éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 3 septembre 2010

Vivre avec 100 objets maximum, c’est possible

Tout part d’un blog, celui de David Bruno, un père de famille californien qui lance un curieux défi aux internautes de tous les pays rapporte le WWF. Concrètement, il s’agit de lutter contre la société de consommation en libérant nos maisons du superflu. Il propose donc à chacun de sélectionner les 100 objets qu’il juge indispensables et de se débarrasser de tous les autres. Lancée en novembre 2008, cette initiative a fait des émules puisque moins de trois ans plus tard on compte déjà 1600 « 100 things challengers » qui échangent leur expérience au quotidien sur facebook et Twitter.
Les règles sont précises. On ne compte pas, par exemple, les objets appartenant à toute la famille et qui sont utiles à la collectivité, seuls sont évacués les objets strictement personnels. L’idée n’est pas de se punir en s’imposant un mode de vie spartiate et dénué de confort mais au contraire, de vivre mieux en se libérant du poids des objets inutiles.

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// lundi 30 août 2010

Climat : la France trahie par l’effet rebond


En lisant vite, la France n’aurait pas réduit d’un pouce ses émissions de CO2 en 17 ans. En fait, les bonnes performances carboniques de l’industrie ont été « annulées » par un accroissement de la production, des échanges et de la consommation.

Rien ne va plus dans la compétition carbonique mondiale. Vendredi 6 août, une commission officielle canadienne décernait à la France la médaille d’or de la politique climatique. Lundi, le Commissariat général au développement durable (CGDD) appelle le champion du monde à plus de modestie. Dans une étude sur l’évolution des émissions françaises de gaz carbonique, le CGDD montre que les performances « carbone » tricolores sont loin d’être époustouflantes.
En couplant les données produites par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) à celles du service de l’observation et des statistiques du CGDD, le rapport montre une étonnante stabilité de nos émissions de CO2 depuis deux décennies. En 1990, les secteurs primaire, secondaire, tertiaire et les ménages ont rejeté 438 millions de tonnes de CO2 (MtCO2), soit, très précisément, une tonne de moins qu’en… 2007. On est donc très loin de l’obligation imposée par la loi Pope de 2005 de réduire de 3 % par an nos émissions de gaz à effet de serre.
Régulièrement lancés par les gouvernements depuis l’an 2000, les plans Climat ont-ils donc tous échoué ? Pas forcément, si l’on épluche les données du CGDD, émetteur par émetteur.
Les branches du secteur primaire (agriculture, pêche, sylviculture, extraction) ont vu leurs émissions légèrement diminuer (13 MtCO2 en 2007, contre 16 en 1990). Globalement, le secteur industriel a amélioré de 10 % son intensité carbone entre 1990 et 2007. Mais, dans le même temps, les activités de service ont accru de près de 25 % leurs rejets de dioxyde de carbone. La hausse observée pour les transports atteint, elle, 35 %. Comme le secteur primaire, les ménages sont d’une remarquable stabilité : 149 MtCO2/an en 1997, contre 150, 17 ans plus tard.
Cet apparent immobilisme illustre ce que les économistes appellent « l’effet rebond ». Ou comment les gains environnementaux obtenus par la diffusion du progrès technique et des bonnes pratiques ont été « annulés » par une utilisation accrue des ressources et de l’énergie. Car la France a, elle aussi, profité de l’évolution des techniques et des technologies . « Au cours de la période 1990-2007, confirme l’étude, le progrès technique réalisé en France a entraîné une baisse du niveau d’émission de CO2 de la production et de la consommation. » En conjuguant les effets de la baisse de l’intensité énergétique et de la diminution du contenu carbone de l’énergie (l’industrie s’électrifie de plus en plus et consomme donc une énergie de moins en moins carbonée), l’industrie aurait dû voir ses émissions chuter d’un tiers.
Hélas, trois fois hélas, « l’augmentation du niveau de la production et de la consommation a de façon générale compensé les effets de cette baisse. » L’illustration la plus évidente est l’automobile. Ces 20 dernières années, les voitures n’ont cessé de perdre du poids et de l’appétit pour les carburants. Des évolutions dont les conséquences, a priori positives, ont été gommées par l’accroissement du kilométrage parcouru. Autre exemple : l’énergie utilisée pour le chauffage voit son contenu en carbone se réduire d’année en année. A contrario, la surface occupée par les particuliers ne cesse d’augmenter. Et des maisons ou des appartements plus grands (à performance thermique comparable), c’est plus d’énergie consommée pour les maintenir à une température constante.
Autre phénomène masquant la « décarbonisation » de l’Hexagone : le commerce extérieur. Selon des donnée, malheureusement vieilles de 5 ans, « l’ensemble des importations de la France serait directement et indirectement responsable de l’émission de plus de 340 MtCO2. » Autant que les émissions de l’industrie et des ménages réunies ! Le bilan des exportations n’est pas insignifiant non plus. « L’ensemble des exportations françaises serait à l’origine de 205 MtCO2, dont 95 émises sur le territoire et 110 émises à l’étranger », précise l’étude. Plus que les émissions néerlandaises

Source : Valéry Laramée de Tannenberg pour JournalDeLenvironnement.net

// vendredi 27 août 2010

Les Médiaterre diffusent la consommation responsable dans les quartiers

L’association Unis-Cité, pionnière dans la mobilisation du service civique des jeunes depuis 15 ans, a lancé en octobre 2009 le programme "Médiaterre" en faveur de l’environnement : pendant plusieurs mois, 100 jeunes volontaires en service civil, âgés de 18 à 25 ans, ont ainsi accompagné 181 familles modestes des quartiers populaires de Lilles, Nantes, Lens, Valenciennes, Angers, Nantes ou Villiers le Bel (généralement peu touchées par les campagnes de sensibilisation à l'écologie quoique premières victimes des problèmes environnementaux : fracture énergétique, pollution au plomb, suremballages, etc.).
L’objectif : aider ces familles à adopter des comportements favorables à l’environnement (consommation, gestion des déchets, économies d’eau et d’énergie, etc.) en leur apportant des connaissances directement utilisables pour faire des économies au quotidien (ex. faire soi-même ses détergents, utiliser des produits multi-usages et écolabellisés, etc.) et en leur faisant prendre conscience des enjeux pour la planète (animations, visites guidées d’usine d’incinération ou de grand magasin, etc.).
Pour cela, les jeunes avaient préalablement été formés par les partenaires du projet, comme l’ADEME, la Fondation Nicolas Hulot ou Veolia. Neuf mois plus tard, le bilan est positif : en 4 à 5 visites, au rythme de tous les 15 jours environ et le plus souvent à domicile, les pratiques changent et les bienfaits se font sentir : le bilan de cette première année n’est pas encore bouclé mais les familles affichent des économies mensuelles allant de 10 à 20 euros, selon les cas, tandis que 44% des produits d’entretien ont été remplacés par des recettes de grand-mère ou des produits multi-usages, les familles ayant choisi de travailler sur leur consommation de viande l’ont divisée par deux, 63% des familles font leurs courses avec un sac réutilisable, les familles ayant travaillé sur leur consommation d’eau ont réduit de moitié leur recours à des bains, etc.
En tête du hit-parade des écogestes plébiscités par les familles, on trouve notamment l’achat de fruits et légumes de saison, l’utilisation de coupe-veille, l’équipement en ampoules économes, la sélection attentive des produits ménagers et l’achat de produits écolabellisés. En 2011,1500 familles devraient être accompagnées par 300 jeunes, dans une phase d’expansion du programme, qui est aussi une belle façon de recréer du lien social entre jeunes et moins jeunes…
Avis aux jeunes intéressés : Unis-Cité recrute actuellement des volontaires de 18 à 25 ans sur 2010-2011, sur 6 ou 9 mois, pour le programme "Médiaterre" mais aussi pour d’autres actions sociales ou de solidarité.

Source : mescoursespourlaplanete.com

// lundi 16 août 2010

Le "budget écologique" annuel de la Terre sera épuisé le 21 août

Chaque année, l'ONG Global Footprint Network calcule le jour où la consommation de l'humanité en ressources naturelles dépasse ce que la planète est capable de fournir en un an. En 2010, il s'agira du 21 août selon l'organisation, qui se fonde sur des calculs comparant les fournitures de services et de ressources par la nature – de la filtration de l'eau douce à la fourniture de matières premières, y compris alimentaires – avec la consommation humaine (incluant ses rejets, dont les émissions polluantes comme celles de CO2).
"On refait les calculs chaque année et on essaie de ne pas exagérer : si on ne sait pas ou si on a un doute, on prend les données les plus conservatrices. A la fin des années 1980, notre empreinte écologique était globalement équivalente à la taille de la Terre. Aujourd'hui, c'est 50 % de plus", explique Global Footprint Network.
"Il aura fallu moins de neuf mois pour épuiser le budget écologique de l'année 2010. Si vous dépensez votre budget annuel en neuf mois, vous allez probablement être extrêmement inquiet : la situation n'est pas moins grave quand il s'agit de notre budget écologique", précise le président de l'ONG, Mathis Wackernagel.

DÉCROISSANCE DE LA POPULATION MONDIALE
En 2009, la limite avait été atteinte le 25 septembre, mais l'avancement de la date pour 2010 n'est selon lui pas dû à un surcroît de consommation : "c'est juste que cette année, on a révisé toutes nos données et on s'est rendu compte que jusqu'ici, on avait surestimé la productivité des forêts et des pâturages. En clair, on avait exagéré la capacité de la Terre" à se régénérer et à absorber les excès énergétiques de l'homme.
Selon Mathis Wackernagel, les données sur la récession depuis 2008 ne sont pas encore très claires, "même si les données préliminaires montrent qu'elle a eu un impact significatif sur les consommations, comme l'énergie qui a baissé en Europe et aux Etats-Unis. Mais ce n'est pas le cas en Chine".
Pour inverser la tendance, il n'y a qu'une solution pour l'ONG : "arriver à ce que la population mondiale commence à décroître. (...) Les gens pensent que ce serait terrible, pour nous ce serait en fait un avantage économique. Mais c'est un choix. On n'en veut pas encore", assure M. Wackernagel


Source : LeMonde.fr et AFP

// mardi 20 juillet 2010

Les villages vacances écolos plébiscités par les Français


Oubliées les chambres d'hôtel climatisées à 18°C alors que le thermomètre affiche 35 degrés dehors! Adieu les 12.000 km en avion pour une semaine à la mer! Terminés les mangues du Pérou et le sel de l'Himalaya! Avec les villages vacances écolos, de plus en plus de nos concitoyens se recentrent sur les contrées hexagonales, les produits locaux et les sorties culturelles.
«Le tourisme vert est une tendance forte, analyse Hervé Novelli, le secrétaire d'État au Tourisme. Les Français redécouvrent les destinations rurales de proximité qui, pour se distinguer, doivent offrir des hébergements nouveaux.» Il faut dire que la situation socio-économique est porteuse. Aux restrictions budgétaires qui touchent les familles, s'ajoute un besoin de vivre ses vacances autrement. Sans polluer ni trop consommer.
Au village Louis Forestier, situé près d'Hossegor (Landes), à 400 mètres de la plage, on vit près de la nature depuis les années 1990. Mais attention, précise Olivier Venries, son directeur, «ici, ce n'est pas beauf comme dans le film Camping!». Ce village, créé en 1949 par la Fédération des œuvres laïques du Lot dans le but de favoriser le départ du plus grand nombre en vacances à la mer; enseigne «comment observer plutôt que ramasser». Et il place la découverte de l'écosystème des Landes au cœur de ses préoccupations. Ici, les ampoules sont basse consommation, les déchets triés, les produits locaux et ceux issus du commerce équitable privilégiés. Les enfants ne vont pas au club Mickey mais apprennent à faire des herbiers. «Nous organisons des animations qui permettent de mieux comprendre l'environnement», résume Olivier Venries.

L'eau de pluie est récupérée
Dans les villages vacances verts, «il n'y a pas de concours de tee-shirts mouillés, ni de bobs Ricard», insiste Céline Bossanne, la cofondatrice d'Huttopia qui loue cabanes, roulottes et tentes canadiennes dans des sites protégés, en pleine nature. Amateurs de karaoké et amoureux du bitume s'abstenir! Dans les sites de Rambouillet (Yvelines) et de Senonches (Eure-et-Loir), les piscines sont naturelles, c'est-à-dire sans chlore, et les cabanes construites en bois non traité. Dans les douches équipées de réducteurs de débit, les patrons affichent chaque semaine la consommation d'eau par vacancier «pour les sensibiliser», confie la gérante. Dans le prochain site qui ouvrira l'été prochain dans la Drôme, les toilettes seront «sèches». En attendant, l'eau de pluie est récupérée pour éviter d'utiliser de l'eau potable dans les toilettes. «À notre petit niveau, nous essayons de faire bouger les choses avec des actions concrètes», explique encore Céline Bossanne, qui milite pour que les vacanciers ne passent pas leurs journées à la piscine mais pour qu'ils partent découvrir les régions alentours.
Défendre ses idées a un coût. Si les villages Forestier accueillent des familles envoyées par le Secours populaire plutôt que du personnel enseignant, Huttopia pratique des prix plus élevés que les campings traditionnels. À Font-Romeu (Pyrénées), l'emplacement pour deux personnes est de 23,60 euros la nuit contre 11 euros chez les non- «écolos».

Source : Par Anne Jouan pour lefigaro.fr

// vendredi 16 juillet 2010

Une carte sur Google Earth illustre le réchauffement climatique

La Grande-Bretagne lance jeudi 15 juillet une nouvelle carte sur Google Earth montrant l'impact potentiel que représente une augmentation de quatre degrés Celsius sur la surface du globe (Google Earth doit être déjà installé pour que l'application fonctionne.).

La carte interactive permet au public de voir les changements spectaculaires qui pourraient se produire si rien n'est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Elle a été mise au point à partir d'analyses du centre climatologique d'Hadley, – qui fournit des informations pour conseiller les gouvernements sur les questions du changement climatique –, et des travaux de scientifiques, selon un communiqué du Foreign Office.

Dévoilant la carte, Henry Bellingham, secrétaire d'Etat au Foreign Office, a déclaré que son gouvernement était déterminé à aborder le problème du changement climatique et à montrer à un large public les dangers que représentait l'augmentation de la température. "Nous nous engageons à être le gouvernement "le plus vert" qui soit", a affirmé Heny Bellingham.

Vicky Pope, du Met (service météorologique), a ajouté que "si les émissions à effet de serre continuent d'augmenter, les températures mondiales pourraient augmenter de quatre degrés Celsius d'ici la fin du siècle et peut-être dès 2060".

Source : LeMonde.fr du 15/07/10
Crédit Image : Reuters/PAUL HACKETT

// mercredi 16 juin 2010

L'OCDE publie ses dernières statistiques économiques, environnementales et sociales


L'OCDE a publié le 27 mai son Factbook 2010 regroupant l'ensemble des données économiques, environnementales et sociales de ses pays adhérents. Population et flux migratoires, prix, pouvoir d'achat et taux d'intérêt ou encore approvisionnement, production et prix de l'énergie, l'organisation balaie l'ensemble des domaines sans oublier les indicateurs environnementaux.

En la matière, l'OCDE s'est intéressé à la consommation d'eau, aux pêcheries, aux émissions de CO2 dues à la combustion d'énergie et aux déchets municipaux. Ainsi l'analyse souligne que depuis 1971, les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont augmenté de 99 %, soit une moyenne de 2 % par an. En 1971, 66 % du total étaient imputables aux pays qui sont membres de l'OCDE aujourd'hui. En raison de l'augmentation rapide des émissions du monde en développement, la part imputable à l'OCDE était descendue à 46 % en 2006, mais on prévoit que celle-ci diminue à 32 % d'ici 2032. Côté déchets, l'OCDE note que la quantité de déchets municipaux produite a dépassé 619 millions de tonnes en 2006 (580 kg par habitant). L'intensité de production (kilogrammes par habitant) a progressé plus lentement que les dépenses de consommation finale privée et que le PIB, avec un net ralentissement depuis quelques années.

L'analyse dédiée aux énergies renouvelables démontre quant à elle que dans les pays de l'OCDE, les approvisionnements totaux en énergies renouvelables ont augmenté au rythme de 2,3 % par an entre 1971 et 2007 contre 1,4 % dans le cas des approvisionnements totaux en énergie primaire. La contribution des énergies renouvelables aux approvisionnements énergétiques est ainsi passée de 4,8 % en 1971 à 6,7 % en 2007. Toutefois, les disparités entre pays sont considérables. En haut de la fourchette, la part des énergies renouvelables atteignait 76 % en Islande et 50 % en Norvège. À l'autre extrême, elle ne dépassait pas 3 % de l'offre en Irlande, au Japon, en Corée, au Luxembourg et au Royaume-Uni.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 27/05/2010

// jeudi 10 juin 2010

La France au 7e rang mondial pour l'environnement

La France se place en 7e position des pays les plus respectueux de l'environnement, selon un classement élaboré par les universités américaines Yale et Columbia. Elle figure même en tête des pays du G20, selon ce palmarès biennal, fondé sur un "cocktail" de vingt-cinq indicateurs, qui prend en compte aussi bien les objectifs de santé environnementale (accès à l'eau potable, pollution de l'air...) que la vitalité des écosystèmes (biodiversité, usage des pesticides, état des forêts, protection des mers, émissions de CO2...).

L'Islande domine ce classement de 163 pays, suivi par la Suisse, le Costa Rica, la Suède et la Norvège : "Tous ont réalisé des investissements conséquents dans les infrastructures environnementales, le contrôle de la pollution et des politiques visant une durabilité à long terme", insistent les auteurs.

Il faut descendre à la 61e place pour trouver les Etats-Unis, loin derrière le Royaume-Uni (14e), l'Allemagne (17e) et le Japon (20e). "Vingt membres de l'Union européenne dépassent les Etats-Unis", qui sont aussi surclassés par pas moins de quinze pays des Amériques, observent les universitaires de Yale et de Columbia. Washington présente "de bons résultats en matière d'eau potable ou de forêts, mais a des résultats très faibles sur les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l'air", expliquent-ils.

Ce sont cinq pays africains (Togo, Angola, Mauritanie, République centrafricaine et Sierra Leone) qui ferment la marche. "Le revenu est un déterminant majeur du succès environnemental, souligne le rapport. Pourtant, à chaque niveau de développement, certains pays atteignent des résultats qui dépassent ce à quoi on pourrait s'attendre, démontrant que les choix politiques affectent aussi la performance."

Ainsi, chez les grands pays émergents, la Chine et l'Inde se classent respectivement 121e et 123e, mais le Brésil et la Russie sont 62e et 69e. Le Chili, qui a beaucoup investi dans la protection de l'environnement, figure à la 16e place, quand l'Argentine, "qui a fait beaucoup moins d'efforts pour améliorer le contrôle de la pollution et la gestion de ses ressources naturelles", n'est que 70e. "Une régulation rigoureuse, une bonne gouvernance et l'absence de corruption sont fortement corrélées avec un bon classement", analysent les auteurs.

Ce palmarès est-il parfait ? Sans doute pas, les scientifiques de Yale et de Columbia sont les premiers à en convenir. On peut sans doute discuter longtemps de la pertinence des indicateurs retenus ou de la pondération qui leur est appliquée pour composer l'indice final de performance environnementale. Surtout, regrettent les chercheurs, les statistiques manquent cruellement pour évaluer un certain nombre de pays ou d'enjeux.

"Lors de la conférence de Copenhague sur le climat, en décembre 2009, l'existence de données fiables sur la performance environnementale est apparue fondamentale", rappelle Daniel C. Esty, directeur du Yale Center for Environmental Law and Policy.

En conclusion, les auteurs de l'étude appellent la communauté internationale à effectuer "des investissements substantiels dans des indicateurs systématiquement relevés et publiés de manière transparente".


Source: Grégoire Allix dans www.lemonde.fr - 29/05/2010

// vendredi 4 juin 2010

Vers un nouveau label "made in France" ?


Dix sept ans après la célèbre campagne "Nos emplettes sont nos emplois" des Chambres de Commerce, le sujet revient à la mode… Alors que la vogue du local bat son plein, de l’alimentation aux vêtements en passant par les accessoires comme les lunettes ou les chaussures, l’ancien ministre Yves Jégo a remis début mai à l’Elysée un rapport dont l’objectif était de "définir les contours d'une nouvelle "Marque France" en concertation étroite avec les entreprises concernées par cette question, les organisations professionnelles, les pouvoirs publics ainsi que les associations de consommateurs".
 Sous un titre éloquent, "En finir avec la mondialisation anonyme : la traçabilité au service des consommateurs et de l'emploi", le rapport de 200 pages propose la mise en place d'un marquage facultatif "Made in France" de une à trois étoiles afin de valoriser les entreprises qui fabriquent l'essentiel de leur production en France. Concrètement, le nombre d'étoiles varierait avec le niveau de valeur ajoutée produite dans l’Hexagone, pour distinguer notamment les produits intégralement fabriqués en France de ceux qui sont assemblés localement à partir de matières premières importées. Rappelons que selon un rapport récent du Credoc, le consommateur français serait prêt à payer le "made in France" 16% plus cher que le produit importé, en contrepartie de l’impact social positif de cet achat. Yves Jego propose également la création d'un label national "Qualité Origine France" qui serait utilisé à l'exportation, y compris dans l’Union Européenne. Et il recommande par ailleurs d'étendre le champ des "Indications géographiques protégées" (IGP), aujourd’hui valable sur les produits alimentaires portant un nom géographique et liés à un terroir, à certains produits non agricoles comme la porcelaine de Limoges ou les couteaux de Laguiole. Enfin, les dix propositions comprennent également des éléments sur la mise en place d’une véritable carte d’identité des produits, pour faciliter l’accès à l’information par les consommateurs, ou encore sur la nécessaire régulation du marché de la labellisation (agences de notation, sites web spécialisés etc.) en imposant a minima un système d’enregistrement. "Convaincu de la nécessité d'informer le consommateur sur l'origine et la qualité des produits qu'il achète", selon le communiqué, Nicolas Sarkozy aurait demandé à Yves Jego, en lien avec le ministre chargé de l'Industrie Christian Estrosi, de travailler, d'ici à la fin 2010, à la mise en œuvre opérationnelle des recommandations du rapport. D’après un sondage QuickSurveys pour LSA, 71,5% considèrent que renforcer le label "Made in France" est une bonne idée…


Source: http://www.mescoursespourlaplanete.com - 26/05/2010

// mercredi 19 mai 2010

Un site pour aider les enseignants à appréhender ''l'interdisciplinarité'' liée à l'EDD


Annoncé en mars 2009, la société d'édition spécialisée dans le développement durable Terra Project, en partenariat notamment avec l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), a officiellement lancé le 17 mai le site www.education-developpement-durable.fr qui propose gratuitement aux élèves et aux enseignants des ressources pédagogiques dans les collèges et lycées pour l'éducation au développement durable (EDD).

Rappelons que si en 2004, un premier plan triennal a été lancé par le Ministère de l'Education nationale pour impulser une approche transversale de l'EDD de la maternelle au lycée notamment dans les programmes scolaires de sciences de la vie et de la Terre (S.V.T.) et d'histoire-géographie, le concept peine encore se généraliser en France. Face à la transversalité de ce concept, les professeurs sont parfois démunis, malgré les initiatives lancées dans des écoles en partenariat avec des associations. Pour Pascal Boyries, inspecteur à l'Education Nationale, la difficulté de l'enseignant réside dans la mise en oeuvre de la transdisciplinarité pour articuler logique de programme et logique de projet, a-t-il indiqué, à l'occasion d'une conférence de presse.


Un besoin de formation des enseignants

La formation des professeurs à cet enseignement, quelle que soit leur discipline, fait encore défaut en 2010 ! Elle est pourtant prévue dans le cadre de la deuxième phase de généralisation de l'EDD lancée par le Ministère de l'Education Nationale et inscrite dans la loi Grenelle 1. Selon Michel Chouzier, autre inspecteur à l'Education nationale, seul un stage de formation au développement durable d'une durée de deux jours est proposé aux enseignants ! Ces derniers opteraient de plus en plus pour la formation à distance (30 heures de travail), a-t-il ajouté tout en soulignant le besoin de développer la formation de proximité.

L'objectif de ce portail internet vise donc à offrir à chaque enseignant un véritable outil de travail qui lui permet de préparer ses cours et de diffuser à ses élèves des séquences pédagogiques entièrement personnalisées. Pour ce faire, plus de 100 études de cas et 250 exercices en lien avec les programmes scolaires sont proposés sur le site. De la genèse du développement durable aux changements climatiques en passant par la biodiversité, c'est plus de 16 thématiques et près de 200 sous-thèmes qui sont développés, a précisé Terra Project. Le contenu du site est élaboré par une quarantaine d'enseignants, dans une approche transdisciplinaire. Il est validé par un comité scientifique qui réunit notamment l'Ademe, l'Unesco et l'IRD (institut de recherche et développement), partenaires du projet.

Deux mille enseignants seraient inscrits sur le site. Pour Anne Marleix, cofondatrice de Terra Project, cette démarche contribue à élargir la connaissance sur des bases scientifiques et vise à comprendre l'origine des phénomènes. L'accent est mis sur l'analyse systémique, la co-disciplinarité et l'autonomie de l'élève. La société d'édition entend développer de nouveaux outils pédagogiques adaptés aux cours. Pour cela, Mme Marleix a souligné la nécessité d'élargir les partenariats publics et privés. Ce portail bénéficie déjà du soutien respectif du Ministère de l'Éducation nationale et de l'Ademe à hauteur de 90.000 euros. Son coût total est de 350.000 euros.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 17/05/2010

// mercredi 5 mai 2010

L'Ifen publie l'édition 2010 des 10 indicateurs clés de l'environnement


Un état mitigé de l'environnement en France. C'est ce qui ressort de l'édition 2010 des 10 indicateurs clés de l'environnement, présentés sous forme de graphiques ou d'histogrammes, mis en ligne lundi 3 mai par le Service de l'observation et des statistiques (ex-Institut français de l'environnement) du ministère de l'environnement.

Si les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 6,4 % entre 1990 et 2008 en France, le pays est encore très loin de la division par 4 de ses émissions en 2050. La qualité de l’air des villes de France s’est aussi améliorée entre 2000 et 2008 pour 4 polluants. Mais les teneurs en ozone sont restées au-dessus de leur niveau de 2000.

Le bilan est moins bon pour la tendance générale d’évolution constatée en 20 ans d’observation de 65 espèces d’oiseaux. Espèces agricoles (- 25 %), des milieux bâtis (- 21 %) et des milieux forestiers (- 12 %) sont en déclin. Seules les espèces généralistes s’adaptent et progressent (+ 20 %).

Enfin, l’intensité matérielle a baissé de 21 % depuis 1990 : il faut moins de matières pour produire une même quantité de valeur ajoutée. Mais les matières consommées (environ 14,3 tonnes par habitant en 2007) ont augmenté en 17 ans.


Source: Victor Roux-Goeken dans Actu-Environnement.com - 04/05/2010

// lundi 29 mars 2010

Changer d'indicateur pour changer de monde ?


Dans la lignée du Grenelle de l'environnement, la conférence nationale sur les indicateurs de développement durable a présenté, le 20 janvier, des outils statistiques afin d'évaluer et d'orienter les politiques vers un développement plus durable.

Quand on change d'indicateur, on change de vision du monde…. Pierre Radanne, président de l'association 4D, résume en quelques mots les enjeux du débat actuel. Le PIB, outil principal de mesure de développement des sociétés occidentales, fait depuis quelque temps l'objet de nombreuses critiques. S'il est très utile pour évaluer la performance économique d'un pays, il n'informe pas sur les composantes non-marchandes ou non-monétaires des sociétés, comme le bien être, la protection de l'environnement, la santé… Un véritable déplacement de curseur est donc nécessaire pour mieux rendre compte de la réalité sociale, économique et environnementale et ainsi mieux orienter les décisions politiques. Le Grenelle de l’environnement a donné l’impulsion en proposant d’inscrire dans la loi l'obligation de disposer dès 2010 d'indicateurs de développement durable (IDD) associés à la Stratégie nationale de développement durable. La Commission Stiglitz (travaillant sur les limites du PIB et la manière de mesurer le progrès social), le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le Conseil national de l’information statistique (Cnis) se sont immédiatement saisis du sujet. Le 20 janvier dernier, la commission de concertation associant des représentants du Cese, du Cnis, de l'Institut national de statistiques et d'études économiques (Insee) et du Commissariat général au développement durable (CGDD) a présenté, lors d'une conférence nationale, une liste d'indicateurs de développement durable venant enrichir le socle d'indicateurs phares adossés à la Stratégie nationale de développement durable. Si ces indicateurs font l’objet d’une concertation, c’est qu’elle seule permettra leur appropriation par les citoyens. Ils seront rendus publics et présentés au Parlement chaque année à compter de 2010, a déclaré Jean-Louis Borloo. La Commission propose d’enrichir les indicateurs phares par quatre grands indicateurs de contexte économique et social (revenu national net par habitant et PIB par habitant, taux de chômage et de sous-emploi, distribution des revenus et taux de fécondité) et une quarantaine d'autres indicateurs plus ciblés.


Indicateurs environnementaux : climat, transports, consommation et biodiversité

Outre les émissions totales de gaz à effet de serre, la Commission propose, pour mieux prendre en compte le défi du changement climatique, de mesurer en priorité l'empreinte carbone (émissions de CO2 liées à la demande finale nationale) et la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie primaire puis finale avec leur décomposition (bois, hydro-électricité…). Trois indicateurs complémentaires viendraient s'y ajouter : la consommation d'énergie par habitant et l'intensité énergétique (consommation d'énergie rapportée au PIB), les émissions de GES par secteur et la consommation d'énergie du secteur résidentiel-tertiaire. Concernant les transports, la répartition modale des transports de voyageurs, la part des transports en commun dans le total des transports terrestres par voyageur, la répartition modale des marchandises, les émissions de polluants des transports et la contribution de la France aux émissions de transport international maritime et aérien viendraient s'ajouter à la consommation d'énergie dans les transports par habitant et par rapport au PIB. Selon la Commission, l'évolution de l'offre de transports en commun, le temps passé dans les transports pour les trajets quotidiens et l'appréhension de la mobilité contrainte et de son évolution devront être développés ultérieurement. Pour la thématique consommation et production durables, la Commission préconise 4 indicateurs complémentaires à l'indicateur phare (productivité des ressources) : évolution de la production de déchets par émetteur, taux de recyclage des déchets, part de la surface agricole utile en agriculture biologique et emploi dans les éco-activités. Examinés mais non retenus pour l'instant, car plus longs à développer, l'empreinte eau, le pourcentage d'éco-produits dans la consommation des ménages, le contenu en CO2 de la consommation courante des ménages et la part de l'habitat durable dans le parc de logements pourraient être ajoutés ultérieurement. Deux indicateurs phares concernent les questions de biodiversité : l'indice d'abondance des populations d'oiseaux communs et l'évolution de l'artificialisation des sols. Pour compléter ce socle, 3 indicateurs complémentaires ont été proposés : la part de captures au niveau de l'Union européenne en fonction de l'état des stocks halieutiques, un indicateur synthétique de la qualité des eaux superficielles et la consommation de produits phytosanitaires. Cinq autres indicateurs ont été identifiés : la présence de nitrates ou pesticides dans les eaux souterraines, la fragmentation des espaces naturels, la biodiversité domestique, les aires protégées et l'état écologique des masses d'eau.


Indicateurs sociaux : santé, insertion sociale, connaissance

Les accidents du travail, les maladies professionnelles, les besoins de santé non satisfaits, le taux de suicide et les déchets nucléaires devraient être mesurés selon la Commission afin de mieux cerner les préoccupations de santé publique. L'accès au soin, les risques naturels et industriels, mériteraient un développement ultérieur. L'insertion des jeunes, le taux de ménages surendettés, les difficultés de logement, la mixité sociale devrait également, selon la Commission, être mesurés tout comme les difficultés de lecture chez les jeunes ou encore la part des diplômés du supérieur parmi les 25-34 ans.

Au total la Commission a proposé 41 indicateurs nouveaux et 18 autres à examiner ultérieurement. Pour la Fondation Nicolas Hulot, cette conférence ne doit pas être considérée comme un aboutissement mais comme un nouveau point de départ. Bien loin d'être aboutie, la concertation sur ce sujet doit se poursuivre et s'intensifier. (…) Malgré des échanges fructueux, et des avancées notables dans l’élaboration du tableau de bord d’IDD, la méthode participative engagée n’a pu tenir ses promesses en raison d’une certaine précipitation dans laquelle ces discussions ont été conduites. Le temps long d’un débat permettant de rapprocher les points de vue est incompatible avec l’urgence dans laquelle a été organisée cette concertation.


Source: Sophie Fabrégat dans Actu-Environnement.com - 22/01/2010

// mardi 9 mars 2010

Global & Local : support d’information indépendant dédié à la gestion durable des collectivités


Toute l’information sur les Agenda 21, l’écologie et le développement durable depuis le 1er Février

Depuis le Lundi 1er Février 2010, les Élus de toutes les communes et EPCI de France sont gracieusement destinataires de la revue de presse GLOBAL & LOCAL, un support d’information indépendant et dédié à la gestion durable des collectivités. Cette publication hebdomadaire leur est donc naturellement destinée. Ils y trouveront articles, photos, vidéos et documents sonores concernant :

La vie et la gestion durable des communautés locales.

La mise en œuvre des Agenda 21 locaux.

Les évolutions concrètes du concept de développement durable, dans ses trois indissociables dimensions : Économique, Sociale et Sociétale, Écologique... en France, en Europe et dans le monde.

La vie des O.N.G. et des associations développant des initiatives dans ces mêmes perspectives.


lire la suite ici


Source: Cyrille Souche dans cdurable.info - 27/01/2010

// dimanche 28 février 2010

A la une : Le développement durable territorial de Ludovic Schneider

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie récente de mon premier ouvrage intitulé "le développement durable territorial". Il est publié par les éditions Afnor dans la collection "100 questions pour comprendre et agir" et aborde donc en 176 pages la mise en oeuvre d'une démarche de développement durable sur les territoires de manière simple, claire et pragmatique (j'ai essayé en tous cas).
Voilà la description de l'éditeur :

Comment les décideurs des collectivités et leurs équipes peuvent-ils intégrer le développement durable dans les politiques territoriales ? Quels sont les outils et les aides disponibles ? Quelle méthode adopter pour réussir et progresser ? Ludovic Schneider livre dans ce nouveau " 100 questions " les clés du succès en matière de développement durable territorial. Il propose ainsi un véritable référentiel initial pour répondre aux interrogations des élus et des décideurs, mais aussi aux préoccupations des citoyens. Ces derniers n'ont-ils pas montré récemment par leur vote que le développement durable faisait désormais partie des priorités en matière de politiques locales ? Plus qu'une boîte à outils, ce livre offre une véritable méthode novatrice où le développement durable est considéré comme le pivot de l'ensemble des décisions, et non plus comme une " strate " supplémentaire. Grâce à cette approche, le développement durable devient une réponse pour mieux comprendre et mieux gérer le territoire, à court et à long terme.


Il est disponible en librairie ou sur internet (boutique afnor ou fnac par exemple) au prix de 24€. Je pourrai également en prêter un exemplaire à ceux qui m'en feront la demande.
Votre avis m'intéresse, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en avez pensé.
Bien cordialement

// vendredi 19 février 2010

La Fnac signe sa nouvelle charte RSE Fournisseurs


L'enseigne La Fnac a signé le 16 février à Paris sa nouvelle charte Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) et invite ses fournisseurs à s'associer à la démarche pour mettre en oeuvre une une politique développement durable innovante et volontariste, a souligné la filiale du groupe PPR, dans un communiqué.

La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent de manière volontaire les préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes. La RSE a été impulsée en France depuis l'instauration en 2002 de la Loi sur les Nouvelles Régulations Economiques (NRE, qui demande aux 700 entreprises françaises cotées sur le marché de fournir des données sociales et environnementales dans leurs rapports annuels.

Pour Christophe Cuvillier, Président-directeur général de la société,la Fnac a l'ambition de devenir l'entreprise de référence au sein de son secteur, dans tous les domaines de la Responsabilité Sociale et Environnementale. Elle souhaite y associer ses salariés et bien-entendu ses fournisseurs. C'est le sens de cette charte RSE fournisseurs qui instaure une démarche d'amélioration commune.

La charte de la Fnac comprend 4 volets liés à RSE : social, environnemental, qualité et sociétal. Concernant l'engagement social de l'enseigne, la Fnac prévoit d'investir dans les 3 ans à venir plus de 2 millions d'euros en faveur de l'accessibilité aux personnes handicapées de ses magasins.

En matière d'environnement, l'enseigne s'engage également à diminuer son empreinte énergétique de 20% d'ici 5 ans. La Fnac rappelle avoir déjà obtenu en 2009 des certificats d'économies d'énergie à hauteur 5 767 430 KWh cumac, et annonce qu'elle investira en 2010 plus d'1 million d'euros dans la rénovation de ses systèmes de climatisation et d'éclairage dans ses magasins. L'enseigne va en outre mettre en place un affichage environnemental, associer l'ensemble de ses adhérents à la démarche RSE, et proposer à ses salariés de partir en congés solidaires.


Souce: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 16/02/2010

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