éc(h)o-sphère - le blog d'alter-éc(h)o

 

// vendredi 18 juin 2010

Lyon Confluence, premier quartier labellisé WWF


Le Grand Lyon et la Société publique locale d’aménagement (SPLA) « Lyon Confluence » signent, mi-juin, une convention avec WWF pour faire du nouveau quartier éponyme et de son environnement, situés à la pointe de la presqu’île lyonnaise, le premier quartier français labellisé « durable » par l’ONG. LE WWF va donc mettre en œuvre ici sa démarche « One planet living », qui vise à créer des quartiers de démonstration liant empreinte écologique réduite et excellente qualité de vie. Une expérimentation de cette démarche, conduite depuis 2004 à Bedzed (Londres) et à Mata de Sesimbra (Lisbonne), a permis de définir dix principes d’action : zéro carbone, réduction maximale des déchets, mobilité durable, matériaux et alimentation (jardins potagers, Amap…) locales et durables, gestion durable de l’eau, biodiversité, culture et patrimoine local, mixité sociale et développement économique, qualité de vie. Moyens utilisés : instiller ces principes dès les cahiers des charges des différents lots et sensibiliser les habitants. Si Confluence est en voie d’achèvement, ses bâtiments (logements, bureaux ou encore nouveau siège de la Région Rhône-Alpes) sont déjà prévus à haute efficacité énergétique, dans le cadre du projet européen Concerto-renaissance. WWF a souhaité que la convention englobe le secteur voisin, Saint-Blandine, ancien et populaire, qui doit être rénové.


Source: Environnement Magazine dans www.environnement-online.com - 02/06/2010

// mardi 8 juin 2010

Pour l'OCDE, l'avenir des villes est à la croissance verte


A l'heure de la récession, c'est vers une nouvelle panacée que se tournent les métropoles en quête de second souffle : la croissance verte. Maires et réseaux de villes ont tenu sur ce thème leur troisième table ronde, au siège de l'OCDE.

C'est en 2007 qu'a été lancée la première table ronde de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour une stratégie urbaine des Maires et des Ministres. Consacrée à la « croissance verte », sa troisième édition a eu lieu au château de la Muette, à Paris, le 25 mai, en présence d'une cinquantaine de maires et de ministres, en collaboration avec le Club de Madrid (composé d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement) et le C40, réseau de villes engagées dans la protection du climat.

Alors que le concept de développement durable semble tomber en relative déshérence dans le contexte actuel de récession économique, l'OCDE a lancé une nouvelle stratégie globale, « la stratégie de l'OCDE pour la croissance verte », en juin 2009 à l'occasion d'un symposium des ministres de l'économie et des finances de 34 pays.

Pour l'OCDE, le paradigme traditionnel de l'efficacité est en train de laisser la place à une définition plus riche du progrès sociétal, où l'efficacité, l'équité et la soutenabilité environnementale sont étroitement reliées. Partant du constat que la récession globale, conjuguée avec le changement climatique, met en question la capacité du modèle actuel de croissance économique à soutenir la prospérité à long terme, l'OCDE investit le paradigme de la croissance verte, qui promeut le développement économique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution, tout en minimisant la production de déchets, l'utilisation des ressources naturelles, et en maintenant la biodiversité.

Parce qu'elles consomment entre 60 et 80% de la production d'énergie mondiale et émettent du CO2 dans les mêmes proportions, les villes contribuent à la détérioration des ressources naturelles et du climat. Leur empreinte écologique est particulièrement élevée. Celle de Londres, par exemple, équivaut à 125 fois la surface de cette ville et à deux fois la surface de la Grande-Bretagne.

Une étude de l'OCDE sur 136 villes portuaires montre que 40 millions d'habitants sont aujourd'hui exposés à une hausse du niveau des mers, pour un coût estimé à 3000 milliards de dollars. Leur nombre pourrait atteindre 150 millions en 2070, pour un coût dix fois supérieur. Les villes ont donc tout à gagner, selon nombre de travaux récents de l'OCDE, à transformer leur évolution. Selon leur degré de densité ou d'étalement urbain, les villes émettent plus ou moins de CO2 : ainsi Houston (Texas) en produit plus que New York, qui est pourtant la plus grande ville des Etats-Unis.

Les quatre piliers de la croissance verte

C'est désormais la conviction des maires et des représentants de collectivités locales rassemblés à l'OCDE le 25 mai. Les 40 villes du C40, présidé par le maire de Toronto, David Miller, s'engagent depuis 2005 à prendre leur responsabilité face au changement climatique. Ce réseau est aussi un laboratoire d'initiatives urbaines diverses, en rapport avec les « quatre piliers » de la croissance verte tels que définis par l'OCDE : des services et des marchés publics plus verts, un soutien à l'éco-efficacité de la production industrielle, une sensibilisation accrue en faveur des produits et technologies vertes, un soutien à la recherche et aux éco-technologies.

C'est la nouvelle ruée vers l'or vert, déclare le maire de Melbourne, M. Doyle. En 2050, la capitale australienne aura doublé, elle comptera 7 millions d'habitants. M. Doyle affirme vouloir bâtir la ville future en évitant le mitage et en accueillant plus de 3 millions de personnes supplémentaires en utilisant seulement 6% du territoire urbain. Pour M. Bowo, gouverneur de Jakarta, capitale de l'Indonésie, l'éradication de la pauvreté doit aller de pair avec la croissance verte. La population de Jakarta vient des provinces rurales, elle pense que la nature est abondante et va protéger les humains. Il reste à convaincre ces habitants que ce sont eux qui doivent s'occuper de la nature. La ville de Jakarta compte 6,7 millions de véhicules particuliers. Parmi ses projets figure la construction d'un métro, l'augmentation de 30% de ses espaces verts d'ici à 2030 et la réhabilitation de 200 hectares de mangroves.

Les villes peuvent stimuler la réhabilitation des bâtiments municipaux, et du domaine privé. A New York, la réhabilitation thermique des bâtiments devrait créer quelque 17 800 emplois. Dotée d'une agence de l'énergie, la ville de Berlin est pionnière d'un système qui permet aux compagnies de l'énergie d'investir directement dans la réhabilitation des logements anciens et de se rémunérer sur les économies effectuées. La ville du Cap, en Afrique du Sud, a lancé un ambitieux programme, le projet Kuyasa d'efficacité énergétique, dans lequel elle intervient pour la réhabilitation de logements dans des quartiers pauvres et leur équipement en chauffe-eau solaires.

Grâce à des règles de marché public adaptées et à des subventions municipales pour favoriser l'implantation d'usines spécialisées dans le traitement des déchets, la ville japonaise de Kitakyushu, ancienne capitale de l'acier et de la chimie, s'est spécialisée dans le secteur du recyclage. En 2008, 26 entreprises et 17 centres de recherches étaient installés dans cette ville, et dotés de 1352 employés.

Reste à trouver de nouveaux leviers de financements, sous la forme de péages ou de taxes carbone locales. C'est le cas de la ville de Boulder (Colorado, Etats-Unis), qui prélève une taxe de faible taux, non pénalisante pour les habitants et les industries, mais utile pour soutenir les financements municipaux des initiatives vertes. Singapour, Stockholm et Londres ont introduit des péages urbains, qui ont considérablement réduit le trafic automobile et procurent des financements. Des pistes restent à explorer. Pour Ronan Dantec, porte parole de Cités et gouvernements locaux unis, qui rassemble quelque 1000 villes de 95 pays, l'affectation aux collectivités locales d'une partie des nouvelles recettes issues de la mise aux enchères des quotas européens de CO2 est un levier pour l'avenir. A suivre.


Source: Agnès Sinaï dans Actu-Environnement.com - 27/05/2010

// mardi 27 avril 2010

Agendas 21 locaux : 37 nouveaux projets territoriaux reconnus par l'Etat


34 nouveaux projets auxquels s’ajoutent 3 parcs naturels régionaux ont obtenu la reconnaissance Agenda 21 local France pour l’année 2009, a annoncé le 26 avril le Ministère du Développement durable.

37 nouveaux projets territoriaux se sont ainsi vus distinguer suite à la quatrième session de l'appel à reconnaissance des projets territoriaux de développement durable et Agendas 21 locaux.

Rappelons que l'Agenda 21 local est une démarche volontaire qui se traduit par l'élaboration d'un programme d'actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants, à économiser les ressources naturelles et engage tous les acteurs du territoire. En 2007 et 2008, 101 projets avaient déjà été distingués lors des trois précédentes sessions de l'appel à reconnaissance Agendas 21 local.

Si à l'heure actuelle, la France compte plus de 550 Agendas 21 locaux selon le Comité 21, l'association chargée d'accompagner les collectivités dans cette démarche, 138 projets sont aujourd'hui reconnus par l'Etat.


Lancement d'une 5e session de reconnaissance Agendas 21 local

La cinquième session de l'appel à reconnaissance Agendas 21 local est d'ores et déjà ouverte. Les collectivités candidates sont invitées à déposer leurs dossiers auprès des services du Commissariat général au développement durable avant le 18 mai 2010.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 27/04/2010

// mercredi 21 avril 2010

Neuf villes vont lancer un référentiel de gestion écologique des espaces verts


Neuf villes françaises – Besançon, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Orléans, Paris et Rennes – se sont engagées le 7 avril à élaborer un référentiel partagé de gestion écologique des espaces verts, a annoncé le 7 avril la Mairie de Paris, à l'occasion de la présentation de la démarche.

L'objectif est de favoriser la diffusion des bonnes pratiques en matière de réduction voire d'abandon de produits phytosanitaires, de soins aux végétaux, de préservation de la ressource en eau, de valorisation des déchets verts, d'économies d'énergie, de préservation des sols ou encore de développement de la biodiversité.

Aux côtés des neuf communes, plusieurs réseaux professionnels – AFDJEVP (Association Française des Directeurs de Jardins et d'Espaces Verts Publics), AITF (Association des Ingénieurs Territoriaux de France) et ATTF (Association des Techniciens Territoriaux de France) –, le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale, le gestionnaire d'espaces verts Pierre & Vacances et la plateforme d'études et d'expérimentations Plante & Cité se sont engagés dans la démarche.

Les partenaires veulent encourager l'adoption par les gestionnaires d'espaces verts de pratiques de gestion respectueuses de l'environnement en les valorisant par un label reconnu du public.

Ce référentiel doit servir de support à une labellisation au niveau national, voire européen des espaces verts publics et privés ouverts au public, a précisé la Ville de Paris. Le lancement du label est prévu pour la mi-2011.


Source: Rachida Boughriet dans Actu-Environnement.com - 07/04/2010

// mercredi 17 février 2010

La France a émis 527 millions de tonnes équivalent CO2 en 2008


Selon les dernières statistiques réunies par le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM), la France a diminué de 0,6% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2008 par rapport à 2007.

527 millions de tonnes équivalent CO2 ont ainsi été rejetées dans l'atmosphère par les transports (135 Mteq CO2), le résidentiel tertiaire (89 Mteq CO2), l'industrie manufacturière (146 Mteq CO2), les industries de l'énergie (78 Mteq CO2), l'agriculture (119 Mteq CO2) et le traitement des déchets (13 Mteq CO2). La principale baisse des émissions entre 2007 et 2008 (-6.3 Mteq CO2) est observée dans le secteur des transports. Elle est attribuable au transport routier. La hausse du prix des carburants explique en partie cette baisse relativement importante. On observe une diminution des kilométrages totaux parcourus entre 2007 et 2008 pour revenir au niveau de 2006, analyse le ministère.

Les émissions du secteur résidentiel/tertiaire et du secteur agricole sont en revanche en hausse (à rigueur climatique constante) pour cause d'augmentation du nombre de logement et d'une hausse de 9% de l'azote apporté aux cultures sous forme d'engrais suite notamment à la suppression de la jachère obligatoire.


Respect du protocole de Kyoto

Dans le cadre du protocole de Kyoto, la France a pour objectif la stabilisation de ses émissions de GES au niveau de 1990 soit à 563,9 Mteq CO2. L'inventaire 2008 place la France à –6,4 % par rapport aux émissions de 1990. Avec cette nouvelle diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France, nous atteignons un plus bas niveau historique depuis 1990 et nous respectons toujours nos engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, s'est félicité Jean-Louis Borloo.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 03/02/2010

// vendredi 5 février 2010

Territoires Durables : plan climat-énergie, parc éolien public, PDE...


A Angers, en Picardie, à Chambéry, à Bordeaux et à Nantes ... les démarches exemplaires de la semaine

Au sommaire de Territoires Durables, l’hebdo des collectivités : la Ville d’Angers et Angers Loire Métropole s’engagent actuellement dans l’élaboration d’un Plan climat-énergie basée sur une démarche participative exemplaire. Quant à la Région Picardie, dans le cadre de son Plan régional climat-énergie, elle inaugure le 1er Parc éolien public de France. Pour favoriser le développement des Plans de Déplacement Entreprise (PDE) dans son agglomération, Chambéry métropole redéfinit sa politique de soutien aux employeurs en proposant des services à la mobilité plus étendus et des actions concrètes réunies dans un guide pratique. La mairie de Bordeaux lance « CYCLAB », première rencontre internationale destinée à penser le futur du vélo dans la ville durable de demain. A Nantes, Ecopôle propose à 100 classes de l’agglomération l’opération « 100 jardins naturels à Nantes » visant à la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais chimiques dans les jardins, et à la prise en compte de la biodiversité dite « ordinaire ».

Lire la suite ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 18/01/2010

// vendredi 29 janvier 2010

Collectivités : Démarrez un Agenda 21 Local !


Un guide pour les premières années de votre projet de Développement Durable


Ce guide de 32 pages, est issu des travaux collectifs d’un groupe de cinq collectivités du Nord-pas de Calais (Bailleul, Béthune, Hazebrouck, Leffrinckouck, Quesnoy sur Deule) qui se sont engagées dans une démarche d’Agenda 21 en 2008. Le Cerdd a animé et accompagné les travaux du groupe et réalisé une capitalisation, illustrée de zooms sur les initiatives de chacune des communes du groupe.

Le guide est le fruit de la capitalisation des travaux du Groupe Inter-Collectivités et de l’expérience, sur 12 mois, des cinq collectivités qui le composent, engagées dans l’élaboration d’un Agenda 21. Il décline les enjeux identifiés, les questionnements et les recommandations formulées par le groupe. Il est, enfin, agrémenté de fiches expériences détaillant les actions engagées par chacune de ces collectivités, premiers engagements opérationnels de ces Agendas 21 naissants, et de quelques bonnes pratiques repérées par le Cerdd en Nord - Pas-de-Calais et en France et versées aux travaux du Groupe Inter-Collectivités.

Ce guide est bâti autour des trois thèmes de travail développés par le Groupe : des thèmes transversaux, génériques, mais aussi et surtout conditions sine qua non du succès des projets, quelle que soit la démarche Agenda 21 :
la mobilisation interne et l’organisation interne de la collectivité autour de l’Agenda 21. la définition d’une méthode et d’outils relatifs à la conduite de projet d’Agenda 21 (organisation générale du pilotage/ gestion du temps/outil de diagnostic/suivi et évaluation...) la mobilisation et la participation des acteurs locaux.

Ces trois axes de réflexion font écho au Cadre de référence des Projets territoriaux de développement durable et Agendas 21 locaux du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM, voir encart Enfin, ce document reprend l’ensemble des questions qui ont émergé du groupe, organisées sous forme de tableaux question, premiers résultats, recommandations). Les exemples choisis dans des focus illustratifs portent plus spécifiquement sur la décision et l’action visant un effet d’entrainement.

Voir en ligne : Ce guide édité début décembre est d’ores-et-déjà téléchargeable sur le site internet du Cerdd


Source: mathieu dans cdurable.info - 18/12/09

// vendredi 15 janvier 2010

L'Alsace signe un contrat de performance énergétique pour 14 lycées



Le Conseil régional d’Alsace vient de signer un contrat de performance énergétique avec GDF-Suez pour la gestion de 14 lycées de la région. Ce contrat de partenariat public-privé porte sur la conception, le financement, la construction et l’exploitation des équipements énergétiques. Conclu pour vingt ans, à partir du 1er janvier 2010, il devrait permettre selon les signataires de réduire de 35 % la consommation d’énergies de l’ensemble des bâtiments et de 65 % leurs émissions de gaz à effet de serre.

Une société baptisée Ecolya a été spécifiquement créée pour gérer ce contrat. Son actionnariat se répartit entre GDF-Suez via sa filiale Cofely (15 %), la Caisse des Dépôts (42,5%) et le Fonds d’investissement et de développement des partenariats publics-privés (FIDEPPP) à hauteur de 42,5%. Ecolya a prévu d'investir 30 millions d’euros en 2010 et 2011 pour financer la construction de six chaufferies biomasse, l'optimisation des installations de chauffage et de ventilation, l'installation de 5.000 m² de panneaux photovoltaïques, la généralisation et l'amélioration des régulations de chauffage et l'isolation des bâtiments. À l'issue des travaux commencera la période d’exploitation pendant laquelle Cofely s’est engagé contractuellement sur 35 % d’économie d’énergie, tout en maintenant le confort des usagers. En contrepartie, la Région versera au groupement un loyer annuel de 3,5 millions d’euros qui prendra en compte le remboursement de l’investissement et de ses intérêts. Les lycées continueront à régler leurs factures d’énergie. Les économies se traduiront ainsi directement dans le budget de la Région.


Source: Florence Roussel dans Actu-Environnement.com - 23/12/2009

// mercredi 13 janvier 2010

Les filières vertes où la France veut devenir leader mondial


Une étude, commandée par le ministère de l'écologie au Commissariat général au développement durable, analyse les atouts et les faiblesses françaises sur le marché des industries vertes.

Devenir des leaders sur les filières vertes. C'est l'objectif affiché du gouvernement français qui vient de rendre publique une étude sur le sujet. Dans son rapport sur l'impact économique du réchauffement climatique, publié en 2006, l'économiste britannique Nicholas Stern évalue le potentiel de ce marché à 500 milliards de dollars par an d'ici 2050. Et la France ne veut pas rater le coche. Le Commissariat général au développement durable (CGDD) s'est donc mis au travail pour évaluer le potentiel du pays ainsi que les actions à mener pour prendre la main.

L'étude de 120 pages distingue ainsi 6 filières prioritaires en terme de développement industriel, «compte tenu du rôle que la France pourrait y jouer et de l'intérêt qu'elle en retirerait»: les véhicules décarbonés (thermiques ou électriques par exemple), les énergies marines, les biocarburants de 2ème et 3ème génération, l'éolien off-shore, l'efficacité énergétique du bâtiment, et enfin le captage et stockage de CO2.

Le rapport cible aussi 4 filières dans lesquelles la France a des atouts majeurs mais où le potentiel est un peu plus faible à cause de l'état de maturité du marché. Il s'agit de la métrologie (études satellitaires), du recyclage des déchets, de la géothermie profonde, et du biomasse énergie (chaleur domestique, électricité).

Enfin, le groupe d'experts propose au gouvernement de mener une politique industrielle agressive sur au moins 5 secteurs en forte croissance: les batteries embarquées, la chimie verte, le biomasse matériaux (matériaux écologique), la photovoltaïque, et le smart grid (réseaux énergétiques intelligents). Sur ces secteurs, «le potentiel français, sans être en première ligne actuellement, est suffisamment important pour qu'un plan d'action bien orienté permette à la France de jouer un rôle notable sur certains segments de marché », note l'étude.

Le CGDD ajoute 2 filières complémentaires dans le domaine de l'eau et des piles à combustible qu'il faudrait surveiller.


Source: Hayat Gazzane dans www.lefigaro.fr - 04/12/2009

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// jeudi 7 janvier 2010

Un village breton 100% écolo


REPORTAGE - S'inspirant d'exemples en Allemagne et en Autriche, ce village breton de 450 habitants vit depuis dix ans selon les principes du développement durable.

Assis dans son bureau, Serge Moëlo, le maire de Silfiac, est intarissable sur son nouveau projet : un pôle intergénérationnel, qui abritera des logements pour personnes âgées dépendantes et des studios pour les puéricultrices de la commune. Pendant qu'il parle, il ne cesse de fouiller dans les nombreux dossiers qui encombrent la pièce, avant de brandir triomphalement les plans du futur bâtiment. «Nous voulons installer une centrale photovoltaïque sur le toit, pour en faire un bâtiment à énergie positive» s'enthousiasme-t-il. Des projets comme celui-ci, Serge Moëlo en a plein la tête. Maire de Silfiac depuis 1995, c'est en grande partie sous son impulsion que cette petite commune de 450 habitants a fait le choix du développement durable, il y a près de dix ans.


Source: Amélie Cano dans www.lefigaro.fr - 26/11/2009

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// jeudi 10 décembre 2009

Eco-quartiers : la France souhaite rattraper son retard


Préconisé dans le cadre du Grenelle, poussé jusqu'au concept d'éco-ville par la Commission Attali, le développement d'éco-quartiers, en retard en France, est plus que jamais à l'ordre du jour avec de nombreux projets en cours.

BedZED - pour Beddington Zero Energy (fossil) Development soit Développement énergie zéro fossile en Français - est le premier îlot résidentiel à avoir été construit à grande échelle au Royaume-Uni, sur le principe d'un apport neutre en carbone. Bâti sur un ancien site houiller de 1,7 ha et lancée à l'initiative de l'architecte Bill Dunster, BedZED rassemble une variété de lieux : 82 logements, 2.500 m2 de bureaux et commerces mais aussi un espace communautaire, une salle de spectacles, des espaces verts publics et privés, un centre médico- social, un complexe sportif, une crèche, un café et un restaurant. Pour un coût supérieur de 20% à une construction traditionnelle, l'architecte Bill Dunster a appliqué tous les principes de la construction écologique : économie d'énergie, co-génération, utilisation de matériaux locaux et a intégré les aspects sociaux et les problématiques de transports dans sa réflexion : mixité sociale, commerces de proximité, auto-partage, liaisons par transports en communs, espaces verts favorisant la biodiversité. Résultat : le chauffage y est réduit de 90%, la consommation totale énergétique de 70% et le volume des déchets de 75%. Enfin, plus de la moitié des logements a été réservée à des familles à revenus modestes, selon les vœux de la Fondation Peabody - la plus importante organisation caritative de Londres dédiée à l'habitat et partenaire du projet, selon l'ARENE Ile-de-France (1). Si d'autre pays européen sont d'ores et déjà en mesure de présenter des expériences comparables, notamment celles de Vesterbro (Copenhague - Danemark), Fribourg et Kronsberg (Allemagne), ou encore Hammarby (Suède), en France en revanche, les projets commencent seulement à voir le jour.

(1)Quartiers durables- Guide d'expériences européennes ARENE Ile-de-France - IMBE- Avril 2005


Source: Carine Seghier dans Actu-Environnement.com - 26/11/2009

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// mardi 17 novembre 2009

Plan Ville durable : les Palmarès de l’appel à projets EcoCité 2009


Comme l’appel à projets EcoQuartier, la démarche EcoCité a été lancée dans le cadre du Plan Ville durable, présenté par Jean-Louis Borloo le 22 Octobre 2008. La démarche EcoCité vise à identifier les grandes agglomérations qui initieront, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux, une démarche résolument novatrice en matière de durabilité urbaine. En accompagnant les projets les plus aptes à constituer des emblèmes de la Ville durable, l’Etat souhaite ainsi accélérer la transformation globale des grandes agglomérations pour une meilleure prise en compte des problématiques et des pratiques de la durabilité urbaine. Dans ce deuxième volet consacré au Plan Ville durable, vous allez découvrir les 13 territoires EcoCité sélectionnés en 2009.


De grands projets pour de grands territoires…

Destinée aux agglomérations, la démarche EcoCité a fixé un premier ensemble de critères : situées dans une aire urbaine significative (plus de 100 000 habitants), les villes candidates doivent faire la preuve d’une ambition de croissance soutenue (plus de 30% pour une croissance de plus de 50 000 habitants au sein de l’aire urbaine, dans un horizon maximal de 20 à 25 ans), au sein d’un cadre institutionnel abouti (projet réalisé dans l’aire d’influence d’un établissement public de coopération intercommunale, compétent en matière de document d’urbanisme ou en voie de l’être). L’enjeu est bien d’assurer une croissance soutenue tout en organisant cette croissance de façon soutenable.

Qu’est-ce qu’une EcoCité « Grenelle » ?

C’est avec les grands territoires, avec les collectivités qui les représentent, que le ministère du développement durable a souhaité conduire la démarche EcoCité. Dans la présentation de leur choix, les collectivités candidates ont ainsi pu proposer une stratégie globale de développement urbain durable, expérimentant des pratiques et des réponses nouvelles sur de grands territoires de projet identifiés.

4 critères d’appréciation

Au-delà des critères de croissance et de structuration institutionnelle, la qualité des projets d’EcoCités a été appréciée au travers de la prise en compte des éléments suivants : Une vision du territoire qui présente des enjeux environnementaux, paysagers, économiques, sociaux, institutionnels… Une articulation et une cohérence des différentes échelles de projet (locale, territoriale, métropolitaine), des différents acteurs (dispositifs de gouvernance) et des différents outils (documents de planification existants ou en projet, outils opérationnels existants ou en projet…) Un équilibre du projet, tant dans ses aspects qualitatifs (innovation urbaine, participation du public, etc.) que quantitatifs (phasage, programmation, plan financier, etc.), avec un soin particulier apporté à l’intégration de projets préexistants à la démarche EcoCité Une déclinaison des trois piliers du développement durable.
''Retrouvez le document de référence sur la démarche EcoCité''

Voir les palmarès


Source: David Naulin dans cdurable.info - 05/11/09

// jeudi 12 novembre 2009

Plan Ville durable : les Palmarès de l’appel à projets EcoQuartier 2009


Pour une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville

Jean-Louis Borloo et Benoist Apparu ont tenu mercredi 4 novembre 2009 la première conférence nationale sur la Ville durable. Ils ont à cette occasion annoncé les résultats de l’appel à projets EcoQuartier et de la démarche EcoCité. Ces programmes visent à réduire l’impact de l’urbanisme sur l’environnement : consommation d’eau et d’énergie, émission de gaz à effet de serre, matériaux polluants, chantiers toxiques... Dans ce premier volet consacré au Plan Ville Durable, voici les Palmarès de l’appel à projets EcoQuartier 2009.


En matière d’environnement, c’est en ville que se concentrent toutes les urgences. De l’étalement urbain à la qualité de l’air, du traitement des eaux usées à la congestion du trafic routier, le développement durable est avant tout un défi urbain. Le Grenelle Environnement engage à apporter des réponses ambitieuses à ces préoccupations, en dessinant les contours de nouveaux modes de vie.

L’appel à projets EcoQuartier et la démarche EcoCité - lancés en octobre 2008 - ont souhaité mettre en avant le travail des collectivités territoriales et l’excellence des acteurs français de l’aménagement pour créer une ville plus respectueuse de l’environnement. Leurs projets innovants, écologiques, à l’échelle des quartiers et des grands territoires urbains répondent déjà à de nombreux engagements du Grenelle Environnement sur la protection des espaces agricoles, sur les déplacements en transports en commun « propres », sur la faible consommation d’énergie dans les bâtiments. Ces projets seront valorisés, leurs expériences et leurs pratiques seront diffusées. 160 projets ont été déposés pour l’appel à projets EcoQuartier. Quels ont été les projets retenus ? Réponses ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 05/11/09

// mardi 10 novembre 2009

7ème édition des Rubans du développement durable


Rubans du développement durable : 12 nouvelles collectivités territoriales labellisées en 2009

Le jury 2009 des Rubans du développement durable – opération animée depuis 2003 par l’AMF, l’AMGVF, le Comité 21 et Dexia et composée de 13 partenaires nationaux -, labellise 12 nouvelles collectivités territoriales pour leurs politiques globales et concrètes de développement durable. Voici donc 12 démarches exemplaires à découvrir, autant de sources d’inspiration pour réussir, vous aussi, votre démarche d’Agenda 21 territorial.

"Le développement durable a complètement repensé la manière dont les collectivités conduisent leurs politiques", souligne le Président du jury Jean-Marie Pelt, Président de l’Institut européen d’écologie. Ces 12 collectivités labellisées sont en effet à l’origine d’une dynamique nouvelle sur leur territoire qui dépasse leur seul champ de compétences : elles développent une force de conviction, d’action et d’engagement auprès de leurs interlocuteurs économiques, éducatifs, associatifs, et citoyens.

Palmarès 2009 des collectivités labellisées 2009-2011 ici


Source: David Naulin dans cdurable.info - 03/11/09

// mercredi 14 octobre 2009

L'ADEME lance un guide pour mettre en place des Plans Climats Territoriaux


L'Etat a mis en œuvre un Plan Climat National, dont la validation a été effective en juillet 2004 et qui fixe des mesures en vue d'économiser 54 millions de tonnes de CO2 par an jusqu'en 2010, soit environ une tonne par habitant et par an. Ce Plan préconise également la réalisation de Plans Climat Territoriaux (PCT) à tous les échelons de l'action locale : région, département, commune et intercommunalité. Ils doivent permettre aux collectivités d'identifier sur leur territoire, les principales activités responsables d'émissions de gaz à effet de serre de façon à déployer des plans d'action en termes de réduction d'émission.

Le projet de loi Grenelle II prévoit également de rendre obligatoire la mise en place de Plans Climat Territoriaux pour les régions, les départements, les communes et leurs groupements de plus de 50.000 habitants d'ici fin 2012.

Dans cette perspective, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) vient de mettre en ligne un guide méthodologique afin d'accompagner les chargés de missions et chefs de projets des collectivités à la mise en œuvre d'un Plan Climat Territorial (PCT) . Et ceci à travers 4 étapes : préfigurer le Plan Climat Territorial (s'organiser en interne et bien calibrer le projet); dégager les pistes d'action (réaliser le profil climat du territoire, etc); construire le PCT (définir des objectifs chiffrés, …) et mettre en œuvre le premier plan d'action.

Fin 2008, l'ADEME a accompagné plus de 50 Plans Climat Territoriaux.

Télécharger le guide de l'ADEME


Source: R. BOUGHRIET dans Actu-Environnement.com - 15/06/2009

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