éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// mercredi 25 novembre 2009

Tryo s'engage pour des concerts moins polluants


"Ce matin, rapport sur le climat, il ne survivrait que les rats / Fonte des glaces en Alaska et grosse chaleur en Angola." Quelques rimes, de la chanson Toi et moi, et tout l'esprit du groupe Tryo : des textes engagés, de la dérision à volonté, une once de cynisme et l'écologie comme thème de prédilection. Un engagement en faveur de l'environnement qui a poussé les quatre comparses, Guizmo, Manu, Mali et Danielito, à organiser le premier "concert climatique" avec Greenpeace, dimanche 22 novembre, au Zénith de Paris.

Ce concert, qui rassemblera, à partir de 16 heures, Tryo mais aussi Zazie, Yannick Noah et Bernard Lavilliers, est le prolongement de l'appel L'Ultimatum climatique lancé par une dizaine d'organisations non-gouvernementales (Greenpeace, WWF, Réseau action climat, Action contre la faim ou encore Les Amis de la Terre) afin de recueillir un million de signatures pour le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique.
"Il s'agit d'un prolongement direct de notre action autour du climat", explique Guizmo, chanteur, compositeur et guitariste de Tryo. Car les auteurs de L'Hymne de nos campagnes sont les seuls à avoir effectué un bilan carbone de leurs concerts, d'octobre à décembre 2008, sur la tournée pour l'album "Ce que l'on sème". L'étude, réalisée selon la méthode de l'Ademe et disponible sur le site Internet du groupe, passe au crible les trois principaux postes d'émissions de carbone : la logistique du groupe, le transport du public et le fonctionnement des salles.


COVOITURAGE POUR LE PUBLIC

Le résultat, publié en mars, est sans équivoque : l'ensemble de la tournée a provoqué l'émission de 134 tonnes équivalent carbone (soit autant qu’une voiture qui parcourrait 3,3 millions de kilomètres selon Terra eco), dont 120 tonnes rien que pour le transport des spectateurs. La raison ? 79 % d'entre eux se rendent aux concerts en voiture, avec seulement 2,7 personnes en moyenne par véhicule. Pour la tournée 2009, débutée en mai, Tryo a alors mis en place une plateforme de covoiturage avec la société Ecolutis. Des navettes ont aussi été mises à disposition du public et des parcs à vélos aménagés.

"Notre objectif est de réduire nos émissions de 5 à 10 %, précise Guizmo. Au Zénith, comme dans tous nos autres concerts, nous installons le tri sélectif dans les loges, demandons à notre équipe de manger local. Nous amenons aussi des gobelets en plastique que nous lavons ensuite et utilisons des spots à diode, moins gourmands en énergie. Ce sont des petites choses mais il reste encore beaucoup à faire." Et le chanteur de déplorer les "grandes salles" qui consomment "énormément d'énergie", comme par exemple pour l'éclairage de la scène, le son et l'eau des toilettes.

"Tryo est le seul groupe à avoir mené un bilan carbone, suivi d'actions pour diminuer leurs émissions. Leur mobilisation a impulsé des dynamiques dans le milieu musical et dans le domaine de l'événement en général", assure Laurence Gouthière, chargée de mission pour l'animation et la diffusion du bilan carbone à l'Ademe. Toutefois, souligne l'experte, le bilan carbone n'est pas accessible à tous, en raison de son coût (5 000 euros en moyenne), des démarches à effectuer (il faut trouver un prestataire) et du temps que le diagnostic implique (quarante-cinq jours de suivi par des ingénieurs dans le cas de Tryo). Un outil a alors été lancé en octobre pour permettre aux organisateurs d'événements de réaliser un autodiagnostic en ligne. "Avec l'Adere, chacun peut se rendre compte où il se situe en termes d'émissions et voir les pistes d'amélioration", conclut Laurence Gouthière.


Source: Audrey Garric dans www.lemonde.fr

// vendredi 13 juin 2008

dirigeants-durables.com ou comment des gens "ordinaires" changent la France

dirigeants-durables.com est une initiative à but non lucratif qui a pour but d’encourager tous les acteurs économiques à s’engager dans des actions significatives de développement durable. Parrainé par Mathieu Le Roux, co-auteur du livre « 80 hommes pour changer le monde » (J-C Lattès, 2005), le site dirigeants-durables.com présente des hommes et des femmes qui contribuent à changer la France.
L'ambition du site est de susciter chez l’internaute une envie de passer à l’action : « s’il l’a fait, je peux le faire ! » par le biais des témoignages de personnes « ordinaires » qui ont accomplis des choses remarquables. Il ne s’agit nullement de générer un quelconque palmarès ou système de distinction, mais simplement de mettre en lumière des initiatives qui méritent d’être suivies et qui, bien souvent, ont été mises en œuvre sans grands moyens.
Dans un second temps, le site deviendra un portail d'accès gratuit à une base de connaissances relative au développement durable : méthodologie permettant de mettre en œuvre une politique de développement durable dans une PME, études de cas, veille réglementaire, etc.

Lien vers le site dirigeants-durables.com

// mercredi 21 mai 2008

Jaime Lerner et son acupuncture...

On avait déjà parlé de Jaime Lerner ici. Depuis, un extrait de conférence qu'il a réalisée en mars 2007 à Monterey en Californie a été mis en ligne. Alors nous relayons l'info ici. La vidéo dure 16 mn (en anglais uniquement !).



Depuis la publication du premier article, nous avons également lu son livre "Acupuncture urbaine". Très mal écrit (j'aurais plutôt tendance à dire "très mal traduit"... vraiment dommage !). Mais très instructif. Très utile pour ceux qui veulent réfléchir la ville en tant que technicien ou politique, mais pas seulement. Le livre titille la réflexion sur les territoires et leur aménagement pour qu'ils soient attractifs et "durables"...

// mardi 6 mai 2008

Olivier Toma - directeur de l'éco-clinique Champeau à Béziers

"Je suis directeur de la clinique Champeau, qui regroupe en son sein 116 lits de médecine, de chirurgie et d’obstétrique. Pour cette clinique, nous avons voulu privilégier une approche globale du soin qui intègre la prévention, l’éducation à la santé et le management environnemental. C’est le seul établissement de santé en Europe construit selon les principes de la Haute Qualité Environnementale avec, en plus, une certification environnementale ISO 14000.
La démarche environnementale s’intègre naturellement dans une volonté d’améliorer le bien-être des individus et crée incontestablement une valeur ajoutée tant auprès des patients que des salariés. J’espère que cela motivera d’autres dirigeants à œuvrer dans cette direction pour redonner du sens aux métiers de la santé. Quelque part, ce que nous faisons, c’est apporter un peu de rêve et d’utopie dans l’entreprise.
Avant de prendre la direction de cette clinique, j’ai dirigé des hôtels dans le groupe Accor. On m’a alors proposé de reprendre une clinique qui avait vécu un séisme financier en y apportant un savoir-faire différent. Je me suis lancé et, en 1992, grâce à une équipe qui partageait les mêmes valeurs, nous avons réussi à redresser la barre et à mettre en place une nouvelle approche des soins axée sur l’amélioration de la qualité de vie grâce à des actions d’information et de prévention."

En savoir plus sur la clinique champeau : clinique-champeau.fr
Source : Graines de Changement

// mardi 23 octobre 2007

Les Héros de l'Environnement du Time Magazine

Une fois n'est pas coutume, le Time vient de publier son nouveau classement des "personnalités qui comptent" dans le monde. La nouveauté, c'est qu'ils ont choisi cette fois ci 43 personnalités qui agissent pour l'environnement. Une belle source de bonnes initiatives à utiliser ou à reproduire...
Quatre groupes ont été distingués :

  • leaders et visionnaires (avec par exemple Mikhail Gorbachev, Angela Merkel, Al Gore ou Robert Redford)
  • activistes (Wangari Maathai, Karl Ammann, etc.)
  • scientifiques et inventeurs (Paul Crutzen, James Hansen, l'équipe de conception de Toyota Prius)
  • entrepreneurs responsables (Richard Branson, Ray Anderson, etc.)


A découvrir dans les kiosques ou sur le site web du Time Heroes of Environment

// vendredi 5 octobre 2007

Jaime Lerner, l'acupuncteur urbain...

Défi : Faire d'une métropole brésilienne un modèle de développement durable urbain

Non, grande ville n'est pas forcement synonyme d'environnement dégradé. Le cas de la ville de Curitiba (environ 500 000 habitants en 1970, 2 millions aujourd'hui) au Brésil en est l'un des exemples. Quand il prend la mairie de Curitiba en 1971, l'architecte et urbaniste Jaime Lerner ne veut pas des solutions toutes faites. Plutôt de construire le coûteux métro qu'on lui propose, il redessine le réseau de bus urbain. Les compagnies de bus ne seront pas subventionnées aux nombres d'usagers mais au nombre de kilomètres desservis : les réseaux de banlieux se développent donc facilement. Résultat : de 1 habitant sur 30 utilisant les transports en commun en 1972, ils sont aujourd'hui 3 sur 4 à les utiliser.
Pour gérer les déchets de la ville, il met en place une campagne participative de tri sélectif. Les déchets organiques seront compostés (utilisés comme engrais biologique par les fermiers du territoire). Les plastiques, le papier et le verre sera recyclé. Il propose également un programme "déchets contre nourriture" à destination des populations pauvres des favelas. La ville rachète aux pêcheurs les déchets pris dans leurs filets. Au final, 70% des habitants trient leurs déchets (contre 14% à Paris).
Et il met du vert. Beaucoup de vert. Avec, encore une fois, la participation de ces citoyens par le biais d'un programme appelé "La municipalité vous offre de l'ombre, vous offrez de l'eau". 0,5 m2 d'espace vert par personne en 1970. 52 m2 par personne aujourd'hui (malgré le quadruplement de la population de la ville).
La politique sociale de la ville n'est pas en reste. Elle créé 360 crèches, 120 hôpitaux (dont certains sont totalement gratuits), 50 "phares du savoir" où les enfants peuvent gratuitement emprunter des livres et utiliser du matériel multimédia. La ville propose aux entreprises d'"adopter" un enfant de la rue qui obtiennent ainsi un repas et un moyen de sortir de la délinquance par le travail.
Il ne quittera son poste qu'en 1992, en pleine gloire, après avoir totalement révolutionné l'écologie urbaine et la face de sa métropole.
Aujourd'hui, si l'on interroge les habitants de la ville, 99% pensent vivre dans la ville où la qualité de vie est la meilleure au monde.

Difficile de changer la ville ? N'importe quelle ville peut être changée en moins de deux ans ! affirme-t-il. Comment ? Avec une forte volonté politique, beaucoup de créativité et un bon sens de la communication. Bon ben... il ne reste plus qu'à !

''En savoir plus (et sources) :

  • 80 Hommes pour changer le monde, Entreprendre pour la Planète, de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux''
  • L'acupuncture urbaine, Jaime Lerner
  • Site web de Jaime Lerner : jaimelerner.com

// vendredi 10 août 2007

Govindappa Venkataswamy, le chirurgien indien au service des moins riches

Défi : Généraliser l'accès aux soins à tous ceux qui en ont besoin...

Govindappa Venkataswamy est un chirurgien ophtalmique indien né en 1918. Il est le fondateur de l'hôpital de chirurgie ophtalmique Aravind. Il fut récompensé de la médaille Padma Shri en 1973.
En concevant un nouveau modèle d'interventions de la cataracte, plus productif, sans nuire à la qualité de l'opération, il est arrivé à faciliter l'accès aux soins des populations les plus démunies en Inde.
Sur deux cent mille opérations annuelles, 47% sont gratuites pour le patient, 18% à un prix plus faible que le prix de revient. Seuls 35% des patients paient au tarif normal pour financer l'ensemble. Les hôpitaux fondés par Venakataswamy se basent sur la solidarité naturelle des patients les plus aisés à l'égard des plus pauvres, sans effectuer le moindre contrôle de revenu. Et son modèle est malgré tout rentable puisqu'il dégage chaque année des bénéfices qu'il réinvestit dans de nouvelles structures.

Source : 80 Hommes pour changer le monde, Entreprendre pour la Planète, de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux

// jeudi 9 août 2007

Nouvelle rubrique : les modèles à suivre...

A partir du constat que des initiatives exemplaires sont développées un peu partout autour du globe et qu'elles n'ont besoin que d'être connues pour être imitées, il m'a semblé tout naturel de créer cette nouvelle rubrique que j'ai intitulée "personnalité modèle". Il s'agira donc de rendre hommage à ceux qui ont eu une fabuleuse idée et le courage de tout donner pour la développer. Certains ont dû se battre contre des lobbys ou contre des financeurs frileux mais ce sont surtout des idées reçues qui ont été difficiles à faire tomber.
Rentabilité financière, solidarité et préservation de l'environnement ne peuvent pas faire bon ménage ? Ces exemples sont là pour démontrer que si et donner un bout de leur recette.

Cette rubrique se basera notamment sur des exemples développés dans le livre 80 Hommes pour changer le monde, Entreprendre pour la Planète de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux (une très bonne lecture, compte rendu d'un voyage autour du monde à la recherche des plus beaux exemples de réussites éconosociécologique).

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