éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// lundi 5 juillet 2010

Les Experts-comptables veulent passer les PME au vert


25ème Congrès Ifec : la profession comptable face à son destin
Comme toutes les professions libérales, l’Expert-Comptable doit accompagner les entreprises petites et moyennes dans les profonds changements économiques actuels. L’exercice du métier doit aussi s’adapter pour séduire les jeunes et répondre aux évolutions des marchés. Le congrès de l’Institut Français des Experts-Comptables et des Commissaires aux Comptes Ifec – tentera d’apporter des éléments de réponse à l’occasion de son congrès du 1er au 3 juillet 2010 à Deauville organisé par la section de Normandie. Les professionnels du chiffre aborderont des thèmes stratégiques pour la profession et les entreprises : Développement durable dans les entreprises, inter-professionnalité, blanchiment d’argent, etc. Le grand rendez-vous de la profession

Le congrès, qui réunit chaque année entre 400 et 500 experts-comptables de toute la France, devra imaginer des scénarios sur les grands chantiers de la profession au travers d’une approche pédagogique, pragmatique et orientée sur les pratiques professionnelles. Cette plate-forme d’échanges unique rassemblera les Experts-Comptables de tout horizon et de toute génération ; ils pourront ainsi se projeter dans l’avenir dans un contexte économique encore difficile. Particulièrement en ce qui concerne les jeunes qui arrivent dans la profession.

Conjuguer développement avec durable

A l’aube de la révolution environnementale, les Experts-Comptables, premiers conseils des entreprises doivent guider leurs clients pour une prise de conscience des enjeux et l’implémentation de démarches durables. Le développement durable est un relais de croissance fondamental pour les entreprises locales, petites et moyennes afin de gagner en compétitivité tout en assurant leur pérennité sur le long terme. Pour anticiper les prochaines mutations inévitables qui auront un impact sur les structures sociales, juridiques, fiscales,… les entreprises et les Experts-Comptables doivent poser les fondements d’une économie verte.

Des cabinets comptables eco-responsables

L’ifec est très engagé pour montrer les bonnes pratiques aux entreprises en faisant évoluer les processus et procédures quotidiens dans les cabinets comptables. Dématérialisation des documents pour aller vers le « zéro papier », fiscalité verte, implantation dans des bâtiments éco-conçus, réorganisation des déplacements des salariés, investissement responsable, etc. de très nombreuses solutions existent. La profession comptable fait preuve d’un dynamisme fort. Toutefois, elle a besoin d’un engagement solide pour prendre en main cette problématique qui sera essentielle dans les années à venir pour les jeunes générations. Ainsi, l’ifec propose une méthodologie pour déployer des bonnes pratiques vertes avec la mise en application de la norme environnementale Afnor FDX 30-205. Les cabinets les plus ambitieux s’achemineront vers une certification ISO. Michel Gire, associé gérant du cabinet GMBA Baker Tilly, viendra démontrer, lors du congrès comment un cabinet d’expertise comptable peut être un acteur du développement durable et un accélérateur auprès de ses clients. Son cabinet a été récompensé par le Medef et la CCI de l’Essonne en 2009, pour son engagement RSE.

Séduire la génération Y

Les Experts-Comptables militent pour la RSE – Responsabilité Sociale de l’Entreprise – et appréhendent ainsi le développement dans ses 3 piliers (environnemental, social et économique) et valorisent le capital humain de l’entreprise. La génération Y est particulièrement au fait de ces problématiques ; le comportement durable d’une entreprise déterminera le recrutement de ses futurs collaborateurs et représentera un rouage essentiel de gestion des RH.

Au terme du congrès le 3 juillet, l’ifec présentera la « charte du cabinet responsable », qui constituera un guide et un référentiel pour aider les experts-comptables à structurer la démarche de développement durable de leur cabinet.

Les autres défis de la profession

2010 est une année riche pour les Experts-Comptables qui doivent anticiper et se préparer à de profonds changements à venir notamment par la mise en place d’une réelle concertation sur l’inter-professionnalité entre les experts du chiffre et du droit et la mise en œuvre de la norme PE – NEP PE - pour les TPE par les Commissaires aux Comptes. Ces derniers doivent adapter leur travail en fonction des caractéristiques propres aux petites entreprises à travers des outils méthodologiques. Les professionnels devront également se montrer vigilants vis-à-vis du blanchiment et déployer des outils permettant de maîtriser ces risques. Le congrès leur apportera des solutions concrètes.


Source: David Naulin dans www.cdurable.info - 04/06/2010

// mercredi 7 avril 2010

L'Afnor lève le voile sur l'ISO 26.000


Dialogue avec les parties prenantes, interrogation sur le respect des textes internationaux, la démarche proposée par l'ISO pour s'approprier la responsabilité sociétale prend forme. Premiers détails avant la publication en novembre prochain.

Afin de présenter la future norme sur la Responsabilité Sociétale des Organisations ISO 26000, l'AFNOR a débuté un Tour de France avec une première étape à Paris la semaine dernière. L'occasion de présenter les grandes lignes du référentiel et la méthodologie proposée.


Les parties prenantes au cœur de la démarche

Même si le Directeur Général du groupe Afnor, Olivier Peyrat, rappelle qu'il n'y a pas de solution unique pour aborder le thème de la responsabilité sociétale et que chaque organisation doit définir sa démarche, l'ISO 26000 propose un schéma de réflexion qui s'appuie sur la méthodologie appliquée dans tout système de management : réaliser un diagnostic, déployer les actions, évaluer et rendre compte. Pour appréhender la notion de responsabilité sociétale et débuter le diagnostic, la norme conseille deux approches concomitantes. Il s'agit, d'une part, d'identifier toutes les personnes ayant un intérêt dans les décisions ou activités de l'organisation (actionnaires, collaborateurs, clients, concurrents, fournisseurs, communautés locales, riverains, pouvoirs publics, banques, etc) appelées aussi parties prenantes et de dialoguer avec elle de manière à ce qu'elles éclairent les décisions. D'autre part, il faut réfléchir aux impacts directs et indirects des activités et des décisions au regard des questions qui reflètent la notion de la responsabilité sociétale. L'ISO 26000 en a identifié sept : les droits de l'Homme, les conditions de travail, l'environnement, les bonnes pratiques des affaires, les consommateurs, la contribution au développement local et la gouvernance de l'organisation qui s'applique aux six autres.

Selon Emilie Brun, Responsable du projet à l'Afnor, trois points sont particulièrement importants et distinguent l'ISO 26000 à savoir les attentes des parties prenantes, le respect des normes internationales de comportement et la sphère d'influence. Lorsque la législation nationale ou sa mise en œuvre contredit de manière significative les normes internationales de comportement, il convient que l'organisation s'efforce de prendre en considération ces normes le plus largement possible, peut-on lire dans la norme. Cela invite l'organisation à faire plus que le droit local pour respecter l'esprit des textes internationaux tels que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ou les Conventions fondamentales de l'Organisation Internationale du Travail et de l'OCDE, explique Emilie Brun. L'organisation doit s'interroger sur la capacité à influencer les autorités locales ou à défaut sur la poursuite de ses activités dans la juridiction concernée, ajoute-t-elle. Au final les deux approches doivent permettre de définir des objectifs et un plan d'action, le tout dans une démarche d'amélioration continue.


Promouvoir la transparence

Préparée par 92 pays, cette norme internationale vise à promouvoir un comportement transparent, cohérent et qui rétablit la confiance. Pour Emilie Brun, les bénéfices pour l'organisation qui la met en place sont nombreux : meilleure maîtrise des risques, capacité d'anticipation et émergence de nouveaux modes de garantie et de reconnaissance. Nous avons découvert des parties prenantes mais également notre territoire local, explique François Tavard, directeur développement d'Impression Durable, un imprimeur qui a testé l'ISO 26000. Nous avons désormais des relations avec nos voisins au sein de notre zone d'activités, ce qui nous a permis de mutualiser nos déchets et de bénéficier d'un ramassage par la ville, ajoute-t-il. Pour l'Association Charenton Tennis de table, la mise en œuvre de la norme leur a permis de jouer la transparence et de sécuriser leurs parties prenantes : grâce à cette démarche nous sommes désormais une association écoutée et crédible, témoigne Jean-Philippe Cerruti, président de l'association. Concrètement à l'issue de la démarche, l'association a décidé d'ouvrir une section handisport dès la saison prochaine.

Approuvée par les deux tiers des pays membres de l'Organisation internationale de normalisation (ISO) en février dernier, la norme doit désormais être peaufinée pour une publication en novembre 2010. Une sortie très attendue semble-t-il : pour Jean-Marc Lucchese, responsable d'études à la direction de l'évaluation et des études économiques chez Oseo, cette publication va légitimer et officialiser la démarche déjà lancée par certains. Ca va donner un élan supplémentaire, estime-t-il. Pour Jean-Philippe Cerruti, l'arrivée de la norme va simplifier les échanges avec ceux qui s'y intéressent.

En attendant, l'Afnor a décidé de mettre en place des plateformes régionales pour informer. Des filières d'activités ont également prévu de se mobiliser pour mutualiser la mise en œuvre de la norme. Des guides métiers sont par ailleurs en cours d'élaboration. Selon Jean-Marc Lucchese, Oseo envisage de créer un prêt vert pour financer la mise en place de l'ISO 26000. C'est en discussion avec le ministère de l'industrie, précise-t-il. L'Afnor a également mis à jour son outil d'évaluation baptisé désormais AFAQ 26000 en remplacement de l'AFAQ 1000NR. Même si cette norme est volontaire et n'a pas pour vocation à aboutir à une certification, les initiatives doivent être reconnues et crédibilisées au-delà de l'auto-déclaration, estime Adrien Ponrouch, responsable évaluation responsabilité sociétale chez AFNOR Certification. La RSO ne fait pas appel à un jugement binaire du type certifié ou pas et ne sera jamais atteinte, rappelle-t-il. L'Afnor propose par conséquent une évaluation par une tierce partie qui donnera droit à un label.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 07/04/2010

// mercredi 31 mars 2010

Soutenir les PME/TPE à s'engager dans le développement durable, ce devrait être une cause nationale !


Après l'annonce vient la mise en œuvre du plan de mobilisation des métiers de la croissance verte. Pour Guillaume de Bodard, Directeur général de Calix Conseil, l'implication des PME/TPE devient urgente. Président de la commission environnement et développement durable de la CGPME, il s'explique.


AE : Le plan de mobilisation des métiers de la croissance verte constitue le premier pilier du Pacte de solidarité écologique qui ambitionne d'accompagner près de 11 millions de Français dans l'économie circulaire. Il s'agit d'un des principaux chantiers issu du Grenelle de l'environnement. Comment la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) est-elle impliquée dans cette mobilisation ?
Guillaume de Bodard : En tant qu'organisation interprofessionnelle patronale, qui regroupe près de 200 fédérations professionnelles et 90 unions territoriales, nous avons participé à la dynamique du Grenelle de l'environnement au sein du Collège des employeurs. La Commission environnement et développement durable de la CGPME existait alors depuis deux/trois ans, ça lui a fait prendre de l'essor ! Durant le Grenelle de l'Environnement, nous avons défendu le principe de neutralité fiscale et la demande d'études d'impacts quand les mesures prises présentaient le risque de modifier l'économie entière d'un système. Le bonus-malus automobile, par exemple, a modifié 50 % de l'économie du secteur automobile. Nous avons aussi mis en garde contre la pléthore réglementaire et le risque d'illisibilité de tout cela. Par ailleurs, nous avons insisté sur l'importance de prendre en compte la formation initiale et continue et la labellisation des entreprises. Finalement, nos adhérents sont concernés par la totalité des 250 mesures prises à l'issue du Grenelle de l'Environnement. Et aujourd'hui, nous continuons à nous mobiliser en participant au Comité de suivi.

AE: Lors de la conférence de présentation du plan de mobilisation gouvernemental en faveur des métiers de la croissance verte, le 28 janvier au CNIT, vous avez participé à la table-ronde Territoire. Pourquoi ?
GdB : Les PME/TPE entretiennent une relation très forte aux territoires, et à leurs salariés aussi. Ce jour-là, nous avons été un peu étonnés, d'ailleurs, qu'aucun chef d'entreprise n'ait participé à la table-ronde suivante consacrée à l'emploi. La France compte quelque 2,6 millions d'entreprises, dont 97 % sont des PME (avec moins de 250 salariés) et pour la très grande majorité d'entre elles, des TPE (moins de vingt salariés). Un peu plus de 5.000 entreprises comptent plus de 250 salariés. Donc majoritairement, l'emploi en France se trouve dans les TPE/PME, pour une bonne dizaine de millions de salariés. S'il y a croissance verte, c'est donc là qu'elle se fera ! D'ailleurs, nous prévoyons de proposer à nos adhérents divers ateliers sur le développement durable et l'environnement lors de la prochaine édition Planète PME qui se déroulera le 15 juin au Palais des Congrès à Paris.

AE: Selon vous, où se trouve le potentiel majeur d'emplois verts ?
GdB : Les emplois verts concernent le secteur des éco-activités (eau, déchets, énergies renouvelables, etc.) mais aussi la grande masse des entreprises de tous les autres secteurs. Celles-ci se demandent légitimement : mais quel intérêt ai-je à agir ? Dois-je externaliser un projet de développement durable et environnemental ou l'internaliser en recrutant un emploi vert ? La démarche est plus simple pour les grandes entreprises, les chaînes de magasins et les franchises qui peuvent se permettre d'embaucher un salarié pour la mise en place d'un management environnemental. Auprès de toutes les autres entreprises, les prescripteurs ont un rôle majeur à jouer : Chambres patronales, CCI, Chambres des métiers, etc. Certains secteurs professionnels ont déjà beaucoup avancé sur le sujet, en lançant des opérations comme : Pressing propre, Imprim'vert, Relais vert Auto, Garage propre ou encore EnVol (Engagement volontaire de l'entreprise pour l'environnement). S'agit-il de simples ambitions ou de véritables enjeux ? Là est toute la question.

AE: La majorité de l'emploi en France se trouvant dans les TPE, comment est-ce possible de les impliquer dans une croissance verte ?
GdB : En effet, avant la crise et encore aujourd'hui, l'emploi se trouve surtout dans les TPE. S'il y a un potentiel d'emplois verts, cela devrait donc les concerner. Un imprimeur qui manipule des produits toxiques, par exemple, devra y porter une attention particulière et les donner à gérer à une personne compétente. Le développement environnemental d'une entreprise passe inévitablement par la formation continue de ses salariés. Ainsi, un garagiste qui veut améliorer la gestion de ses déchets devra former un de ses mécaniciens pour qu'il y consacre une partie de son temps de travail. En matière de diagnostic énergétique, l'enjeu de la formation est énorme, et concerne plus particulièrement le secteur du bâtiment. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'un patron de PME a plus tendance à développer les emplois de productivité que les emplois fonctionnels. Pour qu'il y ait un véritable développement d'emplois verts, il faut que ces emplois répondent aussi à des objectifs de production.

AE : La croissance verte se trouve-t-elle dans la relation qui lie les PME à leurs donneurs d'ordre ?
GdB : Les grandes entreprises, les grands groupes et les secteurs d'écoactivités ont beaucoup travaillé sur les questions d'environnement et l'application des trois piliers du développement durable, dont la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE). Dans certains secteurs (automobile, aéronautique, etc.), en effet, les entreprises sous-traitantes se lancent dans la démarche en réponse à la demande de leurs donneurs d'ordre. Mais bien souvent, le cahier des charges du donneur d'ordre est trop exigeant pour laisser place à la moindre initiative de la part de la PME. Force est de constater que pour une PME, la certification ISO 14001 ne garantit ni le maintient du référencement auprès du donneur d'ordre ni d'ailleurs de remporter un marché public face à un concurrent qui ne l'a pas...

AE : La certification ne serait donc pas un levier de la croissance verte ?
GdB: Selon l'Afnor, la France compte environ 3.500 entreprises certifiées ISO 14001 pour le management environnemental, soit 50 % de moins que l'Espagne et que le Royaume-Uni, 40 % de moins que l'Italie, et 30 % de moins que l'Allemagne. Et parmi ces entreprises ISO 14001, moins de 30 % sont des PME. Tandis qu'elles représentent plus de 50 % des certifications de démarche qualité ISO 9001. Quant aux labels de démarche de développement durable, ils n'en sont qu'à leurs débuts. Ainsi le projet Afnor 1000 NR compte 78 PME labelisées. Quant au label de responsabilité LUCIE délivré par l'association Qualité France et l'agence Vigeo, le nombre d'entreprises labelisées se compte sur les doigts de la main. La faiblesse des démarches environnementales et à fortiori de développement durable dans les entreprises est flagrante. Et le retard de la France par rapport aux autres pays industrialisés aussi. Or, les études montrent le lien entre ces types de démarche et la compétitivité des entreprises. Une montée en puissance s'impose !

AE : Quelles solutions préconisez-vous pour développer les emplois verts ?
GdB: Nous soutenons l'idée d'un management environnemental adapté, qui passerait par une labellisation. A cette labellisation seraient associés des avantages fiscaux, une facilité d'accès aux marchés publics, une baisse des charges sur les emplois verts, etc. Ceci est d'ailleurs repris dans l'article 53 de la loi Grenelle 1. En ce moment, sous l'égide du Commissariat au Développement Durable, nous réfléchissons avec les autres parties prenantes aux manières de le traduire. Ce projet ambitieux n'est pas simple, car il doit reposer sur une démarche volontaire de l'entreprise. Soutenir les PME/TPE à s'engager dans le développement durable, ce devrait être une cause nationale ! Malheureusement, la France n'est pas suffisamment innovante en ce domaine. Pourtant, c'est un sujet consensuel qui peut fédérer, comme on l'a vu lors du Grenelle de l'Environnement. Dans le secteur du bâtiment, par exemple, les fédérations du secteur que sont la FFB et la CAPEB appuient les PME dans la formation et l'accompagnement de leurs salariés. Mais tous les secteurs n'ont pas de tels plans de mobilisation. Dans cette situation, pourquoi les entreprises créeraient-elles des emplois verts ?!


Propos recueillis par Camille Saïsset dans Actu-Environnement.com - 17/02/2010

// mercredi 3 mars 2010

La fonction Développement durable en entreprise gagne du terrain


Impulsée par la volonté des dirigeants et la réglementation (Loi NRE, Grenelle 2), la fonction Développement durable en voie de professionnalisation continue de se développer dans les entreprises du SBF 120, selon une étude publiée par Adecco.

Selon le 2e Baromètre de la fonction développement durable (DD) (1) dans les plus grosses capitalisations françaises faisant partie de l'indice SBF 120, 78 % des 57 entreprises interrogées (dont près de la moitié sont cotées au CAC 40) disposent aujourd'hui d'un service dédié au DD. Parmi celles-ci, 60% sont directement rattachées à la Direction générale de l'entreprise, d'après cette étude réalisée par Adecco et l'IAE Gustave-Eiffel de l'Université Paris 12, publiée le 19 janvier.

D'après l'enquête lancée dès novembre 2008, 14% des entreprises sondées ont déclaré qu'aucune direction n'était dédiée au Développement durable et que personne n'avait en charge ces thématiques. Pour les 8% restantes, le manque de visibilité ne permet pas de statuer sur l'existence de la fonction développement durable en leur sein.

Si lors du 1er baromètre paru en 2007, la fonction étant encore trop peu identifiée, le département dédié à ces questions comptait en moyenne 3,6 personnes, dont 1,38 stagiaires. En 2009, les effectifs moyens des directions du développement durable sont désormais en hausse, avec 5,5 équivalents temps plein (ETP) contre 3,6 en 2007. Ces cadres sont recherchés dans des fonctions récentes associées à la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE), impulsée par depuis l'instauration en 2002 de la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE) en France, qui demande aux 700 entreprises françaises cotées sur le marché de fournir des données sociales et environnementales dans leurs rapports annuels.

Les missions des professionnels recouvrent un champ d'action étendu et transversal : veilles réglementaires et/ou techniques, mise en place d'un reporting (pour 50% des répondants), communication externe (48%) et interne en sensibilisant les salariés (54%), stratégies DD ( 44%) ou encore politique d'achats responsables ou l'investissement socialement responsable (ISR), marketing, gestion des risques et QHSE...

Les 2/3 des directeurs ne sont pas formés au DD

A l'heure où les formations dédiées au développement durable foisonnent dans les universités et grandes écoles (masters et mastères spécialisés (MS) en marketing, finance, droit, risk management…) , les postes de responsables développement durable restent majoritairement pourvus par mobilité interne dans ces grandes entreprises et issus de formations traditionnelles. 40% d'entre eux sont diplômés de l'université, 22% sont ingénieurs et 20% ont un diplôme d'une école de commerce. Si 44% des Directeurs DD sont en poste depuis la création de la fonction issus de l'interne, plus de 50% des répondants sont dans leur entreprise depuis plus de 10 ans. Seulement 4% des directeurs développement durable ont une formation DD/RSE tandis que 36% d'entre eux sont issus d'enseignements scientifiques, 30 % issus respectivement de formations sciences humaines et politiques et des sciences de la gestion. Les directions de développement durable restant pourvues par des profils venant de la communication ou des ressources humaines (RH). Alors que la moyenne d'âge des personnes interrogées est de 46 ans, 63% des directeurs développement sont des hommes - souvent un senior - contre 37% des femmes, présentes majoritairement dans le secteur des services aux consommateurs (85% d'entre elles).

Si la fonction reste rattachée à la direction générale et au Président (60 %), elle doit son existence à la volonté des dirigeants. 40% des directeurs DD sont cependant rattachés à une direction fonctionnelle de leur entreprise. Mais alors que l'édition 2007 du baromètre dénombrait 21 % des services rattachés aux RH, cette proportion est tombée à 2 %. Les directions DD restent néanmoins souvent rattachées aux services de communication (14,5%). Parmi les principales collaborations avec les autres fonctions de l'entreprise, celles-ci citent majoritairement les RH (70 %), puis les achats (54%), la Qualité-Hygiène-Santé-Sécurité-Environnement (40%) , le marketing (29%) et enfin la communication (27%).

Un processus de professionnalisation

Depuis 2007, l'étude montre un processus de professionnalisation dans le secteur du développement durable qui s'amplifie. Deux ans après, 87% des directeurs du développement durable sont en poste à temps plein, 55% bénéficient de fiches de postes. Une profession qui gagne en autonomie et en légitimité où 75% des directeurs DD sont présents ou représentés au sein des instances décisionnelles de leur entreprise et 15% d'entre eux dans un comité de DD. Et d'après Olivier Maurel, co-responsable du Master Management de la responsabilité sociale des entreprises à Paris 12, l'offre de formation initiale s'étoffe et se traduit par l'entrée sur le marché du travail de jeunes diplômés en tant que consultants, chargés de mission par exemple.

Les perspectives d'emploi - encore limitées- semblent stables au sein des équipes où 45% des entreprises ont renouvelé le titulaire de la fonction depuis sa création. Les directions développement durable, après s'être développées à l'interne, se tournent par ailleurs vers l'extérieur : 80% des directeurs développement durable sont aujourd'hui membres de réseaux spécialisés externes dédiés au DD.

Ces postes ne sont d'ailleurs plus réservés seulement aux groupes du CAC 40, les PME, poussées la réglementation se convertissent à la RSE. D'autant que le projet de loi Grenelle 2 prévoit notamment d'étendre sous conditions l'obligation fixée par la loi NRE, à toutes les entreprises de plus de 500 salariés, de présenter un bilan social et environnemental. Côté rémunération : selon une étude du cabinet de recrutement Michael Page publiée en décembre dernier, le salaire annuel brut du Responsable Développement durable se situe entre 45.000 et 70.000 euros pour une expérience de 7/15 ans. Celui de Consultant DD peut démarrer la première année d'expérience dans un grand cabinet à 38.000 euros pour atteindre les 80.000 euros pour une expérience senior manager de 8/10 ans.

Impacts positifs à long terme de la crise

Face à la crise conjoncturelle, les directeurs DD sont 79% à croire aux impacts positifs à long terme sur leur environnement professionnel tels que la modification du business model, l'intensification de l'offre verte et le recentrage des objectifs de développement durable plus substantiels, souligne Florence Emmanuelli, de l'IAE Gustave-Eiffel, auteur de l'étude. Le reporting, la création et la collecte d'indicateurs sur la RSE et une plus grande prise en compte de l'enjeu sociétal restent des enjeux majeurs pour la fonction. Il faut sortir la question du Développement durable en termes de coût annuel mais au contraire rentrer dans une logique d'investissement amortissable d'ici 2 à 3 ans, souligne M. Morel. C'est le B.A.BA de la stratégie, assure-t-il.

(1) Enquête par questionnaire téléphonique auprès de 52 entreprises du SB 120 (de novembre 2008 à février 2009). Enquête par entretiens auprès de 19 directeurs DD, réalisée d'avril à juillet 2009.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 20/01/2010

// mardi 23 février 2010

PME et développement durable : un levier d’innovation et de compétitivité pour les entreprises


Les entreprises de Rhône-Alpes en pointe dans la création de valeur sociale et environnementale


En participant, depuis mai 2009, au programme-pilote « Pôles et filières et développement durable », les réseaux d’entreprises Logistique 42, Loire Numérique, le Pôle Agro-Alimentaire de la Loire et quinze entreprises de ces réseaux s’impliquent dans la construction d’une vision stratégique d’entreprise et plus largement de réseau et de filière dans une perspective de développement durable. Conçu et piloté par le CIRIDD, porté par l’Europe, le Conseil Régional Rhône-Alpes et le Conseil Général de la Loire, ce programme innovant et ambitieux doit renforcer la prise en compte du développement durable au sein des entreprises et des réseaux, afin d’en faire un facteur d’innovation et de compétitivité.

La suite ici

Source: David Naulin dans cdurable.info - 20/01/2010

// mercredi 17 juin 2009

Responsabilité sociétale des entrepreneurs : comment se distinguer ?

En attendant la création de certifications et d’indicateurs officiels de développement durable, les entreprises engagées dans une démarche de RSE cherchent des pistes pour se distinguer. Exemple avec le Parlement Entrepreneurs d’Avenir.
Depuis 2002 et le décret d’application de la loi sur les nouvelles régulations économiques (loi NRE), les sociétés françaises cotées sur un marché réglementé doivent établir un rapport annuel de leur gestion sociale et environnementale au travers de leur activité. Environ 700 entreprises sont concernées et tenues de rendre compte annuellement de leurs impacts sociaux et environnementaux dans le cadre du rapport de gestion que présente le conseil d'administration, ou le directoire, à l'assemblée générale des actionnaires. Bien que cette obligation ne soit pas encore totalement respectée et bien souvent mal appliquée, les projets de loi issus du Grenelle de l’environnement prévoient de l’étendre à toutes les entreprises de plus de 500 salariés.

Mais certaines entreprises de plus petite taille tentent déjà d’intégrer la notion de développement durable dans leur activité et aspirent à être reconnues. Pour se distinguer, ces entrepreneurs se sont réunis la semaine dernière à l’Assemblée nationale afin de lancer officiellement le « Parlement des Entrepreneurs d’Avenir ». 240 créateurs d’entreprises sélectionnés par les initiateurs du projet1 se sont ainsi retrouvés avec un objectif commun : « engager l’entreprise vers une nouvelle démarche entrepreneuriale plus consciente de ses responsabilités, plus ambitieuse dans ses engagements ». La crise financière et économique jette une lumière nouvelle sur la nécessité d’entreprendre autrement, a expliqué Claude Tendil, Président de Generali France, l’un des partenaires de l’initiative.


Source: F.ROUSSEL dans Actu-Environnement.com - 09/06/2009

Lire la suite

// vendredi 10 avril 2009

Revue de Presse : Entreprendre vert (4/...)

// mercredi 13 août 2008

Le greenwashing de Shell sanctionné...

Le Greenwashing a du souci à se faire. Les publicités mensongères vantant des qualités écologiques sur-estimées sont nombreuses. Et de fait, il ne suffit pas de se dire "Développement Durable" pour l'être vraiment. Mais des sanctions commencent à être prises à différents niveaux pour freiner cette hémoragie. Dernier exemple en date : la pub écologique de Shell (?!!??)
Article extrait de liberation.fr du mercredi 13/08/08.

Le pétrolier Shell a été condamné pour publicité mensongère. Le groupe se vantait de contribuer au développement durable dans un projet d'exploitation de sables bitumeux.

La publicité du groupe pétrolier Shell ventant les mérites des projets d’exploitation de sables bitumineux, au nom du «développement durable», a été jugée «mensongère» en Grande-Bretagne.
Selon l’autorité britannique de régulation de la publicité (ASA), la publicité de Shell utilise le terme «ambigu» de développement durable sans donner «d’éléments qui montrent comment Shell maîtrise concrètement ses émissions de CO2 dans ses projets de sables bitumineux».
L’association écologiste WWF avait saisi l’ASA après la parution d’une publicité affirmant que «le défi du 21è siècle était de satisfaire le besoin croissant d’énergie de façon non seulement rentable mais aussi durable». L’annonce vantait ensuite les investissements de Shell dans les sables bitumineux au Canada, et dans une raffinerie aux Etats-Unis.
L’exploitation des sables bitumineux, source non conventionnelle de pétrole présente en grande quantité dans la province canadienne de l’Alberta, rencontre l’opposition des écologistes. Ils dénoncent son impact sur les milieux naturels et les émissions de gaz à effet de serre qu’elle entraîne.
«La décision de l’ASA envoie un signal fort aux entreprises et à l’industrie» qui utiliseraient indûment des arguments écologiques, a affirmé David Norman, responsable de la branche britannique du WWF.
Pour lui, «les sables bitumineux sont une source d’énergie incroyablement destructrice», ils «ne peuvent être considérés comme un moyen durable de satisfaire les besoins énergétiques futurs du monde», a-t-il ajouté.
L’ASA a interdit au groupe pétrolier de faire paraître à nouveau cette publicité.

// dimanche 25 mai 2008

Un comité des entrepreneurs dédié au développement responsable de l’économie

Des chefs d'entreprise ont lancé en janvier 2008 le Comité des Entrepreneurs pour un Développement Responsable de l'Economie (CEDRE). Non, ce n'est pas une n-ième association qui se bat sur le front de l'"économie éthique". C'est une association loi 1901 ouverte aux différentes catégories professionnelles ou institution afin de promouvoir et valoriser auprès des entrepreneurs une démarche de développement économique et social responsable et de les aider à mener une politique en ce sens.
L’économie responsable, selon le Cedre, c’est lorsqu’un entrepreneur fait le choix de mener l’ensemble des activités de production, de distribution et de consommation, en veillant à :

  • dynamiser le tissu économique et social à l’échelle locale puis par extension, nationale, dans le respect des principes du développement durable,
  • favoriser le "Made in France" et le "promouvoir vers l’international" (quand il en a l’opportunité),
  • intégrer et accompagner dans leur développement les collaborateurs dans le respect de la diversité.


Sources : actu-environnement.com et chefdentreprise.com

// jeudi 17 avril 2008

Marks & Spencer : vers des magasins plus verts

La chaîne de magasins Marks & Spencer a lancé un plan de 300 millions d'euros pour diminuer d'ici 2012 l'impact de ses activités sur l'environnement.
Marks & Spencer veut également cesser de générer des déchets, utiliser des matériaux biologiques et s'approvisionner en grande quantité de produits issus du commerce équitable. Concrètement, quelques idées des actions qui seront mises en place :

  • M&S veut diminuer de 25 % le volume de ses emballages et de 33 % le nombre des sacs plastiques. Les emballages seront plus écologiques et les déchets alimentaires seront recyclés pour générer de l'énergie pour ses magasins. M&S veut diminuer de 20 % sa consommation d'eau.
  • M&S veut se fournir en priorité au Royaume-Uni pour limiter les importations, notamment par avion en indiquant au consommateur ces produits « aériens ».
  • M&S veut diminuer de 25 % sa consommation énergétique et utiliser plus d'énergies renouvelables, notamment l'entreprise le biodiesel pour 50 % du carburant de ses camions.
  • Des vêtements seront fabriqués en coton équitable. Les produits alimentaires et la gamme équitable seront plus nombreux.
  • Marks & Spencer veut tripler ses ventes d'aliments bio, lancer des tissus bio (coton, lin et laine).
  • Les colorants artificiels seront bannis des confiseries et gâteaux. La gamme des aliments diététiques représentera 50 % des ventes contre 30 % auparavant.
  • La majorité des viandes et des oeufs seront issus d'élevages de plein air.
  • Le polyester des vêtements et des produits domestiques sera issu de plastique recyclé.

M&S pense que ces mesures équivaudront à retirer de la circulation 100 000 voitures par an. « Cela nous permettra de relever le défi du rapport Stern de réduire de 80 % nos émissions de gaz à effet de serre », explique M&S.

Source : ConsoGlobe

// mercredi 2 avril 2008

La traduction française du GRI G3 est enfin disponible en ligne

Le cadre GRI est destiné à être utilisé, en tant que cadre reconnu, pour rendre compte de la performance économique, environnementale et sociale des organisations. Il est conçu pour des organisations de toute taille, en tout lieu et pour tout secteur. Il prend en compte les considérations pratiques auxquelles doivent faire face les organisations dans leur diversité, des petites entreprises aux grandes entreprises multi-sites. Ce cadre contient une partie générale et des parties spécifiques des différents secteurs qui ont été approuvées par un large panel de parties prenantes de par le monde comme généralement applicables au reporting développement durable.
Tous les documents constituant le cadre GRI sont développés par voie de consensus résultant d’un dialogue entre des parties prenantes issues du monde de l’entreprise, de la communauté des investisseurs, des salariés, de la société civile, d’associations comptables, d’universitaires, etc.
Chacun de ces documents est testé et amélioré en continu.
Depuis son lancement en 1997, ces consultations, ajoutées à l’expérience pratique, ont permis d’améliorer continuellement ce cadre. La version 3 : GRI G3 a été validée en octobre 2006. Elle est maintenant disponible en français.
Cette traduction permettra une meilleure diffusion dans les pays francophones de ce référentiel important pour rendre compte des actions des organisations en matière de responsabilité sociétale et de développement durable.

Télécharger le rapport ici
Source : Christian Brodhag sur mediaterre.org

// lundi 14 janvier 2008

Norauto, engagé dans une démarche de management environnemental

Avec 38 centres nouvellement certifiés ISO 14001 (norme internationale de management environnemental) en plus des 110 centres déjà accrédités par Afaq Afnor, le groupe affiche son engagement au plan environnemental.

« À fin 2007, c’est ainsi plus de deux tiers du réseau Norauto en France qui est certifié à la norme ISO 14001.Par ailleurs, 110 centres se sont vus confirmer leur certification ISO 14001 tandis qu’une quarantaine de nouveaux centres engageront cette démarche en ce début d’année 2008. Sensibilisation des clients à l’action pour l’environnement, récupération des batteries, de l’huile usagée… L’avantage de cette démarche a été de formaliser ce qui avait déjà été mis en place et de mettre en exergue nos axes de progrès. Ce qui pouvait apparaître comme des contraintes pour certains sont aujourd’hui devenus des réflexes : utiliser des chiffons lavables en ateliers plutôt que des essuie-tout jetables, suivre nos consommations d’énergie afin de les réduire… » explique Christophe Mamelin, directeur de centre.

Source : pro-environnement.com

// mercredi 9 janvier 2008

Des centres commerciaux verts ?

Le centre commercial n'est pas exactement le cliché du modèle de Développement Durable. C'est même très généralement "le grand méchant loup" qui s'oppose au modèle du petit commerce de proximité. Et souvent ce n'est pas totalement à tort. Il n'y a qu'à se rappeler de ces méga-structures entourées de parking qui poussent au tout-voiture et proveuvent une société de surconsommation.
Mais il n'y a pas de fatalité et de nouveaux projets qui se développent un peu partout dans le monde sont là pour en témoigner. Oui, le centre commercial peut peut devenir un modèle de construction écologique, peut regrouper des biens et services écologiques et éthiques. Il peut également s'intégrer dans un environnement urbain en complément des commerces traditionnels.

Après le centre de Northfield Stapleton, ouvert dans le Colorado en octobre 2006, et qui fut l'un des premiers dans le monde positionné de manière ambitieuse sur le sujet, c'est désormais le cas, à Chicago, du projet Green Exchange qui devrait ouvrir ses portes au printemps 2008, avec une longue liste de caractéristiques vertes sensées attirer les enseignes et les clients (parking proposant des prises pour véhicules électriques, toiture végétalisée, etc.) : le bâtiment de près de 80 000 m2 (une ancienne usine de luminaires rénovée) rassemblera une centaine de magasins dont un restaurant biologique, une boutique de meubles écologiques, une boutique d’imprimerie « verte », un magasin de vêtements écologiques, une entreprise de construction durable, des architectes et des designers spécialisés sur le sujet, une entreprise d’auto-partage, un magasin de vélos, etc. Et un jardin de quelque 3 000 m2 permettra de se détendre autrement qu’en faisant du shopping…
Et en France alors ? Quelques projets, certes moins ambitieux, ont déjà vu le jour comme Fleur d’Eau à Angers ou Porte Sud qui a ouvert ses portes à Poitiers en septembre 2007. Et d’autres sont en projet, portés par le dynamisme de la consommation responsable.
Affaires à suivre…

Source : mescoursespourlaplanete.com

// vendredi 27 juillet 2007

Responsabilité sociale et environnementales : les entreprises commencent à comprendre que c'est une opportunité et non une contrainte...

Un changement structurel significatif est en train de s'insinuer dans le monde de l'entreprise. Le changement climatique devient un combat prioritaire et plus généralement la responsabilité sociale et environnementale n'est plus perçue comme un gadget. Casafree.com propose à ce sujet un article très intéressant. Extrait choisi...

Par le passé, l'attention que portait une société sur la RSE dépendait beaucoup de l'enthousiasme qu'affichait un seul dirigeant ou PDG. Mais à l'heure actuelle, un nombre croissant d'entreprises européennes sont prêtes à agir en tant qu'entreprises socialement responsables de façon structurelle, et sont de plus en mesure de le faire. De plus en plus, les entreprises considèrent la RSE comme une opportunité, et non comme une menace. Cette évolution est très encourageante.

Lire l'ensemble de l'article sur casafree.com

// mardi 26 juin 2007

Quand les banques se mettent au vert !

Les Caisses d'Epargne se préparent à devenir écolo... Le groupe prévoit en effet la création d'un Livret A vert appelé "Kipouss" destiné à financer la reforestation alors qu'un programme d'étiquetage social et environnemental de tous ses produits financiers devrait être réalisé (émissions de carbone produites au cours du cycle de vie du produit et risques associés notamment).
Des crédits bonifiés destinés à financer des équipements verts (chauffe-eau solaire par exemple) ou des produits d'épargne responsables (avec investissement dans des entreprises à moindre impact) seront proposés en priorité aux clients.
Par ailleurs, le groupe s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 3% par an (rappelons que cette réduction suffit pour atteindre le fameux "facteur 4", la division par 4 des GES, d'ici à 2050).
L'écureuil sera conseillé par le WWF et Les Amis de la Terre pour atteindre ses objectifs.

S'il s'agit ici de la première initiative de cette envergure en France, toutes les banques se sont aujourd'hui lancées dans des projets de Développement Durable. Toutes proposent le fameux "livret de développement durable" réglementé (qui remplace le Codevi depuis février dernier). BNP Paribas propose un prêt "Energibio" dédié aux travaux d'économie d'énergie. Dexia finance en priorité les énergies renouvelables. Le Crédit Agricole établit son bilan d'émissions de CO2.

Des efforts restent à fournir (voir notamment l'étude des Amis de la Terre à ce sujet, téléchargeable ici) mais, comme beaucoup d'autres pans économiques, on est sur le bon chemin !

© 2006 Hector Lim | Design Hito | Blog propulsé par DotClear
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.