirme l'ADEME.

(1)Etude «L’éco-conception: quels retours économiques pour l’entreprise ? » réalisée par le pôle Éco-conception et Management du cycle de vie de Saint-Étienne a lancé, en partenariat avec l’Institut de développement de produit du Québec, avec le soutien financier de l’ADEME, de la Drire et du Cetim. (2)Thèse Éco-conception dans les PME : le mécanisme de cheval de Troie comme vecteur d’intégration de l’environnement dans le processus de conception, Supmeca-Sud Toulon-Var


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 29/01/2010

// mardi 6 octobre 2009

14 entreprises des Pays de la Loire engagées en matière d'éco-conception

Soutenu par l'Etat, la Région Pays de la Loire et l'Ademe, le programme d'actions ECOFAIRE, mis en place en 2006 par la SEM Régionale des Pays de la Loire, vise à favoriser le développement de l'éco-conception et à accompagner son intégration dans les PME-PMI de la Région, quel que soit leur secteur d'activités.

L'objectif de l'éco-conception est d'améliorer la qualité écologique d'un produit, en réduisant ses impacts sur l'environnement tout au long de son cycle de vie ( pollution de l'eau, de l'air et des sols, production de déchets, consommation d'énergie, etc.). 27 entreprises ont à ce jour bénéficié d'un pré-diagnostic, a indiqué la SEM qui a présenté hier un premier bilan du programme ECOFAIRE. 14 entreprises se sont engagées dans la démarche parmi lesquelles la société Arlux qui propose des enseignes lumineuses éco-conçues, et 12 d'entre elles ont bénéficié d'un accompagnement.

Le programme ECOFAIRE, qui s'est achevé fin 2008, a bénéficié d'un budget global de 578.000 €.


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 11/06/2009

// mardi 14 avril 2009

Revue de Presse : Produits Verts (5/...)

// lundi 9 juin 2008

Adidas dans la course au vert

Adidas a présenté début Avril sa nouvelle collection écologique « Adidas Grün » dont l’originalité est d’être composée, non pas de prototypes de démonstration, mais d’une dizaine de modèles de chaussures et de tee-shirts qui seront désormais vendus au quotidien par Adidas.
Trois thèmes ont guidé le travail de la marque allemande aux trois bandes : le recours à des matières premières naturelles à moindre impact écologique (« Natural »), l’emploi de matières recyclées (« Recycled ») et la biodégradabilité (« Reground »). Concrètement, la collection Adidas Grün compte des modèles classiques de la marque, revisités à la mode écolo, comme la Superstar (ici livrée dans une version naturelle en coton, caoutchouc recyclé, jute, et lacets de chanvre), la chaussure de basket Forum (rebaptisée Forum Mid Natura, avec chanvre, jute, crêpe naturel, cuir tanné sans chrome, liège et bambou) ou la chaussure de running vintage ZX 500 (en bambou, PET recyclé, cuir tanné sans chrome et tissu recyclé).
Un résultat très réussi, à admirer sur le site Internet d’Adidas...

Source : MesCoursesPourLaPlanete.com

// vendredi 23 mai 2008

Des enveloppes réutilisables chez US Postal

Les services postaux américains (US Postal Service) viennent de donner leur « bon pour accord » à une nouvelle gamme d’éco-enveloppes réutilisables, jugées conformes au cahier des charges qui permet le traitement, l’acheminement et la distribution du courrier.
La cible ? Tous les fournisseurs d’électricité, d’eau, de services téléphoniques ou bancaires qui, dans le cadre de leurs actions de marketing direct, font parvenir chaque année à leurs clients des enveloppes de « réponse » dites T (car pré-timbrées).
D’après les services postaux, plus de 80 milliards de ces enveloppes sont ainsi envoyées chaque année aux Etas-Unis… dont une bonne partie ne sont évidemment jamais utilisées, ce qui représente un gaspillage significatif d’argent et de ressources naturelles ! Autant dire que le fabricant de ces éco-enveloppes en papier certifié ou recyclé, utilisables dans un sens puis dans l’autre (pour la réponse), devrait assez vite tirer les fruits de son innovation, maintenant qu’il a obtenu la bénédiction de la Poste américaine.

Mi-2007, les services postaux nationaux avaient déjà obtenu, pour l’ensemble de leur offre d’expédition (enveloppes spéciales, colis, paquets, etc.), le niveau « argent » de la certification « Cradle to cradle », qui garantit le respect de l’environnement et de la santé dans le choix des matériaux utilisés.

Source : MesCoursesPourLaPlanete.com

// jeudi 15 mai 2008

Tetra Pak tacle les autres emballages à coups d'ACV

Lancée en 2008 par Tetra Pak, une analyse du cycle de vie des différents emballages existant sur le marché (réalisée par Bio Intelligence Service) aboutie à une meilleure notation pour emballages en carton... Tetra Pak ! La bouteille en verre apparaît comme le mauvais élève de cette étude.

Plus de détails sur actu-environnement.com et cartonpourlaterre.com
L'étude complète téléchargeable

// lundi 18 février 2008

Nike avance...

Après le lancement récent de la version écologique de son modèle phare de chaussures de basket, l’Air Jordan XX3, avec réduction des quantités de colles toxiques nécessaires et utilisation de caoutchouc recyclé dans la semelle, Nike vient de faire un pas de plus dans la bonne direction, toujours dans le cadre de son programme d’éco-design "Nike Considered", qui doit concerner l’ensemble des chaussures de la marque à l’horizon 2011. La marque vient en effet de lancer la Nike Trash Talk, une chaussure de basket fabriquée intégralement à base de déchets, pour l’essentiel issus de ses propres usines : des pièces de cuir et d’autres matériaux cousues ensemble comme un "patchwork", des morceaux de mousse et de caoutchouc récupérés sur le sol des usines, un matériau maison intitulé Nike Grind et issu du programme Reuse-a-shoe de récupération et recyclage des chaussures de sport (lancé par Nike en 1993) et naturellement une boîte en carton 100% recyclé. Steve Nash, le joueur célèbre des Suns de Phénix, est le porte-parole officiel de ce modèle qu’il portera désormais en compétition…

Source : mescoursespourlaplanete

// samedi 16 février 2008

Remade, le téléphone portable "reconstruit"

Après la sortie en fin d’année du premier modèle de téléphone écologique 3110 Evolve, fabriqué à plus de 50% en agro-plastiques et doté d’un chargeur économe, Nokia, qui multiplie les initiatives pour regagner sa place de leader dans le classement des fabricants de high-tech responsable de Greenpeace, vient de présenter à la presse un nouveau concept de portable « vert » : le Remade.
Fabriqué à partir de canettes d’aluminium, de bouteilles de plastiques et de pneus de voiture, sa différence majeure est, comme son nom l’indique, presque entièrement fabriqué à partir de matériaux recyclés. C’est tout l’intérêt de l’exercice, qui consistait pour Nokia à fabriquer un téléphone en n’utilisant aucun matériau neuf. Naturellement, l’ensemble du cycle de vie du Remade est traité avec attention : les technologies utilisées lors de sa mise en production devraient être énergétiquement efficientes ; il privilégie l’emploi de composants électroniques non toxiques ; et il devrait être peu gourmand en énergie, grâce à un écran et un chargeur optimisés.
Ajoutons pour conclure que ce petit mobile gris métallisé à clapet devrait avoir, lors de son développement commercial effectif, d'autres cordes à son arc que sa conscience environnementale, en tête desquels son design, tout simplement, comme l’illustre la vidéo de présentation diffusée sur le site de Nokia.

Source : mescoursespourlaplanete

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